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Le dragage à tout âge – La revanche des pénis !

Et finalement face au tollé général, aux menaces répétées, aux critiques aiguisées de la gente masculine, et à une profonde envie pour moi de rééquilibrer la parité hommes femmes, je me décide enfin à l’écrire cet article tant attendu :

Après la version testostéronée du dragage à tout âge… La voici la voilà, la version œstrogènée…

Et puis c’est surtout que si je ne fais pas cet article rapidement, je ne suis pas prête d’avoir mes Timbit’s.

Pour les non-initiés, les Timbit’s n’ont rien de sexuel. C’est un aliment que l’on peut trouver par terre, dans le fond des voitures des parents avec des mouflets indisciplinés, mais il est plus recommandé, si vous voulez y goûter, les avoir acheté dans un Tim Hortons que de les ramasser ailleurs. Comment les décrire ? Et bien, ce sont de petites boules de beignet d’environ trois centimètres de diamètre, un peu molles, un peu fermes, enrobées de trucs blancs, plus ou moins douteux et comestibles qui peuvent se gober ou se croquer.

Ouais, c’est ça,… En fait les Timbit’s, on dirait des couilles, donc oubliez la première phrase, les Timbit’s, c’est sexuel, et du fait, ça porte bien son nom. Si ce n’est qu’il eût fallu qu’on l’écrivît Timbites. Cela dit, en québécois, c’est tu permis de faire des fautes de français ? Mof.

« Et comme d’habitude Poisson, tu t’égares et tu te perds digression » me direz-vous. Alors je vous répondrai « Et la culture bordel, c’est tu pas important ça la culture ? Tarbarnouche… »

Mais comme j’aime satisfaire mes lecteurs et que je ne veux surtout pas vous froisser, je me lance. Un, deux, trois… Go!

La zéronaire :

Pour cette étape de la vie, il n’y a pas vraiment plus de technique de drague, chez la femme que chez l’homme. La petite princesse découvre les armes avec lesquelles elle obtiendra un jour tout ce qu’elle voudra. Du battement de cils, aux longues boucles de cheveux blonds, elles s’entrainent à loisir sur les papas hypnotisés. Et en tout cas, même si elle ne drague pas, tous ses neurones vont se préparer à un paquet charmes et à des tas larmes.

La cinquenaire :

A cet âge, rien ne change vraiment pour la petite demoiselle, si ce n’est qu’après papa, c’est maintenant les petits minets de grande section de maternelle qu’elle va faire tomber dans ses filets. Elle donnera un bisou à son amoureux, ne manquant pas de lui faire remarquer que son sac est bien lourd et qu’elle aurait besoin d’aide pour le porter. Elle racontera tous ses secrets à sa maman qui sera émue par tant de précocité. Elle est le maitre du monde.

La dixenaire :

La zone de pêche : La cours de récré. La petite a grandi et son champ d’action aussi, si ce n’est qu’à cet âge, entre les garçons et les filles, c’est plutôt l’apartheid. La cour du fond pour les garçons, la cour du bas pour les nanas. Et au milieu, la trêve, pour celles qui osent aller demander à l’un des soldats du clan d’en face s’il veut bien être son amoureux.

Elle racontera ses aventures à son doudou et à sa meilleure amie.

La quinzenaire :

Le jour est arrivé où ils ont fait leur apparition et cela va révolutionner la vie de la femme : les seins ! Malheureusement pour la donzelle, les deux collines ont invité des copains cratères : les boutons d’acné. Le but principal de toutes les jeunes filles interrogées est de ne pas être la dernière pucelle de la classe. Et avec un appareil dentaire, des groseilles en lieu et place de la poitrine et une rappe à fromage sur le visage… Ce n’est pas gagné. La princesse se transforme en grenouille. Mais elle s’accroche, elle rame, prend des cours de jardinage en mangeant des râteaux à la pelle… Et puis un jour, un autre être esseulé et vulnérable acceptera de se laisser convaincre, parce que lui aussi en aura marre de passer pour un con auprès des copains.

Elle racontera alors son grand jour à ses dix-huit meilleures amies.

La vingtenaire :

Le choc des cultures ! Pendant que ces messieurs tirent à vue sur tout ce qui bouge, ces dames tentent d’attraper au lasso l’homme de leurs rêves pour l’empêcher de s’enfuir. Certaines préfèreront la pêche et choisiront le harpon. Mais le résultat est le même : la femme est programmée pour fonder un foyer, et à cet âge, tout son être s’attèle à cette tâche. Ou du moins le tente.

Elle rêve de restaurants, il commande des pizzas. Elle veut qu’ils vivent ensemble, il veut garder son coloc, parce qu’avec lui, il peut boire des bières et roter sans s’excuser. Elle veut un enfant, il veut une PlayStation. À défaut de concevoir tout de suite, elle veut au moins s’entrainer, il… Ah ben ça il est d’accord !

Elle racontera ses mésaventures à sa mère qui la soutiendra en lui promettant que le meilleur reste à venir.

La vingtecinquenaire :

La vingtvinquenaire est désabusée par cinq ans de tentatives infructueuses de ramener la brebis égarée dans son troupeau. Elle décide de lâcher la ferme pour aller à la chasse. Plus motivée et affamée que jamais après la disette des temps passés, elle quitte la crinoline pour porter la minijupe.

Elle sort tous les soirs et plante ses crocs dans la chair tendre de ses victimes. Si elle ne peut le ramener à la maison, autant le consommer sur place.

Maman avait raison… Le meilleur est à venir !

La trentenaire :

Fatiguée de courir les environs et lassée de la bonne chair, la trentenaire célibataire parcourra la toile pour dégoter la perle rare ou tentera une percée dans l’entourage de ses amis à la recherche de l’homme parfait.

Elle va se recentrer sur son objectif premier : trouver le mâle Alpha, celui qui lui fera de beaux rejetons et qui saura veiller sur le foyer pendant qu’elle sort prendre un verre avec les copines. Si en plus il peut nourrir les chats et baisser la lunette des toilettes, ce sera le bonheur.

La quarantenaire :

De retour dans les eaux tumultueuses du célibat, la quarantenaire refait le monde, à commencer par le sien. Elle change de style, de silhouette, d’appart, de mec… Elle ne garde que les mouflets et Ricky le poisson rouge parce qu’il fait sympa dans le salon. Et la voilà plus résolue que jamais à prendre du bon temps. Elle multiplie les expériences et les rencontres. Que Monsieur ne laisse pas son numéro, elle ne rappellera pas. Passer la nuit ici ? Ah non, elle ne préfère pas, elle a une réunion très tôt demain… Il peut fermer la porte en sortant ?

Elle racontera à ses copines autour d’un bon café, sa chevauchée fantastique de la nuit passée. À moins que sa dernière conquête ne passe directement dans la catégorie « bêtisier » de ses parties de jambes en l’air.

La cinquantenaire :

La cinquantenaire se recadre, après sa deuxième crise d’adolescence, elle a maintenant muri. Elle cherche autre chose, quelque chose de nouveau. Lassée des choses communes, elle va élargir son champ d’action… De la MILF, elle passe en mode Cougar… Pas la voiture, la croqueuse de petits minets. Elle a l’expérience qui fera d’elle le plus grand fantasme des fils de ses amies, et de leurs copains.

Elle ondule dans les bancs de post ados en trans. Elle allume des feux de camps dans les caleçons de ces jeunes gens et se joue du qu’en dira-t-on. Elle a toujours rêvé d’enseigner… Le rôle de la prof sexy lui colle à la peau.

La soixantenaire

L’heure de la retraite a sonné. Là où c’est chiant pour la soixantenaire célibataire, c’est que du même coup, elle perd un vivier considérable… C’est con, elle aurait bien testé le mec de la compta avant de partir… Mais comme dit l’adage : Don’t fuck with the payroll. Alors qu’à cela ne tienne, elle se mettra en recherche non plus de l’homme d’un soir, de l’homme d’un an ou de l’homme de dix. Elle va maintenant tenter de trouver l’homme qui partagera ses gouts, ses rêves et ses envies. Celui qui lui fera découvrir le monde et ses environs avec le regard d’un enfant, la tendresse d’un amoureux, la fougue d’un amant et la complicité d’un ami.

Et quand elle l’aura débusqué, ils ne se quitterons plus.

La plussenaire :

La plussenaire a plus d’image dans la tête et de souvenirs dans des boites que toutes les archives de l’INA réunies. Et si elle n’a plus trop de libido, le message de monsieur son amant de la maison de retraite est clair : Allez mon p’tit, venez visiter la chambre 32, vous ne regretterez pas ! C’est vrai quoi, c’est la dernière ligne droite avant le tunnel alors on écrase l’accélérateur et on fonce !

Alors pour conclure cet article de façon tout à fait objective, je n’aurai qu’une chose à déclarer : Si le cheval est la meilleure conquête de l’homme, l’homme est sans conteste la meilleure conquête de la femme.

 
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Publié par le 27 avril 2012 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Le 11/11/11 à 11h11 fois 2 !

PS : Oui, je me la pète, je mets le PS au début, je suis une folle moi monsieur, une folle ! Et mon PS il dit juste que “je sais, je suis un peu en retard pour poster cet article mais… Le message reste intact…”

Vous êtes nul en maths, pas de souci ! Ce n’est pas une formule que je vous donne là, c’est un constat que je m’apprête à faire : Ce matin, nous sommes le 11 novembre 2011, et il est onze heures onze à Montréal, Québec, Canada, Caribous et café chaud… C’est une date toute particulière, non seulement du fait de cette symétrie quasi maniaque de l’affichage sur mon réveil et mon agenda, mais surtout parce que cette date marque mon retour en France pour mieux préparer mon retour au Canada.

Et cette date et cette heure, je vais les connaitre deux fois dans une même journée, ce qui fera de moi aux yeux des astres, un personnage un peu particulier en ce jour… Moi et les 2 000 000 d’autres voyageurs qui, décalage horaire aidant, auront la chance de voir deux fois consécutives s’afficher à leur montre 11H11.

Je suis dans un bar et j’écris il est 11h11, et dans le temps d’un trajet Montréal / Paris et une récupération de bagages, je serai dans le train Paris / Rouen, il sera 11h11 et la boucle de ma vie sera bouclée.

Retour vers mon destin pour mieux revenir à mon point de départ, qui sera mon point d’arrivée…

Pas clair ? Pourtant ni vous, ni moi ne picolons, alors je vais tenter de clarifier les choses :

A 11h11, je quitterai le sol Canadien, que je n’aspire qu’à retrouver très prochainement.

A 11H11, j’arriverai sur le sol français pour régler tous les détails de mon nouveau départ.

Le 11 novembre marquera donc ma renaissance, le véritable but, l’objectif que JE me suis fixé et non celui que les autres ont prévu pour moi.

Je prends ma vie en mains, j’arrête de pleurer sur mon sort quand j’ai tout pour être la femme la plus heureuse du monde.

Chaque jour est pour moi un émerveillement, et pas seulement parce que j’oublie tout très rapidement et que ce que j’ai vu il y a trois semaines est un même objet d’admiration que le premier jour…

Non, chaque jour est un émerveillement car pour peu que je m’en donne les moyens, tout arrive avec une chance insolente.

Un exemple ? Je vais à mon premier festival salsa, je suis interviewée par une chaine de télévision locale, je sors du métro à la station Mont Royal, je suis interviewée pour une émission sur la médecine.

Je cherche un boulot, il vient à moi. Je cherche mon chemin, mon destin le trace avec des petites pierres très brillantes pour que je sois sure de ne pas m’égarer et de prendre toujours les bonnes décisions. Si je doute, il ajoute même quelques lampes photovoltaïques pour éclairer un peu plus mon parcours.

J’ai peur que mes parents croient que je suis entrée dans une secte à parler comme cela donc opération rassurage :

« Pas d’inquiétude, papa, maman, la personne la plus bizarre que j’ai rencontré ici, c’est Ninou, donc je suis déjà en terrain connu ! »

C’est simplement une remise en question personnelle, et universelle à la fois… Si on irradie, les gens le perçoivent et vous le rendent. Ici, j’irradie !

Je parle avec des gens dans la rue, tous sont différents, tous ont un parcours et une vie particulière, aucun n’était banal. Aucun ne se fond dans la masse si on décide que ce ne sera pas le cas…

Le 11 novembre 2011 à 11h11, je me suis rendue compte que chaque personne que vous croisez est un astre qui, si vous le laissez rayonner, illuminera votre journée.

Et c’est ça le chemin, vers la vraie vie ! Celle faite de petits bonheurs simples, de sourires échangés au coin d’une rue, de doigts tendus pour indiquer votre chemin quand vous semblez égaré, de personnes qui vous invitent sans raison à vous assoir à leur table pour partager un café ou un repas, d’après midis allongés côte à côte, main dans la main sur le bord d’un lac…

C’est cette vie là que je veux…

Je veux ne plus pleurer en rentrant chez moi le soir en pensant que je suis une incapable, que rien de ce que je fais n’est assez bien, que c’est vraiment par charité que je reste à mon poste actuel parce que définitivement, je ne suis bonne à rien.

Ma petite lumière intérieure est devenue une aussi faible qu’une des petites lampes à pétrole de la Petite Maison dans la Prairie et meure à petit feu, faute de l’alimenter…

Le 11 novembre 2011, à 11h11, j’ai pris une décision : je veux que ma lumière intérieure reflète ce que je suis réellement quand on n’essaie pas de m’enfermer, ou de me casser, pour me faire entrer dans un moule cubique alors que je suis une petite sphère : une boule d’énergie positive : 10 000 Lux, 30 minutes par jour à 28 centimètres !

Oui, c’est ça ! Je veux redevenir la lampe de luminothérapie que mes amies connaissent ! Celle qui rit aux éclats de ses propres conneries, de sa (mal)chance quotidienne, de sa diarrhée verbale. Celle qui arrive par deux pirouettes à rendre le sourire à celle qui doute, quitte à lui tirer une larme avant !

A 11h12, ce poisson là sortira de son abri de corail pour affronter l’océan et se mêler aux sirènes en esquivant les requins… Et ce sera un poisson clown !

Life is too short…

Il ne faut pas passer à coté de l’important…

11h13, clavier mouillé de larmes de conscience, je vais fermer mon laptop et sortir profiter de mes dernières heures sur le territoire de ma renaissance.

Mais avant je veux juste dire à toutes celles et tous ceux qui doutent, que je ne citerai pas, ils se reconnaitront : suivez les petits cailloux qui brillent sur votre route et ne doutez pas de vos choix…

Si vous tombez, relevez-vous ! La chute vous aura permis de mieux voir sur quel terrain vous marchiez, votre pas n’en sera que plus sûr maintenant.

Si vous pensez que le destin est rude avec vous, c’est qu’il a un meilleur projet pour vous et qu’il veut que vous ayez vraiment conscience de la mutation qui s’opère.

Et si vous pensez avoir pris la plus grosse claque de votre vie, c’est que rien de pire ne peut vous arriver maintenant, le reste ne sera que renouveau.

Alors préparez-vous à être heureux !

Je vous aime !

 
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Publié par le 20 avril 2012 dans C'est dans la tête

 

La vie à 5 #10 – Quand le destin s’en mêle

Rappel de l’épisode précédent : Ninou et Poisson sont au téléphone, l’une des deux annonce une incroyable nouvelle, l’autre est sur le cul, l’autre répond qu’elle aussi partira au Canada, life is life nanani, nananin, l’une est sur le cul.

Bref, le duo décide à l’unisson qu’il partira au Cônôdô !

Sauf que Ninou est super motivée et que Poisson traîne la nageoire parce qu’elle est complètement terrorisée.

Mais le destin a dit : Tu iras mon fils.

Oui, le destin parlait à quelqu’un d’autre et d’un sujet complètement différent, mais Poisson a corrigé les fautes mentalement et a interprété : Tu iras ma fille.

Elle a donc entamé des négociations très serrées avec elle-même, son destin et Ninou. Ça a donné une année particulièrement riche en rebondissements :

Poisson : Ok, c’est décidé, je te suis au Canada, je pars !

Ninou : Yes !! Départ prévu pour Juillet.

Destin : Yes !! Départ prévu pour… Heu, houlà ! Tu vas vite, laisse-moi checker mon agenda… Heu, je ne garantis rien pour la date mais je vais faire de mon mieux, on est en septembre, ça laisse le temps de voir venir !

Poison : Je pars… Sauf si mon employeur m’offre le poste en CDI qu’il me promet depuis six mois…

Ninou : Arf…

Destin : Pas de soucis ! Tu ne l’auras pas ce poste, on est en novembre, faites vos demandes de visas !

Poisson : Merde, j’ai pas le CDI ! Du coup sans argent, je ne peux pas partir…

Ninou : Arf…

Destin : Ne t’en fais pas Ninou, je vais lui filer un boulot canon ! Elle ne pourra pas résister, on est en janvier, elle aura le temps d’épargner !

Poisson : Je viens de décrocher un super poste en CDI !!! Je suis méga heureuse et j’ai une giga chance !!

Ninou : Arrête les superlatifs, c’est comme la coke, ça attaque les neurones ! Cool pour toi, mais… Arf, pour le Canada…

Destin : Attends Ninou, sois patiente ! Je la laisse se remplumer financièrement et je lui casse le moral pour qu’elle ait envie de quitter ce poste !

Poisson : Ninou, ce poste ça ne va pas du tout ! C’était tout rose sur le papier, mais je suis pieds et mains liés, et je ne trouve pas ma place, mon chef est parti, je suis triiiiste et je pleure tous les soirs… Merde, je m’étais juré de ne jamais me reprendre la tête pour un boulot et là, ça dépasse toutes mes bornes de limites internes…

Ninou : Ah !!! Ben moi, on est en septembre, je pars ! Tu me feras signe quand tu seras prête !

Destin : Voilà, voilà, elle commence à comprendre… On est en octobre, il est temps d’agir, il n’y a plus qu’à river le clou de sa certitude.

Poisson : Bon, je pars en vacances à Montréal, pour tâter le terrain, voir si j’aime la ville et si j’aurais envie de plus… Mais ne te fais pas d’illusions hein, c’est juste une visite de quinze jours !

Ninou : Cool ! Je commençais à douter du fait que tu mettrais jamais les pieds icit’ !

Destin : Hé, je tiens mes promesses moi ! Poisson ne sait pas tout mais je tiens les rênes !

Poisson : Quinze jours de pur bonheur, une bulle d’oxygène ! Je veux revenir, c’est décidé !

Ninou : Ah ben quand même ! Allez mets la machine en route !

Destin : Job quitté : 1. Appartement rendu : 1. Voiture vendue : 1. Chambre d’ado réinvestie : 1. Parents tristes : 2. Sœur triste aussi : 1. Amoureux sur le bord du quai : 1… Ah merde ! J’avais pas prévu ça !

Poisson : Et mon amoureux ? Je m’étais promis de ne pas m’encombrer d’un mec cette année ! Ça traine dans les pattes, ça éparpille ses fringues par terre, ça fait caca la porte ouverte, ça pique le matin au réveil, ça ne pense qu’à boire de la bière avec les copains, c’est rustre et grossier… J’veux pas de chum !

Ninou : C’est marrant que tu dises ça parce que tu en as un bien incrusté dans les fibres de ton cœur, et je ne pense pas que tu l’auras à la machine, même à 90°C celui-là !

Destin : Eh, zut ! J’ai pas fait gaffe ! Je l’ai laissé filtrer… Il est fort en même temps, c’est une fée du logis, il est discret et ferme le porte des chiottes à triple tour, il est tout doux et privilégie un Martini dans l’intimité du salon, il a de l’éducation et est sensible… Pire, il sait super bien cuisiner… Je ne me suis pas méfié, il s’est incrusté en fourbe ! Les autres avaient pourtant fait deux tours dans leur slip avant de décrocher… Là, c’est la boulette !

Poisson : Ouiiiinnnnnn !!!

Ninou : Ben on est en novembre…

Destin : Oui ! On est en novembre ! Visas pour tout le monde !

Poisson : Ok, tout n’est pas perdu, il accepte de me suivre ! Il fait sa demande de visa !

Ninou : Ouf !

Destin : J’ai eu chaud là !

Poisson : Ça y’est j’y suis !!! On est le 16 janvier et je viens d’atterrir à Montréal ! Avec mon chat !!

Ninou : Fiesta !!

Destin : Visa !!! On est début février : N’amoureux a son Visa ! On peut dire que j’ai eu chaud sur ce coup là…

Poisson : Tout est bien qui commence bien !

Ninou : To be…

Destin : Continued…

 
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Publié par le 7 février 2012 dans C'est dans la tête

 

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Couple en crise ? Sachez ré-agir !

L’objectif de cet article est de faire un petit bilan des situations critiques que vivent les couples et de dédramatiser certaines situations qui, de prime abord, peuvent paraître des culs de sac. Un exemple : vous êtes ensemble depuis six ans, il vous trompe, vous ne l’aimez plus depuis cinq ans déjà… Tout n’est pas perdu pensez à… Heu, votre collègue, le p’tit nouveau de la compta… Tout bien réfléchi, mon premier exemple n’est pas forcément le meilleur.

Prenons un autre modèle de couple et dressons-en le portrait robot :

Elle : élue Miss Râleuse 2011, et pour la huitième année consécutive !

Caractéristiques :

Jamais contente, toujours un truc de travers, elle ne loupe jamais une occasion de maugréer. Ces symptômes s’accompagnent souvent d’une bobologie aigüe. Pire, elle a en général des amies respectivement première et deuxième dauphines du même concours, avec qui elle peut passer des soirées entières à se plaindre et à pester.

La parade :

Dans une telle situation, le mieux, pour un non initié, est de la laisser se calmer dans son coin. Bon si vraiment elle devient trop chiante, renfermez-là dans la salle de bain avec des petites bougies, de l’encens, une boule de bain effervescente, de la musique douce, un cachet d’aspirine et faites tremper pendant trente minutes. La recette a fait ses preuves, c’est un remède de grand-mères contre les chieuses. Si cette technique ne fonctionne pas sur votre spécimen, il vous reste l’option carte bleue et boutiques, là en général, c’est efficace à 118% selon le dernier sondage Ipsoce. (Institut Pour les Sondages Obligatoires des Chieuses Eternelles)

Lui : Monsieur Pourquoi.

Caractéristiques :

Pourquoi me demanderez-vous ? Vous voyez, vous commencez déjà ! Il veut tout savoir sur tout.

En management, on étudie la théorie des 5 pourquoi. Cette théorique part du principe qu’en répondant cinq fois successives à la question « pourquoi ? » à un problème donné, on arrive à la cause profonde, à la racine de la problématique. Monsieur pourquoi lui, pousse à 27 ou 45, quand il est en grande forme, le nombre de pourquoi. Quand les spécialistes du management creusent à la pelle pour élucider une énigme, Monsieur Pourquoi utilise un tractopelle et des bâtons de dynamite !

La parade :

Jouez l’énigmatique, détournez l’attention et soyez imprévisible. Fermez le livre ouvert que vous êtes habituellement, ça lui fera les pieds. Un exemple :

Lui : Pourquoi tu le fais cuire treize minutes ton riz alors que c’est écrit huit minutes al dente ?

Deux options : la plus simple :

Vous : Ah hein… Tu voudrais bien savoir, mais j’ai mes recettes…

Là surtout, n’avouez jamais que vous n’aviez pas lu l’étiquette sinon vous partez sur la deuxième option qui entraînera une suite incalculable de pourquoi… Pourquoi tu ne lis jamais les étiquettes ? Pourquoi tu ne lis pas non plus les modes d’emploi ? Pourquoi tu t’obstines à penser que tu perdras du temps alors que tu en gagneras ? Pourquoi tu me fixes comme ça avec ce couteau tendu vers moi ? Pourquoi tu pleures ? Pourquoi le soleil est jaune ?

Et à ces questions vous n’aurez qu’une réponse possible : Parce que…

En plus, ce riz, il est dégueulasse.

Elle : Elle a des phobies

Caractéristiques :

Elle panique quand elle voit une araignée qui a du poil aux pattes. Jusque là, rien de très anormal, surtout pour une fille vous me direz. Sauf qu’elle a aussi peur de vos poils aux pattes. Vous en déduisez qu’elle n’est pas arrachnophobe mais poilophobe, ce qui est plus handicapant surtout que vous tenez plus de Papa Ours que de Boucle d’Or niveau pilosité.

La parade :

Il n’y en a qu’une : direction d’esthéticienne… Vous verrez, c’est une très belle femme qui s’occupera de vous. Elle passera ses mains sur tout votre corps, et là, paradoxalement, vous la détesterez ! Et pendant plusieurs jours résonneront ces sons à votre oreille : Frottt, frottt, frotttt, respirez, Sccrrriitchhhhh !! Mais quand on aime on ne compte pas. Et puis, le rouge vous va si bien. On a un peu l’impression que vous portez un T-shirt alors que non, pas du tout ! C’est super bien fait non ?

Et dire que vous trouviez ça sexy une fille qui a peur et se blotti dans vos bras…

Lui : appelez-le misou-misou, il a des gaz.

Caractéristiques :

Ce syndrome se manifeste particulièrement quand il est en confiance, c’est-à-dire en votre compagnie, et le plus souvent il se lâche sournoisement.

La parade :

La bonne attitude à adopter si vous ne voulez pas que la situation ne vire au drame, que l’atmosphère devienne irrespirable et que votre santé mentale n’en pâtisse pas, commencez par ne surtout pas vous griller une clope, vous risqueriez d’exploser. Par contre vous pouvez le bomber à grands coups de désodorisant. Vous pouvez aussi tenter de le convaincre que par sa faute et par la faute de millions d’individus, qui, comme lui ne savent pas se contenir, d’éminents chercheurs ont accusé les vaches de produire des gaz à effets de serre, mais la vérité, de vous à lui, on la connaît ! Alors mieux vaut crever l’abcès avant qu’il ne soit trop tard et que toutes les vaches aient été exterminées.

Bon, je vais arrêter là ma séance de règlements de comptes… Heu, d’analyse d’un couple purement fictif ! Sinon, je vais être obligée de parler plus avant de mes sales manies et je préfère que vous gardiez votre innocence !

Et puis on sait tous que les filles c’est des princesses et les garçons des super héros, alors on se doute que tout ceci n’est que pure fiction.

 
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Publié par le 26 janvier 2012 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Le monde merveilleux des p’tits vieux

Illustration : Emmanuelle Zicot

Pour un nombre incalculable de raisons, il fait bon être un petit vieux. Ils sont choyés, ils ont la priorité pour les places assises dans les bus, ils peuvent se garer sur les places pour handicapés sans que personne ne s’offusque, ils sont maîtres dans l’art de se faire plaindre, leur pays est Tamalou et sa capitale est Bobolà, on leur laisse le passage même s’ils ne sont pas pressés et n’ont que ça à faire de traîner dans nos pattes un samedi matin, à l’heure où les honnêtes gens font leur corvée samedinicale, il paraît même que certains se vont jusqu’à se pisser dessus juste pour faire suer les infirmières… Je tiens ça d’une amie infirmière alors je balance ! Pour résumer, les p’tits vieux, ce sont des escrocs en puissance !

Quoique, je dis peut-être ça sous le coup de la colère, de la peur, ou encore de la jalousie, j’hésite… Alors pour ne pas avoir l’air d’une critiqueuse arbitraire, je vais vous passer en revue quelques unes des raisons qui me font penser que les vieux, parfois, il vaudrait mieux les euthanasier à la naissance et que j’ai bien hâte d’en être une moi-même une euthanasiée de naissance !

Les buffets

Une chose m’a fait penser un jour que je n’avais aucune chance de survie dans la jungle : j’ai participé à un buffet gratuit où la moyenne d’âge des 200 convives devait avoisiner les 75 ans. Seules trois âmes faisaient baisser cette moyenne de 0,000002 points : mon père, moi-même et un autre jeune affamé et alléché par la promesse de Champagne et de petits fours gratuits.

Il y avait plus de dents dans la gueule d’un seul crocodile que dans la totalité des bouches présentes dans la salle si on leur retirait leurs dentiers.

Pareil pour les cheveux. Il y avait plus de choucroutes dans la pièce que lors du festival de la saucisse de Strasbourg. Autant dire que les crânes ressemblaient d’avantage à des pistes d’atterrissage qu’à la forêt amazonienne.

Le rapport avec mon espoir de survie dans la jungle me direz-vous ? Et bien, puisqu’on en est aux comparatifs : j’ai plus de chance d’arriver à retirer un morceau d’antilope dans la gueule d’un lion qu’un petit four dans la bouche d’un vieux !

Leur technique est rodée : coup de coude, rassemblement par groupe de trois, marche en formation de la tortue avec des chapeaux piquants pour mesdames et des cannes pour messieurs.

Coup de canne dans les tibias de celui qui oserait tendre une main vers le buffet. Chapeau dans l’œil du malotru qui tenterait une percée vers l’ouest, extension du bras et saisie du plateau entier d’amuse-gueules. Association avec un autre trio pour refermer le cercle et protéger le butin des autres prédateurs.

Un électron libre est envoyé au ravitaillement de Champagne. Celui là est un mercenaire, il n’a pas de groupe défini, mais troque du liquide contre du solide aux groupes de six.

Au cas où la technique dégénère, un des petits vieux peut aussi jouer la carte du malheureux en vous lançant le regard qui dit : « laissez-moi la tartelette au chocolat, moi je suis proche de la fin, j’aperçois déjà la lumière qui annonce la fin, c’est peut être mon dernier plaisir sur cette terre… ». Avant demain tout du moins.

Ou pire, il peut dégainer la carte de la victime !

Un exemple : vous arrivez à approcher le plateau, vous vous servez, et là, le vieux sournois se met à geindre bruyamment. Plusieurs plaintes existent :

-          il crie au scandale, vous accusant de lui avoir pris le petit four des mains,

-          Il crie de douleur, affirmant que vous l’avez piétiné violemment pour lui passer sous le nez,

- Il feint un malaise pour détourner votre attention du buffet quelques instants,

- Il vous prend votre petit four des mains et le mange en vous remerciant de le lui avoir apporté, ce que vous n’oserez jamais contester en présence d’autant de ses congénères,

- Il peut même se jeter par terre, en prétextant que vous l’avez bousculé, et, pendant que vous essaierez de l’aider à se relever, sous les regards désapprobateurs des autres petits vieux, son complice embarquera le plateau de verrines. Sitôt relevé, le p’tit vieux cascadeur rejoindra la formation de six et plus personne de fera cas de vous, comme s’il ne s’était rien passé, chaque vieux retournera à son activité de chasse. Vous resterez bouche bée, et comme deux ronds de flan, que vous ne goûterez pas, car le temps que vous repreniez vos esprits, les desserts aussi auront disparu.

Moralité, méfiez-vous… Quoiqu’il arrive, même si ça n’a plus de dents, un petit vieux ça reste super dangereux quand ça a faim !

 
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Publié par le 23 janvier 2012 dans C'est dans la fête

 

Le petit mot d’excuse des parents pour l’absentéisme du Poisson

Chère Madame, cher Monsieur,

Je vous prie de bien vouloir excuser notre fille, Poisson, qui a délaissé son blog pendant deux bons mois et ce, sans en aviser ses fidèles lecteurs.

Cette absence prolongée est dû à une zone de travaux dans sa vie. Elle a posé les fondations de son existence et cela exigeait un retrait momentané. Mais c’est pour mieux revenir, revigorée et de nouveau frétillante dans les eaux tumultueuses du Bocal.

La liste des excuses :

Elle est partie en vacances à Montréal début novembre : quinze jours de réflexion et d’écriture intensive, mais non publiable en cet instant. Et une décision prise qui va changer la suite de sa vie.

Elle est revenue en France et a quitté son job : dix jours de panique complète à se demander si elle prenait la bonne décision.

Elle a revendu tout ce qu’elle avait dans son appartement : un mois de tempête à se demander pourquoi elle faisait tout ça.

Elle a rendu ses clefs d’appartement : et sans l’intervention d’un ange gardien, elle aurait loupé son Noël en famille. Donc zéro jour d’absence justifié, mais flippant quand même, donc pas d’article faute de disponibilité des neurones.

Elle a passé les fêtes de Noël auprès des siens, dans le trou du cul du monde : deux articles écrits mais non publiés faute de connexion Internet. Véridique !!

Elle a passé le nouvel an en Angleterre : trois jours de bièrisation intensive et de serpentins. Plus trois jours à se dire que plus jamais elle ne picolera autant !

Elle a fait toutes les démarches administratives conséquences de sa prise de décision : quinze jours de folie fonctionariale.

Elle a revendu sa voiture : une matinée de négociation avec l’acheteur pour un billet de mille euros. Les gens sont durs en affaires !

Elle a joué au Tetris avec ce qu’il lui reste d’affaires, pour que tout rentre dans le musée qui sert de chambre d’amis.

Elle a joué une deuxième partie pour faire entrer sa vie dans deux valises de 23 kilos : une semaine de va et viens entre les armoires et les bagages.

Elle nous a serrés une dernière fois très fort dans ses bras en nous disant qu’elle nous aimait de tout son cœur. Nous avons mêlé quelques larmes et elle s’en est allée. Trois jours de déchirement.

Elle a mis son chat sur son dos, elle a pris l’avion et n’a pas eu le courage de sortir son cahier numérique pour écrire ce qu’elle avait sur le cœur : une nouvelle journée de questionnement. C’est un peu tard, oui, nous savons, mais elle a toujours aimé faire les choses au dernier moment…

Et le 16 janvier 2012, elle a à nouveau posé le pied sur le sol canadien. Québécois plus précisément, pour en faire sa maison, le temps d’un battement de cœur, le temps d’un battement de cil, le temps d’un battement d’ailes. Elle a pris son envol, et elle se lance dans sa nouvelle vie dans le grand froid.

Le “DONC…” :

Pour toutes ces raisons, nous vous serions gré, madame, Monsieur, de ne pas tenir rigueur au Poisson de son manque d’assiduité en cette fin d’année.

Elle a décidé qu’elle devait se mettre en quête de matière première pour alimenter son imagination. Et quoi de plus enrichissant qu’un nouveau départ et une nouvelle vie pour ce faire ?

Elle tient aussi tout particulièrement à vous remercier de votre patience et de votre dévotion.

Elle tient à dire à ses proches qu’elle les aime et ils se reconnaîtront. Même si elle n’a pas eu assez de temps à son goût pour le leur répéter.

Elle vous remercie pour tout.

Signé : Mes Parents

Les post-rectum :

PS : T’as vu Maman ? J’imite bien ta signature !

PS : T’as vu Papa ? Même à l’arrache, j’ai eu le temps de tout faire !

 
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Publié par le 19 janvier 2012 dans C'est dans la tête

 

La vie à 5 #9 – Le projet !

Je vous passerai le détail des soirées en tout genre pour mettre l’accent sur la soirée où le projet très sérieux a été évoqué.

J’étais tranquillement dans mon lit, mon chat allongé sur ma tête, comme à son habitude, elle tentait de m’asphyxier en patonnant délicatement dans les cheveux. Je lisais les potins de mes « amis », « connaissances », « amis très proches » ou simplement « OK », selon le groupe dans lequel je les ai classés sur mon compte de réseau social fétiche du moment.

C’est en arrivant sur un potin d’une « Amie très proche », qui n’est autre que Ninou, que j’ai eu connaissance de son intension de se casser tout loin tout là-bas, de l’autre coté de l’océan dans le pays où vivent les caribous, les bucherons, les patins à glace et si on a la chance d’en apercevoir, les Willy Waller toussaouzandessix et les pop’tarts !

Première impression : Le choc… « Elle se fout de ma gueule !! Elle ne m’a rien dit et elle placarde ça sur son mur, au vu et au su de tous ! J’apprends la nouvelle en même temps que ses simples connaissances, sans autre forme de procès… »

Deuxième impression : « Attends que je l’aie au bout du fil, ça va tatanner sa gueule grave ! »

Troisième impression : au téléphone avec la responsable de mon insomnie ce soir là. Je vous résume l’échange parce qu’on a parlé un peu de cul aussi et ça ne regarde que nous cette partie là mon bon lecteur.

Poisson : Allo, Ninou ?? C’est quoi ce délire ??

Ninou : Ben j’en ai marre, c’est décidé je pars…

P : … ? … !… Mouiiic ? Partir ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

N : Je pars oui. Au Canada. Dans l’année qui vient. Je me renseigne sur les formalités mais il semble que l’avion est le plus judicieux que le vélo ou le tractopelle pour s‘y rendre. Parce que j’ai besoin d’ailleurs, et je dois partir pour vivre ma vie !

P : Mouiiiiccc ? Ben ok, mais alors je pars avec toi ! Enfin… Si je n’ai pas de boulot d’ici là, si ma grand-mère le veut bien, si je n’ai pas de furoncle au pied, si je…

N : Dis, tu ne chercherais pas des excuses là ?

P : Heu… Si ! Mais avoue qu’il fout grave les glandes ton projet là ! Tu ne pouvais pas plutôt organiser, je ne sais pas moi ? Une tombola pour les albinos daltoniens du Pérou du sud de la Corée ?

N : Déjà fait Poisson…

P : Merde, rien pour reculer alors ?

N : Non, rien… C’est toi et moi, life is life, nanani, nananin !

P : Vache ! Moi qui ai froid à 17°…

Arrête, tu dis ça mais dès qu’elle dépasse 5° la bière, t’es méga chaude !

P : Mouais, c’est vr… Hé ! C’est pas vrai !

N : …

P : Bon ok, tu as la vidéo, je m’incline…

N : Oui, ça aussi je l’ai en vidéo !

Je me rends compte que je suis en train de glisser dangereusement dans le sujet que je souhaitais éviter. Donc revenons à nos caribous.

Résultat des courses, un sujet très chaud évoqué, un sujet très hot abordé, un sujet très lourd cogité…

Une nuit blanche, et même si elle n’est pas la première, cette fois, elle est différente : Ce n’est ni la faute de mon chat, ni celle du prince charmant, ni même une gastro ou une migraine de lendemain de fête.

C’est la faute au Y de la vie. De ce genre de chemin en Y que tu sais que tu dois choisir une branche et que, quelle que soit celle que tu choisiras, elle changera le cours de ton existence.

Alors va dormir avec ton destin au téléphone toi ! Vas-y, essaie !

Petit malin !

 
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Publié par le 19 décembre 2011 dans C'est dans l'appart

 

Les supers pouvoirs des super z’héros #3 – Indicator

Indicator est un autre super z’héro que peu de monde connaît et c’est une erreur que je veux rectifier pour rendre à César ce qui est à Rintintin. C’est un super pouvoir qui peut sauver des millions de… Secondes, de pas, de tracas, de bris de GPS ou pire : de couples…

Maintenant que j’ai aiguisé votre curiosité comme le couteau suisse de Mac Gyver, vous allez me dire :

Indicator qu’est ce qu’il fait dans la vie ? Il habite chez ses parents ? Il serait libre ce soir pour un repas en tête à tête ?

Et ces questions viendront du fait que dans l’imaginaire collectif des jeunes femmes en pleine fleur de l’âge d’or du sexe et du vernis à ongles fuchsia, super z’héro = canon interstellaire… Et bien sorry de vous désappointer mais lui non, rien de tout cela !

Il se contente d’être quelconque, pas beau, pas moche, pas triste, pagaye, pas paille, pas trop n’en faut quoi. Et son super pouvoir, c’est sa capacité sans faille à indiquer le chemin aux gens et autres âmes perdues. Et il excelle dans ce domaine.

Demandez lui n’import quelle route, n’importe quel chemin ou venelle… Même avec un nom de personne ça fonctionne. De la tour de Pise, à votre tata Annie du fin fond du Canada, il connaît toutes les coordonnées GPS ! Il y a toutefois un petit supplément de facturation s’il doit intervenir en entreprise ou sur une voie privée.

Il est tellement engagé dans sa démarche qu’il peut parcourir des centaines de kilomètres dans votre voiture pour vous guider jusqu’à votre point de destination ! Si votre tête lui revient, il vous paiera même les péages et remontera en train, à ses frais, rasséréné de vous savoir arrivé à bon port.

Le problème pour Indicator, c’est que la crise touche particulièrement le milieu de la recherche. Et la recherche de trajet ne failli pas à la règle. Même si le secteur a été faiblement impacté lors de la première crise de 2008, un fléau a fait son entrée, depuis, sur le marché et changé la donne pour la macro économie d’Indicator : le GPS.

Chaque foyer ou presque est maintenant doté d’un GPS, ce qui est synonyme de chômage technique pour Indicator. Des témoins rapportent l’avoir vu quémander dans la rue pour une demande d’indication. Il épie chaque document sorti d’un sac dans l’espoir qu’il s’agira d’une carte routière, d’un plan, ou d’une adresse griffonnée sur un post-it. Et dès qu’il aperçoit un chercheur de trajectoire, il lui saute sur le poil. Pas littéralement, ce serait douloureux et certains l’aiment épilé, mais il accoure à la rescousse, prêt à dégainer son indication.

Il a une capacité de recalcul de l’itinéraire inférieure à une seconde, c’est trois fois mieux que son principal ennemi, le méchant Tomtom !

S’il s’ennuie, Indicator peut même aider des gens qui n’ont pas besoin d’aide à retrouver leur chemin :

- Vous allez où monsieur ?

- Mais ça ne vous regarde pas enfin !

- Allez dites-moi !

- Chez moi, là, ça vous va ?

- J’peux vous guider ??

En ces temps de pénurie, Indicator va même jusqu’à harceler ses proches en quête de missions :

- S’il te plaît chérie, s’il te plaît ! Allez !!! Fais-le !!!! Tu m’avais promis…

- Oh mais tu fais chier Indi ! Tous les soirs c’est le même cirque… Non, j’en ai marre ! Je ne te demanderai pas de me guider jusqu’à la cuisine… Ah et au passage : arrête d’ordonner aux enfants de te demander de leur indiquer où sont leurs chambres ou les WC, tu vas finir par les faire flipper ! »

Cela dit, elle râle elle râle, mais il y a des moments au cours desquels elle est bien contente que son mari soit un super z’héro…

- Mince, où est-ce que j’ai encore mis mes clés de voiture ? Je vais être à la bourre au travail…

La réponse d’un super mari marrant : « Dans ton cul ! »

La réponse d’un super mari z’héro : « Dans la cuisine, dans le troisième placard en partant de la droite, derrière la boite de chocolat et les chips ! »

Alors Indicator : une cervelle remplie de coordonnées GPS et qui ne sait pas trop quoi en faire, donc il les partage pour en faire profiter ses congénères.

Gageons qu’il sera un jour embauché par Mappy ou Google Map… A défaut, le service courrier d’une grosse boite fera l’affaire !

 
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Publié par le 27 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #5 TchouTchouuuu!

Train

Aujourd’hui, jour de déplacement professionnel… Et me voici dans le train, à vous écrire la peine que j’ai, ma croix, mon fardeau. Je n’exagère pas, j’emphase !

S’il y a un transport qui ne me porte pas chance, c’est bien le train ! Quelques exemples pour situer le degré de malchance :

Je prends le train de 8h02 pour arriver à 9h23, notre train est arrêté en pleine voie pour des raisons propres au con de mouton qui a décidé de se faire un petit trip en traversant les rails au moment du passage de notre boite de conserve familiale. Et, le nez collé au carreau, je vois le train de 8h27 nous doubler sur la voie d’à coté. Je pense même avoir vu deux ou trois postérieurs dénudés plaqués aux vitres en signe de moquerie et de rébellion contre ce système qui veut que ceux qui partent en premier arrivent en premier.

Mais il ne faut pas se leurrer, on n’est ni dans le monde des Bisounours et ni dans celui des spermatozoïdes.

Comme je vous le signifiais en introduction, je suis en déplacement professionnel, d’où un ton plus chiadé de mes phrases, limite « môdame » un peu, mais il faut préciser que mon entreprise m’offre généreusement un billet en première classe alors je me mélange aux grands de… ce Rouen-Paris…

Enfin, comme je suis poissarde, le train est bondé pile le jour où j’ai un ticket officiel et de belle beauté arborant fièrement le chiffre 1 à coté du mot « Classe » au lieu du sempiternel « 2 ». Et ce jour là précisément, la foule hystérique à l’idée de monter à bord du même train que le Poisson, le vrai, pas un sosie de grande surface, se précipite dans le wagon première classe. Mon agent a dû laisser filtrer une info aux médias… Ou bien il est 7h25 et c’est l’heure à laquelle tout les rouennais prennent le train pour aller bosser sur Paris, j’hésite. Dans le doute, je vais virer mon agent !

Et je me retrouve dans un petit recoin du train, l’ordinateur posé sur les genoux à coté d’une jeune femme plus pipelette que moi, avec cette caractéristique qu’on les gens hyper bavards : ils parlent fort et ont une voix nasillarde.

Son ami, assis en face d’elle, semble en penser tout autant au vu de son journal qu’il ouvre et ferme machinalement dans le but de lui signaler de façon subtile et subliminale « Mais ta gueule putain ! Tu fais de la magie ou quoi ? Il est 8h14 et ça fait déjà une heure que tu me casses les couilles sans même les toucher ! Avec les travaux devant chez toi et ton mec qui ne t’appelle plus depuis une semaine… Mais pose-toi des questions grognasse ! ». Mais la bienséance l’empêche d’ouvrir la bouche pour laisser filtrer ce flot d’informations, qui, brutes de décoffrage, pourraient mettre le fin à la profonde amitié qui les lie. Alors au lieu de cela, il se contient, mais cette retenue donne lieu à des tics nerveux, comme quelqu’un qui aurait une grosse envie d’aller aux toilettes mais qui serait au milieu du désert sans même un rouleau de papier.

Mon casque stéréo sur les oreilles, musique à fond, je perçois malgré tout le son de la voix féminine, je commence devenir nerveuse et à secouer les jambes en mode random, imitant ainsi son ami, victime de cette agression verbale matinale. C’est contagieux ! J’ai peur, je pense que je vais fuir vers un pôle plus accueillant et surtout plus silencieux.

Il faut quand même que je donne un aspect positif à prendre le train, à part les voisins nuisibles à la santé mentale, les grèves qui permettent d’avoir un petit suspense chaque matin sur l’heure du départ, les retards dus à des objets sur la voie ou aux bagages abandonnés remplis de sandwiches et de slips de rechange qu’il faut faire sauter par les démineurs au cas où ce seraient des slips contaminés bactériologiquement.

Heu… Je ne vois pas… Ah ! Si ! On peut jouer à se faire péter les tympans en passant entre les wagons quand le train roule, ou tenter de viser juste dans les WC, ou vraiment si vous ne voulez pas, mais alors pas du tout aller bosser et que vous préférez faire un tour au poste de police, vous pouvez tirer sur la sonnette d’alarme. Cela dit ça risque de ne faire marrer que vous et vous vous exposez à une lapidation ou à un lancer général de chaussures… Privilégiez donc l’été, quand les gens portent majoritairement des tongs, ça fera moins mal.

Bon, en train on ne risque pas de perdre des points sur son permis, on n’a pas le stress des bouchons ou de se perdre à cause d’un GPS défectueux et on ne fait pas de crise de nerf contre les chauffards ou pire les papis, mamies qui se trainent alors que nous, on est super pressé.

Alors le train +1 pour éviter le stress de la conduite mais -1 pour le stress des transports en commun…

Dilemme !! Bon, train et car, ex eaquo ! Oui, je me défile, mais l’avantage de rouler en train, c’est que contrairement au vélo, on n’est pas obligé de se mouiller, pluie ou pas !

 
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Publié par le 23 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #4 – Boites de conserves motorisées

Van

Ah le van… Qui n’a jamais rêvé de parcourir le monde et ses environs sans attache, sans lien, sans patrie et sans domicile fixe, partout chez soi et ailleurs aussi, juste lui, elle et la boite de conserve à roulettes ? Votre petit coté hippie frétille à cette idée ? Mettre les mains dans le cambouis, investir dans des kilomètres de cordes pour palier à toute panne façon Mac Guyver… Vous faire arrêter à chaque péage d’autoroute pour une petite fouille en bonne et due forme par les douaniers très pointilleux dans leur exploration de votre véhicule, et plus si affinités… Tout cela des vous effraie pas ?

Alors foncez ! Vous ne pourrez qu’apprécier les longues soirées d’hiver, quand le radiateur tombera en panne, les longues soirées d’été, quand vous serez bloqués par un sabot jaune de la police municipale, les trajets sur les petites routes de campagne, quand votre radiateur rendra l’âme et que vous pourrez faire cuire des petits raviolis vapeur rien qu’en ouvrant le capot.

Le monde merveilleusement roots du van, à découvrir et à redécouvrir en faisant attention de bien se couvrir.

Et puis le gros avantage par rapport à la voiture, c’est que vous ne vous réveillez pas avec la colonne vertébrale en dents de scie, il y a généralement un espace couchage de la taille de deux Mimi Maty !

Alors pour la voiture moule à gaufres = 4, pour le van pâte à crêpes = 5

Bus ou car

Et bien ça tombe bien qu’on aborde ce sujet précisément maintenant parce que j’y suis, dans le bus… Enfin dans le car pour être plus précis.

La différence ? Mais mon bon monsieur, le confort !

Dans le bus, la plupart des usagers sont debout, vous marchent sur les pieds, se battent pour les trois uniques places assises à coup de pièces d’identité pour prouver qu’ils sont les plus âgés ou a coup d’échographies pour montrer qu’elles sont les plus enceintes. Il y a aussi tous les autres, qui s’accrochent à la poignée suitée bien souvent juste au dessus de votre tête. Si vous êtes un peu plus court sur pattes que la moyenne de vos congénères bipèdes-de-fond-de-bus, vous aurez la fâcheuse tendance à vous retrouver avec une aisselle inconnue plaquée sur votre visage.

Alors que dans le car, il y a un siège par passager et ils sont confortables. Les sièges, pas les passagers, je ne me suis jamais assise sur un passager, je ne peux donc pas juger !

Le but étant en général de faire de plus longs trajets qu’en bus, tout est prévu : l’écran qui diffuse le dernier navet sorti dans les salles, les WC en général inutilisables parce que sinon, ça ne serait pas drôle, la lumière allumée quand on voudrait dormir et éteinte quand on voudrait lire… Tout est bien conçu et orchestré comme une chorégraphie de Kamel Woula !!

Le gros avantage sur le van, c’est qu’on n’a pas à se faire suer avec l’entretien, l’assurance et tout le toutim… On fait des rencontres et dans le cas des cars couchettes, on peut se réveiller côte à cote avec des inconnus sans pour autant devoir se demander se qu’on a encore bien pu picoler la veille.

Alors pour le van qui se la joue définitivement trop perso = 5 et pour le car qui permet de partager bien plus que des effluves = 6.

 
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Publié par le 13 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #3 – Quat’ p’tites roues

La voiture sans permis

La voiture sans permis est un savant mélange entre la voiture et la mobylette. C’est un peu comme si on avait pris les deux véhicules, qu’on les avait mis dans un mixeur, qu’on avait brassé le tout jusqu’à obtenir une espèce de chose ressemblant à peu prêt à tout et ne servant à peut prêt à rien.

C’est petit, c’est moche comme une crotte de hamster, ça roule à la vitesse d’un escargot en furie, ça broute comme une vache normande, ça tient la route presque aussi bien qu’un chaton sur une pente savonneuse, c’est spacieux comme une carapace de tortue, c’est agile comme un paresseux, c’est maniable comme un poney dans une salle de bain…

Animale cette voiture !

Comme la mobylette, ça ne roule pas… Contrairement à la mobylette on ne peut pas la doubler.

Comme la voiture, ça ne peut pas se garer n’ importe où, contrairement à la voiture, ça peut se déplacer facilement. Avec l’aide de deux copains, vous pouvez faire une blagounette à un propriétaire de voiture sans permis en la déplaçant de quelques rues. A peine plus lourde qu’un bottin, vous pourrez ainsi rigoler à moindres frais.

Bon l’avantage par rapport aux deux roues, c’est qu’au moins vous êtes à l’abri de la pluie et du vent, vous avez le chauffage en hiver et la ventilation en été, vous n’êtes pas obligé de porter un casque… Bien que pour votre sécurité, je vous recommanderais tout de même de le faire.

Pour toutes ces raisons : Deux roues = 2, pot à yaourt = 3

Voiture

Rien à redire sur ce moyen de locomotion qui frôle la perfection. Il y fait bon, on y est en sécurité comme des quenelles dans une boite de conserve, à l’abri de l’air et de l’humidité. On peut y écouter de la musique, promener ses amis, son chien ses meubles… On peut aussi klaxonner ceux qui nous coupent la route, jouer aux quilles avec des piétons sur les passages cloutés, forcer la priorité aux deux-roues qui, s’ils ne sont pas contents, pourront toujours aller se faire voir chez les grecs. Quoique vue la conjoncture actuelle, ils feraient mieux d’aller se faire cuire un œuf, c’est une valeur plus fiable que la Grèce.

Et puis on est bien dans une voiture, on est assis, pas besoin de fournir d’effort particulier… Sauf :

Quand elle tombe en panne et qu’il faut la pousser sur plusieurs kilomètres,

Quand une roue crève, la roue de secours est bien souvent à plat et on n’a pas de cric pour la changer,

Les essuie-glaces tombent toujours en rade les jours de pluie diluvienne,

Et c’est sans compter qu’il y a toujours une pièce qui tourne de travers, et cette pièce là, il n’y a en général qu’une personne sur Terre qui en connaît l’existence : votre garagiste ! « Oui ma bonne dame, parfaitement, c’est la sonde extra sensorielle à vectorisation direct du piston… Cassée ? Meuhhhhh non, voit ben qu’vous n’y connaissez rien, elle est voilée ! Ça casse pas cette pièce là, ça voile ! Et vu la voilure, va falloir la changer de suite, j’vous laisse pas r’partir comme ça ! Trop dangereux, ce serait un sérieux manque de professionnalisme de ma part ! Alors comme convenu, je vous envoie le devis après avoir fait les réparations pis vous v’nez la chercher c’soir ! »

Vendez un rein, vous allez avoir besoin de liquide pour ce soir.

Ah et tant que vous y êtes, filez un poumon aussi. La limitation maximale est de 130km/h dans nos contrées et toutes les voitures ou presque montent à des vitesses avoisinant le « ralentis ou j’vais vomir ! »… Quoi de plus normal ? Ça permet de faire fonctionner les tirelires lumineuses sur le bord des routes et d’entraîner les jumelistes au repérage de gibier avant l’ouverture de la chasse.

Alors pour le confort +1 pour le coût -1 mais on est quand même mieux qu’avec une crotte de camion alors voiture sans permis = 3, voiture grâce à laquelle tu n’auras bientôt plus ton permis = 4 !

 
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Publié par le 11 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #2 – Le deux roues motorisé

La mobylette

S’il y a une chose que j’aime à peu prêt autant que le vélo, c’est la mobylette…

Alors là… Chapeau à celui qui a inventé ça ! Une bien belle trouvaille ! Non, je ne suis pas ironique, il a pensé à mettre un rétro sur certains modèles, ce qui représente une avancée technologique non négligeable !

Non, puis il fallait y penser : un objet qui ressemble à s’y méprendre à un vélo, avec des pédales pour avancer quand le moteur est en peine sauf que :

Ça pèse une tonne

Ça n’avance pas

Ça pollue à mort

Ça ne sert même pas à draguer

Ça fait un boucan d’enfer

A cause des sacoches sur les cotés on ne peut pas emmener de passager

De toute façon à une personne ça ne roule pas, alors à deux…

Il n’y toujours pas de clignotant

Non, franchement, il n’y a pas à dire… Bel effort d’invention. Clap, clap, j’applaudis.

Je reste quand même persuadée que la mobylette, « c’est bien nul », pour employer un terme super recherché…

Quoique, l’utilisation qui en est faite en Inde et en Asie force le respect et démontre un certain potentiel créatif.

Donc le vélo = 0, la mobylette =1

La moto

Ahhh la moto ! Ou comment s’envoyer en l’air sans prendre son pied, ou le prendre mais dans les dents pour les plus chanceux…

La moto a tout : la vitesse, les rétros, les clignos, la possibilité d’emmener l’élu de son cœur à l’autre bout du monde sur son fidèle destrier… SAUF :

S’il pleut, s’il fait froid, s’il y a de l’huile par terre, s’il y a de l’eau, s’il y a des graviers, s’il y a de la neige, s’il y a du vent, en prévoyant de faire son plein tous les 200 kilomètres, en ayant la tête renfermée dans un bocal hermétique, en étant cuit à la vapeur dans une carapace de cuir quand il fait 40°.

Non, puis c’est une belle invention, ça permet de rouler très vite pour rentrer encore plus vite dans le cul de la voiture qui déboite sans prévenir.

C’est dynamique et ludique, en cas de chute vous expérimenterez la catapulte, le tourniquet, la toupie, le toboggan râpe à fromage sur le bitume, vous vous fendrez la gueule… Dans un rail de sécurité, et moultes activités toutes plus rigolotes et chargées en adrénaline les unes que les autres !

Alors la mobylette pas drôle du tout = 1, la moto pour s’éclater = 2

 
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Publié par le 2 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #1 – Le vélo

Je pars en vacances ! Voilà, enfin ! Ça fait un an que j’attendais ça ! Je vais enfin partir, quinze jours, à Montréal ! Je piétine, je trépigne, j’écoute Céline Dion en boucle pour me préparer psychologiquement, je regarde les matchs de hockey, j’abats des arbres à la hache dans la forêt derrière mon immeuble, j’apprends à faire des petits bonhommes en mie de pain avec des moufles aux mains pour gagner en dextérité, je me fais perfuser du sirop d’érable, je ne sors plus sans ma chemise à carreaux. Je suis prête ! Ou presque…

Je suis aux anges ! Je me frotte aux murs de l’appartement pour montrer mon contentement. Quoi ? Mon chat le fait, pourquoi pas moi ?! Mon taf est bouclé, mes dossiers sont prêts, je peux partir sereine. Ou presque…

Je  fais des bisous à ma famille, mes animaux, mes amis et, sur le bord du quai, j’enlace une dernière fois mon amoureux. Je suis prête à partir. Ou presque…

Oui, presque, car autant j’adore visiter la planète et ses environs, autant je déteste les transports en tout genre. C’est vrai ça ! « Qui m’a foutu des engins pareils ? », citation de mon Pépé.

Si je les passe en revue du plus grand au plus petit, vous verrez bien que les transports, si ça s’appelle comme ça, c’est qu’il y a une raison. Voyons donc l’étymologie du mot :

Trans : du verbe transpirer, suer. A force de courir après son moyen de locomotion, changer une roue crevée, pédaler comme un forcené, galérer avec sa valise chargée à raz la fermeture éclair de fringues qu’on ne mettra pas du séjour. Comment je sais que je ne les mettrai pas ? Je pars aux Seychelles et j’ai pris une veste doudoune rembourrée en plume d’oie « pour le cas où… Il paraît que c’est l’hiver là-bas ». Ou plutôt dans le cas qui me concerne, j’ai pris deux ordinateurs par exemple… Un qui dispose du logiciel de traitement de texte qui me permet de vous écrire cher lecteur, et l’autre qui a un logiciel de traitement d’image qui me permet de vous concocter une belle couverture de livre. Alors entre les deux mon cœur balançant, je n’ai pu me résoudre à laisser derrière moi un des deux bestiaux, résultat, je me balade avec dix kilos sur le dos. Ce qui m’amène à vous parler de la partie « port ».

Port : du verbe porter. Porter des charges lourdes sur des distances approximatives. Je dis approximatives parce que selon le modèle de valise, et surtout selon la présence ou non d’une poignée permettant son tractage, il se peut que vous fassiez un certain nombre de zigzags qui rallongeront considérablement la quantité métrique de trajet à parcourir. Porter la poisse peut aussi correspondre. Si, si… C’est toujours quand vous êtres pressé dans les transports, que votre train est « arrêté en pleine voie suite à un incident technique » ou que vous ne trouvez plus vos fichues clés de voiture. Cherchez bien, elles sont dans l’un des huit sacs que vous avez porté ces derniers jours !

Maintenant que nous en savons plus sur l’origine de ce mot, voyons donc les différents modes de torture, ou plutôt de transport que vous finirez forcément par rencontrer un jour, alors soyez prêt.

Le vélo

Objet de torture s’il en est, le vélo ou l’art de faire tenir droit un truc qui, si on n’y touche pas, finit par se casser la figure de lui-même. Et nous, comme des petits malins, on utilise ça pour se déplacer ? N’est-on pas un peu maso ?

En plus on peut se faire bien mal avec un bon revers de pédale ou une barre de VTT en plein dans les parties génitales. Pour le revers de pédales, vous aurez compris que c’était dans les mollets, et que le les parties génitales, c’est juste la barre de VTT ou je dois le préciser ?

Le vélo, ça a tous les avantages de… De rien en fait ! C’est super dangereux le vélo :

Il n’y a pas de clignotants, alors on risque de se faire arracher le bras pour signaler notre intention de tourner.

Il n’y a pas de rétroviseurs ce qui donne un petit coté suspens quand on se fait klaxonner par le semi -remorque qui arrive à fond de train derrière nous.

Le casque n’étant pas obligatoire, on peut avoir le plaisir de voir finir sa cervelle au milieu d’un carrefour…

Mais je suis méchante ! On est bien protégé en vélo et on est sûr d’être en sécurité : Oui ! On a le magnifique gilet jaune ! Et avec ça, c’est sûr, on ne risque plus rien ! C’est la force jaune, l’immunité totale, le « pouce » ou le « chat perché » de notre enfance, qui nous rend invincible comme l’étoile dans Mario !

Oui, c’est ironique tout ça, vous l’aurez compris… J’aime pas le vélo !

 
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Publié par le 31 octobre 2011 dans C'est dans la tête

 

Smells like Team spirit

Ahhh la chambre d’adolescent… Ceux qui ont la chance d’avoir encore accès à cet endroit, savent qu’il s’agit là d’un antre mystique dont on rêve de percer les secrets. Tous ces souvenirs entassés, ces odeurs en boite, sous des tas de poussière, et qui n’attendent qu’une chose : leur exhumation pour pouvoir être analysés à loisir.

Eh oui, surtout nous les filles, on est comme ça, on aime bien remuer le passé un peu, pour le petit frisson que cela procure.

On est toutes comme ça ! Enfin, plus ou moins… Ou pas… Ou bien quelques unes d’entre nous… Bon, OK, ma frangine et moi, on est comme ça ! Et puis quelques copines aussi mais je ne balancerai pas Ninou, ce n’est pas mon genre, d’autant qu’elle n’est pas là pour se défendre et traverser la terre entière pour venir me botter le cul, ça fait un peu cher.

Nos chambres d’ados, pour les déménager, il faudrait au minimum un tractopelle et une grue de levage. Pour être sûr de ne pas se perdre sous un amas de conneries accumulées au fil des ans, il ne faut pas s’y aventurer sans une cordée, maîtriser les bases de l’escalade et de la spéléologie. L’apnée est un plus et si vous parlez une autre langue, ça peut aussi aider, on est toujours en recherche d’un correspondant allemand qu’on a paumé en 1993.

Pour notre défense, on y a passé vingt ans dans ces piaules, forcément, ça crée des liens… Et des décharges à ciel ouvert de trucs plus farfelus et hétéroclites les uns que les autres.

On peut dater certains objets au carbone 14, d’autres à l’odeur… Ce parfum par exemple, c’est un quinze ans d’âge. Il est aujourd’hui meilleur à boire qu’à sentir. Et cette poupée, au vu des craquelures de sécheresse de sa peau plastifiée, elle peut être datée des années 1990 après Jésus Christ.

Sans compter les cadavres par centaines, ou plutôt les mues par centaines, de mites. Oui, des mites ! J’en ai vu de mes yeux vu ma bonne dame ! Il faut dire que pour ces petites bestioles, le sac de peluches au fond de l’armoire, c’est un peu comme un super self-service ! Il y a un petit videur à l’entrée du domaine, derrière ce petit trou dans le plastique. L’endroit est select ! Seuls les plus riches ont le droit de passer le barrage et de se régaler de tendre et douce moumoute. Les pauvres mitounettes qui n’ont pas de quoi se payer le festin devront se contenter de l’étage du dessous, le tiroir dans lequel on trouve une vieille couverture, qui ne servira certainement plus jamais, remplacée par de chouettes couettes en doudoune légère. Alors si ça peut dépanner, qu’elles mangent à leur faim ces petiotes.

Ah oui, il y a aussi les restos du cœur des mites. Celles là, elles lèchent la moquette. Rien à voir avec brouter le gazon, non, elles dévorent réellement la moquette. Les pauvres, décidément, c’est la crise partout.

Et puis il y a des cartes des grands parents, des tas de petits mots, de copines, de flirts, d’amoureux, de petits copains, de fiancés, d’amants et peut être même pour les plus chanceuses, de leur futur mari.

Pour moi, c’est un peu râpé, ça voudrait dire ressortir avec un ex et je fais rarement deux fois la même connerie. Sauf laisser mes doigts dans le chambranle de la porte quand je mets mes chaussures, pour ne pas perdre l’équilibre, jusqu’à se que quelqu’un décide de la fermer et me coince les doigts. Cette connerie là, je l’ai faite plusieurs fois. Toujours pas retenu la leçon !

Ah, tiens, une autre connerie que j’ai faite mais pour une fois ce n’est pas moi qui ai morflé. Nous étions alors ma cœur et moi, toujours pensionnaires de nos piaules d’ado. Celle de ma sœur est au bout d’un couloir et dans ce couloir il y a un placard. Il y avait deux consignes à respecter : ne pas allumer la lumière en se levant la nuit pour ne pas réveiller tout le monde ET ne jamais laisser la porte du placard ouverte. Ma sœur a bien respecté la première consigne, elle n’a pas allumé la lumière. Par contre je n’ai pas respecté la deuxième, et ça lui a permis de dire bonjour à la tranche de la porte avec le nez et le front. Ça m’a valu un réveil en fanfare, j’en tremble encore !

Il y a aussi les photos, triées, en vrac ou dans des cadres, elles passent devant nos yeux en un éclair et déversent dans notre cerveau des flots de souvenirs. C’est comme si la photo s’animait pour nous rappeler ce moment passé.

L’art le plus délicat étant de ne pas sortir à l’improviste les gros dossiers…

Pourquoi cette réflexion sur les chambres d’ados ? Tout est venu d’une constatation : si un petit ami parvient à intégrer la famille, il a droit quasi systématiquement à son baptême de remuage de bordel.

Alors là, faites gaffe ! On est super tentées de faire des commentaires, mais parfois, il vaut mieux s’abstenir. Quelques exemples de trucs du type « ferme ton clapet », le silence est d’or.

« Ah ça c’est mon lit, j’peux t’dire qu’celui là, il en a vu passer ! »

« Ohhhh, c’est ma peluche de quand j’avais 4 ans, on était tombé dans la boue un jour chez mamie et… »

« Regarde !!! C’est une photo de moi et mon ex aux sports d’hiver »

« Tiens ma première capote ! J’avais oublié que j’aimais bien la banane à l’époque ! »

« Ça c’est quand j’ai raté le permis de conduire pour la quinzième fois, le moniteur a voulu faire une photo avec moi pour l’encadrer, j’étais sa meilleure cliente depuis l’ouverture de son auto école. »

« Tiens, tu m’aides à ranger ? »

« Ça me rappelle trop de trucs cet endroit pas toi ? »

A l’inverse, vous monsieur, qui êtes en cet instant précis l’hôte de ces bois, ne soyez pas tenté de faire des commentaires que vous regretteriez amèrement aussitôt.

Quelques exemples :

« Oh la vache t’étais trop moche quand t’étais ado ! »

« T’avais l’air vachement vieille sur celle-ci…Ah c’est ta mère pardon, ben au moins je sais à quoi m’attendre. »

« T’as toujours ton premier soutif ? Fais voir ! »

« C’est toi qui avais choisi ta déco ou on t’avait forcée ? »

« Sympa tes tenues Waikiki ! »

« Je veux sortir !!! »

C’est l’art délicat de faire entrer un individu dans son intimité sans pour autant que cette intimité soit piétinée. C’est se mettre en danger, de tendre le flanc à une critique qui peut être blessante.

Car avant tout, avant même d’être un gros chantier jamais achevé, avant d’être un fourre tout magistral une caverne d’Ali baba, un fantastique aide-mémoire, c’est le lieu qui a fait de nous l’adulte que nous sommes aujourd’hui.

Alors brûlons le cierge de notre première communion, ou le restant de la bougie de notre cinquième anniversaire et refermons doucement la porte sur celle qui gardera, quelques années encore, nos secrets les plus intimes.

 
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Publié par le 17 octobre 2011 dans C'est dans l'appart

 

Quand l’engrenage se coince

Pourquoi est-ce qu’il y a des moments dans la vie où tout se bloque ? Tout est anéanti, hors d’usage et particulièrement complexe à remettre en marche. Le cerveau refuse catégoriquement de fonctionner et ce qui vous parait d’ordinaire si simple devient tout à coup très complexe ?

C’est le vide, le trou noir, le blanc, la page blanche… Et je ne parle pas que d’écriture, ça fonctionne aussi avec toutes les formes de créations. Dieu lui-même a dû faire une pause après seulement six jours de boulot, c’est quand même bien qu’il y a des limites à la créativité !

En même temps, quand on voit le résultat, il n’a pas chômé le copain, même si tout est critiquable, le plus difficile n’étant pas de constater mais bien d’agir.

Alors d’un coté, il y a Dieu qui sirote un Martini sur une plage normande et de l’autre il y a moi avec cette foutue page blanche, culpabilisant beaucoup trop pour aller le rejoindre et me détendre un peu les méninges.

Je me retrouve donc avec mon cerveau en grève, qui refuse obstinément de reprendre son poste. C’est la lute des neurones, ils sont au nombre de 200 000 selon le manifestant, 2 selon les autorités. Une bonne part d’entre eux serait favorable à une négociation pour sortir de cette crise existentielle. D’autant que des idées, il y en a à foison dans la mémoire interne. Des stocks et des stocks de matière première, prête à l’emploi mais qui, faute de mobilisation ne peuvent percer le placenta et naître enfin pour une super production littéraire.

Tout cela par la seule faute de la deuxième moitié des neurones ; ceux qui préfèrent gribouiller sur des banderoles que soit disant, le corps ne se reposerait pas assez, que trop c’est trop ! On veut passer aux dix heures de sommeil par nuit… Manger sain pour péter moins ! Arrêter de préparer à dîner, nettoyer et ranger, prendre sa douche et lire le journal en simultané, le tout en dormant histoire de gagner du temps.  Travailler moins pour se reposer plus ! Je ne dis pas qu’ils ont tort mais bordel, qu’ils laissent un peu bosser ceux qui ont envie de se rendre utiles.

Je jette ma hargne contre ces neurones rebelles, et là, je me rends compte d’une chose tellement évidente mais aussi si difficile à admettre : mes petits grévistes de neurones ne sont pas des genfoutistes, bien au contraire, ils sont sur le pont neuf heures par jour. Alors quand arrive le soir, les plus endurants ont encore la force de traîner les mots sur un écran, mais les plus faibles n’ont même plus le courage de soulever un pixel pour voir ce qu’il y a dessous, ou s’en faire un petit oreiller pour la sieste.

Alors ils ont tout bonnement décidé de me faire comprendre qu’ils avaient besoin de temps, pour se reposer, se divertir, jouer les uns avec les autres, gambader joyeusement dans la nature… J’en soupçonne même quelques uns de se reproduire en cachette derrière les buissons.

Et le corps aussi aimerait en faire autant. Alors le corps lui, il a mal ici, il a mal là, il est toujours bougon, jamais content, il râle en sourdine et boude dans son coin. Autant dire que, quand il a vu ce qu’il se passait à l’étage, il n’a pas tardé à rallier la cause neuronale.

Face à cette rébellion générale, j’abdique ! Je vais tenter de réduire mes horaires de travail et rallonger mes horaires de vraie vie. De celle qui fait qu’on a des livraisons par tonnes de matière première de soirée festives, de gamelles en tout genre. De grands moments de solitude quand je fais une bourde en public plutôt de que longs moments de solitude parce que je ne prends plus le temps de vivre.

Mes neurones ont gagné. Allez les gars, on reprend du service !

Résultat : Dieu picole et moi je vais tenter de reprendre mon clavier plus régulièrement, mais sans me mettre la pression parce qu’avec un article dans le Canteleu Info et un second dans le CreaMag, j’ai plutôt intérêt à assurer !

PS : Un grand merci à Virginie pour son article qui donne bien le ton et qui est bien canon… Si, si on peut le dire ! Et un autre grand merci à Arnaud et sa petite femme pour cette séance photo bien dégantée. On aura luté mais le résultat vaut vraiment la peine ! Good job et mes hommages au poisson rouge.

PS2 : Et puis tant qu’on y est, merci à vous aussi, qui venez passer un peu de votre temps à lire des âneries. Ravie de voir qu’au moment présent, vous n’avez rien de mieux à faire et que lire mon blog est donc plus intéressant que tondre la pelouse sous la pluie, ou encore faire du repassage ou du… Hé mais attendez ! Je vous vois venir hein ! Je ne veux pas devenir votre alibi pour ne rien glander ! Ou alors, un article ou deux, pas plus… Ou Trois si vous insistez. Mais après au lit, on éteint les lumières !

PS 3 : Bisous pépé et mémé !

 
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Publié par le 11 octobre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’veux d’la marmaille # 3 – De l’incubation à l’expulsion

Pardon, parlons en termes techniques : de la grossesse à l’accouchement.

Oh la vache !

C’est de ma femme dont vous parlez ?

La grossesse, rien que le mot fait fantasmer. On passe sa vie à faire à faire attention à sa ligne, à rentrer dans son jean et à ne pas imploser au repas de Noël, pour tout foutre en l’air à cause d’une rencontre entre un têtard visible uniquement au microscope et une boulette qui va se diviser, diviser à l’infini. Et elle continue sa mutation jusqu’à ce que se forme un petit têtard, visible lui à l’œil nu. Sauf peut-être pour mamie qui devra mettre ses lunettes sur son nez avant de s’écrier :

« Oh, qu’il est mignon, ce petit, il ressemble à sa mère …

  • Heu non, Mamie, ça, c’est le docteur…

  • Ah, je me disais aussi qu’il était déjà grand comme son père le petiot. »

Les effets secondaires

La gueule de bois

On ne précise pas ça sur la notice, mais être enceinte, c’est comme rentrer complètement bourrée d’une soirée en boite : tu es crevée, épuisée, tu as envie de dormir mais tu es tellement ballonnée que tu as du mal à sombrer dans les bras de Morphée. Tu as envie de vomir toutes les cinq minutes, tu te dis « plus jamais ça » et pourtant le soir même tu remets ça… Coquine !

À la différence prêt que cette gueule de bois là, un bobotêticament n’y fera rien… Au mieux, un foufounologue pourra te prescrire un semi-remorque de pilules, capotes et autres contraceptifs en tous genres pour que la prochaine sortie en boite ne se finisse pas à nouveau par neuf mois de gestation.

La libido

La grossesse éveille la libido à ce qu’il paraît… Chez madame tout du moins, je ne sais pas s’il en va de même chez monsieur. Cela dit, si ce n’est pas le cas, c’est un juste retour des choses que dame nature nous propose. C’est vrai ça, d’habitude c’est lui qui est sans arrêt dans les starting blocs pour, bien souvent, passer la nuit sur la béquille. Alors pour cette fois, c’est madame qui restera au box car monsieur à la migraine.

Parlons de sexe

Une chose est sûre, je ne veux pas connaître le sexe de mon bébé. C’est un fait, ce serait pour moi comme savoir ce qu’il y a dans mon Kinder Surprise avant d’avoir pris plaisir à le déballer, manger jusqu’au dernier gramme de chocolat et galéré comme pas possible pour ouvrir le petit œuf jaune. Sans parler du montage.

Et bien là, c’est pareil, sauf que je ne compte pas manger le placenta, j’ai vu ma chatte le faire et ça ne m’a pas du tout convaincue…

Si les parents et les amis veulent vraiment savoir, ils viendront à l’échographie, mais moi, je ne veux rien connaître de l’intimité de mon poussin avant qu’il ne sorte de sa coquille.

Il y aurait bien une solution pour avoir une légère idée du sexe du bébé sans pour autant tricher en regardant à travers ma paroi utérine : ce serait de glisser une petite voiture et une poupée dans l’utérus pour voir avec lequel il joue.

Five, four, three, two, one… Ignition

Et puis un jour, vient le grand jour, celui où je devrai faire comme dans les films : « le petit chien, respire, respire, le petit chien, respire,… ».

Déjà qu’à la piscine j’ai l’impression de ne pas avancer quand je fais le petit chien, s’il est aussi doué que moi, on va pouvoir l’attendre longtemps le gamin. En espérant qu’il ne nage pas à contre courant.

Et plus il fera de la varappe dans mon vagin, plus j’aurai hâte d’enfin le rencontrer pour faire cesser ce supplice. D’où le terme de délivrance.

C’est crade ? Mais d’où croyez vous que nous venons tous ? Et toi le petit dans le fond là bas, tu es né par césarienne, c’est pire ! Mouahahahaha ! Même pas fichu de trouver le trou du premier coup, ça promet pour ta première fois. En plus si le moufflet n’est pas capable de trouver un chemin aussi simple, avec une seule voie, en sens unique (ou presque si papa ne joue pas au plus malin), le jour où il s’agira de lire une carte routière, il est à espérer que les GPS auront été créés. Ah, ils existent ? Bon ben tout va bien alors. Sans compter qu’il aura eu neuf mois pour réviser, alors s’il se foire sur ce simple examen au moment de passer le col, ça en dit long sur la couleur que prendront les cheveux de ses parents au moment de passer le bac.

La garantie

Ce qui n’est pas non plus précisé sur le manuel de conception du nuisible, c’est qu’il n’y a pas d’échange possible à la maternité. Sauf cas exceptionnel où une infirmière un peu trop alcoolisée de la veille, intervertirait deux couffins et deux bracelets.

Non, là, c’est une garantie c’est satisfait ou satisfait que j’ai souscrit… Il faut lire les petites lignes avant de signer ! Alors s’il est trop court, trop long pas assez ou trop d’options, s’il est asiatique et blond alors que je suis noire et rousse et que papa est blanc et chauve et bien c’est tant pis pour moi, je n’avais qu’à prendre soin de mes affaires !

La ressemblance est frappante

Je n’ai jamais bien compris pourquoi on disait qu’une ressemblance était frappante ? Mais après réflexion, je me dis qu’il y a en effet certains cas où la ressemblance pouvait faire l’effet d’un poing lancé en pleine face des concepteurs du bambin.

Un exemple : papa est blanc, maman est blanche, bébé est noir, la non-ressemblance est frappante…

Un autre exemple : papa vient d’entrer dans la chambre 207. Papa vient d’entrer dans la chambre 207. Deux papas, une seule chambre, une seule naissance, la ressemblance risque de frapper…

Dans une autre chambre, c’est un papa, ému aux larmes qui se penche au dessus de son fils en vantant la ressemblance entre la création et le créateur. « Ohhh il est membré comme son père ! Heu, non monsieur, ça c’est le cordon… »

Alors pour vous papa qui voulez être à la pointe de tout ce qui ce fait en termes d’accouplage, de grossesse, d’accouchement et d’élevage d’enfants, découvrez sans plus tarder le nouvel album de Paternalisme et Obilisme contre césarienne !

Conclusion

Voilà notre tour d’horizon de ce qui attend la future maman terminé. La prochaine fois, ce sera pire… On évoquera ce qui arrive quand les petits mouffions se mettront à parler, courir et pire, penser par eux même !

 
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Publié par le 20 septembre 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

J’veux d’la marmaille # 2 Un entrainement militaire

La phase de discipline

Forte de cette volonté d’être mère un jour, je me prépare psychologiquement. Je regarde des films d’horreur, du type « Un flic à la maternelle » ou encore « Super Papa » pour ne pas sursauter au moindre cri et prendre connaissance des us et coutumes des petits nuisibles. Je ne loupe pas non plus un seul épisode de Super Nany pour apprendre à dire « non » et à construire de superbes tableaux des tâches avec comme cobaye le futur papa himself.

La phase d’endormissement

Je raconte des histoires qui font dormir à mon amoureux pour savoir si je suis efficace. C’est sûr, je suis douée, il s’endort en cinq minutes.

Il est à noter à ce sujet que les histoires de princesses sont très efficaces sur les petites filles, que les aventures de chevaliers plaisent particulièrement aux garçons et que ce qui marche le mieux sur mon mec, ce sont les histoires de boulot et anecdotes de collègues.

Problème : je vois mal comment je vais pouvoir reproduire l’espèce si mon partenaire de copulation s’endort systématiquement avant l’action.

La phase réveil en fanfare

Autant il est important de savoir bien les endormir, autant je me prépare aussi à être bien réveillée. Pour ce faire, j’ai réglé mon réveil en mode aléatoire. Il sonne à plusieurs reprises, n’importe quand dans la nuit, me faisant sursauter et m’obligeant à tourner et retourner sans fin dans mon lit avant de parvenir à me rendormir.

Je suis parée aux coups de clairon annonciateur de grosse faim, de gros vomi, de gros popo ou de gros cauchemar.

La phase d’habillage

Je mets des vêtements en taille 3 mois à mon chat pour tester mon habileté à enfiler un petit pyjama. Je saurai que le geste est parfaitement maîtrisé le jour où je ne me ferai pas griffer. J’aurai alors assez de dextérité pour manipuler sans risque le Mini-Nous.

La phase d’approvisionnement

Je m’entraine à lire les emballages de couches pour ne pas être prise au dépourvu le jour J, quand il me faudra faire les courses avec le moufflet braillant et sanglotant dans les bras.

J’achète des petits pots de purées et autres compotes de toutes les marques, de toutes les saveurs et je réalise des ateliers dégustations en compagnie du futur papa et de nos amis. Chacun des convives a des petits cartons et, en fin de repas, dans l’intimité de la salle de bains, peut donner une note sur l’ambiance, la décoration et de goût des aliments. Je projette même d’en faire une émission quotidienne je fais soumettre mon idée aux grandes chaînes nationale, sur un malentendu, peut-être que l’une d’entre elle me produira…

La phase de désensibilisation olfactive

Je change la litière de mon chat deux fois par jour pour m’habituer à réaliser une tâche nauséabonde de manière régulière et sans repousser au lendemain. Il paraît que les plombeurs de langes opèrent plusieurs fois dans une même journée et sévissent même la nuit.

La phase de préparation acoustique

J’essaie toutes les gammes de bouchons d’oreilles avant d’opter pour un moulage sur mesure qui permet au tympan de résister au bruit d’un avion au décollage.

Je teste ma rapidité d’action et de réaction en jouant à Tango Zoulou Charly avec ma moitié : on se couine à l’oreille de pièces en pièces à travers un talkie walkie et on doit se chercher et se retrouver en moins de vingt secondes Pour l’instant on utilise le talkie walkie mais dès que j’ai la maîtrise de l’engin, j’investis dans un baby phone.

La phase d’aérodynamisme

J’apprends à me jeter par terre en rattrapant un ballon sans me blesser en prévision de différents cas de figures :

-  Bambino est en équilibre sur une chaise, je saute à terre pour le rattraper avant qu’il ne s’affale.

-  Bambino a mis mon vase de chine en équilibre sur une chaise, je saute à terre pour le rattraper avant qu’il ne s’éclate.

-  Bambino a un gros chagrin qui ne passe pas, je saute à terre pour le faire marrer car j’ai bien vu après l’épisode du badaboum et du pif-paf-pouf que ça le faisait bien tripper que je me lance à corps perdu dans tous types de sauvetages.

La phase de gonflette

Cette phase est voisine de la précédant puisqu’on va ici se muscler en profondeur. Un bras surtout, celui qui portera bébé vers l’infini et au-delà ! Cette gymnastique peut vous sembler absurde mais ne l’ai pas tant que cela, puisqu’aux dire d’une toute jeune maman, ça fait le biceps. Oui, un seul biceps, si vous voulez équilibrer, il va falloir faire de la gonflette, du sport-élec ou plus simple : des jumeaux.

La phase d’entrainement

Une fois que j’aurai fait le tour de mon entraînement militaire, je serai opérationnelle pour la maintenance du produit semi-fini.

En attendant, on s’entraine à la conception et à la fabrication, on revoit le chier des charges et on teste différentes techniques de production.

 
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Publié par le 15 septembre 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

J’veux d’la marmaille #1 La phase de cogitation

Mais pourquoi moi ???

Y’en a qui disent, « Tu verras, quand tu seras plus mûre, tu comprendras que les enfants, ça change toute ta vie, ça te fait grandir, ça te responsabilise, ça t’oblige à revoir tes priorités et à être moins égocentrique, à faire des projets à long terme, à t’investir dans ta vie de couple autrement qu’à travers le sexe, la plage, les amis, les sorties, les cinés, les moments complices, les brouilles pour pouvoir mieux se réconcilier. Tu verras, tout ça changera. »…

Et si je ne veux pas changer de vie ? Qu’elle me plaît comme elle est, que je ne suis pas prête à tout sacrifier du jour au lendemain à cause d’un petit morceau d’amour tout rose ? Comment ça se passe ?

En plus j’ai trouvé un moyen infaillible et amusant d’être égocentrique : je me cloue un pied dans le sol et je tourne en rond pendant des heures, l’éclate !

Et pourquoi pas ???

Et pourtant, il faudra bien y venir, pour ne pas faire ma mauvaise tête, pour la reconnaissance de mes pairs, pour faire plaisir à mes grands parents, pour faire chier son ex qui pensait qu’il raterait sa vie après elle, pour faire chier mon ex qui pensait que je réussirai ma vie après lui, pour voir ce que ça fait, pour les allocations, pour faire comme mes copines, mères et heureuses de l’être, qui désespèrent de me voir un jour changer une couche, pour la bienséance, pour être sûre que mes ovaires fonctionnent et que mon utérus est confortable, pour montrer au monde entier que je suis capable de faire un peu mieux qu’un collier de pâtes pour la fête des mères…

Bref, pour tout plein de raisons toutes plus valables les unes que les autres, je me dis que « oui, un jour, j’aurai des enfants ».

Enfin, un enfant, pour commencer et m’entrainer un peu et si après l’accouchement, l’élevage et l’éjection du nid parental, j’ai la sensation d’avoir réussi dans ma tâche, je remettrai ça.

Le premier aura bien 28 ans, il pourra prendre son cadet pendant les vacances. Et puis, il parait que même à 60 ans on peut encore procréer, elle n’est pas bien faite la nature artificielle ?

Comme je suis persuadée que je ne suis pas la seule dans cette problématique, tirée entre la raison et mon envie de faire du shoping pour autre chose que de la layette, je vais vous exposer ici mon cheminement intérieur pour en arriver à la conclusion que p’têt’ ben qu’oui, p’têt’ ben qu’non j’aurai un moufflet un jour.

 
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Publié par le 13 septembre 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Le monde merveilleux du Nolife

Une question m’est venue à l’esprit et je vais tenter d’y répondre toute seule comme une grande étant donné qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Sauf peut être au restaurant où le service est meilleur si on n’est pas tenu de le faire nous-mêmes ou encore chez le coiffeur si on souhaite ressortir avec une tête convenable.

Alors cette question Poisson, qu’elle est-elle ?

La Nolife attitude est elle l’avenir de notre planète ?

Tout d’abord, je vais expliquer aux newbies ce qu’est un « Nolife »… Et un « newbie » aussi, oui parce que seuls les Nolife savent ce qu’est un newbie, donc s’il faut vous expliquer ce qu’est un Nolife, c’est que vous n’en êtes pas un et que donc vous n’avez même pas conscience que vous êtes un newbie… Mouahahahaha !

Pardon.

Je m’explique et pour cela, reprenons au tout début de la chaine alimentaire : le Geek. Un Geek s’est un aficionado, un fan super passionné par un domaine. En général, c’est l’informatique, la science fiction, les jeux de rôle, les jeux vidéo… Mais quand cette passion atteint un niveau tel qu’il ne met plus le pied dehors et ne voit plus la vie qu’à travers des pixel, le Geek se mute en Nolife. C’est le terme employé pour décrire l’ado boutonneux qui passe sa vie reclus derrière son écran.

En quoi cela peut-il sauver la planète ?

Pour plusieurs raison en fait. Le Nolife est un cadeau pour l’humanité. Il est l’incarnation de l’économie. Enfin si on ne compte pas ses douze ordinateurs branchés en réseau et sur secteur 24/24h.

Si tous les terriens étaient des Nolife, l’économie serait énorme à l’échelle mondiale au niveau alimentaire. Le Geek ne fait en effet que deux repas par jour : un en se levant le matin, à 17h35, et un en cours de soirée entre 23h23 et 04h27.

Ce repas est composé de matière ressemblant à une pizza, décongelée sur un chauffe-tasse raccordé à l’USB de l’ordinateur, donc pas de consommation d’électricité supplémentaire. Et comme, souvent, le Nolife est trop absorbé par son monde virtuel pour penser à s’alimenter, une pizza lui procure trois repas finger in the noz !

L’aspirateur ? Qu’est ce que c’est que ça ?

Voilà encore une source d’économie, d’électricité cette fois. C’est en général le cas de tout ce qui ne peut pas être raccordé directement à l’unité centrale de la bécane et qui perd du fait, toute forme d’intérêt pour le Nolife.

L’aspirateur, le dépoussiérant ou pire la serpillère humide… Tous ces objets sont imprégnés de pouvoirs occultes qui ont pour effet de repousser le sujet dans ses retranchements.

Ou peut être est-ce l’inverse, le Nolife n’y porte pas la moindre attention parce qu’il ne sait pas que cela existe s’il est chez lui depuis longtemps. Il en a bien vu dans sa jeunesse mais ne sait plus à quand remontent ces souvenirs.

S’il est chez ses parents, ou qu’il a un partenaire non Nolife, il en croise peut être ici ou là dans l’habitat, mais doit penser que ses colocataires ont vraiment des goûts de chiotte en matière de déco. Rien ne vaut une figurine grandeur nature de Lara Croft.

Le Nolife économise donc l’électricité en matière de nettoyage et protège l’environnement en n’utilisant jamais de produits d’entretient ou de détergents.

L’eau ? C’est pas un peu dangereux ce truc ?

L’eau et le savon… En voilà des inventions saugrenues. Un verre renversé sur le clavier et c’est le clash alors aller mettre un Nolife sous une douche et pire, tenter de le faire mousser avec du savon… Autant essayer de faire marcher une clé USB dans un port Ethernet. Hahahaha.

Merde je me Nolifise de la vanne, je vais tenter de terminer cet article avant que la mutation ne soit complète et que je n’aie plus conscience de tout ce qu’il me reste à vous dire.

Pas d’eau savonneuse sur un Nolife donc, pas plus que sur un Gremlins après minuit, sauf que pour le Nolife, c’est plus facile au niveau des horaires, c’est JAMAIS.

Encore une économie, d’ailleurs, je me demande bien pourquoi il n’y a pas plus de Nolifes dans le désert.

Ce jeu il est trop bien !

N’achetez jamais un nouveau jeu à un Nolife, vous risqueriez plusieurs réactions :

L’éclat de rire moqueur « Mais c’est quoi cette daube ? Et tu as cru que j’allais jouer à ça ? »

La tristesse « C’était le jeu dont je rêvais quand j’avais 13 ans… Mon rêve de toujours, maintenant j’ai treize ans et demi et il y a eu deux autres versions depuis. »

La furie « Quoi ? Mais depuis quand Lara n’a plus un short vert mais un short kaki ??? Ils ne respectent rien de chez rien ces développeurs, ce n’est pas possible ça ! »

L’ironie « Ah super, je ne l’avais pas celui-ci » alors qu’il a un mur entier recouvert de CE jeu là précisément parce que quand il est sorti, il y a quinze jours, tous ses potes le lui ont offert.

La mesquinerie « Quoi ? Tu ne m’as pas pris la version gold ?? Franchement t’abuses ! »

Mais le jour où, enfin, vous avez la certitude que votre Nolife veut CE jeu, CETTE version, alors foncez !!

Car c’est comme les éclipses totale de soleil, ça n’arrive que tous les trente ans. Mais la bonne chose c’est qu’une fois que le Nolife à SON jeu, il ne le quitte plus. Il ne voit plus que par lui, vous êtes tranquille un bon moment.

Point trop n’en faut de l’effort

Le Nolife économise le moindre mouvement, le moindre effort et optimise chaque déplacement.

Même s’il vit en maison de six pièces, le Nolife va se créer un cockpit qui lui permettra d’avoir à porté de main le minibar USB avec la recharge de sodas qui va bien, le mur de paquets de chips, les 5 cendriers et les cartouches de cigarettes, le t-shirt de rechange (qu’il alterne une semaine sur deux avec celui qu’il a sur le dos, le temps que l’odeur passe sans pour autant devoir le mettre en machine à laver)…

Là où ça devient plus délicat, c’est quand il s’agit d’aller aux petits coins. Là, c’est inévitable, il va falloir se déplacer. C’est à ce moment là, quand la vessie sera au bord de la rupture, que le Nolife, après être passé aux toilettes, fera le tour de la maison pour ravitailler son cockpit et jeter un globe oculaire à son poisson rouge pour vérifier s’il est toujours en vie.

En moyenne cela arrive une fois toutes les 12 heures.

Conclusion

Voilà, j’en sais maintenant plus sur la sensation que j’avais que le Nolife, hormis une consommation d’électricité continue pour alimenter son matériel, pouvait avoir un réel impact positif sur l’environnement.

Sauf peut être au niveau de l’odorat. Ce ne doit pas être pratique de voir les gendarmes débarquer en forçant la porte : « Mais ? Vous étiez là monsieur ? Vos voisins ont sonné plusieurs fois ? Ah mais avec ce casque à fond sur vos oreilles vous n’avez pas dû entendre… Ils nous ont appelé pour nous signaler une odeur suspecte et ne vous ont pas vu sortir de chez vous depuis quinze jours, nous vous pensions mort !

Non, vous êtes ? Nolife ? Ah, ben c’est pareil alors !

 
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Publié par le 30 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Les supers pouvoirs des super z’héros #2

Hulkette

Qui est-ce ?

Hulkette, c’est la version féminine d’Hulk, en vachement moins verte, nettement moins grosse et vraiment moins énervée. Alors contrairement à son homologue masculin, qui fait craquer les filles, son slip, son jean et son T-shirt quand il double de volume, la donzelle, quand elle se fâche, à le rose qui monte aux joues et gonfle de 4 millimètres de diamètre.

Un peu comme la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, sauf que sur une bestiole de cette taille, ça explose (ça marche aussi s’il n’y a pas de bœuf mais que vous lui faites fumer une cigarette… Mais ne dites pas à la SPA que je vous ai dit ça)*. Alors que là, la seule chose qui pète, c’est un petit morceau de la couture de son nouveau chemisier super ajusté au niveau des bras.

Moi aussi, moi aussi !

Je suis Hulkette ! J’ai justement mis ce matin un petit chemisier moulé façon chausse-pied au niveau des bras et j’attends désespérément le motif pour sortir de mes gonds et voir si j’ai des super pouvoirs ultra flippants…

J’attends…

Ah ! Ça y’est ! J’ai renversé un peu de café sur la table ! Oui, je l’ai un peu fait exprès car je sentais bien que rien n’allait m’énerver aujourd’hui sans cela. Il fait beau et je suis de bonne humeur. Mais grâce au café, le rose me monte aux joues, je ne vais pas tarder à gonfler… Oui !!!! Ça y’est ça tire sur le corsage !!! J’ai un bout de couture qui a lâché au niveau du bras gauche ! J’espère que je vais impressionner maintenant !

Cela dit, ça aurait plus impressionné si j’avais gonflé au niveau de la poitrine et que ce soit le bouton du haut qui ait craqué… Tant pis. Je fais le tour de la plateforme sur laquelle je travaille pour m’assurer que mon super pouvoir de super z’héro est bien reconnu de tous… Et oui ! Un collègue me fait remarquer, super impressionné, que ma manche est craquée. Demain, je domine le monde !

*Aucun animal n’a été blessé, torturé ou rudoyé pendant la rédaction de cet article… À part peut être un peu ma chatte, Kiwi, mais elle est chiante en ce moment, elle a ses chaleurs alors je teste son aérodynamisme pour l’envoyer voir ailleurs si j’y suis.

Passe-Grillage

Qui est-ce ?

Passe-Grillage est une version light de Passe-Muraille. Quand ce deuxième traverse les murs, les cloisons et autres coffres forts blindés et anti effraction, Passe-Grillage parvient tout juste à attraper de petits objets à travers les trous des grillages. Il excelle surtout lorsqu’il s’agit de grilles avec des barreaux assez écartés pour passer le bras. Mais il ne faut pas trop en demander non plus.

« Objection votre honneur ! Ce n’est pas un super pouvoir, moi aussi je peux le faire ! » Clamerez-vous haut et fort lorsque nous serons seuls et que nous n’aurons que cela à faire de notre temps que de parler de Passe-Grillage.

-       Ah oui ? Répondrai-je feignant l’indignation, vous dites cela, mais c’est exactement comme si vous disiez « Un Picasso, c’est facile ! Moi aussi je peux le faire ! » Très bien dans ce cas, pourquoi ne l’avez-vous pas peint ces œuvres avant le maître ?

-       Oui mais à quoi ça sert de passer les doigts à travers un grillage ?

-       Faut-il toujours une raison à tout ? Qu’en sais-je moi ? A attraper des trucs, des framboises dans le jardin du voisin, faire des gratouilles à un animal de l’autre coté, attraper le courrier de son ex dans sa boite aux lettres fermée à double tour,… Plein de trucs quoi !

Moi aussi, moi aussi !

J’étais pressée l’autre jour et je cherchais frénétiquement mes clés de maison dans mon sac. Je commençais à perdre légèrement patience. Il faut dire que le sac à main de Marie Popins à coté du mien, c’est le cabas de Polly Pocket. Je retournais les objets dans la poche de tissus comme le candidat de Motus tourne les boules dans le bac en serrant les fesses pour ne pas tomber sur la noire. Moi je serrais les dents en attendant le contact métallique.

Et là, je les sens… Juste entre mon majeur et mon index. Je presse le bout de la clé entre ces deux doigts et extrait le trousseau de toutes mes forces pour qu’il ne retombe pas dans l’abysse.

Je tire si fort que je projette le butin sans assistance au freinage ni contrôle directionnel, ce qui a pour conséquence d’envoyer mon sésame pour une bonne sieste dans mon canapé douillet, de l’autre coté de la grille du jardin.

Et là, c’est le drame.

Je tente dans un effort surhumain de me transmuter en Passe-Grillage. Je retire ma veste, ma chemise et tout ce qui pourrait empêcher mon bras d’aller le plus loin possible entre les barreaux. Mais l’effort est vain. Mon bras est trop court. J’attrape alors une petite branche et joue au célèbre jeu de foire : celui qui consiste à pécher des canards en plastique dans une eau qui tourne dans un bac, comme une mini rivière sauvage de 60 centimètres de diamètre.

Alors, une fois les clés en main et le cul dans le canapé, il m’est apparu évident que Passe-Grillage, c’est vraiment un super pouvoir de super z’héro.

 
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Publié par le 15 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Les supers pouvoirs des super z’héros #1

Qui n’a jamais rêvé d’être un héros ? Vous ? Bon, mauvais exemple… Mais alors qui d’autre ? Moi, je dois vous avouer une chose : être un super héros est mon plus grand rêve de toute la vie. Mais au lieu de cela, je suis plutôt comme 99,85% du monde, de la catégorie des super z’héros les 0,15% restant étant les pompiers et Mère Theresa.

Ah, on m’annonce que mère Theresa n’est plus ce qui ramène le pourcentage à 0,14999999999999999999999999999999999999999999%. Fait chier ! Pour une fois qu’on avait un compte rond !

Alors qu’est ce qu’un super z’héro Poisson ? Je vois que la question vous trotte dans la caboche et risque de vous empêcher de dormir pendant au moins dix bonnes minutes si je n’y réponds pas rapidement.

Et bien pour faire simple et rapide, comme à mon habitude, je vais vous citer quelques exemples de super z’héros que je tente chaque jour d’égaler… Et le pire, c’est que parfois j’y arrive !

Unimal

Qui est-ce ?

Vous connaissez sûrement Manimal, ce grand beau gosse qui a pour particularité de pouvoir et se transformer à volonté et communiquer avec l’ensemble du règne animal. Et bien, contrairement à son confrère, Unimal ne peut se transformer ou communiquer qu’avec un seul : le lombric.

Alors je vous entends d’ici : « Quoi ??? Mais ce n’est pas un super pouvoir ?? Aux chiottes l’arbitre ! Y’a pas penalty, mais bien sûr que non, y’a pas penalty ! C‘est du patinage artistique, gros con ! ».

Ce à quoi je répondrai : « Ben ouais, parfaitement c’est un super pouvoir ! Et si elle tirait mieux cette grognasse au lieu de faire des galipettes sur la glace, il n’y aurait effectivement pas penalty, mais si tu ne t’écrase pas, je lui mets en plus un carton rouge ! »

C’est en effet un super pouvoir pour une simple et bonne raison : quand toutes les centrales nucléaires auront joyeusement pété dans le monde et qu’un crétin aura déclenché la bombe atomique, et bien qui restera dans la barque une fois Pince-Mi et Pince-Moi irradiés et secs comme des petits raisins ? Vus avez deviné : Unimal et ses petits amis lombrics et autres cloportes.

Moi aussi, moi aussi !

Pour me préparer à fusionner avec la bête, je vais régulièrement faire des bains de boue en institut de beauté.

Je ne vous cache pas que jusque là, les résultats sont limités. A part peut être quand elle m’enrubanne dans de la cellophane pour que les boues agissent. Perdre ainsi l’usage de mes membres me fait me rapprocher de mon but ultime : devenir Unimal.

Cela dit, c’est un peu chiant quand on est un lombric, c’est toujours à ce moment là qu’on a le nez qui gratte et qu’on ne peut rien faire pour se soulager.

Mais vous verrez que tout explosera dans le monde du nucléaire, et à ce moment là, vous ferez moins les malins de vous être moqué de ce super pouvoir, puisque vous serez mort et pas moi. Hé ouais !

Sliperman

Qui est-ce ?

Sliperman, c’est le grand copain de Spiderman. Mais la réciproque n’est pas vraie. Spiderman ne connaît même pas l’existence de son presque-homonyme. Quand Spiderman grimpe aux murs en imitant l’araignée, et combat le crime en lançant des fils gluants sur les ennemis, Sliperman lutte contre le gaspillage d’eau en ne changeant jamais de slip. Il combat son conjoint en lançant ses sous vêtements de la semaine juste à coté de la bannette. Personne n’ose s’en prendre à Sliperman car pour cela, il faudrait s’en approcher et c’est un peu dangereux pour la santé des narines.

Sliperman peut se démultiplier. A chaque fois qu’il décide enfin de changer de fringues, elles sont si souillées qu’elles tiennent debout toutes seules. Il a donc plein d’amis imaginaires à défaut d’en avoir de vrais.

Moi aussi, moi aussi !

Heu, non, moi, jamais !

 
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Publié par le 12 août 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai la sphère qui éclate…

(Ayez le courage de lire jusqu’au bout, c’est un peu barré au début mais ça prends son sens avec le temps…)

Je suis  dans une Sphère où tout passe.

Le temps passe. Les minutes s’égrènent avec une infinie lenteur, c’est un point de vue. D’aucun dirait au contraire que les secondes filent à perdre la boule. Que les aiguilles s’affolent au point de ne plus être perceptibles par un œil non averti. A croire que le temps farceur joue des tours à qui lui prête un temps soit peu d’attention.

Les gens passent à pied, tantôt marchant tantôt galopant. Certains se dépêchent d’aller lentement, d’autres mollissent, ou feignent l’empressement.

Quelques uns ont un but, une idée précise de ce qui les attend au bout du chemin. Ils y a aussi ceux qui se font une image de l’arrivée sans en avoir vu jamais la couleur et sans en connaître les odeurs. Et puis il y a les habitués, pour qui l’errance est le lot quotidien, quelques minutes, quelques heures, fonction du temps, des activités fluctuantes des milliers de fourmis qui gravitent dans la Sphère.

Mais quand Il passe, Le Majestueux, pressés ou non, occasionnels ou habitués, tous se retrouvent avec un but commun et un moment à partager.

Non pas qu’ils soient amis, non, ce sont de parfaits inconnus, avec l’insouciance de circonstance dans la Sphère. L’indifférence, la désinvolture, la courtoisie et la bienséance dans les heures creuses. Laissant la voie libre au plus fragile, le coin le plus douillet à la femme attendant un heureux évènement, ou pour aucune raison, simplement tendre une main, invitant son voisin à le précéder, sans autre espoir qu’un sourire esquissé en retour.

Mais avec toute la rage de celui qui, à l’heure de la grande ruée, ne veut pas être en reste et qui ne veut pas rester seul et abandonné de tous sur le bord de la voie qui se trace à perte de vue.

Quand retenti le signal et que le sol se met à trembler, annonçant l’arrivée du Majestueux, les corps se dressent, les muscles se tendent, les bras se serrent autour des effets personnels. La crainte est visible sur les visages traduisant toute la peur de n’avoir pas sa place réservée auprès du Majestueux ou l’appréhension d’avoir oublié quelque chose d’important.

Et c’est enfin le moment. Il est là, plus grand, fort et plein de fougue que jamais. Plus impressionnant en vrai que toutes les images que l’on voit dans les livres.

Il choisi ses disciples. Seuls les braves procédant un précieux sésame pourront faire corps avec Lui.

Dans la mesure où j’ai moi-même un acte officiel, je ferai parie du voyage.  Mais les gardiens veillent et bien mal avisé est celui qui tenterait, de gré ou par étourderie, de berner le gardien. Il convient, pour que le Majestueux concède à partager avec vous un moment de son existence, de montrer patte aussi blanche que le bout de papier qui vous sera demandé.

Hélas, dans le langage commun, même s’il n’est pas des plus châtiés, on peut dire que j’ai merdé. Le passeport que je pensais incontestable s’est avéré être dans les faits, celui d’un autre Majestueux.

Oui, le Majestueux n’est pas seul en cette Sphère, il y en a de tous horizons et qui partent en toutes directions. Et il se trouve précisément que le Majestueux que j’ai abordé n’était pas lié à mon sésame. Le gardien intraitable me toise du regard. Il est furieux contre moi d’avoir ainsi osé souiller le Majestueux de ma présence inopportune.

Mon sésame était pourtant clairement établi pour le Majestueux de 19H15, pas celui de 18H57 dans lequel j’ai pénétré sans l’ombre d’un remord.

Il est maintenant trop tard pour les regrets, le Majestueux a quitté la Sphère et roule maintenant à la vitesse d’une Formule1 sur le chemin ferré, alimenté par des caténaires électriques à haute puissance.

La gare est maintenant bien loin derrière nous, et le Prince Métallique avale les kilomètres sans la moindre hésitation.

Le gardien à son bord tient mon sésame et me réclame le complément dû par faute d’être étourdie. Je me débats, je me défends, précisant qu’en toute bonne fois, un train est un train bordel à queue et piano de merde.

Le gardien n’est pas content mais alors pas content du tout. Son regard froid et imperturbable et la prononciation de la sanction me font fondre en larmes : « vous paierez un billet plein tarif mademoiselle et soyez bien heureuse que je ne vous compte pas un tarif fraude ». Me voici donc dépitée dans un premier temps et débitée dans un deuxième temps de la somme que le Majestueux aura fait quérir de la main de son sous fifre.

La mort dans l’âme je signe électroniquement le don gracieux que mon banquier effectuera en mon nom à la gouvernance des Majestueux. J’ai le cœur brisé de tant de gâchis. Le quart d’heure aura coûté mon amour propre, le budget de ma prochaine robe et un mascara qui fout le camp à grand renfort de gouttes lacrymales d’eau de mer des yeux.

Me ressaisissant je décide de retourner voir le gardien pour qu’il finisse d’enfoncer en mon sein, le couteau qu’il avait si doucement commencé à planter.

Je me ressaisis, sèche mes yeux, remets de l’ordre dans ma tignasse et fonce à travers les wagons. Je vais si vite qu’en regardant par la fenêtre, le paysage arrête de défiler, je fais du sur place dans le train en marche. Je vous rassure, je ne suis pas en train de courir à 350km/h, je suis dans un train de banlieue et il y a un ralentissement.

Mon apesanteur horizontale touche à son terme quand j’arrive au wagon de l’équipage et que j’aperçois le grand homme noir, qui ressemble trait pour trait à ce célèbre acteur américain d’un âge certain.

Il me regarde m’approcher avec l’air dépité de celui qui sait déjà ce que je vais lui réclamer. Il vient à ma rencontre et m’intime de le suivre à la sortie du wagon.

Je tente de lui expliquer une nouvelle fois que je ne suis pas une fraudeuse et qu’à un quart d’heure près, je me fichais de prendre un train ou un autre. Au lieu de cela, le son qui sort de ma gorge s’apparente à un « Mouuuiiiiiick » et les vannes situées à cheval entre mes yeux et mon nez s’ouvrent, laissant jaillir, de mon tarin et des deux billes bleues ciel, un long et incessant filet d’eau.

Il faudrait que j’analyse, un jour, comment il se fait que ces vannes soient si facilement trafiquables et que mon cerveau en perde toute forme de contrôle aussi fréquemment.

Quoiqu’il en soit… Ah oui, et il faudrait aussi que je découvre par quelle folie de la nature, plus le chagrin est gros plus l’envie est pressante d’aller aux petits coins. Le proverbe ne dit-il pas « Pleure tu pisseras moins » ? Faut-il que, pour être efficace, le dicton soit nécessairement précédé ou suivi d’une gifle ?

Dans le cas présent, je viens de prendre ma claque, je devrais pouvoir me retenir…

Mais non ! C’est plus fort que moi, il faut que le trop plein de liquide s’évacue, alors je chiale comme une madeleine pour éviter la catastrophe.

Le contrôleur est dubitatif, puis troublé, puis ému… Il est perdu dans ses sentiments et veut me refaire un topo sur le bien fondé de l’ablation qu’il a réalisé à cœur ouvert sur mon compte en banque. Je me lance quant à moi dans une explication à cœur perdu sur la bonne conscience et la droiture.

Finalement, il a dû décider que le meilleur moyen d’empêcher un bambin de chialer, c’est encore de lui remettre la tétine à la bouche, car c’est ce qu’il a fait.

Non, il n’a rien mis dans ma bouche ! Il a rebouché le trou qu’il venait de faire, dans mon orgueil et dans mon porte monnaie en rebitant ma carte bleue de la somme qu’il avait débitée une heure avant.

Comme j’ai toujours aimé les happy end, qu’il avait l’allure d’un héro noir américain et que pour tous les films qui finissent bien, j’ai toujours rêvé de pouvoir crever l’écran pour serrer le gentil dans mes bras, et bien c’est ce que j’ai fait.

 J’ai serré le gentil dans mes bras.

Et bien vous savez quoi ? Ça fait du bien !

 
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Publié par le 9 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Faut il obligatoirement parler de sexe pour faire de l’audimat ? #2

Les exploits sportifs

Quitte à parler de cul, autant emphaser les prouesses de son conjoint, ou les siennes si le conjoint n’a pas réussi de galipettes notables ces derniers temps, ou encore celles des copines, si vous n’avez pas pratiqué la brouette péruvienne depuis un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Les supports sont presque illimités pour étaler son art en la matière : les talk show, les émissions de télé-réalité (encore elles !), les blogs, les réseaux sociaux, les sites de visionnage intensif de vidéos à la con…. Je ne donne pas de nom pour ce dernier exemple, mais je suis sure que vous en connaissez le principe…

Le passage déconseillé à Agathe et je décline toute responsabilité en cas de choc émotionnel :

Mise en situation : je cherche le nom de cette fille là, qui chante le super tube du moment, tu sais ??? Mais si je vais te montrer ! En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je me retrouve à regarder des vidéos de bêtisiers, puis de grosses gamelles, puis d’accidents, pour finir, on ne sait plus par quelle suite logique, sur une vidéo où une japonaise vomi dans une autre japonaise.

Il en faut pour tous les goûts me direz-vous… Vous avez sûrement raison… Mais sérieux, vous l’avez vue celle avec les deux japonaises ???

Alors après, il y a aussi les gens normaux comme ce couple composé d’une dame avec une gorge profonde de 47cm, qui s’envoie joyeusement en l’air avec un monsieur qui mesure un banal 39cm, et pas au garrot…

A les voir faire, on se dit que ça n’a pas l’air si compliqué, jusqu’à se qu’on finisse avec un lumbago, la tête encastrée dans l’oreiller et les orteils plantés dans les testicules de son partenaire.

Purée ! Ils, pourraient préciser, les mecs, que les cascades sont réalisées par des professionnels, que la reproduction seul chez soi est dangereuse et ne devrait pas se faire sans la présence de ses parents, ou à minima d’un ami pompier secouriste-cinéaste.

Mais non, au lieu de cela, madame travaille ses cervicales et monsieur ses abdos fessiers sans même un sous-titre ou un message d’avertissement.

Le coup de la panne

Aux antipodes de ces sites qui font fantasmer à tour d’actualisation de page, les jeunes et les moins jeunes, il y a les sites qui permettent de se sentir moins con et inculte que la moyenne. Ils prennent en général la forme de forums spécialisés dans la bobo-sexologie. Bien que sexo-illogie serait un terme plus adapté tant certaines questions sont bêtes, mais d’une force !

Je bluffe ? Ok, à vous de juger, top five des questions con en sexo-illogie :

Mon vagin est-il trop petit ?

Ma copine pète quand on fait l’amour, est-ce normal ?

Je suis une fille et j’adore dessiner des pénis et des seins. Suis-je normale ?

Quand mon copain me touche ça me chatouille et je ne peux m’empêcher de rire, ce qui le vexe, comment faire pour arrêter ?

And the winner is :

« J’ai découvert qu’en mettant un doigt dans mon vagin, je sens en relief “les boules de caca” dans mon anus. Je peux même m’en servir pour m’aider à faire la grosse commission. Je le fais de plus en plus. Suis-je normale ? »

Alors voilà, une fois que c’est dit, je pense qu’on peut tous dormir sur nos deux oreilles et s’ébattre sur nos deux oreillers, nous sommes normaux, ce sont les autres qui ne le sont pas.

Pour fêter l’événement, je propose qu’on les montre du doigt et qu’on se moque des deux japonaises, ça nous occupera deux minutes.

Conclusion

Je ne sais pas par quelle force obscure, qu’il s’agisse d’un téton irritable, d’un clitoris capricieux ou d’un phallus un de la taille d’un phare breton (le gâteau ou le bâtiment, je vous laisse le choix dans la pâte), les questions relatives au sexe mobilisent les foules, aiguisent l’œil du lecteur et concentrent l’attention.

Appelons ça la solidarité en cas de coup dur. « Tu as les seins douloureux après tes règles, j’ai des plaques rouges sur la verge, on était faits pour se rencontrer sur ce forum. C’est un peu comme si le Dieu du sexe avait voulu qu’on se réunisse. »

En définitive, le sexe est partout alors, pour ceux qui s’assument, l’équation est simple :

Si sex and sun, alors sex and fun.

 
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Publié par le 4 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Faut il obligatoirement parler de sexe pour faire de l’audimat ? #1

Avertissement :

Cet article est déconseillé aux moins de “t’es majeur tu fais tout ce que tu veux !”, à moins d’avoir des parents super open et trop cool qui pensent que mai 68, c’est pas fait pour les chiens bordel !

Fin d’avertissement.

Une question me vient à l‘esprit : Faut il obligatoirement parler de sexe pour faire de l’audimat ?

Alors je la pose en titre d’article la question parce que ça annonce plutôt bien la couleur et puis aussi parce que, finalement, il y a de fortes chances pour qu’avec un titre pareil, le sexe soit le centre du sujet.

On se mord la queue ? Oui peut être, mais du coup, ça reste dans le ton.

Aiguillée par mon maître spirituel : « Chérie, regarde sur ces pages, ce blog parle de sexe et c’est drôle à se déverser le contenu de la vessie dans le pantacourt ! », j’errais dans les méandres de la cybernétique, quand m’est apparue, telle une évidence, cette incroyablement banale vérité : si le sexe fait vendre, le sexe peut aussi faire lire !

Si ! Je vous promets ! Même les mecs s’y mettent… A lire, pas au sexe, pour le sexe, ils n’ont pas attendu que le contrôle parental soit déverrouillé…

A l’inverse des courses du samedi matin, qui ne vendent pas même un bout de rêve à la ménagère, le sexe fait tourner les têtes, couler de l’encre et fait fabriquer des mouchoirs en papier.

Ok, le dieu cliqueur a gagné, il aura son article de cul !

Non pas que je veuille rentrer dans le moule et faire comme tout le monde, mais il arrive un moment où on veut passer dans la cours des grands. Un peu comme après avoir redoublé trois fois au collège, on commence à s’impatienter d’entrer au lycée.

Je veux voir des gens tous nus !

Et plus si affinité… Alors pour cela, il n’y a rien de bien sorcier et tous les styles trouvent émetteur et récepteur en la matière.

Mode d’emploi pour papa : tu lis cet article et tu le mets en favori, comme ça, je n’aurai pas besoin de te répliquer la manip (NDLR). Alors pour ceux qui veulent voir des gens tous nus et qui, comme mon papa, ne vont pas tarder à avoir un de mes articles en favori : la technique pour voir des corps à poil :

Il suffit de taper « gens tous nus » dans la barre de recherche de votre moteur de recherche préféré, de scruter dans l’onglet « images » et là, c’est bonheur pour les yeux… Ou pas !

Mais c’est comme pendant un vide grenier, les bonnes pièces sont rares et il faut être patient pour les trouver et puis surtout, il faut arriver avant le collectionneur ou l’antiquaire… Quoique tout bien considéré, « à poil » et « intéresse un antiquaire » dans la même phrase, ça peut vite devenir glauque.

Tapez donc « gens majeurs tous nus » pour éviter tout ennui avec la justice et tout choc rétinien !

Vous voici maintenant avec une ribambelle de gens tous nus, de jeunes, des vieux, des maigres, des gras, des beaux, des laids et j’en passe.

A quoi cela sert-il me demanderez-vous, d’aller voir des gens tous nus sur la toile ? A rien ! Enfin dans mon cas personnel. Mais entre ça ou voir d’autres corps nus dans un loft bardé de caméras agissant comme des hamsters en cage sous prétexte de téléréalité…

Le sexe est maintenant partout. Si ! Même derrière vous, ne vous retournez surtout pas !

La nudité fait vendre des capotes, soit. Des laits corporels pourquoi pas, ça reste sensuel. Mais des yaourts ??? Sérieusement, vous vous dessapez souvent chez vous avant de vous enfiler votre motte de lait caillé allégé, en vous cachant le nombril avec le pot en question ? Non hein ?

Des gens tous nus, oui, mais là, on nous prend un peu pour des truffes !

 
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Publié par le 1 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique : la masturbation de la moule hermaphrodite mutante en Alaska #4

Nous avons à présent élucidé la plupart des mystères de la fameuse moule hermaphrodite qui vit en Alaska, sauf pour la partie mutante, qui va nous permettre de comprendre un paquet de trucs qu’on sera bien content de savoir quand on se couchera moins con ce soir ! Hé oui !

Alors pour faire cesser ce suspens qui n’a que trop duré, je vous raconterai l’histoire de la moule mutante.

C’est quoi mutante ?

Mutante vient du verbe muter qu’il ne faut pas confondre avec le verbe muer, qui veut dire perdre sa voix alors que muter veut dire perdre tout sens de l’ordre et de la discipline cellulaire.

La mutation c’est l’anarchie neuronale et la bordelisation ligamentaire. « Au troisième degré » diront les puristes. Oui Docteur Globule, nous savons cela… Vous feriez mieux de ramener votre fille à la piscine du club que votre science dans cet amphithéâtre…

Le terme de mutation a par la suite été repris pour parler du foutoir général créé dans la vie de Monsieur Tout-Le-Monde quand son patron, lassé de voir sa tronche dès le matin, a préféré lui offrir « l’opportunité de carrière de sa vie » en l’envoyant en mission dans le fin fond du Larzac.

Cela dit, je n’ai strictement rien contre le Larzac, je ne savais pas où c’était il y a quatre minutes alors loin de moi l’idée d’aller y mettre le bazar ! Il parait qu’il y a même de très belles brebis par là bas.

Enfin, quand elles sont vivantes elles sont belles, parce que dévorées par des loups cruels et sans scrupules, elles font déjà moins les divas les bestioles… Je dis ça mais je ne dis rien, personnellement, je n’aime pas le mouton alors comme il faut bien que quelqu’un se dévoue pour les manger, pourquoi pas un loup, je lui laisse ma part ! En plus depuis qu’on n’a plus le droit de toucher les enfants, le loup ne peut même plus se rassasier du chaperon rouge, alors il fait avec ce qu’il trouve le pauvre animal.

Après cet intermède écolo/chasseur, revenons à la mutation de la moule.

Tout a commencé il y a des milliards d’années, et c’est là qu’on voit que l’évolution est sacrément bien faite, quand des petites cellules, des petits êtres vivants microscopiques ont commencé à se transformer pour s’adapter à leur habitat. Les cellules ont grandi, des membres se sont formés pour leur permettre de se mouvoir, de nager, de ramper, puis bientôt de marcher, courir, voler, communiquer, parler, créer, modeler et façonner leur environnement… La grande évolution de la vie.

La success story de la planète Terre.

Chacun a choisi son camp : tu bouffes (le lion) ou tu es bouffé (le gnou) ? Tu te déplaces (l’aigle royal) ou tu te végétalises (Haris Pilton) ? Tu es grand (l’éléphant) ou tu te fais écrabouiller (le cloporte) ? Tu évolues (la chauve-souris) ou tu stagnes (le plancton) ?

Chacun a alors trouvé sa parade : je me fais becter par les autres mais pas sans leur arracher la langue avec mon poison (le piment mexicain). Avec mes couleurs, je te préviens que si tu me bouffes, à coté de ce que tu vas endurer, tu risques de trouver très fade ton expérience du piment mexicain (la grenouille kokoï). D’autres se sont créé des protections « l’humain a créé une maison, l’escargot la porte sur lui ».

Je mets cette phrase entre guillemets volontairement car je l’emprunte à Caroline, ma maîtresse de grande section de maternelle à qui je tiens à rendre hommage pour la stabilité qu’elle a apporté dans ma vie. Depuis cette année là je connais la différence fondamentale entre l’homme et l’escargot. Je ne bave plus et si je laisse un filet de bave derrière moi, c’est que la soirée était définitivement trop arrosée.

Chacun a trouvé la parade à la parade : le tamanoir résiste aux piqûres de fourmis, la mangouste à la morsure du cobra, les chats griffent pour échapper aux crocs acérés des chiens, l’homme a créé des voitures pour venir à bout des maisons des escargots…

Mais il y a trop de différentes évolutions pour en faire la liste exhaustive sur ces pages. Et puis le sujet qui nous intéresse, c’est celui de notre copine la moule.

Quelle a été la mutation de la moule depuis sa création de la Terre et de l’Univers ?

Et bien, c’est très simple, je vais te raconter son histoire mon bon lecteur. Allonge-toi. Mets bien ton oreiller sous ta tête et remonte tes couvertures sous ton cou. Tu es bien installé ? Ferme les yeux. (Pas pour du vrai, bien sûr ! Pour de la fausse ! Sinon, comment tu veux lire la fin…)

Un jour, il y a de nombreuses lunes, une cellule est apparue, une parmi tant d’autres, mais qui allait avoir une évolution hors du commun. Elle commença à grandir, grandir, grandir, pour atteindre au moins huit bons centimètres. Puis, comme elle ne faisait que grandir pendant que les autres cellules commençaient à sérieusement la menacer en ayant des dents qui poussent et du poil aux mollets, la moule trouva que la meilleure évolution du monde, en ce qui la concernait, elle, grosse cellule informe, c’était de se construire une grosse coque. Ce qu’elle fit.

Fin.

Allez, on éteint la lumière et on dort.

Non, mais sérieusement… Vous pensiez que j’allais vous dire qu’une moule a vu un jour des petits bras pousser pour pouvoir enfin connaître les joies de la masturbation ? Que cette petite mutante mutine allait se dévergonder au point de tomber la coquille ? Que son petit coté Monsieur-Madame allait lui permettre de mettre un petit zizi dans un petit pilou et qu’elle atteindrait ainsi enfin l’extase ? Que l’Alaska c’est le pays rêvé pour prendre un peu de bon temps en solo au risque de se retrouver avec des doigts en poisson pané ?

Et bien je suis navrée de vous décevoir mais il y a un moment où la vérité doit surgir des profondeurs des entrailles de la moule hermaphrodite mutante d’Alaska.

Tout ceci n’est qu’un ramassis de sottises.

La moule mutante en réalité c’est…

Batman.

 
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Publié par le 20 juillet 2011 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique : la masturbation de la moule hermaphrodite mutante en Alaska #3

Que signifie « hermaphrodites » ?

Pour définir de façon claire et concise le mot « hermaphrodites », commençons par en étudier l’étymologie.

Herm : son de fond de gorge que l’on réalise par raclement de la glotte lorsqu’on est malade et qu’on a les bronches encombrées.

Ex : “Herm, herm, herm, coff coff (coff = bruit de toux NDLR) – Oh ta gueule, meurs en silence” Les collègues du Poisson

Aphro : s’emploie en guise de diminutif pour décrire une coupe de cheveux longue et crépue d’une personne généralement originaire d’Aphrique.

Ex : « Trop sympa ta coupe aphro ! – Heu non, m’dame, j’ai séché mes cheveux dans mon bain ! » Cloclo

Dites : Du verbe dire.

Ex : « Dites, vous n’avez rien d’autre à faire que de pisser sur le bas de mon pantalon ? » La dame pipi de la gare de l’Est

Hermaphrodites c’est donc une maladie qui amène les gens à dire que ça défrise grave !

Pour mieux visualiser la chose, employons le mot dans une phrase sans équivoque, qui permettra à tout à chacun de se faire pousser une image dans le tetio :

« Oh l’autre hé, espèce d’hermaphrodite ! »

Je suis sure que vous voyez exactement de quoi se compose un hermaphrodite maintenant.

Si on rapporte cela à la sexualité, on comprend donc aisément que dans la touffe de poils pubiens, on peut trouver un zizi et un pilou-pilou… Un peu comme un train peut en cacher un autre ou l’arbre qui cache la forêt.

Cela revient à dire que l’individu hermaphrodite est muni des deux organes reproducteurs et peut parfois s’autoféconder.

Nous verrons donc en quoi cela peut bien concerner l’acteur principal de notre sujet, à savoir, la moule !

C’est quoi cette bouteille de lait ?

« Dis papa, c’est quoi cette bouteille de lait ? Dit papa ? C’est quoi cette bouteille de lait ??? Dit papa, c’est quoi la masturbation ? »

La masturbaquoi ? Fiston, laisse-moi réfléchir à la question et je te réponds… Et pose cette bouteille de lait, tu vas finir par blesser quelqu’un !

Masturbaquoi ?

Puisqu’on en est dans les choses du sexe, autant enchaîner avec la définition suivante et clôturer une fois pour toutes cet épineux dossier classé Q : la masturbation.

Alors la masturbation, il y a plusieurs façons de l’expliquer aux enfants selon l’âge et le sexe du loupiot. Attention, je précise que je ne suis ni psy, ni pédopsychiatre, je n’ai même pas de moufflet moi-même ! Par contre, j’aime faire des expériences avec ceux des autres, pour m’entrainer !

De 0 à 3 ans : fille ou garçon, ne leur expliquez rien, contentez vous de vous marrez et de leur laisser faire leurs expériences en toute liberté.

De 4 à 6 ans :

Pour un garçon : « On ne joue pas à Star Wars ! Ton zizi n’est pas un sabre laser et tu ne peux pas découper ta maîtresse avec »

Traduction : arrête de te frotter à tout ce qui a de près ou de loin, une paire de seins.

Pour une fille : « Cesse de lever ta jupe ce n’est pas comme ça qu’agit une petite fille de bonne famille »

Traduction : Si tu ne veux pas ressembler à Paris Hilton, travaille plus à l’école ! »

De 7 à 12 ans :

Fille ou garçon : « Que tu touches à ton sexe, OK, ce n’est pas sale, mais s’il te plaît, ne le fais pas en public ! »

Traduction, file dans ta chambre faire tes expériences et laisse papa et maman regarder Derrick !

De 13 à 17 ans :

Pour un garçon : « Bon, pour la bouffe, les fringues, le coupe-tifs, je ne dis pas, tu n’as pas de revenus, alors je subventionne. Surtout vu le peu de fois où tu vas chez le coiffeur… Mais alors la palette de mouchoirs en papier que tu consommes par semaine, là, je te la refacture ! »

Pour une fille : « Écoute, heu, machine… Tu te souviens, quand tu avais 10 ans et que je te disais que le sexe, « ce n’est pas sale » ? Je parlais, dans l’absolu ! Oui, parce qu’en fait, si tu testes ça toute seule, tu risque de vouloir tester à deux et plus, et là, ça craint !»

Traduction : Si la petite prend goût à se tripoter, je suis bonne pour les capotes, les pilules, les tests de grosses, les layettes et les cheveux blancs !

De 18 à 30 ans :

Pour un garçon : « lâche ce joystick et viens t’occuper de mon joystick ! »

Pour une fille : « prête-moi ton joystick, mon canard ne marche plus ! »

Traduction : Vous êtres free, vous avez tout compris !

De 30 à 50 ans :

Garçon ou fille : « Je te tiens, tu me tiens par la zigounette, le premier de nous deux qui jouira fera la vaisselle ! »

Traduction : Bob l’éponge n’a qu’à bien se tenir !

De 50 à plus :

Garçons ou filles : « Oh forces obscures… »

Traduction : Ce n’est pas le sujet à aborder pour le moment… Il y a cependant pour ces dames, de très bons accessoires de bain !

On peut conclure qu’à tout âge et de tout genre, on peut tripoter tout ce qui est tripotable… Enfin, plus ou moins !

Demain, nous ferons un peu de géographie pour nous culturer un peu, sombres ignares que nous sommes.

 
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Publié par le 12 juillet 2011 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique : la masturbation de la moule hermaphrodite mutante en Alaska #2

Qu’est ce qu’une moule ?

Pour faire simple et vulgariser ce sujet somme toute complexe et diversifié, je vous décrirai les moules comme des bouts de caoutchouc jaune-rosé, baveux et juteux, emprisonnés dans une boite noire assez solide pour faire chier l’oiseau qui essaierait de la bouffer et assez fragile pour casser sous le pied conquérant du marcheur-sur-plage distrait par le paysage.

Bon, je crains que cette définition ne soit un peu trop sommaire et ne vous permette pas de vous faire une image bien précise de votre ennemie du jour.

Je dis ennemie car il ne faut jamais sous estimer l’adversaire et qu’avec ce type d’énergumène, une glissade à cause d’un pied tendu en travers de votre chemin est vite arrivée.

Cherchons donc à comprendre c’est quoi qu’est ce que ce bestiau là.

Nous allons tout comprendre grâce à ce petit schéma très clair et merveilleusement animé. Oui, oui, il est animé ! Mais j’admets que cela ne se voit pas très bien car une moule n’est pas forcément super rapide une fois cuite. Et l’individu en question a passé quelques minutes dans l’eau bouillante, autant dire que ce n’est pas une flèche.

Nous la voyons ici de face, pattes écartées la coquine. Contrairement à ce qu’on peut s’imaginer en décryptant ce dessin, ce n’est pas Mickey qui fait le cochon pendu, c’est bien une moule. Étonnant non ?

Si nous faisons le parallèle entre la moule et l’être humain, nous voyons qu’il n’y a, a priori, pas grand-chose en commun. Par contre, en faisant la comparaison avec Paris Hilton, les choses prennent leur sens.

Darwin nous expliquait, il y a quelques années de cela, que l’homme descend du singe, Tarzan nous dévoilait que l’homme descend de temps en temps de l’arbre et Poisson est sur le point de vous révéler que Paris Hilton est un croisement savant entre un mollusque et une cochonne.

Comparons à présent les deux spécimens.

On voit d’office que Paris Hilton a l’air vachement plus souriant.

Les deux individus ont un coté droit et un coté gauche, il faut avouer que pour marcher, c’est plus facile. Bien que Paris Hilton ne marche que très rarement, préférant la position horizontale à la station verticale.

On voit que la moule est constituée de huit trucs en légende, plus un titre de schéma, contre 36 trucs en légende, plus un titre, plus des couleurs sur l’image pour Paris. On peut aisément en conclure que Paris Hilton connaît vachement plus de monde qu’une moule qui n’est même pas foutue de se faire tirer le portrait correctement. Paris, elle, quand il s’agit de tirer… Bref !

La moule a un pied, quand Paris en a deux sur elle, plus un troisième qu’elle prend lors de soirées bien alcoolisées. Ce n’est pas moi qui invente, il y a également des documentaires sur le sujet sur Internet.

La moule a un manteau, Miss Hilton en a des centaines dans son dressing.

Toutes deux ont une face ventrale très ouverte. Paris peut aussi avoir une face dorsale très ouverte ce qui n’est pas possible chez notre amie la moule.

Les deux sujets d’étude ont une bouche, celle de la moule sert à filtrer, celle de Paris ne filtre aucune des conneries qu’elle sort.

La moule a une valve, Mademoiselle H possède une vulve.

Les palpes labiaux sont intégrés chez la moule alors que chez notre bipède préférée, ils prennent la forme de jeunes garçons qui lui palpent frénétiquement les parties labiales.

La moules a des branchies, Paris est branchée, on ne peut pas tout avoir !

Le byssus permet au mollusque de s’accrocher aux roches et autres fonds marins, Paris a quant à elle des mains pour s’accrocher à ses proches et à son sac à main.

Nous avons fait un tour presque complet sur nous même et sur les jolis corps d’une moule et d’une huitre, demain je vous expliquerai ce que signifie « hermaphrodite » après une petite interrogation écrite, alors préparez vos copies.

 
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Publié par le 8 juillet 2011 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique : la masturbation de la moule hermaphrodite mutante en Alaska #1

En cette belle matinée d’été je dardais ma carcasse au soleil. Il était tout au plus 16h37. Environ… On n’est pas à la seconde près, on ne joue pas le chrono de si bonne heure un dimanche ! Je prenais un bain de soleil sur la terrasse de mon appartement. Bon, comme je n’ai pas de balcon, je me contente d’ouvrir la fenêtre en grand et m’allonger le plus possible au bout de mon canapé pour que l’astre de lumière puisse me lécher de ses rayons comme Belle avec la joue potelée de Sébastien.

Je glandouillais de façon bestiale. C’est-à-dire, pas douchée, en mode fennec, aisselles déguisées en oursins, une haleine de poney, crinière de lion qui vient de défendre son territoire contre une horde de hyènes et position étoile de mer, haletante comme un bulldog français après une course de vingt mètres.

Mais trop de détail tue le détail et je crains que vous ne perdiez toute estime si j’emphase plus mes qualités du matin. Ou pire, que vous ne commenciez à fantasmer, auquel cas, vous me feriez peur.

Bestiale donc. Quand, quelques minutes plus tard, vers 20h31, je reçois un SMS qui me sort de ma léthargie post matutinale.

« Poisson, votre mission si vous décidez de l’accepter sera d’écrire un article sur la masturbation des moules hermaphrodites mutantes en Alaska. Relèverez-vous le défi ? »

Ben c’est-à-dire que présentement, je me sens particulièrement proche du thème à aborder, tout du moins sur la partie mollusque ! Pour ce qui est de la masturbation ou de l’hermaphrodisation, je tairai mes secrets enfouis.

Alors j’accepte. Allez c’est parti, je tente une connexion neuronale. J’établis un plan de questionnement  super chiadé pour pouvoir répondre au mieux au sujet proposé.

On est scientifique où on ne l’est pas. Moi je ne le suis pas et en plus je déteste les fruits de mer… Mais j’aime bien la reproduction et les hermaphrodites m’ont toujours fait marrer ! Il y a d’ailleurs, à ce sujet, de très beaux documentaires sur youpor… Heu, non, rien !

Revenons à notre plan de questionnement. Pour ne pas vous assommer de trop de trucs scientifiques et rébarbatifs, je ne vous infligerai qu’une question par article. Vous aurez ainsi le temps de digérer, sinon les fruits de mer, du moins les informations que je vous donnerai à la becquée.

Première question :

La moule existe-t-elle ?

À l’odeur du bonnet rouge du Commandant Cousteau, on déduit que la moule existe. Il y a même un certain nombre de personnes, en France et à l’étranger qui jurent sous serment avoir déjà vu une moule, vivante, ou morte selon les pays.

Je dois reconnaître que j’ai également une preuve formelle de l’existence de ces petites choses. Ma mère m’a en effet personnellement obligée à en manger pendant un paquet d’années. J’ai toujours re-gouté, j’ai toujours re-pas-aimé.

Le pire, ce sont les petits crabes qui y louent des piaules pour des sommes modiques et qui croustillent sous la dent du moulophage.

J’avais, pour réussir à avaler ces infâmes bestioles, une technique bien à moi et bien à la trentaine de gamins qui étaient dans ma classe. Oui, vous pensez bien que je n’ai pas inventé seule une méthode d’une telle intelligence, on a dû s’y mettre à plusieurs !

Alors ami lecteur, je te livre mon secret. Tu es prêt ? Tu as la moule plantée au bout de ta fourchette ? Ouvre la bouche, bouche ton nez et glisse le morceau au fond de ta gorge*. Avale ensuite sans mâcher **et le tour est joué !

*Attention les enfants, si vous n’êtes pas majeur, ne tentez pas cette expérience sans la présence de vos parents

** Cette cascade est réalisée par des professionnels, n’essayiez pas de la reproduire chez vous.

Le petit bobsleigh gélatineux va descendre le long de votre œsophage sans que vous en ayez eu le goût. Un peu comme le rebelle qui rentre en boite de nuit The Stomach ni vu, ni connu, en trompant la vigilance du videur papille.

Voilà, vous savez tout de l’existence de la moule, mais une question me taraude la boite à réflexions,  à laquelle nous tenterons de répondre :

C’est quoi au fond une moule ?

Parce que le moule à cake, je connais. Le moulage, je connais. Le moule à bébé, je connais. Le mou du troisième étage, je le croise tous les matins dans l’ascenseur, mais LA moule, au féminin, là ça mérite définition.

Alors nous définirons !

*Image de http://mucilagineux.over-blog.com allez jeter un oeil c’est désopoilant!!

 
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Publié par le 6 juillet 2011 dans C'est dans la tête

 

Le volumineux 1

Je présente le bébé car je vois que certains doutent du petit message sur le coté droit de l’écran… Non papa, l’autre droite, la main qui écrit !

Oui BL ! Pour ne citer personne ! Vous pouvez faire l’acquisition du Volumineux 1 qui, victime de son… heu…. Succès !! Oui, oui, on peut le dire, a totalement disparu des étales des marchands !

Et puis surtout parce que mes amis ont voulu m’encourager. Et puis aussi parce qu’une fois tous les exemplaires vendus, j’ai arrêté de leur casser les molaires avec mon recèle littéraire. Les 60 petits blocs de papiers sont partis comme des petits mouchoirs un soir de rediffusion de Titanic !

Alors je vais le faire réimprimer et je continuerai de le vendre sous le manteau comme on dit…

Oui, je le vends dans la rue, en ouvrant un imperméable sur mon corps nu, seulement habillé des derniers bouquins qu’il me reste. Forcément, on trouve plus vite des acquéreurs, curieux de voir ce qui se cache derrière une telle couverture.

Car vous pourrez en juger par vous même, elle cartonne cette couv !

Alors je vous le dis tout de suite, le bouquin, ben, il contient les articles du blog, j’avoue que sur ce coup là, je ne me suis pas foulée l’auriculaire !

Et bien sûr, une super intro qui chatouille les zygomatiques et une conclusion ludique et utile… A voir et à avoir absolument !

Alors n’hésitez pas à en réserver un par mail, pour que je relance une super édition !

 
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Publié par le 30 juin 2011 dans C'est dans la fête

 

T’as pas 10 BA ?

BA : Bonne action

Bonne Action : fait de faire une chose qui fera plaisir à son prochain sans pour autant coûter une fortune et qui rapporte la joie d’avoir bien agi. Par opposition au mariage qui lui, fait bien plaisir au prochain mais coûte un bras, pour mettre une bague à un doigt qui tentera désespérément de se libérer de l’emprise de l’anneau tout au long des 10 prochaines années.

Alors doit-on considérer que le mariage est l’anti thèse d’une BA ? Je serais tentée de vous répondre mais malheureusement, ce n’est pas le sujet de cet article… Même si, tout bien considéré, j’ai un paquet d’exemples dans mon entourage qui me font sérieusement songer qu’à part une énorme BA, qui leur assurera sans hésitation du tout puissant, une place au paradis… Ben je ne vois pas pourquoi ils ont choisi ce conjoint là précisément.

Non, le sujet n’est pas le mariage mais bien les BA. Alors allons-y gaiment : planté de décors.

Tout à commencé par la BA de mon prochain. Ou plus exactement de ma prochaine puisque je sortais le l’institut de beauté où une main délicate m’a massé, palpé, tapoté, peint en vert, recouverte de linges qui sentent bon, joliment décoré le minois, percé les points noirs… Oui, quand une BA dure plus d’une heure et demie il y a de fortes chances pour qu’elle vous fasse partager un peu de votre intimité avec votre bienfaiteur.

Je sortais donc de chez mon esthéticienne, relaxée,  guillerette et rassérénée après une dure journée de labeur, quand je la vis en passant à coté d’elle sur le trottoir.

Une grosse voiture familiale sept places, peinture bleue défraîchie et vitre avant grande ouverte malgré le ciel menaçant. J’ai tout d’abord pensé qu’elle devait contenir une forme de vie humaine. Non. Une forme de vie canine alors ? Non. Par contre, sur le siège arrière trônait une forme de vie numérique. Un ordinateur portable dans une mallette qui pouvait potentiellement contenir des miyards d’euros et que n’importe qui aurait eu envie de saisir d’un mouvement simple et efficace.

Ohhhh, vilaine pensée ! Je me blâme aussitôt de l’avoir eue et me flagelle cinq fois en guise de châtiment.

J’aime le fouet, oui et alors ?

L’ange et le démon entament à présent une partie de poker dans ma cervelle. Les deux ont du jeu et de sérieux arguments. Mais c’est à l’ange de jouer sa première carte.

« Appelle la police, signale leur la situation et ils vont venir, sirènes hurlantes, te féliciter en te lançant des confettis, créer une rue à ton nom, y mettre une statue à ton effigie avec un mot de remerciements à tes parents pour t’avoir donné une si bonne éducation, te remettre une médaille d’honneur et celer le véhicule avec du ruban jaune « Do not cross » jusqu’à ce que l’heureux propriétaire revienne et découvre la scène les larmes aux yeux. »

Alors, appel à un ami képi, réponse : « Ah non ma bonne dame, on ne peut rien faire pour vous. Vous comprenez, un véhicule est une propriété privée. On ne peut pas y entrer ou le propriétaire peut porter plainte… A moins qu’on l’enlève à la fourrière… Là, ce serait jouable. »

Bon, inutile de vous cacher qu’à ce moment précis, le diable s’est bien foutu de ma gueule. Mais c’était à lui de jouer et il n’allait pas tarder à moins faire le malin.

« Regarde à droite puis à gauche pour vérifier que personne n’arrive. Passe le bras par la fenêtre, attrape la sacoche et sauve-toi en vitesse au volant de ton bolide ! »

« Oh la tache hé ! L’autre !! Dit l’ange au diable en lui secouant un Roi sous le nez ! Je te signale que le bolide en question est une moto !

-          Oui et alors ??

-          Ben déjà qu’elle n’est pas foutue de rouler avec une baguette de pain sous le bras alors un ordinateur portable ! Laisse-moi rire ! Allez, tu viens de perdre ton tour ! A moi : A partir de maintenant, tu restes à coté de la voiture jusqu’à ce que son propriétaire revienne et mette son butin en sécurité.

-          Oui, sauf que là, j’ai une paire de 8, alors finalement, je décide que vue qu’il commence à pleuvoir comme vache qui pisse, elle remonte sur sa chiotte et elle rentre bien gentiment chez elle. Le proprio, il n’avait qu’à faire gaffe à ses affaires.

Je remonte donc, obéissante sur ma moto. J’enfile mon casque et mes gants et je démarre. A contrecœur, je m’éloigne de la voiture au flanc ouvert, la laissant seule dans la jungle urbaine, à la merci des pirates et rôdeurs de tous poils.

-          Attends, attends petite ! Retourne tout de suite auprès de la voiture ! J’ai encore deux cartes à jouer, je ne m’avoue pas vaincu, je suis sure que ce démon ment comme il renifle. Il bluffe trop mal pour être honnête.

Après un tour de quartier, je reviens donc vers mon point de départ, toujours tiraillée entre l’ange et le diable. Entre mon envie de m’installer bien confortablement dans mon canapé ou devoir me geler les miquettes à faire le pied de grue à coté d’une voiture que j’aurais tout aussi bien pu ne pas voir et dont je ne me serai même pas préoccupée si j’avais longé le trottoir d’en face.

-          Dernière carte à abattre : il y a un document sur le tableau de bord, attrape-le et cherche une indication sur le nom du propriétaire.

Je m’exécute et il y a en effet un nom sur l’ordonnance que je viens de déplier. C’est alors qu’en repliant le papier, je vois deux pieds, juste en face des miens. Je sursaute et lève la tête pour tomber nez à nez avec un homme d’un âge certain, qui mesure vingt centimètres de plus que moi.

Je bafouille nerveusement, « vous connaissez Monsieur Machin ? » rouge et gênée comme une enfant prise la main dans le sac de bonbons.

Il me répond que oui, puisque c’est lui même… Ouf, je ne vais pas devoir passer la nuit ici dis-je avec soulagement.

Le démon éclate de rire à me voir me débattre dans les filets de la culpabilité.

Je me confonds en excuses expliquant au vieil homme incrédule l’heure que je viens de passer à l’attendre et l’idée que j’avais eue de tenter de trouver ses coordonnées grâce au papier sur le tableau de bord.

Je ne suis pas certaine qu’il m’ait crue. Il m’a même demandé quel genre de personne attendrait sous la pluie, une heure durant une personne dont on n’est pas sure qu’elle reviendra.

Et bien… Moi ? Mais lui expliquer que je suis un Poisson et que l’eau est la dernière des choses qui m’effraie aurait pris bien trop de temps. Je me suis contentée de lui sourire, de lui souhaiter bon retour et de m’excuser une nouvelle fois de lui avoir fait peur.

Et je suis repartie, frétillant de la nageoire au guidon de mon petit bolide. Talonnée de l’ange, ravi de cette partie pleine de rebondissements, qu’il a fini par gagner et par le démon, déçu d’avoir perdu ce match, et bien décidé à gagner le suivant :

« Accélère… Allez, fonce ! Plus vite !!! »

 
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Publié par le 28 juin 2011 dans C'est dans la tête

 

Le dico des achats pour acheteurs dyslexiques

Je précise avant que vous ne commenciez votre parcours zieutal en 4×4, des fautes et autres contrepèteries, que c’est une horreur pour les yeux et une sacrée gymnastique des neurones. Il vous faudra être attentif pour réussir à déchiffrer. Sauf si vous avez 16 ans et moins, cela fait malheureusement parti de votre quotidien.

Le mont deux des à chats

Sept un pays mère veille eux, dans lequel on peut réaliser des demandes de deux vis, faire faire des côtes à scions et des nez go…

Si on dix pauses d’un cailler décharge appro prié, on naît le roi du pet troll et on peu si nier des contes rats.

L’hachette heure est un met hier qui consiste à gérer les à chats dans une entre prise.

Histoire et rôle

Depuis les à nez 1980, les entre prises cherchent à haut gueux ment hé leurs rêves venus car la croix sens des mares chez se stabilise.

De nos jours les strates et gît commerciales étant bien maître risées par les entreprises, les diries gents s’intéressent aux dés panses de leurs sosies étés qui peuvent re prés hanter selon les sectes heures d’activité entre 40% et 70% des coups tôt aux de l’hante reprise : tout gain a des con séquences sur le rhésus tat fine an scier de celle-ci.

Las shutter intervient pour au petit miser le pris d’hache A.

Il y a deux grands types d’acheteurs :

Raymond et Robert.

MAis ne parlons pas queue deux. Île y as haut scie :

Les acheteurs en pro duc scions : mat hier premières ou pro du huit semi finis.

Les achats hors pro duc scions : serre vis, frais gênés rots comme les fours ni tures de bu rots.

Pourquoi cet article ?

Oui, cher lecteurounet, vous vous demandez certainement pourquoi je vous inflige ce traitement… Et je vous répondrai qu’il y a deux raisons essentielles à cela :

La première : J’aime bien me faire mousser en montrant que je suis méga bonne ! En jeu de mots ! Tout étant relatif, comparée à une grue cendrée, je suis méga bonne. C’est sûr que comparé à Raymond Devos ou Loana, il y a encore du boulot !

La deuxième : C’est par vengeance pour les commerciaux qui ne savent pas taper un devis ou écrire un mail sans faire de bourdes énormes.

Même si je n’en suis pas à ma faute d’étourderie d’essai, je me fâche tout scrogneugneu, gros z’yeux, tout rouge, quand un devis arrive blindé de photes.

J’exagère ? Allez, je balance le best of de mes perles : Cahiet des charges, devi, échèle, et j’en passe.

Alors comme en ce moment je passe ma vie au travail et que je ne prends plus le temps d’écrire sur mon très cher ami lebocaldupoisson, il faut bien que je me venge un peu…

C’est de bonne guerre !

 
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Publié par le 12 juin 2011 dans C'est dans la tête

 

Carte postale de la Terre

Une capsule Terrienne vient d’être trouvée par une civilisation extra terrestre. Un archéologue “local” tente une analyse. Voici ses conclusions :

“Faites demi-tour, fuyez tant qu’il est temps”, cela ressemble à s’y méprendre à un avertissement. Cette navette est si vétuste et démodée. Il semble que cette petite poussière dans l’univers et que l’on appelle “Terre” tente une évolution. Il est question dans ces écrits intitulés « Déclaration des droits de l’homme » de liberté, d’équité et d’entraide entre les Hommes. Mais qu’est ce que l’Homme ? Le principal occupant de la planète, un occupant parmi tant d’autre ou pire : un occupant parmi tant d’autres qui se pense le principal occupant et agit en conséquence, détruisant et saccageant en un siècle ce que leur Terre si généreuse a passé des millions d’années à lui offrir ?

Il parvient à créer des voitures, qui sont, selon toute vraisemblance, la pointe de leur technologie avec l’informatique et la biologie, mais, en parallèle, le racisme y est si fort qu’ils préfèrent laisser dépérir leur voisin pour s’assurer de rester le plus puissant.

Consommer, c’est le principal objet de la vie du plus grand nombre d’Hommes.

Mais les Hommes comme ils s’appellent eux-mêmes n’ont une vision qu’à court terme qui mettra en danger leur civilisation entière.

Ceux d’entre eux qui n’auront pas participé à cet effort de sape collectif se verront dépouillés de leur habitat naturel au profit des  « puissants ».

Et contre toute attente, les plus forts d’entre eux, ceux qui connaissent la nature, vivent en la respectant et en la connaissant, ceux qui ont fait que, de générations en générations, les gènes se sont transmis et avec eux le savoir et la sagesse, sont maintenant devenus les plus vulnérables.

Les Bushmen, les indiens, tous ces Hommes qui vivent au plus proche de l’essence même de la vie, sont à la merci des puissants destructeurs.

Les Hommes nommés Mayas le savaient, ils nous ont envoyé des messages d’avertissement, il y a quelques années lumières de cela.

Faites demi-tour, fuyez et vite tant qu’il est temps… Qu’ils sont drôles ces Hommes, de croire que nous pourrions nous inquiéter, nous, de leur sort, quand eux sont incapables de le faire pour eux-mêmes…

 
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Publié par le 9 juin 2011 dans C'est dans la tête

 

Tout est une question… d’éducation ?

Galayelle vivait entourée des siens dans un petit village à l’orée de la forêt. Elle se nourrissait de ce que lui offrait la nature et cela pouvait parfois lui réserver de mauvais tours. Cela dit, elle faisait rarement deux fois la même erreur.

La première fois, elle avait 6 ans, elle avait trouvé de petites graines rouges sur un buisson qui jouxtait sa maison. Elle s’étonna tout d’abord de n’avoir jamais vu quiconque en consommer au village. Sa mère, la voyant scruter le butin, lui interdit d’y goûter. Mais à peine le dos tourné, elle mit la petite boule rouge sur sa langue. Ce n’était pas piquant, elle la croqua. Ce n’était pas acide, elle la mâchouilla. Ce n’était pas amer, elle l’avala. C’était allergène… Elle passa deux jours à se gratter.

Galayelle avait 16 ans, elle revenait du feu de camp organisé par les enfants de son âge et avait bravé un interdit : elle avait fumé le tabac des Dieux. Celui réservé aux cérémonies et que fumait le grand prêtre pour parler aux esprits. Pour une fois, ce ne sont pas ses parents qui l’ont remise dans le droit chemin, mais l’esprit de sa grand-mère, particulièrement fâchée devant tant d’immaturité.

Galayelle avait 20 ans, elle parcourait les clairières, le vent dans les cheveux sur le dos de sa jument. Elle dépassait les villageois avec leurs carrioles et leurs ânes de bat. Elle doublait inconsidérément et galopait à une vitesse folle quand, sorti de nulle part, un enfant de berger traversa, un agneau dans les bras. Elle n’eut pas le temps de freiner sa jument. Elle perdit de l’adhérence et le choc fut d’une rare violence. Elle perdit dans la bataille sa jument que les assurances ne lui rembourseront pas et le petit berger eut droit à une attelle pendant 6 mois.

Galayelle avait 25 ans, elle défiait la nature en fricotant avec un jeune homme de la forêt voisine. Ils grimpaient aux arbres pour s’isoler et se faisaient des lits de feuilles tendres. Mais un jour vint où le jeune homme ne su retenir ses mots et la jeune Galayelle comprit, neuf mois plus tard, que cette bourde là, elle n’était pas prête de l’oublier.

Galayelle avait 31 ans quand sa fille, en sortant du village se pencha sur un buissonet et admira longuement les petites boules rouges qui le recouvraient. Elle pensa tout d’abord lui interdire sa consommation puis elle se ravisa en repassant, à la vitesse de l’éclair, sa vie dans sa tête.

Elle se pencha à son tour et observa avec sa petite. ” Ces boules ont l’air bonnes n’est ce pas ? Tu voudrais y goûter ? Oui, je n’en doutais. Et bien si tu tiens à le faire, il y a quelque chose que tu dois savoir…”

Elle lui conta son expérience et fit confiance au libre arbitre. Se disant qu’ainsi, elle lui éviterait de faire des sottises et que cela la responsabiliserait.

Jamais la fille de Galayelle ne sut quel goût avaient ces petites boules rouges. Mais Galayelle fut grand-mère 10 ans plus tard.

PS : Cet article est dédié à ma maman parce que quelle que soit l’éducation qu’on file à nos moufflets, ils trouveront toujours un moyen de faire une connerie…

PS 2 : Pas d’inquiétude, je n’ai rien à vous annoncer !

PS3 : Les boules rouges en bas de la tour… Elles sont pas bonnes !

 
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Publié par le 6 juin 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Vue de la terrasse du bar

Elle venait de passer, droite et fière, dans une apparente veste chic. A son regard perdu dans le vide on l’eut dit pleine de projets. A sa veste défraichie en réalité, on devinait qu’elle était sans le sou. Ses projets ne sont encore que des rêves, elle n’a que vingt ans.

Elle marche avec son fils, elle a le teint brûlé par un soleil artificiel à 10 euros la séance. Elle porte un son coude un sac Gucci vraisemblablement acheté sur un marché aux contrefaçons, au cours de ses dernières vacances d’été organisées par le CE de sa société. Elle pense à sa prochaine manucure et n’écoute pas son ado qui lui explique que le collège c’est nul et reste pendu aux lèvres de sa mère en attente d’une remarque.

Elle traverse la rue et interpelle le jeune homme qui venait en sens inverse. Elle lui sourit, il regarde sa montre. Elle a envie de lui proposer un café, il a envie de lui proposer de se voir… Une autre fois.

Elle passe droite et élégante dans sa veste au premier abord quelconque. Un sourire serein plaqué sur les lèvres elle porte son âge avec grâce. Son regard se pose avec tendresse sur les gens, sa vie est accomplie, elle a tout au plus soixante ans.

Il sort son ordinateur à la table d’à coté dans le bar. Il travaille sur des cellules quand je travaille les lignes au kilomètre.

Elle est beaucoup trop « forte » comme dit la bienséance et porte un t-shirt rose saumon déformé par trop de lavages. Son conjoint le lit dans le regard des passants et la précède, tête baissée avec l’air de dire « Elle n’est pas à moi celle-ci, elle me suit depuis tout à l’heure, je ne la connais pas ! ».

Ils marchent côte à côte, ces deux garçons au polo rose fuschia. Ils ont l’air complice et ce n’est qu’au moment où leurs hanches dépassent les têtes des clients de la terrasse du bar dans mon champ de vision que je comprends une telle folie dans le choix des couleurs. Leur taille est cerclée d’un tablier aux couleurs et logo du restaurant où ils officient.

Elle a l’air sombre malgré ses yeux bleus d’eau. Elle cache sa bouche pulpeuse derrière des lèvres pincées.

Elle a des allures de mannequin russe. Ses cheveux flottent dans le vent et autour d’elle les tables disparaissent pour laisser place à des flashs qui crépitent et un public attentif à la dernière excentricité du créateur. Elle a le regard des pros, celui qui va droit à l’horizon, sans se laisser perturber par les turbulences du monde extérieur.

Il a le regard de l’homme qui doute de lui, il a un bon poste mais sa valisette ne lui permet pas d’avoir l’étoffe du chef. Son regard se pose sur les femmes avec toute la cause du désespoir. Il n’est pas à la hauteur se dit-il depuis sa plus tendre jeunesse.

Il est à l’âge où le temps passe aussi vite que ses pas. Au ralenti, fatigué et faible. Il n’attend rien de personne. Il ère seul et sans but mais il a la résignation des 96 ans de son pauvre squelette.

Ils se promènent en groupe, ils ont l’assurance des jeunes que rien n’impressionne et qui le revendiquent. La casquette à l’envers et le bandana sont leurs signes de ralliement. Ils jouent les caïds mais ont la tête de ceux dont on se rend compte à la fin du film qu’en fait, c’étaient des gentils.

Il a la tête des musicos qu’on voit dans les festivals, la barbe mal taillée et la boucle à l’oreille. Il est petit et frêle mais il ne faut pas se fier à son apparente faiblesse il est ceinture noire de karaté.

Ils ont ce bonheur plaqué sur le visage de ceux qui ont tout traversé. Leurs cheveux blancs s’accordent à la perfection, tout comme leurs vies et leurs attentes. Ils marchent main dans la main et cœur contre cœur.

Elle a les seins refaits et le haut de son jogging rose fuchsia… Oh non, je ne peux, pas ! Les vieux, les mioches, les grands, les glands, les moches, les bombes… Passe. Mais les poufs, je ne peux pas !

Je finis mon café et je prends congé.

 
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Publié par le 3 juin 2011 dans C'est dans la fête

 

Le Portrait

Le portrait, exercice de style ou style d’exercice ?

S’il est porté sur le trait, le portrait peut être un visage, mais envisageons la chose différemment :

Si le portrait est une figure, en traits il devient un dessin ou une œuvre.

Mais si le portrait est une figure, de style, il est alors tracé par des lettres.

Le crayon qui va dessiner ce portrait peut être explicite ou implicite.

Explicite : Par des traits et des dégradés, tracés sur une page blanche, il vous présentera l’image sous sa forme la plus directe.

Implicite : Par des lettres et des mots glissés sur une page quadrillée il vous laissera imaginer ce que bon vous semble.

En définitive un portrait est la représentation visuelle ou mentale que l’on a d’un visage me direz vous.

Oui, mais tout est affaire de lecture. Car si je vous dis « portrait » et que je me contente de vous dicter très lentement ce mot alors que vous n’avez pas vu le mot écrit, vous pouvez tout aussi bien entendre « port très » « porc trait » « porte raie »… et alors votre esprit fera la gymnastique d’adapter les images et les mots qu’il vous évoque.

Aussi vous pourrez faire le portrait du port du Havre :

Le Havre : Port trait d’union entre deux rives de continents. Port très développé et à la pointe du progrès. Porte réunissant les économies mondiales.

Alors le portrait, style d’exercice particulièrement difficile, et exercice de style pratiquement infini.

 
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Publié par le 31 mai 2011 dans C'est dans la tête

 

Une journée de rêve 2 # J’en perds le reflet

Comme je suis quelqu’un d’obéissant, surtout quand il s’agit de se faire plaisir, je suis à la lettre le planning établi par le panier magique, apparu ce matin devant ma porte.

Je commence par savourer les croissants, le pain croustillant et les fruits frais.

Je me plonge dans l’eau chaude du bain avec délice et je ferme les paupières. Je m’évade dans le monde des songes.

Et quand arrive la fin de ma délicieuse torture de massage, il est temps de me vêtir et de quitter mon nid douillet.

Mon enveloppe en poche, je décolle.

GPS « On », je me dirige vers mon fabuleux destin d’à méli-mélo. Il n’y a étrangement personne dans les rues, tout est calme. Je trouve une place libre, je parque mon chariot à vapeur.

Je suis dans la rue, je trottine. Trop vite pour faire attention à ce jeune homme qui vient de me toiser, pas assez vite pour manquer le lieu de rendez-vous.

En passant précipitamment devant la devanture d’un coiffeur, je fais volte face, je déchiffre péniblement le nom en lettres argentées. Ma vue est brouillée d’avoir fourni un effort inhabituel : celui de courir sur au moins 200 mètres !

« Bel’Art Coiffure », c’est bien ici. Je vérifie machinalement l’heure, 10h27. Pile à temps. Alors allons demander cette Sophie.

« Bongour, vais rendez-vous avec Fophie Favier… » Dis-je en faisant une entrée triomphale.

Non, je plaisante ! Je suis rarement très assurée dans les endroits ou chaque femme que je croise ressemble à une gravure de mode.

C’est la coiffeuse elle-même qui vient à ma rencontre. Elle me demande si je suis bien celle qu’elle croit que je suis et si j’ai une enveloppe à lui remettre.

Je réponds deux fois par l’affirmative et lui tends le morceau de papier soigneusement cacheté. Elle l’ouvre et en sort trois morceaux de papier. Dont un qui semble être une photo découpée dans un magasine.

On passe au bac comme elle dit. Je suis bercée par le massage qu’elle me fait en guise de shampoing et manque de m’assoupir.

Elle me traine dans un état cotonneux vers le seul fauteuil qui n’est pas doté d’un miroir… L’idée ne me plait pas du tout ! Mais elle me rassure, on ne va qu’ébouter… Pas de coupe franche, pas d’inquiétude !

Soit ! Je me laisse faire, je lui précise toutefois que je la retrouverai, elle et toute sa famille et que je bombarderai leurs portes d’œufs crus si elle me loupe… A bonne entendeuse…

Et contre toute attente, au lieu de ressortir avec un brushing en bonne et due forme, je finis avec un superbe chignon façon sauvageonne. Mon chignon préféré de toute la vie ! Du moins c’est l’image que je m’en fais au toucher.

J’ai des petites mèches dans les yeux et dans le cou, une fleur au sommet du crane, juste un peu décalé sur la droite pour … Ben pour que ça n’ait pas l’air trop con en fait !

Je m’apprête à prendre congé de ma tortionnaire de cheveux, pas si méchante que cela au final. Mais avant de quitter le salon, elle me donne le troisième papier qui se trouvait dans l’enveloppe.

Drôlement bien ficelé ce marathon les filles, me dis-je intérieurement.

Je sors dans la rue, fière comme petite libellule ! Je virevolte, mirant mon reflet tout neuf dans les vitrines des magasins alentours. Ce n’est pas par mégalomanie, mais qui n’a jamais admiré sa coupe toute fraiche pendant au moins dix minutes après être sorti de chez le rase tifs ? Avec ce petit détail en plus que moi, je ne sais pas exactement quelle tête j’ai faute de miroir.

J’en oublie presque le papier que Fophie vient de me remettre. Je l’ouvre et je lis, écrit en lettre découpées dans du papier journal, comme dans les films de détectives :

« Traverse la rue, et longue la devanture rose. Tu trouveras une grille en fer forgé. A l’interphone, sonne au N°3 et suis les indications. »

De plus en plus étrange. Je déclenche le carillon et une voix de femme (ouf !) me dit de montrer au premier étage et de patienter dans le hall d’entrée.

Je m’exécute et me retrouve dans un superbe appartement, style ancien mêlé de modernisme. Une douce odeur d’huiles essentielles, agréable sans être entêtante me berce les narines.

Je mets à profit mon attente pour admirer les œuvres graphiques qui recouvrent les murs. Mélange de peinture et de photographie. Corps sensuels et entremêlés plus ou moins abstraits.

Je me perds en contemplation quand une jeune femme entre qui me fait sursauter.

Elle porte un tailleur jupe blanc près du corps. Ses fins cheveux blonds sont tirés en queue de cheval très stricte. Elle a le visage doux mais peu expressif. Son maquillage est irréprochable.

Si vous voulez bien me suivre ? Me murmure-t-elle en disparaissant derrière un lourd rideau de velours prune.

 
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Publié par le 10 mai 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai la tête qui éclate…

Et je m’éclate !

Bon, c’est moche mais ça vient d’une bagarre entre mes deux neurones, alors je n’ai pas pris le risque de mettre mon doigt en eux… Trop dangereux !

 
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Publié par le 8 mai 2011 dans Gribouillages

 

La vie à 5 #8 – De l’arche de Noë à la maison des sept naines

Vous avez donc une vision de l’intérieur du Bocal pour ses principales résidentes, alors laissez moi vous présenter maintenant ses environs et celles et ceux qui font que le Bocal est ce qu’il est, parce que nous le valons bien.

Le Bocal a vu son environnement évoluer de mois en mois et un microcosme de copines s’est formé. Il s’est solidarisé et solidifié, comme des petits coquillages sur un rocher en pleine mer.

Contre vents et marées, les Bocalitas, ont su se créer leur univers bien à elles.

Entre les salsas, les sorties en boite, les journées playa, le surf sur le Net à la recherche de la perle rare, en passant par les visites de musées… Enfin une seule fois, parce qu’on était bourrées, qu’on avait des entrées gratuites et que le videur plaisait à la majorité unanime.

Loin de moi l’envie de nous faire passer pour des nymphomanes, alcooliques, qui n’ont aucun avenir et finiront dans la déchéance la plus totale, ou pire, droguées joueuses de poker invertébrées.

Mais l’idée est là, on est super culturées pour le boulot, on a toutes un vrai métier avec des vraies grosses responsabilités, de vrais chefs sur le dos, qui nous donnent de vrais objectifs…

Mais quand on sort du travail, nous ne sommes plus rémunérées et laissons toute forme de cervelle, sens de logique ou de droiture au placard pour devenir de parfaites City Girls PoWaa avec leurs qualités, mais surtout leurs défauts !

Parce que la vie, ce n’est pas gaufrette et qu’il faut bien se lâcher de temps en temps !

Alors avec les Bocalitas, on danse le Toupidou à tout va et on passe de nombreuses bonnes soirées.

Nombreuses ? Oui, je pense qu’on peut dire ça. Petites statistiques de l’année 2010 :

La vie dans le Bocal fleurait bon la fiesta, la vanille diluée dans le rhum et le genfoutisme doublé d’un ordre et d’une précision dans le rangement à faire pâlir de jalousie les nanas d’une bien célèbre émission de nettoyage, d’une bien célèbre chaine télévisée dont je ne citerai pas le nom.

A raison :

  • d’une soirée tous les 4 jours (soient 82 noubas)
  • d’une moyenne de 5 invités par soirée (soient 10 pieds)
  •  d’un rendez vous galant tous les quinze jours (Soient…heu au moins tout ça de câlins et autres pirouettes !). Je précise que c’est une moyenne en jours de passage, pas en heures et pondéré sur les 23 dernières années avec un rabais au prorata de 5,7% par rapport au taux d’inflation du prix de la boite de capotes. Alors ne cherchez pas à calculer le nombre de partenaire que j’ai pu avoir au cours de ce dernier quart de siècle, il vous manquerait une donnée importante pour résoudre cette complexe équation, c’est ma pointure. Et loin de moi l’idée de vous balancer que je chauffe du 40. Oups ! Je suis démasquée !
  • d’un quart de litre… Bon OK, de quatre litres d’alcool par convive et par soirée…

Cela nous donne un total de 3987 éclats de rires, 56 cuites, 3 comas éthyliques, 6 384 123 parties de jambes en l’air (Oui, je sais je sais !… Vous êtes jaloux mais on en fait des trucs sous l’emprise de l’alcool !), 27 discussions sérieuses, 25 films vus et 76 revus, un projet très sérieux et une proposition de collocation, très sérieuse elle aussi.

Oui, un projet et une proposition. Que c’est terre à terre. Mais vous allez voir bien tôt que pour cette proposition, il va falloir accepter de s’envoyer en l’air !

Soyez patient jeune murloc, le temps viendra bientôt où vous saurez tout, tout, tout vous saurez tout sur le projet !

 
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Publié par le 4 mai 2011 dans C'est dans l'appart

 

La vie à 5 #7 – Ratatouille d’animaux de compagnie !

Suite à l’épisode « Oh mon dieu, y’a un chat dans l’salon », Cléo a décidé de faire la grève de toute forme de complicité avec sa copine de Bocal, c’est-à-dire moi.

Depuis l’arrivée de Kiwi, elle reste prostrée dans son coin, ne cricrite plus, ne pfffppffffte plus, ne se cache plus dans mes habits, ne fait plus pipi sur mes épaules. Sa vie est devenue bien morose.

Je décide donc de prendre le taureau par les cornes et le rat par la queue. Je me rends dans l’animalerie où j’ai acheté ma petite compagne et je lui trouve une copine.

Celle-ci sera rousse, parce qu’il faut arrêter avec les clichés selon lesquels, les roux ça sent mauvais, patati, patata… C’est faux ! Un rat, ça ne sent pas mauvais, si la cage est nettoyée régulièrement !

Mais le choix est difficile car je ne peux en sauver qu’une d’une mort certaine, engloutie par un reptile.

Quoique, tout bien considéré, le choix est en définitive vite fait : je ne veux pas en faire un élevage, j’ai déjà une femelle, alors c’est un peu comme jouer à « Qui suis-je » pour ceux qui connaissent et qui comme moi, avaient plus de 6 ans en 1990.

Ce n’est donc pas un mâle.

Elle est bicolore

Elle a des poils courts

Elle est encore en vie

Elle a des moustaches

Elle ne porte pas de lunettes

Elle a une longue queue

Elle ne mord pas

Ce sera donc toi, petite coquine, planquée sous tes petits camarades !

Et comme j’ai déjà Cléo et Kiwi à la maison et que j’aime bien la règle des trois « C » (café, cloppe caca… Bien que depuis trois ans que je ne fume plus, c’est plutôt café-caramel, caca), et bien ce sera Cookie !

Emballez-moi ça dans une petite boite avec des trous, et s’il y en a 34 grammes de plus, laissez-les. A quatre euros la bête, on ne va pas chipoter.

Une fois rentrée dans le Bocal, je démoule la boite de carton dans la caisse de Cléo et j’observe le comportement des deux protagonistes.

Mais là, horreur ! La pauvre ratoune a eu la queue cassée pendant le transport ! Je panique, m’interroge, remets en doute ma capacité à être une bonne mère pour cette petite, m’apprête à aller me dénoncer à la police pour mauvais traitements…

Quand tout à coup, l’illumination ! Je regarde attentivement les photos que j’ai faites d’elle dans l’animalerie et je vois un petit angle à 75° au bout de sa queue. Je ne suis donc pas une mauvaise propriétaire, elle était déjà toute abîmée avant que je ne la prenne.

Promis Cookie, je ne ferai pas marcher la garantie, je t’ai, je te garde !

Enfin si tu veux bien rester… Parce que Cléo a l’air bien décidée à tester ta patience et ta capacité à te laisser dominer. Alors tu vas avoir une autre ratte sur le dos pendant encore quelques jours.

Au sens littéral du terme.

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées à trois gonzesses dans le Bocal.

 
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Publié par le 30 avril 2011 dans C'est dans l'appart

 

La vie à 5 #6 – Trop de la chatte !

Je suis vulgaire ? Non, pas du tout, c’est ce que j’ai trouvé de mieux comme introduction à l’introduction d’un nouveau petit porteur de poils dans mon chez moi. Et plus précisément une nouvelle porteuse puisque cette fois encore ce sera une femelle. Mais ça, je ne le sais pas encore.

Alors ne brûlons pas les étapes, ni les pucelles sur des bûchers : nous sommes en mai et je viens d’emménager. Ma ratte est ma meilleure amie du monde entier des animaux, mais je voudrais avoir un deuxième son de cloche pour prendre les décisions les plus importantes, comme :

-    Quelle marque de croquettes dois-je acheter ?

-    La litière végétale est elle plus douce pour les coussinets ?

-    Oui, mais la litière en calcaire sent-elle vraiment moins fort ?

-    Les rideaux, c’est mieux en bleu ou en orange ?

-    On regarde quoi ce soir à la télé ?

-    Et si Sarkozy était deux fois plus grand, est ce qu’on l’appellerait Sakozyzy ?

-    Si Mimi Matty et Zidane font des enfants, est ce qu’ils seront champions de baby foot ?

Je dois un copy right pour la dernière, elle n’est pas de moi, mais elle me fait bien rire alors je la laisse, quitte à devoir affronter des hordes d’avocats enragés.

Pour avoir une vision plus élargie des choses, j’ai opté pour l’autre bout de la chaine alimentaire.

Donc après l’animal craintif qui se fait bouffer à coup sûr, sauf dans les Walt Disney où les chats sont vraiment trop cons ou trop fleur bleue, et bien je vais prendre un chat pour vérifier si les dessins animés, c’est la vérité vraie ou si c’est juste pour ne pas faire chialer les gamins.

Si ma ratte se fait bouffer, j’entame une procédure contre la firme qui produit ces documentaires mensongers.

Si ma ratte survit à l’épreuve, j’achète l’intégralité des dessins animés où on trouve des matous copains avec des souris pour aider à sponsoriser ces chefs d’œuvres si réalistes.

L’ironie du sort a voulu que la portée de chatons parmi laquelle mon futur adopté devait se trouver, ait été entièrement décimée par un renard affamé.

Le drame de la savane et de la jungle à porté de notre porte. Digne d’un documentaire de la cinquième chaine télévisée du poste… Mais en beaucoup plus triste, parce que, pour une fois, ce n’est pas une conne d’antilope qui se fait bouffer par un lion patachon. Non, mais un con de chaton qui se fait becter par un animal qui, s’il était passé sous les roues d’une voiture, comme il est censé le faire s’il respecte son rôle dans la nature, ne m’aurait pas gâché le plaisir d’avoir un petit minou a dompter.

Dois-je en déduire qu’il faut que je remonte un peu plus dans la chaine alimentaire et que je devienne maître renard ?

J’hésite. Mais je décide finalement de ne pas changer de cap. La mort dans l’âme, je me remets en quête de mon futur colocataire poilu.

Je cherche sur le net et je vois défiler des pages et des pages de minouchoux, tous plus craquants sous la dent les uns que les autres.

Et là… Je la vois ! Cette petite boule de poils blanche avec le bout des pattes et de la queue tout gris. « Petite chatonne blanche cherche famille aimante » dit l’annonce… Si elle ne me bouffe pas les arpions dès le réveil et qu’elle ne fait pas ses griffes sur mon canapé, il n’y a pas de raison pour que je ne l’étripe adore pas !

J’appelle. La dame me dit « Vous passez la voir alors ? », ce à quoi je réponds, sans l’ombre d’une hésitation « Non, je passe la prendre, elle est dores et déjà adoptée ! »

Et j’ai su, en la prenant la toute première fois dans mes bras, que c’était elle, que c’était moi, que c’étaient nous…

Comment j’ai su ? À peine en mains elle a commencé à se débattre, a tenté de sauter à maintes reprises, m’a arraché l’avant bras à coup de griffes, a commencé à mâchouiller ma veste en simili cuir, a miaulé tant qu’elle a pu tout le trajet du retour, a tenté de s’échapper, a fuir à mon approche.

Et moi j’aime les indépendants, qui ont du caractère, avec qui rien n’est jamais acquis, et qui me font ramer pour montrer leurs sentiments. Oui, comme les garçons oui !

Et finalement, une fois arrivée devant chez moi, le moteur de ma voiture arrêté, elle s’est couchée, roulée en boule sur mes genoux et a commencé à ronronner…

En quatre secondes et demie, nous étions sur la même longueur d’ondes elle et moi.

Mais son nom… Comment pourrais-je l’appeler ? Facile ! « T’es tout p’tit, t’es tout Kiwi ! » et « t’es tel’ment p’tit qu’tu touches pas par terre » Ok ! Ce sera Kiwi !

C’est une femelle, je sais et alors ? Elle s’en contrefout, elle ne sait pas ce qu’est un kiwi et encore moins la différence entre féminin et masculin. Quand à un nom, je l’aurais appelé Carlos qu’elle n’aurait pas cherché à comprendre alors qu’il en soit ainsi Amenluïa !

Voici donc Kiwi arrivée dans le Bocal, et aussitôt présentée à Cléo, qui n’a pas des masses d’humour en ce qui concerne les félins. Elle n’a apprécié que moyennement la présence de la nouvelle arrivante. Même si, pour le moment, elles font presque la même taille.

J’ai comme l’impression qu’elle se doute que leur relation est impossible… Les Roméo et Juliette de la papille et de l’appétit… Malgré tous mes efforts pour les rapprocher, il y aura toujours un obstacle à leur amour…

La faim du chat.

 
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Publié par le 27 avril 2011 dans C'est dans l'appart

 

La création du maître

Et le coloriage de moi!

 
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Publié par le 24 avril 2011 dans Gribouillages

 

Tête de truc…

 
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Publié par le 22 avril 2011 dans Gribouillages

 

Un p’tit bonhomme…

Enfin une petite bonne femme plutôt!

N’est moi qu’à fait!

 
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Publié par le 20 avril 2011 dans Gribouillages

 

Des petits gribouillages, m’dame! #2 Vous mordez à l’hameçon?

Voilà, j’arrive comme ça, la fleur à la bouche, et vous, vous mordez à l’hameçon…. Mouahahahaha, allez, je vais aller m’occuper de mes points noirs!

 
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Publié par le 18 avril 2011 dans Gribouillages

 

Des petits gribouillages, m’dame! #1 Bon pied, bon oeil


Je tiens tout d’abord à vous dire : Tiens, vous êtes là ? Mais asseyez vous et lisez mon petit, faites vous plaisir ! En plus il y a plein de pages, ce serait dommage de ne pas en profiter !

Mais je dois cependant vous avouer que je m’inquiète un peu du qu’en dira t’on. Et comme je n’ai pas posté depuis quelques jours, vous allez croire que j’ai été :

Emprisonnée pour avoir dépassé le seuil limite de débilité sur un blog,

Internée en hôpital psychiatrique parce qu’il y a enfin quelqu’un qui s’est rendu compte que ça ne tournait pas bien rond là haut,

Mise sous cellophane pour me faire une bonne blague,

Retenue de force au boulot alors qu’il était 19h28 et que je voulais rentrer à ma maison,

Retenue en otage par une maman chat et ses trois petits que je dévore, du regard bien sûr, je ne veux pas d’embrouille avec la SPA ! Et puis je n’ai plus de sauce Samouraï, il faut que j’en rachète…

Obligée de me promener toute la journée en moto sous prétexte qu’il fait beau,

Changée en grenouille en attendant qu’un prince charmant ne vienne me rouler une galoche?

Que nenni mon bon lecteur, la cause de votre grande solitude intellectuelle du moment est tout simplement que je fais du gra-bou-illage!

Oui, vous savez des petits traits les uns à coté des autres, plus ou moins espacées, et puis comme je suis une coquine et que je n’aime pas la monotonie et bien des fois j’appuie fort et, des fois, j’appuie pas fort sur le crayon, ou le stylo bille, selon ce qui me tombe sous la main !

Je vous vois du bite à tif, alors voilà, pour les sept piques, la preuve en image.

Et puis je vous en mettrai un par jour, le temps d’écrire d’autres articles en parallèle.

Alors, l’oeil en amuse bouche…

 
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Publié par le 16 avril 2011 dans Gribouillages

 

La vie à 5 #5 – La première boule de poils… très ratée

Première arrivée, première servie : la ratte

L’arrivée

Après avoir analysé tous les sites internet qui parlent des us et coutumes des rongeurs à longue queue, je me suis mise en recherche de LA future colocataire de bocal à quatre pattes.

Mais comme je suis quelqu’un de superficiel, je ne l’ai choisi que pour le physique, comme les garçons !

Elle avait les yeux qui pétillent dans sa petite cage. Comme les garçons !

Elle me faisait comprendre qu’elle aimerait bien être adoptée dorlotée et couverte de bisous. Comme les garçons !

Elle se lovait dans sa longue queue. Comme les garçons !

Elle ne voulait pas finir dans le ventre d’un serpent ou bouffée par un tigre d’appartement. Comme ma tante Berthe, qui n’a jamais pu voir un reptile en peinture.

Alors quand j’ai vu ses p’tits poils gris et blanc et sa petite moustache, j’ai craqué. Comme avec les garçons !

Et j’ai craqué ! J’ai eu Cléo, un beau bébé de 150 grammes toute mouillée. Et là, le bonheur !

Elle dort avec moi. Ou plus exactement elle mange mes draps, ma couette et tout ce qui recouvre mon lit pendant que moi, par contre, je dors.

Elle est douce comme un slip en satin.

Elle est un peu farouche et quand elle stresse, elle tremblote. D’où son nom… Car ma Clio aussi tremble quand elle est à l’arrêt, au ralenti ou quand je la caresse.

Elle m’accompagne sur les chantiers, il faut la voir escalader l’escabeau de trois mètres comme un singe qui monte aux arbres…

Elle se faufile entre les bacs de rinçage des pinceaux.

Elle se planque dans les placards pas encore accrochés au mur.

Et elle se repose tranquillement sous le meuble de l’évier, pendant qu’on la cherche désespérément.

Cette cachette m’a d’ailleurs beaucoup amusée et j’ai voulu en faire profiter ma copine Ninou, parce que pour faire l’andouille, elle n’est pas la dernière non plus.

Donc fatalement je me suis dit qu’elle se pisserait dessus aussi à voir la bestiole se carapater sous les planches d’aggloméré pour reparaître, deux minutes après, déguisée en berger, suivie et recouverte du troupeau de moutons de poussière qu’elle aura délogé.

Oui, il faut savoir que les proprios d’animaux, c’est aussi con et chiant que les jeunes parents : ça pense que son rejeton est le plus exceptionnel du monde et que « Agagagaaagah », avec trois « A » au milieu et un « H » à la fin et ben, à deux ans, y’a que le leur qui sait le faire…

Le (faux) départ

Et bien moi je suis persuadée que j’ai la seule rate au monde qui participe activement aux aménagements d’intérieur. Et surtout, c’est la plus intelligente parce qu’elle trouve des lieux super rigolo et futés où faire sa marmotte.

Alors nous la regardons entrer dans le trou du meuble. Nous nous marrons.

Nous la regardons longer le fond en contreplaqué. Nous nous esclaffons.

Nous la regardons ressortir par l’autre coté. Nous nous bidonnons.

Nous la regardons passer derrière un énorme tube d’évacuation. Nous nous pissons dessus.

Nous la regardons… Rien faire, parce que là, en fait… Nous ne la voyons plus.

Nous nous rapprochons. Nous scrutons l’angle du mur derrière le tube.

Pas de ratte. Par contre, le trou de cinq centimètres de diamètre, il est bien là, lui.

Nous nous affolons. Nous écoutons.

« Crouic, crouic, crouicccc, pffffpfpffffpfffpff ». Elle est bien dans le mur.

« Scriiit, scrit, scritttt, scritt ». Elle galope le long du mur et semble toute disposée à visiter ses nouveaux locaux.

Et nous : Cléo ? Cléo ?? Reviens Cléo, on a les mêmes à la maison !

Et elle : Allez vous faire cuire un grain de maïs ! J’y suis, j’y reste !

Moi : Ouiiiinnn, elle est partie dans le trou pour toute la viiiiie ! Pis même qu’elle ne reviendra jamaiiiiis…

Ninou : Ben on n’a qu’à tenter de l’appâter avec le peu de bouffe qu’il nous reste de notre dernier repas gastronomique… File-moi un bout de cheeseburger, je vais te la faire sortir moi ta bestiole !

Moi : Mouiiii (snif)… iiiii

Ninou : Pis arrête de chialer, tu mouilles mon genou avec ton nez qui coule ! »

Et Ninou avait raison. La galopine est tombée sous le charme d’une feuille de salade enrobée de sauce à 890kcal au millilitre.

Elle a pointé le bout de son nez. Ninou a chopé tout ce qui dépassait, en l’occurrence une moustache et une patte et a tiré de toute sa patate. Elle a tenu bon et a sorti le rongeur totalement flippé de son trou.

Je vais pouvoir l’aimer pour toute la vie ! Et je n’aurai pas besoin de parler au mur chaque fois que je me sentirai seule, la boule de poils sera là.

Merci Ronald !

 
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Publié par le 13 avril 2011 dans C'est dans l'appart

 

La vie à 5 #4 – Mon appart c’est le plus beau de l’univers !

La décoration

Le moment est venu de penser à investir dans de beaux objets et de belles babioles tant chères qu’encombrantes, inutiles et attrape poussière. Oui, le temps est à l’achat de décorations pour le Bocal.

Et je peux vous dire que je vais me lâcher sur les achats, les allers retours sur les sites internet, dans les magasins spécialisés, sur les sites de vente d’objets d’occasion…

Tout y passe.

La décoration retenue sera celle qui se rapprochera le plus des émissions de télévision qui vous hypnotisent et vous laissent dubitatif, un filet de bave au coin de la bouche, avachi dans votre sofa fraîchement péché dans la boutique de meuble la plus proche.

Je veux mettre dans mon appart tout plein d’objets insolites pour que les gens demandent à quoi ça sert en scrutant l’objet sous tous les angles et pouvoir leur répondre « c’est une glunturbergeur, c’est hollandais et ça servait autrefois à récurer les toilettes ça fait sympa dans le salon non ? ». Pour les voir ensuite le poser au sol avec dégoût.

Ou encore pouvoir répondre « J’en sais rien mais ça fait sympa dans le salon non ? »

Oui, je ne pourrai dire que « ça fait sympa dans le salon non ? » parce que les autres pièces, niveau déco… Comment dire ?

Le bureau, je n’y vais jamais, alors la déco… M’en fout !

La chambre, je n’y vais que pour dormir, une fois les yeux fermés, la déco… M’en fout !

La chambre, quand je n’y dors pas,… La déco… M’en fout !

La salle de bain, je ne l’utilise qu’une fois par mois donc la déco… M’en fout !

Les WC, je n’y vais que quand je me fais un peu chier donc la déco…

Ah si, dans les toilettes, j’ai fait un effort, j’ai mis une toile blanche et une boite de crayons de couleurs pour que chacun puisse poser sa prose en déposant sa pêche.

Le bilan

Je refais mentalement la check list (heu pardon, la liste de vérification) des différents objectifs que je m’étais fixés pour voir si j’ai bien respecté tous mes engagements personnels. C’est parti mon kiki :

L’appart : J’ai !

Les trucs vitaux (eau, électricité, gaz, …) : J’ai !

Les trucs indispensables (lit, frigo, gazinière, micro ondes…) : J’ai !

Les trucs essentiels (canapé, bureau, table basse) :J’ai !

Les trucs pas nécessaires mais qui font bien plaisir (télévision, ordinateur…) : J’ai !

Les trucs qui te coupent de toute forme de vie sociale si tu ne les as pas et qui te bouffent la vie quand tu les as (téléphone, internet…) : J’ai !

Les trucs bien utiles mais dont on se serait bien passé (aspirateur, centrale vapeur…) : J’ai !

Les trucs qui ne servent a rien et auxquels tu ne prêtes même pas attention une fois que tu les as (bougies, cadres, poissons rouges…) : J’ai !

Ah ! J’ai plus… Deux jours de survie pour les poissons rouges, un record ! Paix à leurs âmes !

C’est tout de même un comble pour deux poissons rouges de ne pas avoir réussi à tenir plus de deux jours dans un appartement surnommé le Bocal… Bon, passons !

Les trucs, j’en ai à la pelle et j’en amasse encore des nouveaux chaque jour. Mais il me manque quelque chose et malgré un encombrement sans cesse croissant, le Bocal est bien vide… De vie.

Alors je cherche un copain… Trop volatile.

Je me dis que je pourrais prendre une petite voiture téléguidée… Trop prévisible.

Si je mettais des poissons rouges… Déjà fait, trop mourable.

Bon, tant qu’à rester sur le thème des animaux de compagnie, je me suis penchée sur la question des rats de compagnie.

Et là, j’ai eu la révélation : JE VEUX ÇA !

 
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Publié par le 10 avril 2011 dans C'est dans l'appart

 

LA VIE A 5 #3 – J’achète sur le net

La table basse

Mon premier achat sur le net et ma première prise de risque en achetant un objet d’occasion : ma table basse. Bon, d’un coté, quand je dis « prise de risque », elle est toute relative puisqu’il y a peu de chances pour que je lui découvre un défaut de fonctionnement ou que cette pièce de bois tombe en panne…

Alors je me lance. Et en plus je négocie le tarif ! Pas peur ! En même temps, la bestiole est mise à prix 100€ alors que dans le commerce, elle est à 400€… Mais qui ne tente rien, n’a rien et puis je dois faire de la route pour la récupérer ça coûte cher l’essence. Le prix est finalement fixé à 60€, une aubaine !

Mais le retour a failli me coûter une table, une voiture, un séjour à l’hôpital et une phobie des cervidés. Tout ça à cause d’un petit con de Bambi qui a décidé d’aller se dégourdir les gambettes sur l’autoroute… Comme s’il n’y avait pas d’autres terrains de jeu ? Je ne sais pas moi… Une piste d’atterrissage, un camp d’entrainement militaire, un site d’essais nucléaires…. Tout mais pas ici quoi !

Le meuble de télévision

Ragaillardie par mon premier achat sur la toile, je décide de répéter l’opération. Je cherche la perle des meubles de télévisions. Un coffret, un écrin, une beauté qui sublimera le petit bijou d’écran plat que je vais lui présenter. Et ils pourront se chevaucher à loisir dans mon salon douillet et chaleureux.

Quoi je suis matérialiste ? Pas du tout ! Par contre j’aime ce qui est beau. Et puis j’ai horreur de revenir sur ce que je viens de faire. Alors j’investi sur le long terme. Si je dois acheter un objet, je veux que ce soit durable, donc il vaut mieux qu’il me plaise à fond !

J’ai trouvé ! Je suis comme une pucelle devant un concombre : super enthousiaste à l’idée de pouvoir le faire rentrer chez moi !

Le couple qui vend cette merveille fait preuve d’un goût exquis en matière de décoration. Et il se trouve qu’en plus, monsieur est très tâtasse. Sa hantise de la soirée : que nous abimions avec Ninou le superbe meuble d’un blanc immaculé et dont les portes sont vitrées.

Il préfère encore venir le livrer avec nous pour pouvoir nous aider à le remonter sur place que de passer le restant de ses jours à s’inquiéter du sort qui a pu être réservé à son petit protégé le soir du drame.

Sous le regard médusé de sa petite amie, il a donc soigneusement démonté le précieux objet. Il l’a ensuite délicatement remonté dans le Bocal.

Jamais vente n’a été si bien conclue !

Le frigo

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous réexpliquer la totalité de l’épisode du frigo, il y a un très bon chapitre intitulé « Chroniques d’une livraison de réfrigérateur » qui le fait très bien. Je me contenterai d’une petite séance de rattrapage pour ceux qui n’auraient pas suivi le premier cours !

Je commandé un frigo géant, ils me livrent un appareil abimé. J’attends un mois que le matériel me soit réexpédié, en relançant sans relâche. Comme le réfrigérateur n’est plus en stock, ils me livrent le haut de gamme.

Mais problème : il n’a pas les mêmes dimensions que celui initialement prévu. Et je dois réorganiser toute l’implantation des meubles de ma cuisine.

Raconté comme cela, c’est vachement moins drôle tiens ! Limite déprimant, on croirait un talk show de 14h00 avec des gens qui viennent raconter leur misère à d’autres gens qui se disent « Ah ouais, quand même, c’est pas de bol ! On est bien heureux nous finalement, avec notre frigo qui marche ! On n’est pas obligé de bouffer des pâtes à tous les repas ! »

- Qu’est ce qui vous a le plus marqué durant cette épreuve ?

- Ben, en fait je ne sais pas, la privation d’aliments frais, les moqueries de mes amis, la grave dépression qui s’en est suivi, ma phobie de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un centre d’appel téléphonique…

- Et vous êtes suivie pour cela ?

- Oui, je suis régulièrement suivie dans tout l’appartement par mon chat qui réclame sans cesse des caresses.

- Ce doit être difficile à vivre…

- Oui, une si petite bestiole ! Je ne sais pas lui résister.

- Voilà pour ce témoignage poignant, la semaine prochaine, notre invité nous parlera de son voyage en Normandie du nord et comment il a réussi à survivre malgré les intempéries et les crises politiques qui sèment la discorde parmi les troupeaux de vaches laitières.

Mais tout est bien qui fini bien, vous voici rassuré j’en suis certaine, ma cuisine a enfin obtenu son brevet réfrigération avec une mention très bien pour la taille du congélateur et une mention passable pour l’ergonomie de l’espace.

Mais comme dirait mon ancien chef « On ne peut pas être bon partout ». Ce à quoi il ajoutait en me regardant d’un air désemparé, désespéré et désabusé : « Mais l’essentiel ce serait tout de même d’être bon quelque part… »

J’ai trouvé mon domaine chef ! Ce sera la déco, l’écriture, le dessin et puis un peu aussi les achats parce que bon, après tout, ça reste mon métier !

 
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Publié par le 4 avril 2011 dans C'est dans l'appart

 

La vie à 5 #2 – Je mets des trucs dans mon appart !

L’ameublement

Alors moi je veux, des gros meubles ! Avec des grosses vitres, des grandes cases de rangement, des grands espaces pour poser nos fesses, une énorme télévision, un frigo géant et plein d’autres trucs de taille gigantesque… Oui, je sais que la taille ne fait pas tout mais je préfère assurer le coup plutôt que de regretter de vivre dans une maison de poupée avec que des minis objets.

Et puis comme ça, c’est moi qui ai l’impression d’être une petite poupée, à coté de tous ces objets hors norme !

Je vais peut être parler à mon psy de cette lubie, ça devrait l’occuper trois ou quatre séances… Par contre avant, il faut que je commence à consulter un psy. Bof…

Les meubles sont choisis et soigneusement inventoriés sur mon compte en banque, sur mon listing de trucs à récupérer et les traits sont tracés à la craie, sur le sol, pour que chaque objet sache précisément où aller se poster dès son entrée dans le Bocal !

Les achats

C’est dans ce genre de situation que Ninou et moi pouvons exercer nos talents d’acheteuses hors pair, puisque c’est notre métier, avec en plus une dimension logistique non négligeable. L’éclate !

Alors on négocie tout ce qu’on touche dans les magasins d’ameublement et on chahute le commercial. On lui met la pression, on le laisse réfléchir à sa commission, on le menace d’aller à la concurrence ! On en profite également pour calculer les coûts de revient de locations de camions, le manque à gagner si on passe par une société extérieure… Quoi mon métier est chiant ? Oh, ça va hein !

Non, en plus, je déconne ! Tout ce qu’on veut acheter est déjà en promo, en soldes, en fin de série ou autre raison pour ne pas nous appliquer la moindre réduction. Ah ! Si quand même ! 10% sur ce petit miroir à 20€ ! Hey ! On est des bêtes de la négo ! Tope là Ninou, tope là ! Give me five ! Danse de la victoire !

Les livraisons

Et puis, pour la partie logistique, on chargera tout sur le toit de la Clio ! A quoi ça sert de rouler en vieille bagnole si on ne peut pas se permettre ce genre de bêtises ! Alors on a décidé de charger ce qui devrait, si tout se passe bien, permettre à mes amis d’être assis confortablement dans le salon.

Je dois tout de même avouer qu’on s’est fait de belles frayeurs en rentrant à la maison, surtout quand il a s’agit de remonter le canapé en deux fois. Il était présenté en deux cartons qui prenaient toute la surface du toit. Et avec les deux pauvres sangles que nous avions, on peut dire qu’il ne tenait que par un grand mystère et deux cordes toutes droites.

Ma voiture ressemblait un peu à celles des parents de mes copines qui chaque été descendaient au bled, chargées de trésors pour la famille, avec des bagnoles tortue. Le principe de la bagnole tortue ? Ce qui est plus volumineux, c’est la carapace, pas ce qui tracte en dessous. Alors tant que ça ne déborde pas trop sur les cotés, on charge. Et ça tient… Sur des centaines et des centaines de kilomètres.

Nous n’avons pas l’art du ficelage avec Ninou, mais malgré notre chargement hasardeux, on a réussi !

On a quand même cru, au dernier moment, que le sofa ne passerait pas la porte du salon… On l’a menacé de le découper au lapidaire, et l’intimidation a porté ses fruits, il est rentré comme papa dans maman !

C’est comme le chargement, seule sur le parking du magasin, d’un miroir tellement grand que j’ai dû, pour pouvoir fermer à grand peine le coffre, conduire la tête collée à la fenêtre et l’angle de vue juste au raz du tableau de bord. A fond de train sur l’autoroute !

On n’est pas là pour mégoter nous !

 
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Publié par le 2 avril 2011 dans C'est dans l'appart

 

La vie à 5 #1 – J’ai mon appart !

La remise des clés

Je coule des jours paisibles dans mon appartement depuis un an bientôt. Enfin, « paisibles » n’est peut être pas le terme le plus approprié puisqu’en définitive, il s’en est passées des choses ici, depuis le 10 avril 2010.

Le 10 avril, c’est date à laquelle la correspondante de l’immeuble, après m’avoir fait signer une montagne de paperasse et établi l’état des lieux, m’a remis solennellement les clés en disant « Bon, ben voilà les clés, allez je vous laisse mademoiselle, je suis garée en double file ! ».

Je me suis créé tout un univers dans cet appartement, communément appelé le Bocal, parce que c’est l’antre du Poisson.

Les travaux

J’ai commencé par faire les travaux indispensables à un emménagement en bonne et due forme dans cet espace de vie qui semble avoir été rénové par un groupe de chimpanzés plutôt que par des professionnels du métiers du bâtiment.

Enfin quand je dis je, je précise que c’est surtout Papa Poisson qui a assuré le gros œuvre et les trucs bien casse-tête ! Alors par « je » traduisez Papa Poisson à la maîtrise d’ouvrage et Poisson en ouvrière assidue…

Après un séjour de quinze jours en Tunisie, je ne pouvais qu’être en forme pour jouer du pinceau et de la truelle !

Oui, je sais, c’est cruel d’avoir laissé mon papa travailler d’arrache pied sans moi pendant deux longues semaines, mais pour ma défense, je n’avais posé qu’une seule semaine initialement. Et le destin a voulu que le volcan islandais Eyjafjöll se réveille deux jours après notre arrivée sur le sol Tunisien.

Bonus : j’offre un bonbon à celui qui parvient à prononcer ce mot parfaitement du premier coup !

Avant l’effort, le réconfort

En effet, les autorités ont décidé que c’était interdit de faire décoller ou atterrir des avions à cause du nuage de cendre qui se baladait peinard à la surface du globe. Donc, pas d’autorisation, pas d’avion, pas d’avion, pas de vol, pas de vol, pas de retour, pas de retour, pas de travaux… CQFD !

J’ai été contrainte de rester picoler et bronzer au bord de la piscine, à faire l’andouille avec les animateurs du club, à faire de longues promenades dans les souks… Mai vraiment par obligation, sinon, je serais rentrée, vous pensez bien !

Un séjour en all inclusive pour 350€ la semaine qui se transforme en 2 semaines et ce, sans surcoût… Je ne suis pas folle, j’aurais refusé ! D’autant que le travail devait s’entasser sur mon bureau pendant mon absence…

Mais en l’occurrence, l’absence est justifiée. Avec mot d’excuses dans le carnet de correspondance et tout et tout !

Les travaux cette fois

Tout le sol est recouvert de parquet par les soins de Papa Poisson, et les murs enduits et poncés avec le soutient de Maman Poisson.

Il me reste à faire la peinture… Et là, c’est le drame ! Je suis une bille en décoration, j’ai un goût déjà plus que douteux pour me vêtir, alors, habiller un mur ma bonne dame ! C’est une autre paire de bas en résille !

Mais qu’à cela ne tienne, je vais demander les conseils avisés de Ninou, ma meilleure amie. Et comme elle est très forte en psychologie, elle réussit à me laisser choisir les couleurs que je veux, toute seule, comme une grande, en parfaite autonomie, en me laissant croire qu’elle m’a aidée, alors qu’elle m’a juste laissé m’exprimer et a simplement validé mes choix… Elle est trop forte Ninou !

Quinze bons jours de peinture plus tard, j’ai un Bocal tout neuf, tout coloré, mais tout vide. Prêt à accueillir les folies que mon porte monnaie m’aura permis d’acquérir.

 
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Publié par le 30 mars 2011 dans C'est dans l'appart

 

Poisson fait du sport #8

Les arts martiaux

Première impression : « La classe !!! Je ressemble à Bruce Lee avec ce déguisement ! »

Après 5 minutes : « Ok, ok, m’sieur, je ne redirai pas « déguisement » mais « kimono », mais lâchez ma jambe, je vous en supplie, elle touche mes oreilles, c’est douloureux ! »

Après 10 minutes : « C’est fort ce sport ! Je ne savais pas que je pouvais voler ! Ben oui forcément, sinon, j’aurais appris à atterrir, j’suis pas con ! »

Après 20 minutes : « Ah ben en voilà un bel atterrissage ! Ma première réception ailleurs que sur les dents ! Bon, allez, je file les copains ! Je vais aller passer une radio du coccyx ! »

Analyse de la discipline :

Comme son nom l’indique, c’est un sport qui vient d’une autre planète. Ou plus exactement des sports, parce que ce petit sport tout tranquille et tout calme en apparence, lassé de nous faire seulement péter gentiment les articulations, s’est démultiplié comme des petits pains un jour de grande tablée.

Chacun de ses pratiquants a voulu mettre son grain de sel et son instrument de torture au goût du jour. Vous bénéficiez donc aujourd’hui d’autant d’opportunités et de possibilités de vous faire bien mal, tout en respectant votre adversaire.

Bilan de la course :

Dites vous que, de toutes manières, vue la branlée que votre adversaire vient de vous mettre, énervé ou pas, vous ne changerez rien à votre destin. Qu’en plus c’est contraire aux valeurs et à l’éthique de la machine dans laquelle vous vous êtes coincé les doigts, non content de vous être coincé les orteils dans le tatami.

Alors, soit vous avez commencé tout gamin et vous faites partie des heureux élus qui vont pouvoir faire du feu cet hiver après avoir fait du petit bois de nos ossements.

Soit vous êtes en début de chaîne alimentaire des ceintures, niveau, blanc/transparent, et là, c’est le drame ! Ça vous coûtera une fortune en hosto, ostéo, kiné et tueur à gages.

Préparez votre compte en banque avant de vous lancer, et prenez une bonne mutuelle et assurance vie !

Conclusion

Vous voici parvenu au terme de cette étude très poussée sur un panel de sport presque exhaustif des activités qui peuvent être pratiquées. Vous voyez que je suis de très bonne foi dans ces écrits et que par conséquent on peut en déduire que les médecins, ils sont nuls et ils ne servent à rien en nous recommandant de pratiquer régulièrement une activité sportive ? Ils nous demandent de pratiquer une activité qui est dangereuse et qui…

Mais ? Attendez un peu…

Qui a intérêt à se qu’on se casse quelque chose ? Les médecins !

Qui a un gain financier à nous voir faire du sport ? Les médecins !

Qui va pouvoir exercer son activité encore longtemps si nous continuons de nous blesser ? Les médecins !

Qui nous conseille exagérément de pratiquer une activité qui nuit à notre santé ? Les médecins !

Qui mise sur le fait qu’on est crédules et qu’on les écoutera sagement ? Les médecins !

En conclusion, les médecins sont des êtres malfaisants et manipulateurs, et « faites du sport » c’est juste de la propagande pour sauver cette discipline à l’université… Sans les millions de moutons qui pratiquent une activité sportive sans réfléchir aux conséquences, c’est toute une profession qui disparaîtrait !

Pensez-y ! Et surtout, ne faites plus le moindre geste ou effort, vous ne feriez qu’amplifier leur pouvoir en vous vrillant une vertèbre ou en vous foulant un pouce !

Conclusion 2 L’aveu !

Bon, j’avoue que si je cherche à mettre tous cela sur le dos de nos chers praticiens, c’est surtout que j’ai une sainte horreur de bouger mes fesses et que je suis une feignasse, partisane du moindre effort…

Faute avouée à moitié pardonnée ?

 
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Publié par le 28 mars 2011 dans C'est dans la fête

 

Poisson fait du sport #7

Le bowling

Première impression : « Mate ma boule, c’est pas la plus belle ? Hein ? Qu’est ce que tu en dis ? Rose pailleté, ça tape ! Accordée à mes chaussures en plus, je suis trop fan !»

Après 5 minutes : « Ah, elle est super belle ma boule, mais j’aurais peut-être du tester le poids : elle est vraiment trop lourde, je me décroche le bras en la lançant. Et puis les chaussures glissent à mort. »

Après 10 minutes : « Bon, cette boule, elle est trop belle, trop lourde et les trous sont trop petits pour mes doigts, comment veux-tu que je vise bien ?? Et mes chevilles partent en cacahuète à chaque pas que je fais.»

Après 20 minutes : « C’est super classe l’intérieur d’un camion de pompiers ! Et le petit moniteur là, on dirait le tableau des scores ! J’adore ! Comment va ma boule ? Elle s’en remettra ? Vous m’excuserez auprès du patron pour le plafond, et auprès des autres clients pour la coupure générale de courant. Je suis nouvelle dans la discipline..»

Analyse de la discipline :

Au début, on trouve ça super méga fun : la boule, les super chaussures, la classe dans le mouvement, l’étincelle d’admiration dans l’œil des concurrents quand on fait un Strike. L’étincelle de rire dans l’œil du gamin de la piste d’à coté quand on fait une gouttière.

Je précise que je terme technique « gouttière » ne signifie pas qu’on fait de la réfection de toiture, c’est seulement ce qui arrive quand on vise comme une burne et que la boule sort de la piste pour aller faire du bobsleigh dans les petites voies de récupération sur les cotés.

C’est bien sûr sans compter que vous pouvez aussi décider de lancer votre missile, non pas à l’horizontale, mais à la verticale. Vous pourrez alors admirer ce qui se planque sous le faux plafond.

La précision dans le geste est essentielle pour bien pratiquer le bowling. Il faut réaliser une petite torsion du poignet au moment de lâcher le lest pour que la boule réalise un trajet en arc de cercle qui vous assurera un Strike du plus bel effet.

Le positionnement de votre corps doit être parfait et stabilisé par le positionnement de vos pieds au moment précis du lancer.

Bilan de la course :

La torsion de poignet du plus bel effet c’est traduit par une entorse.

Le décalage des pieds vous a occasionné une luxation des tendons.

La seconde de retard dans le lâcher boulesque vous a permis de connaître l’utilité du trapèze, ce fameux muscle qui permet à votre épaule de rester solidaire de votre corps.

Votre boule et vous resterez à jamais soudés, enfin plus précisément vos doigts, qui sont restés dedans et voyagent actuellement dans les coulisses du jeu.

Mais soyez positif, pour le prix d’une partie, vous aurez droit à une balade en camion de secours, à un beau plâtre que vous pourrez faire dédicacer par l’ensemble du staff du bowling, à une photo avec l’interne qui voudra immortaliser ce cas.

Il y a par contre de fortes chances, au vu des dégâts occasionnés, que les patrons ne vous laissent plus jamais mettre les pieds, même plâtrés, dans le bâtiment.

Toute bonne partie de rigolade à ses effets négatifs…

Le hockey (sur gazon !)

Première impression : « Une cross, une baballe, deux bonnes raisons de se mettre au hockey ! »

Après 5 minutes : « Une cross dans les baballes, une bonne raison de douter de ses motivations à faire du hockey »

Après 10 minutes : « Une cross dans les papattes de l’adversaire, une bonne raison de se faire virer du terrain »

Après 20 minutes : « Une baballe lancée à pleine vitesse dans la tête de l’arbitre, une bonne raison de ne plus jamais pouvoir remettre les pieds sur un terrain… »

Analyse de la discipline :

Au tout début, on hésite, on n’est pas très précis dans les gestes. Les mouvements sont brusques et on est un danger pour les autres autant que pour soi-même.

Il n’y a pas de patrie ou d’équipe qui tienne pour le novice au hockey. Il tire ou il peut, comme il peut, quand il peut. Le newbee est au hockey ce que l’adolescent est au dépucelage.

Mais avec le temps, s’acquiert la sagesse, le geste est plus sur, et on va dégommer de plus en plus précisément nos adversaires.

Plusieurs types d’adversaires, plusieurs tirs possibles :

C’est votre adversaire parce qu’elle est dans l’équipe adverse : visez les jambes, ça la ralentira, vous laissera le temps de récupérer la balle et d’aller marquer.

C’est votre adversaire parce qu’elle lorgne depuis quelque temps sur votre mec : visez les dents, et tirez de toute votre patate. Si la morue a oublié son protège chicots, c’est jackpot ! Et ne vous en faites pas, elle sera hors d’état de nuire quelque temps ! Par contre lorsqu’elle reviendra avec son tout nouveau sourire de porcelaine, vous êtes dans le caca !

Bilan de la course :

Contrairement à ce que je viens de vous décrire, le hockey n’est pas un sport violent où on ne joue que perso. C’est un sport violent où on joue en équipe ! Sachez vous faire épauler dans votre quête de justice !

En plus, on parle de hockey sur gazon mais il faut savoir que vous avez autant de chances de trouver de l’herbe sur le terrain que dans un bassin de piscine municipale ! Alors je cherche un message subliminal, caché par les mayas pour nous donner des indications sur la date de la fin du monde, mais il semblerait que les japonais soient beaucoup plus précis que les mayas… Fin du monde estimée à la date de la prochaine pluie nucléaire.

Oui, je sais que ça n’a aucun rapport avec le hockey, mais il fallait que ça sorte… Voilà.

Et puis on oublie trop souvent de préciser que les meilleures nanas dans le monde de la France au hockey, et bien (ce n’est pas pour me la raconter), mais j’en ai déjà vu en vrai ! Oui !!! J’en connais même personnellement ! Ouep ! Parfaitement !

Je connais personnellement ma sœur qui fait partie de deux équipes d’Elite dans la discipline ! Alors me faites pas chier, elle manie la cross comme personne ! Et elle a le tacle facile…

Mouahahaha !

PS : Je t’aime Piste, tu le sais hein ? Pas taper !

 

 
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Publié par le 26 mars 2011 dans C'est dans la fête

 

Poisson fait du sport #6

Le curling

Première impression : « Oh purée !! Prends des photos mec, je fais du curling !! Mets ça sur Facebook! »

Après 5 minutes : « Oh putain mec, ça fait 5 minutes que je fais du curling, tu filmes, là ? Tu filmes bien, hein ??? »

Après 10 minutes : « Oh man ! Je fais du curling depuis 10 minutes, le panard !! Quand je vais dire ça aux potos, ils ne me croiront jamais ! Heureusement que j’ai mon mur, les photos et la vidéo qui le prouvent !!!”

Après 20 minutes : « Merde mon pote, je viens d’avoir un orgasme ! Le curling, c’est le kiff !! »

Analyse de la discipline :

Les premières sensations sont étranges, ça glisse beaucoup, ça frotte énormément, on y va à tâtons, on ne maîtrise pas encore l’outil et cette petite boule n’est pas très docile contrairement aux apparences ! Mais quoiqu’il en soit, en duo ou en équipe, c’est le pied assuré. Il faut surtout se décontracter, et ne surtout pas se prendre au sérieux, sinon, c’est le fiasco garanti. Passé la première appréhension, car il ne faut pas se voiler la face, on a tous un a priori avant le premier essai, tout se passe très bien. Et après quelques tentatives, c’est le bonheur assuré ! La découverte d’un nouveau monde de délices et de merveilles !

Bilan de la course :

Je m’emballe ? Vous trouvez ? Oh…

La quoi ? La glace ? Le risque de chute ? La honte ?

Mais de quoi vous me parlez monsieur ? De ? « Curling » ??? Ahhhh merde !!! J’avais compris cuni !!! Ah, ben non, alors ! Pas d’analyse, ce sport est nase, rien qu’à le regarder à la télé, on finit par s’endormir (au mieux) et pour les plus fragiles, par se suicider ! Et je n’ai jamais testé le curling.

Et puis voir des mecs se la donner à fond pour passer la brosse à récurer sur une patinoire alors qu’ils refusent catégoriquement de toucher à un balai une fois à la maison, merci bien!

Par contre je reste sur ma première analyse en ce qui concerne…

Bref, sport suivant !

Le cyclisme

Première impression : « Ouahhhh, je suis trop fort ! Sans les petites roulettes, je tiens quand même en équilibre ! »

Après 5 minutes : « Oh, punaise, ça fait un bail que je n’avais pas fait de vélo, je m’épate de ne pas tomber ! Mais le cyclisme, c’est comme le vélo : ça ne s’oublie pas ! »

Après 10 minutes : « C’est sympa de pouvoir profiter de la nature, sans polluer… Par contre, c’est dommage que je sois en plein centre ville et que je me bouffe toute la pollution des automobilistes… »

Après 20 minutes : « Bon alors, ça pique les poumons, ça fait mal aux fesses, j’ai froid, je suis trempée de pluie et de sueur, les voitures veulent jouer aux quilles avec mes mollets… Je crois que je vais rentrer prendre un bain… »

Analyse de la discipline :

Réputé pour être une activité ludique, proche de la nature, économique et en total respect de l’environnement, le cyclisme n’en reste pas moins une activité à haut risque au quotidien.

Sa pratique en ville est réservée à un public expert de l’esquive d’obstacle. Autant vous pouvez vous louper sur un piéton, qui amortira votre chute, autant un camion causera immanquablement votre perte !

Pour les balades plus champêtres, prévoyez le kit de réparation de pneus, la chaîne de rechange, du câble de freins, des litres d’eau, des kilos de nourriture, la tente de camping, le duvet, le téléphone portable, les fusées de détresse… La liste n’est pas exhaustive, mais il vaut mieux prévoir !

C’est sensible ces bêtes là, et ça a une fâcheuse tendance à mourir sans prévenir et au moment ou on le voudrait le moins. En général, sur un trajet de 20 kilomètres, dites vous que la panne vous arrivera au kilomètre 10…. Pour une balade de 50, au kilomètre 25… Bref, au moment où ça vous fait le plus sueur ! C’est comme ça, c’est étudié pour !

Bilan de la course :

Privilégiez les chaussures à semelles compensées aux tongs. Au cas où les freins lâcheraient, vous serez bien content de pouvoir compter sur 5 centimètres de semelle pour vous aider à arriver en bas de la cote sans avoir limé vous pieds jusqu’aux chevilles.

N’oubliez pas de mettre un casque lorsque vous faites du vélo. Attention cependant : ce matériel n’est pas prévu pour vous protéger, il faut en avoir conscience ! Attendez ! Vous avez vu la tronche de ces machins ? Un moindre choc le casse sans problème ! Non, c’est plus pour faciliter le travail des pompiers, qui auront moins d’efforts à fournir pour ramasser les morceaux ainsi rassemblés dans la coque de plastique.

Et puis pour les plus petits pensez à vérifier que les pieds touchent bien par terre à l’arrêt. Cela vous évitera de vous taper la honte au premier feu rouge en tombant lamentablement sur le coté.

 
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Publié par le 24 mars 2011 dans C'est dans la fête

 

Poisson fait du sport #5

Le ping pong

Première impression : « Une table, deux assiettes : un dîner presque parfait. Une table, deux raquettes : un sportif presque parfait »

Après 5 minutes : « Ouh, punaise, elles sont vachement petites tes boules ! Pis les raquettes aussi, je ne peux pas en prendre une de tennis plutôt ? Je préfèrerais…! »

Après 10 minutes : « Mais qui m’a foutu un sport aussi con ! Impossible de viser juste, tu passes tes nerfs sur les raquettes, résultat : tu arraches tout le grip !! »

Après 20 minutes : « L’avantage avec les raquettes sans grip, c’est que ça fait du bon petit bois pour allumer le feu de camp ! On n’aura pas trop progressé en visée mais on va se faire éclater l’estomac à grand renfort de chamallows grillés ! »

Analyse de la discipline : Passée l’excitation du début à l’idée de pouvoir claquer une boule avec une tapette en bois, l’intérêt de ce sport est tout relatif…

D’abord, il est dangereux pour les nerfs fragiles. On s’agace à force de ne pas parvenir à renvoyer la fichue boule de plastique.

Et puis très vite, on a des envies de meurtre ! On en veut à son meilleur ami, qui nous sert présentement d’adversaire. On lui rejette la faute de cet échec cuisant, prétextant que si on ne sait pas viser, c’est qu’il envoie mal dès le départ !

Et puis ça coûte cher en matos, dans tous les sens du terme… Vous marchez sur la balle, vous tombez, percez la balle, cassez votre raquette, votre cheville, votre poignet et votre coccyx… Pour finalement casser les pieds de tout votre entourage à maugréer tout le temps de votre convalescence.

Bilan de la course : Vous passez plus de temps à courir après les balles perdues qu’à réellement pratiquer et échanger avec votre adversaire. Et quand enfin, vous commencez à réussir quelques passes sans faire tomber la pièce de plastique blanc, c’est déjà l’heure de la fin de votre cours. Moralité, ne perdez pas de temps à faire du footing déguisé… Faites du footing !

Le yoga

Première impression : « Ah, la zenitude… Le bien être… »

Après 5 minutes : « Ahhh, la relaxation, les petits mouvements du corps qui détendent… »

Après 10 minutes : « Ohhh, le niveau augmente ! Les petits mouvements qui détendent le corps commencent à piquer un peu au niveau des muscles… Mais je reste zen ! »

Après 20 minutes : « Ben, voilà, je le savais, je savais que j’aurais pas dû tenter l’exercice où elle dit de passer sa jambe derrière sa tête… Mais les urgences et la chambre d’hôpital, c’est pas mal non plus comme endroit pour se relaxer… »

Analyse de la discipline : Pour le moment, vous êtes bien… Là encore… Maintenant aussi… Ah, là, vous commencez à repousser vos limites. Vous les poussez tellement bien que vous commencez à bien sentir certains muscles dont vous n’aviez même pas connaissance.

Par contre avec l’avancée des exercices, vous pouvez confirmer, « juré, craché », que ces muscles sont bien les vôtres et pas ceux du voisin, parce que vous les sentez particulièrement bien ! Vous morflez là !

Bilan de la course : Vous veniez pour vous détendre ? J’en suis fort aise, et bien souffrez maintenant ! Non, en réalité, je suis vache avec cette activité. C’est vrai, c’est exagéré, ça ne fait pas si mal que ça… Quand on arrête de faire les mouvements. Alors, c’est un art qui consiste à avoir bien mal pour ensuite se rendre compte à quel point ça fait du bien et ça détend que ne pas jongler !

Astucieux, non ?

 
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Publié par le 22 mars 2011 dans C'est dans la fête

 

Poisson fait du sport #4

La danse

Première impression : « Ah ! La danse… Voilà un sport qui me convient ! Pas trop difficile, peu de contraintes, pas de courbatures, peu de risques de se blesser… C’est fait pour moi ! »

Après 5 minutes : « Ah, la danse… J’adore, si ce n’est ce garçon qui me marche sur les pieds une fois sur trois… Mai il est tout attendrissant, il est comme moi, il débute ! »

Après 10 minutes : « Ah, la danse, bordel ! C’est de la danse, pas du step ! Alors arrête de monter et descendre de sur mes orteils comme s’il s’agissait de simples marches de gym ! »

Après 20 minutes : « Finalement, je vais faire arts martiaux : kick, coup de boule, coup de latte arrière renversé, planté de coude dans l’arcade ! Elles avaient raison les copines : la danse, ça fait travailler toutes les articulations ! »

Analyse de la discipline :

C’est beau, c’est sensouel, et ce n’est pas réservé qu’aux filles.

Ben oui, vous pensez bien : d’une parce que sinon, on critique qui, nous, les gonzesses ?

De deux parce que sinon, on mate qui, nous, les gonzesses ?

Et de trois parce que la gente masculine se renforce dans les rangs des bougeurs de cul sur le tempo.

Plusieurs raisons à cela : on ne brûle plus systématiquement les hommes hérétiques qui osent se pavaner en tenue de danseur et faire onduler leurs lombaires. Les mecs savent que, quand ils sont bons danseurs, les nanas fantasment sur la maîtrise corporelle dont ils font preuve. Et enfin, certains petits malins sont persuadés que, parce qu’ils sont inscrits et ont assisté à deux leçons de danse, ils vont faire craquer les filles comme des chips au poulet….

Bilan de la course :

Les filles : préparez vous à affronter des boulets, à vibrer sous les mains expertes de quelques… Heu ben du prof en fait… Et achetez des chaussures de sécurité avec la coque en métal au bout.

Pour les plus peureuses ou celles qui, comme moi, on déjà vécu la douloureuse rencontre entre le talon d’une congénère et votre cheville, vous comprendrez pourquoi moi j’ai carrément investi dans des moon boots. C’est moins classe mais la vie est une question de priorités !

Les mecs : ne croyez pas au père Noël, vous ne serrerez rien, à part peut-être quelques mains, pendant un cours de danse… Si vous voulez trouver « l’âme sœur » en remuant votre popotin sans avoir le niveau adéquat, filez en boite de thon, vous trouverez votre bonheur, mais par pitié, ne venez pas polluer notre bulle !

La danse : c’est sexy, mais c’est pas pour toucher. C’est beau, mais c’est pas pour mater. C’est chaud, mais c’est pas pour tirer. C’est calme, mais c’est pas mou. C’est rapide, mais c’est pas brusque…

Ben oui, que croyiez-vous ??? Ça reste principalement un sport de gonzesses ! Avec tout ce que ça implique !

Tir à l’arc

Première impression : « Je suis Robin des Bois ! Tac-tac-tac !! Je dézingue les méchants pour leur voler leur argent et le garder un peu pour moi et payer le resto à ma p’tite copine… Wouaiiiiss ! Trop bien ! »

Après 5 minutes : « La cible ? Ben bien sûr que je la vois la cible ! Mais c’est nul ! C’est juste un morceau de papier ! Elle est où la botte de paille ? Il est où l’épouvantail ? Il est où le méchant à dézinguer ? »

Après 10 minutes : « Alors si je place mets doigts comme ça, j’ai mal… Si je les mets comme ça : ça coupe ! là, ça brule… Heuuu… Bon allez, je tente la position où ça fait juste mal ! Je bande… Je débande ! Et je m’arrache l’avant bras !!! »

Après 20 minutes : « J’ai le bras dans 200 mètres de bandage, j’ai mal et le seul truc qu’ait atteint une de mes flèches c’est mon petit orteil ! Je doute… »

Analyse de la discipline :

C’est un très beau sport, si on arrive à conserver ses yeux pour l’observer.

Il nécessite self-control, discipline, calme, précision et agilité… Bizarrement, c’est toutes les qualités que vous perdez progressivement, au fur et à mesure que vous vous arrachez des lambeaux de peau au niveau des doigts et des avants bras…

Plus vous avez envie de balancer le bignou et de vous casser de cet endroit, plus vous doutez de vos capacités à atteindre la cible, même à 2m50 et plus vous vous rappelez pourquoi vous avez fait tout cela : pour impressionner votre dulcinée.

Alors vous vous accrochez !

Bilan de la course : Vous ne savez plus si vous êtes gaucher ou droitier, tant vous êtes une brelle des deux cotés à ce sport ! Vous avez les avants bras en feu, des pansements sur tous les doigts, et pour couronner le tout votre petite amie vient de se barrer avec le mec de la cible d’à coté…

Soit disant qu’il tire mieux que vous. Alors le tir à l’arc, c’est sympa, mais si vous n’êtes pas une flèche ou si vous perdez votre cible de vue, la belle risque de cibler une autre proie.

Et ça, ça craint !

 
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Publié par le 20 mars 2011 dans C'est dans la fête

 

Poisson fait du sport #3

LE FOOTING

Première impression : « Oh, ça va en fait ! »

Après 5 minutes : « Aïe, ça fait un point de coté là… »

Après 10 minutes : « J’ai mal aux poumons et je sens mon système sanguin parcourir tout mon corps, ça pique »

Après 20 minutes : « Ah une bonne bière dans un bar, il n’y a rien de tel pour récupérer d’un effort violent ! »

Analyse de la discipline :

Méfiez-vous, vos baskets sont de fourbes petites créatures qui ne manqueront pas de prendre du poids au fur et à mesure que vous leur activerez les molécules par contact brutal avec le sol. Alors au départ, tout va bien, c’est après que vous aurez envie de vous arracher les poumons avec les mains en passant par la trachée. Oui, par la trachée, de toute façon vous ne la sentez plus depuis déjà 5 bonnes minutes.

Et puis, vous n’êtes même pas sûr de revenir un jour à un état normal après cette épreuve.

Bilan de la course :

5 minutes de footing, 20 minutes de souffrance intense, 30 minutes de bière, et au bout de 4 heures, vous n’aurez plus mal au système respiratoire. Par contre, le lendemain et les 5 jours à venir, c’est le système musculaire qui vous rappellera la connerie que vous venez de faire ! Ça fait mal avant, rien que d’y penser, ça fait mal pendant, et ça fait encore plus mal après ! Il faut être maso pour aimer faire ce genre d’activités…

Alors un conseil : fuyez ce sport ! Mais pas trop vite, on vient de dire que c’est dangereux de courir !

LE GOLF

Première impression : « Le golf, c’est un sport de mec à nanas… En tant que mec ! Je fonce ! En tant que nana… Je me fais foncer dessus ! »

Après 5 minutes : « Merde, ça marche comment leur charrette électrique, c’est pas comme ça que je vais draguer sur le green si j’arrive pas à quitter le stand de location de matos… »

Après 10 minutes : « À moi le grand air, le gazon à perte de vue ! Ne me reste plus qu’à trouver celui que je brouterai bien et l’affaire est dans le sac ! Bon, ici, y’a que des vieux, je file au trou N°2… Ah pareil, allez, zou ! Trou N°3, sans perdre une seconde ! »

Après 20 minutes : « Trou N°12… Une mamie et son petit fils ! Putain, elles sont où les gonzesses ??? Comment il fait le Tigre des Bois ??? Ça pue l’arnaque, je le savais !! Et je viens de raquer un abonnement de 6 mois !! La looooose ! »

Analyse de la discipline :

Viser le trou, tirer, rater la cible, recommencer… En fait, c’est exactement comme à la maison, mais en vrai, et dans un grand champ à ciel ouvert où l’herbe est mieux tondu que le maillot de madame… Et où personne ne vous engueule parce que « Bon, tu la rentres au bout d’un moment où il faut que je le fasse moi-même ».

Ohhhh c’est sale et ça sent le vécu Poisson… Et ben non ! Pas du tout ! Sauf peut-être pour ce qui est de la tonte mais je déteste les épilations ! Oh ! Ça va hein, si ça ne vous plaît pas regardez ailleurs !

Bilan de la course :

Alors petit morveux, vous avez cru que le golf allait attirer les nanas et les faire tomber comme des petites mouches dans un pot de sirop ? « Et ben t’es con ! Ouaiiiis ! Merci ! » pour citer un célèbre « chanteur » français.

J’hésite sur les raisons qui ont pu vous laisser penser que cette théorie était fondée…

La superbe tenue que vous devez porter pour rentrer dans le moule ? La casquette en coin sur votre tête ? Le polo rose ? Le short à rayures ?

La dégaine que vous avez et ce petit mouvement de balancier que fait votre corps au moment du tir ?

La crédibilité que vous avez lors d’un speed-dating, quand on vous demande quel est votre passe temps favori ?

Ouais, ben non ! Je vais vous le dire, ce qui a attiré toutes les femmes qui se sont laissé tirer par le Tigre des Bois quand il ne tirait pas dans un des 18 trous dont il est déjà le maître absolu…

LE FRIC ! Bah ouaaiiiisss !!!

 
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Publié par le 18 mars 2011 dans C'est dans la fête

 

Poisson fait du sport #2

L’ÉQUITATION

Première impression : « Oh il est mignon ce cheval ! Pis il est doux ! Et il est trop beau ! Moi j’veux lui ! »

Après 5 minutes : « Il faut monter ? Mais comment ça monter ? On lui donne pas simplement des carottes ? »

Après 10 minutes : « Purée j’ai le cul lourd ! Et il faut avoir fait le cirque du soleil pour monter la guibolle au niveau de l’étrier… Oui, je connais le nom de ce machin où il faut mettre les pieds, ça va hein ! Je suis pas inculturée ! Moi aussi je vais chez le gynéco, j’ai l’habitude de mettre le pied à l’étrier ! »

Après 20 minutes : « Ah finalement il n’est pas doux du tout le poney ! Trot enlevé, trot enlevé ! C’est les pattes que je vais lui enlever, il trottera moins vite déjà ! »

Analyse de la discipline :

Si votre première pensée après être monté sur le pauvre animal a été « Bon allez, plus qu’une heure et je me peux plus m’assoir », c’est que vous étiez bien monté sur un dada. Bon point. Et que c’était bien une des rares fois que vous l’avez fait. Mauvais point !

Oui, ce n’est pas vraiment comme le vélo, seule une pratique régulière peut vous permettre de ne pas trop souffrir de courbatures en descendant de monture. En plus si vous vous débrouillez mal, vous pouvez faire souffrir un animal et voir Brigitte Bardot débarquer chez vous, un bébé phoque sous le bras pour vous tirer les oreilles de la tête ! Faites gaffe quand même c’est dangereux !

Bilan de la course :

On ne joue pas avec la nourriture ! Donc on ne monte pas à cheval ! Oui elle est facile, mais je la case quand même !

Et puis c’est dangereux pour la santé de l’animal… Si ! Regardez, quand vous avez quelqu’un sur le dos pendant de longues heures, il y a de quoi devenir fou ! Besoin d’un exemple pour mieux visualiser ?

Votre belle mère, votre prof, votre conjoint, votre collègue, votre voisin, votre rejeton… Vous avez beau les aimer ou les supporter en temps normal, quand ils sont sur votre dos, ça vous gave grave.

Et bien le cheval, c’est idem !

LA NATATION

Première impression : « Cool ! Moi qui adore l’eau ! La sensation de flotter, de retourner dans le liquide amniotique, la plénitude, la zen attitude ! »

Après 5 minutes : « J’ai envie de faire pipi, je reviens… Bon allez, assez fait le bouchon : on passe à l’action, il faut nager maintenant. »

Après 10 minutes : « Heu, nager, nager, c’est sympa mais un peu chiant quand même… Toujours le même paysage : le postérieur de la mamie devant moi dans la ligne de nageage. Et puis, tous les 25 ou 50 mètres, demi-tour et on recommence… (Attention, ne pas tenter les 50m dans un bassin de 25, ça fait mal à la tête !) »

Après 20 minutes : « J’ai encore envie de pipi, pourtant je n’ai pas bu la tasse… Je n’y comprends rien ! Et puis mamie qui n’avance pas et qui râle quand je la double parce que je fais des vagues…. C’est moins reposant et zénifiant que je pensais ! »

Analyse de la discipline :

Vous aimez l’eau, elle vous le rend bien ! Alors profitez gaiement des 50 allers retours qu’il va vous falloir faire pour répondre positivement à la question du magasine « Femme hyper super moderne » du mois de juin prochain.

Oui, vous savez, quand il vous demandera dans un de ses fameux tests si « Avez-vous fait du sport activement pour rentrer dans votre maillot de bain cet été ? » Vous pourrez mettre une petite croix dans la case avec le triangle ! Et avec plus de 24 triangles, vous serez la reine de la plage, alors qu’avec 24 carrés, vous serez la reine de la cabane de plage… Tout de suite moins ragoûtant !

Mais vous, vous avez une longueur d’avance : sauf si vous allez dans une piscine de nudistes, vous êtes sûr que vous rentrez dans votre maillot ! Du moins, à ce jour !

Bilan de la course :

Oui, la natation, c’est pas mal… Si on veut absolument faire des tests à la con dans les magasines l’été…

Sinon, c’est super chiant et dépourvu de tout intérêt !

Sauf peut-être en haute mer, avec le challenge de risquer de se faire bouffer par un requin, là, je ne dis pas…. Il y a une motivation un peu plus intellectuelle : sauver ses miches.

Sinon, passez au sport suivant, on a vite fait le tour du bocal avec celui là ! Il est bien loin le grand bleu !

 
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Publié par le 16 mars 2011 dans C'est dans la fête

 

Poisson fait du sport #1

Introduction

Le docteur l’a dit : « Poisson, il faut te mettre au sport, sinon, tu sais ce qui te guette ? Une cirrhose des molécules biliaires, une inflammation des molaires qui vont ponctionner ton système névralgique causant des ecchymoses plantaires en attraction thermique avec un cachet d’aspirine. » Ah non, pardon, je confonds un peu le diagnostique avec l’ordonnance… Sur la fin.

Il a dit « Prend tes médocs et va courir, vilaine ! »

Je me suis offusquée, j’ai crié, pleuré, je me suis roulée en boule par terre, j’ai tapé des pieds et j’ai fais pipi… On a réussi à trouver un compromis.

Il semblerait qu’il n’y ait pas que la course à pieds comme sport, mais que par delà les portes du Bocal, toutes sortes de gens pratiquent toutes sortes de disciplines. Et que ça ne fait pas forcément mal… Ou très peu…

J’ai donc décidé de me pencher sur la question. A force de me pencher, j’ai fini par basculer, dans le coté obscur !

Je n’arrivais pas à me décider, entre le patinage artistique et le lancer de tronc d’arbre, entre le golf sous-marin et le deltaplane au sol… Mon cœur balançait. D’autant qu’au final, tout est souvent question de budget. Oui, il faut en avoir conscience, le premier endroit qui travaille et qui morfle avec le sport, c’est d’abord le portefeuille, suivi de très près par le sphincter.

Une fois ces notions intégrées, je me suis décidée ! Je vais faire les séances d’initiation et les journées d’essai de plusieurs méthodes de torture et je ferai un petit bilan de chacune d’entre elles. Une fois mon esprit de sport-trotter calmé, je me fixerai sur l’une ou l’autre des activités validées.

Alors pour vous, mon bon lecteur : mon carnet de bord des tentatives sportives !

La pétanque

Première impression : « Bon ben je me lance… Alors gaming, ti tires ou ti pouintes ? »

Après 5 minutes : « Mais tires enfin, 4 minutes pour viser, c’est pas un peu long ? »

Après 10 minutes : « Oh les gars là, on ne joue pas la gagne ? On joue pour le plaisir ! Alors pourquoi Marcel il a toujours pas lancé sa boule ? »

Après 20 minutes : « Quoi ? On mise un pastaga ? Ahhhh pardon Marcel !! Ah, je comprends mieux, ben prends ton temps alors vise bien !! »

Analyse de la discipline :

Beaucoup de pourparlers, beaucoup de frime, une sorte de combat de coq, basé sur les tentatives d’intimidation… Mais pour la défense des « joueurs », il y a du pastis en jeu ! C’est important !

Alors la partie peut durer des heures… avant même que le premier bouliste ait enfin lâché sa pièce de métal en direction du cochonnet.

Bilan de la course :

Je mets joueur entre guillemets parce qu’à force de tergiverser, parlementer, négocier et picoler, les boulistes ne jouent que très peu en définitive. Ils prennent des mesures, font des pronostiques, s’encouragent mutuellement et en oublient de jeter les boules.

LE PATINAGE ARTISTIQUE

Première impression : « Cool une belle robe raz-la-foufoune et un beau collant moule-boules en lycra ! Comme les plus grandes stars du patinage… »

Après 5 minutes : « Lâche le rebord. Allez, lâche ce foutu rebord. Bon tu te lèves du banc et tu marches maintenant ? Il faut aller sur la glace pour apprendre à patiner ! »

Après 10 minutes : « Fais un effort Poisson, si tu restes sur le bord, tu n’apprendras rien. Si tu restes sur les genoux, non plus… Non, encore moins à plat ventre ! Ohhhh tu es incorrigible ! »

Après 20 minutes : « Pas mal la technique ! S’accrocher à la balayeuse de piste pour gagner en stabilité… Le style est moins fluide et moins aérodynamique qu’accroché à un hockeyeur, mais l’intention est bonne ! »

Analyse de la discipline :

Bon, je ne vais pas vous mentir, ce sport, est plutôt pète gueule ! Bambi par exemple, parvient à se tordre, croiser et décroiser les pattes à loisir, c’est du bluff ! Ne croyez pas tout ce qu’on nous montre aux infos, on nous fait gober des crèmes caramel ! La seule chose que vous pourrez éventuellement faire, c’est croiser vos rotules, et ensuite croiser les doigts pour qu’une fois à l’hôpital, on ne vous fasse pas passer sur le billard !

Bilan de la course :

Mitigé : vous avez passé plus de temps à faire racler vos dents de devant, sur la piste pour faire de la glace pilée, que sur vos patins, à faire crisser vos lames pour éjecter un peu de poudreuse. Du patin, moui, peut-être…, artistique, bof… des gadins, sûrement !!

Alors, le patin oui, mais plutôt celui qui se roule avec la langue, c’est moins sportif mais aussi moins risqué !

 
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Publié par le 14 mars 2011 dans C'est dans la fête

 

Mon mec est une perle, que faire ? #2 – Le plan de sauvegarde

Vous planez sur votre nuage. Les turbulences du passé vous semblent n’être plus qu’un lointain souvenir.

Mais voilà : problème ! Au fur et à mesure que vous mesurez l’importance et la démesure de ce qui vient de vous tomber dans les bras, vous mesurez la chance que vous avez. Et à mesure que le temps passe, vous prenez conscience que : « C’est pô possib’ un truc comme ça ! On va me le piquer ! Je ne comprends même pas qu’on l’ait relâché dans la nature un garçon aussi bien ! »

Là, surtout, ne paniquez pas ! Ce serait une erreur fatale. La peur peut vous pousser à faire des choses totalement dépourvues de sens et qui pourraient avoir de fâcheuses conséquences pour votre couple.

Quelques exemples de trucs à ne surtout pas faire par peur de le perdre :

  • L’enfermer à double tour dans votre appartement.
  • Lui tatouer votre prénom sur tout le corps pendant qu’il dort.
  • Uriner sur ses pieds avant qu’il parte travailler pour marquer votre territoire.
  • Le menacer, lui faire du chantage.
  • Supprimer toute forme de contact avec vos amies pour qu’elles ne puissent pas vous le convoiter.
  • Dézinguer toutes les filles que vous croisez pour éliminer le danger à la source.
  • Détruire son téléphone en le jetant dans les cabinets et qu’il perde ainsi tout les numéros de ses exs.
  • Lui mettre des œillères pour qu’il ne puisse pas regarder ailleurs.

Bon, là, ce qui me fait peur, c’est que toutes ces idées sortent d’un petit coin de mon cerveau, sans aide extérieure ou sans piocher d’antisèches sur le net… Pour quelqu’un qui n’est pas jaloux…

Bref, passons.

Au final, toutes ces tentatives pour le préserver de la tentation ne sont que pure tromperie envers vous-même. Vous avez l’illusion de le garder en le mettant dans un petit coffret, verrouillé, pour que personne n’en vienne à découvrir le trésor que vous planquez au fond de votre lit.

Mais en fait le meilleur moyen de ne pas vous faire voler la perle que vous venez de trouver au fond de cet étang rempli de garçons quelconques ou de perles de culture, fausses et fades, c’est encore de devenir sa perle à lui !

Vous pouvez mettre en place un plan de sauvegarde de l’espèce rare tout en lui laissant son autonomie et sa liberté de choisir dans quelle eau il veut nager.

Pour que l’eau de votre bocal soit la plus accueillante possible, il vous faudra être attentive à ses besoins. Changer régulièrement l’eau du bassin. Renouveler en permanence l’attrait des lieux. Être sans cesse changeante pour qu’il ne se lasse pas. Mettre de jolies plantes et de beaux cailloux d’ornement.

Remettez vous en question chaque jour pour rester son idéal, faire buller le quotidien et qu’il n’aille pas chercher ailleurs le petit frisson qu’il n’y aurait pas entre vous.

Voyez toujours le positif, et ne vous posez pas trop de questions. Vous êtes bien ensemble, profitez de chaque instant et soyez heureuse. Vous rayonnerez et deviendrez captivante.

Ne laissez pas les mauvaises ondes créer des interférences. Les exs, les amis, les parents… Ne vous mettez pas de freins pour dire ce que vous pensez mais respectez son entourage comme vous souhaiteriez qu’il respecte le votre.

Bon, voilà pour la partie qui va faire plaisir aux psys qui me liront. Maintenant, la partie qui va mettre l’eau à la bouche :

  • Achetez de la lingerie sexy
  • Soyez une femme fatale
  • Devenez celle qu’il va mater dans la rue
  • Alternez les modes vamps et grunge
  • Surprenez-le au plus profond de ses terminaisons nerveuses
  • Devenez multitâche : cuisinière hors pair, masseuse, danseuse, shampooineuse,… Feignasse dans le canapé pendant qu’il vous prépare des petits plats tout nu sous son tablier
  • Soyez érotique dans le moindre de vos gestes
  • Draguez-le en toutes circonstances
  • Transformez-vous en Wonderwoman du meuble matelassé rectangulaire surplombé de coussins en plumes
  • Changez-vous en déesse de la libido
  • Soyez chienne mais gardez l’indépendance du chat

Alors vous me direz que tout ne se rapporte pas qu’au sexe dans un couple. Vous n’avez pas tort. Il faut être aussi sa meilleure amie, sa confidente. Vous devez être l’un pour l’autre les épaules sur lesquelles vous pourrez vous reposer…

Donc : son meilleur pote, avec des nichons et l’assurance de pouvoir vous envoyez en l’air bon temps, mauvais temps !

En définitive mesdames, la perle, ce n’est ni lui, ni vous. C’est votre couple. Donc ne jalousez pas les demoiselles dans la rue, les exs qui lui envoient des messages d’anniversaire, de Noël, ou même de saint valentin (quoique, là, c’est un peu abusé !), les collègues un peu trop pressantes… Car en réalité, sa proie, c’est vous !

Alors, mettez-lui la pression, oui, mais toujours au bon endroit…

 
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Publié par le 12 mars 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Mon mec est une perle, que faire ? #1 – La rencontre

Vous ramez depuis des mois. Vous errez dans les limbes des sentiments. Vous avez le cœur en berne et l’encéphalogramme de vos sentiments est plat comme la poitrine de Jane Birkin…

Pendant ces derniers mois, vous avez bien connu des frissons du début, des rencontres qui vous enthousiasment, des envies de vous pomponner pour plaire à celui que vous fréquentez… Une ou deux semaines… Deux ou trois mois pour le plus chanceux…

Vous revivez chaque fois l’excitation du début, LA fameuse excitation du début ! Elle vous fait tourner la tête, pendant cinq ou dix jours… Un mois ou deux, pour les plus chanceux…

Car le début ne dure pas longtemps et très vite, vous vous lassez. Vous trouvez alors tous les prétextes pour fuir. Il vous serait plus facile de vous attacher à la remorque d’un camion, lancé à pleine vitesse sur l’autoroute, que de le laisser attacher un petit morceau de ses sentiments à la remorque de votre cœur, lancé pleine bourre dans la quête de l’homme parfait.

Et vous êtes là, à vous débattre contre tous ces éléments qu’on appelle couramment « drague », « sentiments », « séduction », « jalousie », « disputes », « largage ».

Vous voguez au gré des flots quand vous apercevez au loin, un naufragé, comme vous, qui tente fébrilement de se maintenir à la surface.

Ou plus exactement, vous faites la connaissance tant imprévue qu’agréable d’un charmant rescapé des tribulations de l’amour et des ravages qu’il cause dans nos contrés.

Seulement voilà : il choisit pour faire son apparition dans votre vie, le moment le plus bordélique de votre espace temps, question nœuds au cerveau, au cœur et aux envies.

Vous mettez cela sur le compte du destin. Il est si farceur celui-ci, que ce serait bien un coup de Trafalgar qu’il vous a concocté. Et puis, rien n’arrive par hasard dans la vie et cette situation, vous l’avez déjà vécue jadis.

Vous avez eu un choix à faire entre l’apparition d’un jeune homme mystérieux, et le début de relation quelque peu bancale que vous tentiez de consolider. Vous aviez alors choisi vous adonner à la maçonnerie du cœur et avec tenté coûte que coûte, de bâtir un empire avec votre heureux élu.

Vous saviez en ce temps que c’était pure folie, mais avez privilégié le bébé relation qui était né entre vous… Si complexe fut-elle.

Cette fois, le destin vous redonne une chance. Et il veut que vous n’ayez aucun doute quant à ses intentions. Aussi, il vous replace l’ensemble des éléments à date égale, et toutes choses égales par ailleurs.

Vous voici donc dix ans après les évènements, face au même choix, à la même situation, aux mêmes paramètres et aux mêmes contraintes. Pour résumer : la relation complexe, qui mènera tôt ou tard à une situation désagréable, ou l’inconnu, en tout point attrayant.

Mais attention, des garçons « attrayants », vous en avez vu, vous savez les reconnaître. Ceux qui ne sont que de passage et qui vous font virevolter le cœur comme un oiseau qui s’envole mais qui se repose aussitôt sur le sol pour picorer une autre miette.

Non, là, je vous parle d’attrayant genre le petit oiseau est rassasié de miettes et s’il s’envole, c’est pour découvrir de nouveaux horizons. Un vrai envol de la machine à faire circuler les globules !

La première fois vous avez coincé votre doigt dans l’engrenage de l’illusion, ça fait mal !

Cette fois vous approchez doucement votre doigt, car la décision de quitter le connu pour le parfait inconnu n’est pas facile… Mais vous le faites !

Le destin a parlé et les voix du destin sont incontournables : « Si tu reprends la même décision qu’il y a dix ans, je démissionne et je remets ton avenir aux mains de la fée Carabosse ! Basta de tes conneries ! »

Alors vous vous faites docile et vous vous laissez apprivoiser par l’inconnu. Vous le découvrez, il vous couvre le soir pour que vous n’ayez pas froid. Vous découvrez ses talents cachés, il vous couvre de baisers. Vous découvrez son corps, il découvre la femme qui sommeille en vous. Vous recouvrez les esprits, il vous couvre d’affection.

Alors sans hésiter, vous remettez le couvert. Vous avez votre perle !

 
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Publié par le 9 mars 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Petits déménagements entre amis – 3# La fin !

Ajouter des petits challenges

Vous pouvez vous amuser, une fois que vous avez convenablement avancé votre session d’empaquetage, à bloquer les portes avec du bazar pour que vos amis restent coincés dehors.

Ils devront alors se contorsionner pour rentrer dans les pièces, surtout pour les plus potelés d’entre eux. Si vous avez un caméscope, c’est le moment où jamais d’immortaliser la scène.

Mettez un pschitt désodorisant à déclenchement automatique dans les WC et réglez-le sur la fréquence minimale. Positionnez-le viseur directement pointé sur le déposeur de pêche. A un moment donné, les deux seront prêts à faire feu. L’un à la verticale, directement dans la cuvette, l’autre à l’horizontale, directement dans la cornée…

Là encore, filmez la scène. À la sortie bien sûr… Il y a peu de chances pour que le principal intéressé vous laisse entrer avec lui dans les toilettes une caméra au poing. Il sera peut-être un peu fâché, mais sentira bon de la rétine !

Choisir du matériel qui vous claquera dans les pattes

Si vous avez un ami, que vous ne voyez pas souvent parce qu’il est à la croisée des chemins entre le romantisme et le psychopathisme, mais qu’il a un super camion au top… du déclin de sa vie, missionnez-le ! Avoir un camion au bord de la rupture d’anévrisme motoral est un cadeau du ciel ! Et un cadeau, ça ne se refuse pas !

Le top, mais alors, vraiment le top du top, ce serait que l’embrayage du bouzin vous lâche avant la fin du déménagement, en arrivant au milieu d’une côte, en plein changement de vitesse. C’est faisable ? Cool !!! Alors faites-le ! Vous verrez, vos amis n’en reviendront pas ! Vous vous retrouverez soudés autour d’un projet commun, cela créera des liens forts entre vous : faire monter un camion plein à craquer d’armoires de lits et du piano des enfants en haut de cette colline de 15% de dénivelé et de 800 mètres de long.

Esprit sportif, convivialité, résistance au stress, remue méninge pour trouver des alternatives. Bref, une réelle cohésion de groupe comme on en voit peu ! Et tout cela grâce à vous !

Inviter un pote qui ne sert à rien

Si vous avez un ami qui est un peu flemmard sur les bords, que les bords sont très larges, ne lésinez pas sur les moyens et les solutions pour pourrir votre déménagement : arrangez-vous pour qu’il soit présent ! Quitte à le payer pour qu’il ne refuse pas de participer. Ou plus exactement de venir glandouiller une journée complète avec vous et vos acolytes.

Il ne manquera pas d’arriver en retard, après la phase bien chiante du ficelage des derniers cartons. Et fera remarquer que les autres se sont « levés ‘achement tôt dis don’… Y’a des motivés ! Moi je dormais à 7h00 ! » Bon là il est 11h00, il vient seulement d’arriver sur le chantier : un point de plus dans votre lutte pour mettre le moral des troupes à zéro !

Pour peaufiner le travail, un dernier conseil : veuillez à ce que le glandu reste un glandu ! C’est son job aujourd’hui, qu’il n’aille pas tout faire foirer en voulant se rendre utile, ce n’est pas le moment de fayoter ! Votre pote aux mains palmées ne vous aidera pas d’un pouce, pire il passera son temps libre à critiquer les moindres faits et gestes de ceux qui eux, ont décidé de se sortir les doigts du… nez ! Carnage assuré !

Faire le tri sélectif

Une petite alternative pour faire du tri dans vos objets : l’ami gauche ! Pas l’ami de gauche, on se fout de la politique ! Non, plutôt celui qui a deux mains gauches. Qui est tellement maladroit que vous pouvez lui confier à coup sur le vase de la belle doche que vous ne pouvez plus voir en peinture. Je ne vous ferai pas l’affront de préciser si je parle du vase ou de la vielle bique qui a un jour pondu votre ex mari… Vous lirez entre les lignes.

Quoiqu’il en soit, cet ami moule manchote, sera pour vous un allier précieux dans votre opération de tri sélectif : les merdes, passent par lui, les objets précieux passent par d’autres !

Simple mais efficace.

Conclusion

Voilà, encore quelques trouvailles du genre et plus personne n’aura d’excuse pour louper bien lamentablement son ratage de déménagement.

C’est vrai à la fin, quand on est dans le vif du sujet, on ne peut pas penser à tout pour bien ruiner cette journée. Alors autant bien la préparer et vous êtes assuré de foirer comme il faut.

Suivez bien ces indications, vous verrez, c’est simple comme bonjour… Alors : à vos cartons !

 
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Publié par le 8 mars 2011 dans C'est dans l'appart

 

Petits déménagements entre amis #2 – La suite de la manoeuvre

Choisir un pilote poissard

Vos loustics ont enfin trouvé une méthode infaillible pour se réunir : celui qui conduit passe chercher les autres après avoir récupéré leurs adresses, échafaudé un plan de route précis au mètre près et blindé d’essence le réservoir de son char d’assaut.

Là encore, vous pouvez gagner quelques minutes si le chauffeur en question transporte des granulés pour chat, par exemple, et que le sac se déchire dans l’habitacle au moment de le soulever pour le transférer dans la partie coffrale du véhicule. Les granulés ainsi éparpillés, vous assurent une dizaine de minutes de rallonge sur le planning initial, le temps de réparer la bourde et nettoyer les dégâts.

Ne pas être joignable

Arangez-vous pour mettre hors d’état de nuire tout appareil permettant de vous joindre… Pas d’internet, pas de téléphone, pas de pas de fax, ni de pigeon voyageur ! Ne rechargez pas votre téléphone la veille et donnez à vos convives le N° de votre fille la plus bavarde, celle qui passe des heures à bavarder avec les copines et qui est quasi systématiquement sur répondeur.

Tout ceci est valable pendant toute la semaine qui précède et qui suit le jour J du déménagement D. Cela passe aussi par le jour J, vous pensez bien ! N’allez surtout pas craquer le jour le plus important, sinon de votre vie, au moins de votre année.

Choisir la zenitude de la campagne

Dans un premier temps, fournissez à vos invités le nom du village perdu au milieu des champs dans lequel vous avez décidé de construire votre nid. Si par le plus grand bonheur, aucun des passagers n’a de GPS, l’affaire est dans le sac ! Ils ne manqueront pas de se perdre.

C’est une certitude, cela fait 20 ans bientôt que vous habitez dans le village voisin et vous êtes toujours obligé de marquer votre chemin à l’aide de petits cailloux blancs pour retrouver d’où vous venez et ou vous allez.

Vous pourrez les voir rechercher à l’aide d’une carte, d’une boussole et de chiens fin limiers, la moindre trace de civilisation. Alors, marrez vous encore un peu, car ils sont de plus en plus tendus… Mais c’est bon signe ! S’ils ont des nerfs à passer, ils soulèveront les armoires à une main !

Donner une adresse approximative

L’idéal pour ce qui est de votre situation géographique, c’est qu’elle n’apparaisse pas sur les GPS, même les plus modernes. Dans ce cas, filez leur l’adresse réelle. Sinon, donnez-leur rendez-vous à la mairie ou l’église du village en leur certifiant que vous habitez juste à quelques rues. Ca les rassurera et ils ne se méfieront pas… Et surtout, n’oubliez pas : débranchez votre téléphone pour qu’ils ne puissent pas vous joindre une fois arrivés sur place ! Et là, le piège se referme sur eux … Ils poirotent ! Mouahahaha !

 
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Publié par le 6 mars 2011 dans C'est dans l'appart

 

Petits déménagements entre amis #1 – Le retour

Jadis, dans mon jeune temps de poisson fougueux, je vous avais fait part de mes remarques, pertinentes,  judicieuses et super finement observées, concernant les bonnes pratiques à adopter pour bien foirer votre changement de bocal.

Et bien il se trouve que j’étais encore loin du compte niveau sapage de journée, où tout le monde a déjà bien la tête de travers et les nerfs en pelote.

Alors si malgré l’application à la lettre de mes premières recommandations, vous n’êtes pas satisfait du résultat. Si vous voulez que vos amis se souviennent de votre changement d’eau douce comme de la pire journée de leur vie. Si vous n’avez qu’une hâte c’est de pouvoir organiser une nouvelle soirée pour pouvoir raconter vos mésaventures à tout le monde.

N’hésitez plus une seule seconde, mettez le paquet en organisant (pas) votre (ratage de) déménagement (foireux comme il faut).

Quelques notions à maîtriser pour que tout se passe mal.

Préserver le suspens

Pour être sûr de brouiller les pistes et que votre déménagement commencera sur tout ce qu’il veut, sauf, sur les chapeaux de roues, vous veillerez à ne laisser filtrer aucune information sur le lieu, la date et l’heure du rendez-vous.

Si quelques petits malins de copains gros bras parviennent à avoir l’information ultime : la date choisie, n’hésitez pas à tout annuler au dernier moment pour repousser d’une semaine. Ça leur apprendra à être des fouines malines comme des belettes ces petits curieux !

Ne leur laissez surtout pas le choix dans la date, ce serait une grossière erreur !

En plus en prévenant à la dernière minute, vous ne leur laissez pas le temps de trouver une excuse bidon pour ne pas venir vous aider et le taux d’absentéisme baissera en flèche. Pris au dépourvu, ils n’oseront pas refuser !

Faites les courir

Arrangez-vous pour n’inviter à votre déménagement, que des gens qui ne se connaissent pas ou peu. Donnez à l’un le numéro de téléphone de l’autre et ainsi de suite. Chaque invité aura un seul numéro, et devra contacter son prochain. Faites en sorte que personne ne sache qui doit lancer le premier appel.

Tout ceci vous semble brouillon ? Parfait ! Dites vous que pour vos convives, pris dans le feu de l’action, ce sera pire !

Personne ne saura exactement qui vient, avec qui et comment tant qu’ils n’auront pas passé les appels aux bons contacts et dans le bon ordre…

Ils devraient bien se marrer au jeu de l’appelant mystère !

Préparer un jeu de piste ludique

Dites leur que c’est Intel qui prend sa voiture, quand en définitive, celle-ci est en panne, et laissez les participants à votre moving party gérer la crise ! Ils vont commencer à se contacter frénétiquement, échanger des directives et des contre ordres et leurs nerfs vont commencer à bouillir. Dommage que vous ne soyez pas une petite souris pour profiter du spectacle.

Au lieu de cela, vous êtes seul, en train d’empaqueter soigneusement le 5ème de vos 98 cartons. Mais vous avez largement le temps de finir, le rendez-vous n’est prévu que pour dans une heure, ils vivent à 1h30 de chez vous et ne sont toujours pas organisés pour décoller !

Vous êtes diabolique !

La suite au prochain épisode!

 
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Publié par le 4 mars 2011 dans C'est dans l'appart

 

Songes d’une nuit d’hiver

Avec des Si et des Mi, on refait le monde, avec des To et des Ma, on refait le songe. Quand pas à pas, le To se déplace, pour pas à pas revenir à sa place, le voyage est beau et la route est longue.

Mais dix pieds pour marcher, devraient mener loin.

La langue se joue des sons et des tempos. C’est pour mieux se glisser d’un vers à l’autre. De droite à gauche elle transporte le Ma qui se lie au To.

Tout est question de matos !

 

Tôt ma pendule me sort de ma torpeur

Très tôt ma conscience se remet en route

Il est tôt, ma tête est encore en veille

Il est trop tôt, ma couette sur les oreilles

Il est bien trop tôt ma volonté fond,

Il est beaucoup trop tôt ma flemme est grande

Il sera l’heure, très bientôt ma toute belle

Les aiguilles courent sur l’écriteau marbré

Il est grand temps de sortir de ton mas

Ton carrosse redeviendra une tomate

Quand fondent tes doux rêves de châteaux magiques

S’efface alors bien vite ton matelot

S’en vont au large bateaux, marins et ports

S’envolent les mythomanies nocturnes

Reine de cartomancie, éveille-toi

Et bien tôt ma vie remplace mes songes

Chaque tome à relire, une histoire sans fin

Tôt ma pendule m’extirpe de l’irréel


A toi qui me donnes des raisons de croire en la magie…

 
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Publié par le 2 mars 2011 dans C'est dans la tête

 

Les relations hommes/femmes, une question de bon sens…

Les garçons, les filles, pourquoi ça marche ? Ou pas… Cette question n’a pas de sens ? Elle vous laisse la ligne de flottaison de la perplexité sans dessus dessous. Vos sens s’égarent et vous ne savez plus dans quel sens aborder le sujet ?

Qu’à cela ne tienne, je vous le décline dans tous les sens, et chaque sens sera décrypté pour savoir si, en définitive, les relations homme/femme ont un sens.

L’odorat

Ça ne marche pas si :

Dès qu’il entre dans votre champ de perception odorifique, vous avez la nausée.

Votre propre pet vous évoque une douce brise d’été en comparaison avec la marque olfactive qu’il laisse dans son sillage.

Vous avez sans cesse l’impression d’avoir piétiné une crotte de chien en vous promenant à son bras dans la rue.

Ça marche si :

Vous vous levez le matin et que vous frétillez des nageoires à l’idée de vous shooter à l’odeur de ses aisselles.

Son haleine du matin vous fait l’effet d’un rail de coke.

Il vous arrive de rester coincé des heures durant dans son cou pour mieux le/la renifler.

Vous êtes prêt à dormir avec ses chaussettes de la veille comme doudou quand votre conjoint s’absente pour une nuit.

La vue

Ça ne marche pas si :

Vous êtes myope comme une taupe, ou que vous êtes non voyant. Quoique tout est relatif, si vous lisez le braille et que votre amour est recouvert de boutons, il peut vous en raconter des trucs !

Sur la photo qu’il avait mise sur ce fameux site de rencontre il était l’équivalent en mieux de Brad Pitt mais qu’en réalité il ressemble à David Duchovny qui aurait avalé une boite de dragées Fuka.

Vous ne pouvez pas le voir en peinture, vous ne vous voyez pas finir vos jours avec lui, vous ne voyez pas ce que vous fichez avec un tel énergumène, vous voyez quelqu’un d’autre.

Ça marche si :

Sa vue vous éblouit et que même les meilleures lunettes de soleil du monde ne sont pas suffisantes. Il vous reste le masque à soudure dans ce cas… Mais là, le risque est que sa vue à lui ne soit gâchée par cet artifice…

Le simple fait de l’apercevoir fait naître en vous des images qui seraient classées « choc » au festival hot d’or.

Son regard dévoile la puissance de son désir et réveille la panthère qui sommeille en vous.

Le toucher

Ça ne marche pas si :

Il est doux comme un cactus au milieu du désert.

Elle est velue du torse et que cette idée vous rebute monsieur.

Vous vous prenez du 220V à chaque fois que vous vous approchez parce que le pull en laine, en hivers, ça décharge !

Vous vous coincez les doigts dans le matos à chaque fois que vous allez faire de la spéléo. Aïe, ça c’est encore l’ex de Paris Hilton qui fait de l’écriture automatique avec mon clavier.

Vous avez la sensation de caresser une râpe à fromage quand vous laissez glisser vos doigts sur ses hanches.

Ça marche si :

Vous avez ce petit fourmillement au bout des doigts à la simple idée d’effleurer son corps.

Vous aimez glisser vos doigts dans les poils de son torse velu, ou sur ses fesses toutes douces.

Votre peau contre la sienne fait de l’électricité statique et que vous pouvez faire une reconstitution d’un concert de Jean Michel Jarre quand vous éteignez la lumière.

Vous vous tripotez machinalement la lèvre en pensant à elle.

Vous vous tripotez machinalement les lèvres en pensant à lui.

Le goût

Ça ne marche pas si :

Il/elle est à la guimauve et que vous préférez la sauce piquante.

Vous préférez les léchouilles de votre chien aux baisers de l’élu de votre… Rien du tout, il n’y a jamais eu d’élections officielles !

A votre goût, la relation manque de saveur, tout est trop mielleux.

Ça marche si :

Vous aimez son coté sucré/salé.

Il/elle met du piquant dans votre vie.

Vous vous léchez les babines à l’idée de passer un moment en sa compagnie.

Vous avez besoin de gouter chaque parcelle l’autre.

L’ouïe

Ça ne marche pas si :

Il/elle a une voix nasillarde et qu’en plus il/elle s’en sert pour raconter des conneries.

Il/elle chuchote tellement bien que vous n’entendez rien de ce qu’il/elle vous raconte et comme vous êtes dans le noir, vous ne pouvez pas lire sur ses lèvres.

Vous êtes sourd à toutes ses revendications de câlins et vous faites aussi la sourde oreille quand il/elle vous propose un cinq à sept.

Vous n’écoutez que cette petite voix qui vous dit que vous êtes dans de beaux draps.

Ça marche si :

Le timbre de sa voix déclenche systématiquement chez vous un orgasme spontané. Je sais, c’est exagéré, mais l’espoir fait vivre ! Par contre, si ça marche chez vous, donnez moi la notice, ou envoyez moi un enregistrement de ce son magique.

L’appel des sirènes est si puissant que vous ne trouvez pas de boules quies assez puissantes pour lui résister.

Vous n’écoutez que cette petite voix qui vous dit que vous êtes dans de beaux bras.

Conclusion :

Ça ne marche pas si :

Si vous sentez qu’il y a quelque chose de louche, que la relation manque de saveur, que vous vous tâtez sur vos sentiments et que votre conjoint est sourd à toutes vos envies, à mon sens, vous devriez prendre le large.

Ça marche si :

Vous vous sentez épanoui, la vue que vous offre la nature chaque matin en vous réveillant à ses cotés vous transporte, il est à l’écoute de vos envies, vous goutez ses lèvres avec délice et ses caresses éveillent vos sens… Dans ce cas, sans hésiter, je vous le dis : ne le lâchez pas, enivrez vous !

Tout prend un sens dès lors qu’on est à l’écoute de ses cinq sens.

C’est la petite voix qui vous guide dans vos choix, le frisson qui parcours votre corps à son approche, le goût d’un baiser volé, la chaleur d’une caresse, le timbre de sa voix lorsqu’il murmure à votre oreille, vos yeux qui pétillent quand vos regards se croisent, l’ivresse de son parfum…

Et pour profiter pleinement de vos sens, fuyez la censure, affranchissez vos sens et affrontez l’autre sensuellement…

 
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Publié par le 23 février 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

L’espionnage particulier

La température du sujet : Très chaud !

Après l’espionnage industriel, qui vise à faire parler les dossiers les plus confidentiels des entreprises, le Poisson dénonce : l’espionnage particulier. C’est celui qui vise à faire parler les plus gros dossiers de tout à chacun.

Sans être totalement parano, ce n’est pas ou presque pas, mon genre, il est partout ce foutu fléau. Il faut même se méfier de la mamie au coin du bois et du loup dans l’ascenseur ! Partout je vous dis !

C’est Ricardo, mon coiffeur, qui me l’a dit… Et s’il le dit,  c’est que c’est vrai ! Au nombre de têtes qu’il voit, de tifs qu’il taille et de langues qu’il délie, faites-lui confiance, il sait !

Peut être pensez vous que j’exagère ? Mais rêvez donc jeunes gens ! Restez dans votre bulle de savon en coton doré avec des petites fleurs tout le tour… Oui, je sais, c’est kitch, mais il faut ce qu’il faut ! Il en va du confort de vos illusions.

Toutefois, avant que vous ne vous ne replongiez dans le monde de Candy au pays des Barbapapa qui mangent du gloubiboulga schtroumphement fraisi-délicieux, j’aurais deux ou trois questions à vous poser. Comme cela, en passant… Pour voir si vos dossiers les plus intimes risquent, eux aussi, de refaire surface à l’improviste.

L’improviste est facilement identifiable : c’est en général le jour où quelque chose de très marquant vous tombe sur le poil. Ça peut tout aussi bien être le jour de votre mariage, le jour de votre divorce, le jour de la naissance de votre…. De l’enfant que votre femme a eu avec le facteur… Ou même de votre propre naissance pour ceux qui ont des parents totalement impliqués dans l’espionage particulier.

Bref, tous ces moments d’intense émotion, durant lesquels, pour quelques négligences du passé, vous préféreriez porter votre slip de la veille sur votre tête plutôt que de devoir subir ça !

Le questionnaire

Vous êtes toujours en mode « Elle exagère » ?

Attendez… Vous verrez que vous faites certainement partie des 99% des gens qui feraient mieux de faire gaffe à leur postérieur, sans quoi, ils risquent de devoir supporter le rejet, la honte et l’exclusion.

Le 1% restant, c’est mon papi, qui ne sait même pas ce qu’est une cassette audio, alors « l’ternet et vot’ bazar là,… J’y comprends goutte ! »… Et peut être aussi quelques uns de ses amis.

So… Ready ? Prêt pour le petit questionnaire. Prenez un stylo. À billes, à plume, à papier, peu importe, je ne suis pas regardante… Mais si toutefois vous écrivez à la plume, sachez que je suis une de vos plus ferventes admiratrices !

Votre outil grapholomarquagiste en main, faites des petits gribouillis sur une feuille pour tromper votre ennui et votre appréhension de l’heure de vérité. Une fois que vous êtes préparé psychologiquement, notez minutieusement vos réponses pour chaque question.

C’est simple, c’est OUI ou c’est NON. Et ne trichez pas en recopiant sur votre petit camarade, je vous ai à l’œil et j’ai la règle en bois qui me démange… Les petites lunettes carrées sur le nez, la jupe noire et la petite chemise en satin près du corps… Et j’ai une envie irrésistible de… Sévir !

Mais revenons à notre sujet messieurs si vous le voulez bien ! Mesdames, je viens de vous donner 3 minutes d’avance, le temps qu’ils sortent cette image de leur esprit, sachez les mettre à profit !

Les petites questions entre amis :

1)       Vous avez accès à Internet ?

2)       Vous avez un logiciel de messagerie instantanée ?

3)       Vous avez une webcam ?

4)       Vous aimez Twitter tout et n’importe quoi ?

5)       Vous avez un profil Facebook ?

6)       Vous avez un téléphone portable ?

7)       Vous avez un appareil photo ou une caméra ?

8)       Vous êtes dans la merde !

Non, non, n’essayez pas répondre à la N°8, ce n’est pas une question, c’est une affirmation ! Car vous avez répondu OUI à une ou plusieurs questions, vous êtes donc une cible toute verrouillée d’espionnage particulier.

Et comment je sais que vous avez répondu oui à au moins une de ces questions ? Vous êtes en visite sur mes pages, vous avez accès à Internet. C’est le début de votre fin !

L’analyse

Le monstre qui conduira à votre déchéance, qui causera votre perte et votre descente aux caves du sous sol des trottoirs de l’enfer, c’est vous !

Et les traces que vous laissez de votre passage comme la bave d’un escargot, une belle journée d’été sont indélébiles. Vous bavez et marquez votre chemin, partout ou vous surfez ou électroniquez.

Rien de sexuel dans mes propos. Même si vous n’êtes pas à l’abri de la sex-tape publiée à votre insu et que faire l’amour sur de la musique électro peut vous permettre de transcender ces clivages surannés : il n’y a pas que l’acide qui fait planer, ya le sexe aussi, alors vas y Frankie…

Bon, mais vous allez me dire, « Et l’espionnage particulier bordel, Poisson, qu’en est-il ? Tu t’égares depuis tout à l’heure… Du concret, des preuves, du factuel, que diable !! »

Alors nous y voilà : Je ne vous citerai qu’un exemple et vous ferez vous-même le point sur l’étendue de la catastrophe que vous êtes pour vous-même et des dégâts que vous vous auto-infligez…

Le crimier : FACEBOOK

Enfin, pas LE, mais UN DES principaux outils d’espionnage particulier s’il en est.

C’est une secte primaire, dont les adeptes vont chercher par tout moyen à convertir les non initiés à sa pratique régulière. Le but est de soutirer des informations et le système est rodé.

Partout épiés, partout observé…

LA référence en matière de racontage de sa vie-personnelle-à-soi-privée que même quand mon chat se fait gentiment péter la rondelle, l’ensemble de mes 300 amis virtuels est au courant. Marrant, non ?

Le repère des informations que vous ne vouliez pas forcément que votre ex connaisse… Surtout quand vous étalez vos dernières photos de vacances en camping avec votre nouveau Jules et que vous ne paramétrez pas la confidentialité de l’album. Raté…

Par-dessous tout, vous ne vouliez pas que votre femme sache que vous fréquentiez des clubs homos, mais vous avez oublié de désactiver votre système de localisation… « Machin est actuellement au Gayfriendly Pub », la mention sonne bien, affichée en toutes lettres sur votre profil… Encore loupé !

Par contre ça vous arrange que votre ex sache que vous l’avez facilement remplacée. Que vous l’avez enfin conclue cette petite entrevue coquine avec cette minette dont elle était si jalouse avant votre rupture. Pour cela, vous n’avez qu’à vous faire un petit mur à mur, de 10 à 12 avec la donzelle, en vue de lui proposer un 5 à 7, pour finalement mater 7 à 8 devant un plateau télé…

Je peux transmettre ma mauvaise ou bonne humeur à des gens que je ne vois jamais.

J’apprends la naissance du premier enfant de ma meilleure amie, avant de recevoir le texto de confirmation, mais sans espérer de coup de fil ou de faire part…

Conclusion

J’active mes synapses à filtrer et contrôler ce que je veux transmettre mais me loupe à la moindre occasion et ruine ma vie et celle des autres espions qui, comme moi, pour un moment de frisson, pour un ragot, pour être le premier au courant va faire partir une rumeur.

Les pixels sont plus rapides que les ondes sonores… Un bruit court, un pixel se téléporte.

L’info part, voulue ou non, elle est lue, décryptée, analysée, dépouillée, sortie de tout contexte, interprétée, déformée, amplifiée pour être finalement vomie sur le profil de votre voisin de palier, de bureau, de lit ou d’embouteillage.

Sous nos masques de lumière, nous sommes tous des espions… Victimes d’espionnage…

Tel est pixel qui croyait pixelliser.

 
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Publié par le 18 février 2011 dans C'est dans la tête

 

Une journée de rêve 1 # – Un réveil pas comme les autres


Le réveil sonne, je sursaute.

On est samedi, pourquoi ce maudit bouzin s’active-t-il la boite à dring ? Je n’en ai pas la moindre idée, j’ai dû faire une fausse manip’ en allant me coucher hier soir. Il faut dire qu’on a fait une bonne fiesta avec les copines si j’en juge par le bordel qui règne dans l’appart’.

Bon, je vais lui faire fermer son caquet à celui là parce qu’il me vrille les tympans. On a dû aussi bien picoler, je me sens vaseuse, comme si j’étais encore en train de rêver.

J’étire le bras au maximum pour ne pas avoir à bouger de la position confortable dans laquelle je suis, et dans laquelle je compte bien rester encore une heure ou deux… J’attrape du bout des doigts le téléphone qui me sert de garde fou contre la someillingite aigüe qui me guette chaque matin.

Un message est affiché sur l’alarme : « Bel’Art Coiffure 10h30, 7 rue du Chapelier – Demander Sophie ». Ce n’est pas une simple alarme, c’est un rendez-vous, planifié dans mon agenda.

Je n’ai aucun souvenir d’avoir pris un quelconque rendez-vous chez le coiffeur. Pire, je ne connais pas cette rue, ce salon et cette Sophie…

Je ne comprends rien à ce qu’il se passe ! Ce sera encore une idée farfelue des filles ! Mon anniversaire est dans 15 jours, elles m’ont surement fait une surprise ! Elles sont suffisamment folles pour avoir monté un coup comme ça et me connaissent suffisamment bien pour savoir que ma crinière est le cadet de mes soucis. J’aime mes cheveux longs de sauvageonne et je ne supporte pas l’idée de les faire souffrir avec des ciseaux.

Cela dit, quand il faut, il faut, et là… Elles ont visé juste… C’est le moment, après 8 mois d’abstinence totale de coupe tifs.

Il est 8h04. Je m’étire et décide d’aller à la séance de torture planifiée par les mystérieux subtilisateurs de téléphone mobile.

La sonnette de la porte d’entrée retentit.

Décidément, c’est ma journée ! Je n’attends personne ! Le coupable va peut être se pointer ?

Je me lève, j’enfile ma robe de chambre en satin et me dirige d’un pas cotonneux vers l’entrée. J’ai le corps mou et le simple fait de tourner la clé dans la serrure me coûte. Clencher représente un effort quasi surhumain. Je suis dans un état second.

Il n’y a personne. Je n’ai pourtant pas rêvé ? Je m’avance pour voir si j’aperçois quelqu’un sur le palier et je trébuche sur un paquet au sol auquel je n’avais pas prêté attention.

De plus en plus étrange, un panier garni !

Là, ma curiosité est bien piquée ! Je saisis l’anse surmontée d’un gros ruban orange, je rentre dans mon antre, mon butin à la main.

Une enveloppe surplombe un tas d’objets recouverts d’un papier de soie. Je la fixe du regard. Elle ne bouge pas. Je finis par conclure que si je ne l’ouvre pas, elle ne va pas le faire toute seule…

La missive m’indique que dans le panier, je vais pouvoir trouver un certain nombre de produits et voici ce qu’elle précise :

« Lâche ton téléphone, ne cherche à joindre personne et prépare-toi à passer une journée digne de tes rêves les plus fous…

8h10 – Tu trouveras du pain et des croissants, de la confiture (à la fraise, ta préférée), du beurre, du café aromatisé à la vaille, du jus d’orange pressées ce matin. Prends trente minutes pour te poser et savoure.

Bon petit déjeuner…

8h40 – Tu trouveras des sels de bains relaxants. Fais couler de l’eau bien chaude dans ta baignoire, jettes-y les sels, détend-toi, repose toi et laisse vagabonder tes pensées.

Bon bain…

9h10 – Tu trouveras des huiles essentielles énergisantes. Au sortir du bain, couvre ton corps de cet onguent et hume les effluves qu’il laisse dans son sillage.

Bon massage…

9h30 – Tu trouveras une enveloppe dans le panier, prends là. Habille-toi, dans une tenue simple et décontractée. Ne te maquille pas, tu n’en as pas besoin pour la suite du programme.

10h00 – Il est l’heure d’aller à ton rendez-vous : file, tu vas être en retard ! Et n’oublie pas l’enveloppe ! C’est de réputation notoire que tu es un poisson rouge… »

Je suis de plus en plus bluffée ! Je vais passer quelques heures de pacha ! Il faut absolument que je remercie les filles ! Mais pas avant la fin de la journée, la missive est claire, “pas de téléphone!”.

Allez, à table !

 
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Publié par le 15 février 2011 dans C'est dans l'appart

 

Le royaume de Samaki 4 # – Il était une femme

La jeune femme était en pourparlers intérieurs depuis quelques temps. Elle savait qu’elle usait son âme à trop la solliciter. Les habitants du village eux même tentaient de la mettre en garde contre ce danger. Mais elle n’écoutait que son imagination.

Seul le créateur de rêves pouvait décider de la faire redescendre sur Samaki pour la libérer de son emprise. Ils ne vivraient plus dans le rêve mais dans la réalité. Les songes laisseraient place à de vrais sentiments, profonds et sincères, basés sur la réalité et non sur son extrapolation.

Galayelle, était si obnubilée par le centre du songe qu’elle n’avait plus la force d’en détourner le regard. Son corps flottait littéralement dans le tourbillon mortel qui allait finir par avoir raison de son âme.

Du centre du songe, elle aperçut le chaman, qui tentait désespérément de lancer des sorts et des incantations en direction du vortex d’idées.

Tout devint limpide pour la femme. La volonté du créateur de rêves n’était ni de détruire son âme, ni de la faire souffrir, ni de la manipuler. Il avait seulement une peur immense qui lui brouillait les sens et l’entrainait à réaliser des actions punissables par les hautes instances de Samaki.

Il avait une crainte immense au fond du cœur. La peur qu’en la relâchant et en mettant fin au rêve, elle ne se détournât de lui. Il craignait de la perdre à jamais.

La peur du créateur devint tellement intense qu’il en perdit la raison et franchit les barrières de ce qui était admissible en matière d’emprise sur les âmes à Samaki.

Elle venait de comprendre.

Mais elle vit une autre peur, plus grande encore et totalement altruiste. Cette frayeur, elle la lut dans les yeux du chaman. Malgré tous ses efforts pour contenir ses sentiments, les forces qu’il tentait de contrer avaient eu raison de ses années de discipline et d’apprentissage.

Il lançait ses sorts avec une telle conviction et une telle puissance que son regard illuminait chaque atome de poussière.

Contrairement au créateur de rêve, le chaman n’avait pas peur de perdre Galayelle, il avait peur qu’elle ne se perdît elle-même.

Il mettait en œuvre tout ce qu’il avait appris, pendant ces longues années, pour la sortir de l’emprise du rêve. Chaque sort, chaque éclair, chaque mouvement et chaque contraction de muscle était précis et porté à la cible.

Le créateur de rêve prit conscience qu’à vouloir trop jouer avec le feu, il avait fini par perdre de la puissance. Il tentait désespérément d’envoyer de nouvelles idées, de nouveaux songes et rêves à Galayelle.

Mais elle ne pouvait plus détourner le regard des yeux transpercés d’éclairs du chaman.

Elle vit une larme couler sur la joue du puissant. Elle ne comprenait pas… Les chamans ne pleurent pas. Qu’importe la difficulté, la douleur, jamais une goutte ne perle à leurs yeux.

Elle plongea dans un état semi létargique. Elle finit par perdre totalement connaissance.

Le chaman dans un dernier élan l’extirpa du songe. Le tourbillon d’idées disparut à l’instant même où Galayelle en sortit.

Il déposa la jeune femme au sol. Elle était seine et sauve mais très affaiblie par cette épreuve.

Le créateur de rêves comprit qu’il avait mal évalué la capacité de Galayelle à le suivre dans ses idées. Sa vision était trop grande, il avait créé un songe démesuré.

Le chaman avait quant à lui accompli sa mission. La jeune femme était revenue dans la réalité.

Elle dormait paisiblement et ressourçait son âme.

Il s’éloigna et prit le chemin sans but, celui qui se forme sous les pieds du marcheur. Celui dont la destination n’apparait qu’au voyageur assez curieux pour l’emprunter.

Mais alors vous me demanderez : « Oui, et ? Elle finit comment l’histoire ? »

Et bien sur Samaki, les histoires n’ont pas de fin… Elle s’écrivent, jour après jour, nuit après nuit. Elles sont faites de surprises et de rebondissements, tout peut se gommer et se réécrire à loisir. Rien n’est figé, tout est mobile.

Alors la véritable question est : Elle commence comment la fin ?

Et la réponse est : Patience jeunes gens, je suis en train de la construire…

 

 
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Publié par le 13 février 2011 dans C'est dans l'appart

 

Le royaume de Samaki #3 – Le chaman

Il existe à Samaki des chamans. Les chamans veillent sur les habitants. Si une âme s’approche trop près du centre du rêve, ils ont pour mission de l’en extirper avant qu’elle ne perde la raison.

Il n’est pas facile de reconnaître le chaman au premier abord puisqu’il travaille dans l’ombre, pour ne pas être démasqué.

Galayelle vivait de plus en plus près du centre du songe, avec le créateur de rêves. Elle flirtait avec le danger, mais le risque de se brûler les ailes la faisait exister et vibrer.

C’est un effet secondaire caractéristique d’un envoûtement. Ce sont ces syndromes que vont remarquer les chamans et qui vont déclencher leur intervention.

L’heure n’était pas encore venue pour elle, de s’en inquiéter, elle chargeait et déchargeait son âme au contact envoûtant du créateur de rêve.

Du moins, c’est ce qu’elle pensait, avant qu’elle ne commence à s’interroger sur les raisons de l’apparition aussi soudaine qu’imprévisible d’un chaman dans son environnement. Jamais elle n’en avait vu et encore moins côtoyé.

Et celui-ci semblait s’intéresser à son cas. Loin d’être sotte, elle en déduisit qu’elle devait être envoûtée et que la mission du chaman était de rompre le charme.

Galayelle prit peur. Elle ne voulait pas que cet inconnu, si puissant soit-il, ne vienne briser son rêve comme la coque d’un bateau sur un rocher.

La jeune femme pensa tout d’abord couper tout contact avec le chaman, il n’aurait ainsi aucune emprise sur elle. Au diable sa mission, il n’aurait pas loisir de la mener à bien avec elle ! Si compétent fut-il dans son domaine, elle était pleine de volonté !

Elle tenta de le repousser mais la curiosité était plus forte que tout. Il était si rare et si exceptionnel de pouvoir approcher et communiquer avec un chaman, qu’elle ne se résolut pas à couper le lien qui était en train de naître entre eux.

Les chamans sont par définition dépourvus de tous sentiments. Ce n’est pas un état naturel, c’est un travail de longue haleine, des années de pratique et de discipline. Mais c’est leur meilleure arme contre les forces qu’ils affrontent et qui, elles, font souvent preuve de sens exacerbés.

Les sentiments sont contraires à la réflexion et sèment le trouble, la discorde et l’anarchie. Le chaman le sait et travaille à taire et enfouir le moindre sentiment au plus profond de son être. Et de tous les chamans de Samaki, c’était lui qui maîtrisait le mieux cet art.

Ni amour, ni haine, ni beauté, ni laideur. Les émotions glissaient sur le chaman sans y trouver de prise où s’accrocher.

Si Galayelle espérait pouvoir revoir le chaman pour assouvir sa curiosité, elle avait également conscience du danger que cela représentait. La mission du puissant était de repêcher son âme égarée, prisonnière des songes fabriqués par le créateur de rêves.

Et elle ne comptait pas lui rendre la tâche facile. Elle tenait beaucoup trop à son rêve pour le laisser s’éteindre sans se battre.

 
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Publié par le 11 février 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Le royaume de Samaki #2 – La diseuse de bonne aventure

Galayelle tenait sans crainte la main du créateur de rêves, se disant qu’il ne pouvait rien lui arriver tant qu’elle ne la lâchait pas.

Mais la tornade onirique se faisait de plus en plus puissante à mesure que les idées grandissaient.

La seule façon de continuer de partager du temps avec le créateur de rêves était de rompre le charme quelques jours, juste le temps de recharger son âme. Puis elle le revoyait et se perdait à nouveau dans les songes…

La situation devenait périlleuse car elle voulait de moins en moins s’éloigner du créateur de rêves et son âme s’affaiblissait de jour en jour. Elle ne prenait plus assez de temps pour panser son âme. Elle avait mis de coté toutes les règles établies pour profiter, un peu plus, chaque heure qui passait, de la présence du jeune homme.

Consciente qu’elle se mettait en danger, la femme demanda au créateur de rêves de faire cesser le songe, pour pouvoir vivre au grand jour, sans risquer de succomber. Mais celui-ci refusa de rompre le doux rêve qu’ils partageaient, pour tomber dans la plate existence des couples réels.

« Le rêve est notre raison d’être, c’est notre ciment et notre moteur ; sans lui, nous ne sommes que deux banals habitants de Samaki. » lui confia-t-il.

Elle savait qu’il avait raison. Mais souffrait de ne pouvoir lui appartenir entièrement et que lui ne puisse pas s’abandonner à elle.

Elle ne pouvait plus supporter de le perdre à la nuit tombée, pour ne le retrouver que de longues heures ou jours après.

Elle alla demander conseil à la diseuse de bonne aventure.

La bonne femme fit état de la situation. Elle vit dans sa boule de cristal le jeune créateur de rêves. Elle le décrivit comme éperdument amoureux… De son art.

Il vampirisait les âmes et avait jeté son dévolu sur celle de Galayelle. La clairvoyante lui confirma ce dont la jeune femme avait conscience : elle était dépendante du rêve et des songes que lui présentait le créateur de rêves.

Elle qui pensait se nourrir des images qu’il créait pour elle, était en fait absorbée par la puissance du sort d’envoutement.

Contre toute attente, la diseuse de bonne aventure parla également d’un homme, sombre et discret, peu loquace et particulièrement attentif au sort qui avait été jeté à la femme.

Elle le connaissait depuis peu et il lui était apparu comme un être mystérieux.

La voyante lui parla longuement de ce sage et les cartes divines dévoilèrent une bien étrange réalité. En définitive, l’homme, timide et effacé en apparence, n’était autre qu’un chaman.

La boule fit apparaitre un être d’une puissance exceptionnelle. Si les cartes ne se trompaient pas, et elles ne se trompaient pour ainsi dire jamais, il s’agissait du meilleur chaman de la contrée.

Galayelle remercia la diseuse de bonne aventure de sa clairvoyance et rentra chez elle un peu soucieuse.

Pourquoi le destin avait-il mit sur sa route un chaman ? Les chamans ne paraissent jamais sans raison, et leur mission est dictée par les plus hautes instances spirituelles de Samaki.

Galayelle était bien résolue à découvrir le fond de ce mystère.

 
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Publié par le 9 février 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Le royaume de Samaki #1 – Le créateur de rêves

Il était une femme, nommée Galayelle, qui vivait dans un monde imaginaire. Ce monde s’appelait Samaki parce qu’il fallait bien qu’il s’appelât, ce monde, et que Samaki ce n’est pas si mal comme nom et puis ça veut dire Poisson en Swahili.

Elle vivait heureuse, elle aimait la vie et la vie le lui rendait. Elle brillait chaque jour d’avantage. Ce qu’elle touchait se transformait en or, faisant de son environnement un palais à ciel ouvert.

Galayelle avait de nombreux amis, des lapins, des poissons, des huitres, des chevaux, des chats, des ours, des loups, des magiciens, des chamans, des diseuses de bonne aventure, des archers, des elfes et autres humains.

Elle vivait dans un palais composé d’une multitude de pièces, d’un nombre infini de vitres, de salles de bains, de chambres, de cuisines et… De voisins.

Le château en question portait le doux nom de HLM. Habitat Luxueux et Magnifique. Il y avait de nombreux ouvriers, femmes de ménage, palefreniers, tous plus travailleurs les uns que les autres. Il n’y avait ni prince ni princesse de titre dans ce château, mais des rois et des reines de cœur.

La femme travaillait aussi, pour gagner de quoi rester dans ce palais, dans ses quartiers qu’elle avait si douillettement aménagés.

Elle bâtissait sa vie au gré du destin, et tout lui souriait… La famille : Parfaite ! Les amis : Exceptionnels ! Le travail ? Génial ! Tout ? Non, car pendant ce temps, pas un prince, pas même un crapaud ne se présentait à l’horizon… C’était bien le seul nuage qui passait en ce ciel bleu.

Faute de cheval blanc, Galayelle roulait en Deux-Chevaux blanche. Elle faisait contre mauvaise fortune, bon cœur.

Arriva l’aube d’une nouvelle année sur Samaki. A l’aurore, elle se préparait à partir travailler. Non, elle n’était pas matinale, c’est juste qu’on est en fin d’année (aube de la nouvelle année), donc on est en horaires d’hiver, il fait jour à quoi ? 8h00, 8h10 ? C’est pas la mort comme heure pour se lever et aller travailler !

Et avant de partir, elle jetait chaque matin un petit coup d’œil à ses télégrammes électroniques. Ce matin là, elle vit qu’un jeune homme, d’une contrée voisine était passé consulter sa page d’identification, sur la gazette des célibataires.

Intriguée par cet inconnu, créateur de rêves, Galayelle se laissa apprivoiser.

Le créateur de rêves était un habitant très important dans le village. Il était grand et fort comme un ours. Mais ce qui faisait sa puissance, c’était avant tout sa magie. Il transformait les réalités pour les fondre aux rêves les plus fous. Il jouait avec les images comme les anges jouent avec les nuages. Il les glissait dans son chapeau électronique, les façonnait, les modelait et les transformait à loisir pour en ressortir une autre vérité, plus belle encore que celle qui y était entrée.

C’était son métier. Chasseur d’image, créateur de magie, faiseur de miracles oculaires et réalisateur de rêves. Les plus hautes instances du village achetaient son art. Moyennant quelques deniers, il mettait ses talents au service de la population. Contez-lui votre rêve, il en fera une image.

Son art est immense, mais la contrepartie est terrible. Sans être malfaisant, le créateur de rêves se nourrit de la fascination de l’âme qu’il transporte le temps de matérialiser son rêve. Quand une âme a vu sa pensée concrétisée par une image, elle est libérée, et une autre prend sa place.

Mais en conséquence, plus le rêve est grand, plus l’attraction est forte. Plus le créateur de rêves se nourrit de l’âme et plus elle risque de se perdre dans les méandres de sa magie.

Notre femme oublia, l’espace d’un instant, cet état de fait. Elle se laissa transporter dans la tornade d’idées et finit par perdre les sens. Son rêve était sans limite et les deux êtres se sont connectés. Le rêve est dangereux si on ne s’éveille pas à temps. Voir son âme se perdre au pays du rêve est la pire mort qui puisse exister sur Samaki.

 
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Publié par le 7 février 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Mon mec n’est pas une première main, que faire ?

La situation de base

Si vous êtes célibataire et que vous avez plus de 13 ou 14 ans, il y a de fortes chances pour que vous deviez chercher votre futur partenaire sur le marché de l’occasion.

Passé 20-25 ans, il devient très rare de trouver des spécimens encore neufs et dans leur emballage d’origine… Et si tel est le cas, méfiance, c’est louche. Vous risquez de vous retrouver avec un produit de fin de série ou avec un défaut de fabrication majeur. Autrement, il n’y aurait aucune raison pour que le jeune homme n’ait pas été testé au moins une fois par une de vos homologues féminines.

Vous voici donc, sur le marché aux puces des non pucelles. Et vous allez retourner les bacs de garçons (non, pas les bacs de glaçons, ça c’est quand il est l’heure du pastaga) pour trouver celui qui vous ira parfaitement. Celui que vous pourrez exhiber fièrement en soirée, qui vous tiendra chaud quand il fait froid, qui vous servira un thé glacé quand vous aurez chaud, qui vous remontera les zygomatiques à bloc, qui vous fera monter la température, qui vous rafraichira de sa bonne humeur, que vous pourrez dorloter à loisir ou au contraire laisser trainer chez des amis le temps de prendre soin de vous.

Bienvenue dans le monde des Bisounours, à la recherche du Graal, de l’homme parfait ou de ce qui s’en approchera le plus. J’ai conscience que cette quête peut paraître veine, mais s’il elle n’est pas faite de challenges et de défis au quotidien, la vie vaut elle d’être vécue ?

Partant du postulat que Mickey est pris et que donc, le seul homme parfait sur Terre est déjà maqué, il va falloir vous activer dans vos démarches… Ben oui, il est parfait ce mec là, si ce n’est sa voix nasillarde, il a de grandes oreilles, c’est pour mieux vous écouter mon enfant, il est petit, c’est pour ne pas encombrer votre espace, il est pote avec  Merlin, c’est pour mieux vous aider à faire le ménage, il a un chien, c’est pour mieux s’occuper quand vous n’êtes pas là, il a un pote milliardaire, c’est pour mieux… Ben rien du tout en fait, il est trop radin ce Picsou ! Il a une longue queue, c’est pour mieux…

Bref, Mickey est maqué à Minnie, passons à autre chose !

Quelques paramètres seront néanmoins à activer sur votre radar à testostérone pour ne pas vous faire avoir au moment crucial de la sélection.

Le radar à exs

Il ne faut jamais sortir avec un mec qui vient de se séparer ! C’est un très gros risque et un sacré crève cœur.

Sauf si l’ancienne est super conne, parce que là, vous ne pouvez que devenir l’ELUE aux yeux de ses potes.

Sauf aussi si vous êtes un être exceptionnel, mais alors vraiment exceptionnel… Pour que ce soit suffisant pour supplanter l’ex, il vous faudra au bas mot savoir mettre vos jambes derrière votre nuque et lui servir une bière en équilibre sur vos seins…

Si vous n’avez pas ces talents, attendez au minimum six mois, qu’il digère la pilule de sa précédente rupture en faisant morfler une autre nana de transition qui n’aura pas eu vent de ces quelques lignes et aura foncé dans de panneau.

Le radar à potes

Deux points en ce qui concerne les potes : Il y a les siens et il y a les vôtres !

Les siens :

S’ils vous crachent au visage la première fois que vous les voyez, c’est plutôt mal engagé et il y a des chances pour que votre relation amoureuse en pâtisse…

Si au contraire, ils vous lèchent les bottes à vous user les semelles, c’est bizarre. Ça cache peut être le fait que vous êtes le nouveau Messie. LA nana sur laquelle ils misent pour que le doudou soit heureux. Ça cache soit un serial largueur, soit un malheureux en couple compulsif.

Ils vous posent plein de questions et vous font passer un entretien de sélection ?

Si vous êtes la seule devant la salle de réunion, c’est qu’ils prennent soin de leur ami et veulent son bien, en s’assurant de votre compatibilité.

Vous êtes la 13ème candidate devant la porte, fuyez, ça porte malheur ! Pas le chiffre 13 hein, le fait qu’il ait autant de groupies à ses pieds et qu’il soit contraint de sous-traiter le tri des postulantes.

Les vôtres d’amis maintenant :

Votre nouvelle acquisition est curieuse de les connaître, plein d’entrain à l’idée de les rencontrer : SUPER ! … S’il a déjà des amis… Sinon, c’est un guêpier, il va calquer sa vie sur la votre, s’incruster à toutes vos soirées et ça, ça pue ! Si vous décidez de rompre, vous le couperez de toute vie sociale et vous aurez un suicide sur le dos… N’engagez rien !

Il ne montre aucune trace d’amabilité ou d’envie quelconque de se mêler à votre banc de copine… Il ne s’intéresse pas à ce que vous êtes et ce qui vous motive, relâchez le dans la nature, il finira bien par être adopté par une de vos congénères qui n’a pas de vie sociale et s’accommodera parfaitement de la situation.

Conclusion

Vous en avez pêché un. Il a le physique de Mickey, a plein d’amis, aime les vôtres, vous tient chaud et froid, vous masse les épaules dès que vous rentrez, qu’importe que ce soit de travail ou d’une séance chez une masseuse, seul votre bonheur compte à ses yeux ?

Je vais m’empresser de vous écrire un article sur la façon de bien garder la perle rare que vous aurez déniché, à un tarif défiant toute concurrence sur un petit marché dominical.

En attendant ne faites pas de connerie ! Ne changez pas d’un pouce, restez vous-même, c’est comme ça qu’il vous a choisie, non ?

 
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Publié par le 5 février 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Comment bien organiser son chômage ? 4 # Faire comme si tout le monde l’était aussi…

Un des trucs particulièrement chiants avec le chômage, c’est que malheureusement, tout le monde ne l’est pas en même temps… Heureusement dites-vous ? Ben non, malheureusement ! Parce que je peux vous assurer que si on n’a pas un, deux ou même cinquante-sept amis en recherche d’emploi, en même temps que soi, on se fait vraiment suer !

Mais bon, ce n’est pas parce que vos amis ne sont pas solidaires de votre épineuse situation que vous ne devez pas agir comme s’ils n’avaient rien à faire, eux non plus, de leurs journées.

Vous pouvez donc, par exemple, les appeler en plein milieu de l’après midi pour leur raconter tous les trucs super inintéressants qui vous sont arrivés depuis votre réveil matinal à 11h00.

Si votre amictime (ami victime) vous objecte que lui s’est levé à 6H30 et que vous l’ennuyez à lui rappeler que vous, vous ne glandez rien : ne vous laissez pas déstabiliser. Dites lui que vous, vous vous êtes couchés à 3h00 parce que vous avez fait une partie de World of Warcraft. Que vous vous deviez d’aider votre guilde à terminer un donjon super important. Que vous avez des responsabilités qu’il ne peut pas comprendre et qui sont pires que faire des heures sup’ jusqu’à 19H00.

Il se peut que votre amictime vous dise qu’il n’a pas le temps de vous parler au téléphone, que son chef va le griller et qu’il se fera renvoyer. Là, vous avez deux solutions : vérifier la théorie du licenciement. Si ça foire, vous saurez que vous pouvez continuer de l’appeler sans risque, si ça marche, vous aurez un compagnon de chômage ! Pas mal non ?

Si malgré tout il refuse de vous prendre au bigophone, matraquez-le de posts sur Facebook, Twitter ou autre Copains d’Avant ! Oui, c’est à cela que servent les réseaux sociaux. Ils sont utilisés par les gens qui n’ont rien à ficher de leurs journées, à montrer à tous ceux qui bossent, à quel point on se fait chier quand on est sans emploi.

Vous pensiez que ça avait quelle utilité sinon ?

Moi par exemple, je passe mon temps libre (c’est-à-dire tout ce dernier mois) à mettre les trucs que je fais à la minute près sur mon profil… C’est chiant pour ceux qui le lisent… Et ben qu’ils se disent que ce n’est qu’un très vague aperçu du niveau de chiantitude du chômage ! Alors qu’eux ont double activité : travailler et lire des conneries sur des sites débiles…

Si vous voulez passer un moment sympathique, vous pouvez aussi retourner voir vos anciens collègues et, pendant qu’eux travaillent d’arrache pied, vous vous baladez dans les couloirs. Bon, je ne vous cache pas que passé le moment où vous vous dites « C’est cool de revenir ici et de ne pas avoir à ouvrir des classeurs Excel fastidieux à compléter » vous vous dites « C’était cool quand je bossais ici et que j’avais des tableaux Excel fastidieux à compléter »…

Enfin, vous pouvez vous amuser à ruiner le moral de ce petit con de pote qui vous a coiffé au poteau sur le dernier entretien et qui a eu le super poste que vous convoitiez. Il a été embauché au mois de mai, le malheureux, ce qui veut dire qu’il n’aura pas de congés avant au moins un an !! Allez y, montrez-le du doigt et moquez-vous ! Vous avez un an pour le démoraliser à coup de « T’es fatigué ? Prends des congés… Ah tu peux pas !! Mouahahaha »

Rappelez-vous tout de même qu’il y aura un retour de manivelle… Oui, dans un an, il aura les moyens (et le temps) de partir au Seychelles au moins quinze jours, bien mérités.

Et il y a de fortes chances pour qu’il vous envoie une carte postale de là-bas et plombe votre profil Facebook de ses photos de vacances pour vous faire crever de jalousie…

Ben oui vous pensiez que ça servait à quoi sinon ?

Allez sur ces bons conseils, je vais vous souhaitez un bon chômage, et je vais aller poster sur Facebook que j’ai écrit de nouvelles inepties !

 
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Publié par le 3 février 2011 dans C'est dans la tête

 

Comment bien organiser son chômage ? 3 # Donner de son temps

Voilà une bonne manière de mettre à profit votre temps libre : donner celui que vous avez en trop à ceux qui en manquent. Participer à des œuvres humanitaires, aider son prochain, mettre la main à la pâte pour faire de cette planète un monde meilleur…

Moi par exemple, je passe de précieuses heures de mon temps à écrire des articles sur des moyens pour mes copains de « j’me-fais-chier-aidez-moi » à retrouver le sourire et une occupation digne de ce nom, sans passer pour un chieur ou un j’enfoutiste… Ou très peu.

Etant donné que charité bien ordonnée commence par soi-même comme le veut l’adage, et bien aidez-vous, vous-même et le ciel vous aidera… Et si le ciel n’est pas disponible, vous pourrez toujours faire appel à des potes chômeurs que vous aurez rencontrés au super marché lors de votre dernière sortie d’acheteur compulsif.

Le chômage, c’est l’occasion ou jamais de faire votre grand ménage de printemps et de régler vos papiers en cours. Je sais, c’est chiant et ça vous rappellera le boulot alors que là, vous n’êtes pas payé pour ça.

Mais dites vous qu’il y a pire ailleurs dans le monde. Il y a des bébés phoques qui meurent sur les banquises à cause de la chasse cruelle et que Paris Hilton n’a pas pu se procurer les dernières capotes phosphorescentes à la mode parce que Britney Spears a tout raflé et causé une rupture de stock.

Alors retroussez vos manches prenez votre courage à deux mains et composez le numéro de téléphone de votre meilleur ami chômeur pour qu’il vienne vous aider, à grand renfort de bulldozer, à déblayer le merdier qu’à engendré votre période de non activité.

Courage, vous allez y arriver. Si la tâche vous parait trop ardue, il vous reste la solution de continuer sur cette voie de bordellisation générale. Vous pourrez ensuite faire appel aux célèbres émissions de téléréalité qui remettent en état des appartements poubelles.

Mais gageons que vous n’aurez pas à en arriver là, en entretenant quotidiennement votre chez vous.

Pour vous motiver, dites vous que si vous laissez le merdier s’accumuler, vous risquez de ne plus retrouver votre chat, que vous perdrez vos amis, que vous ne trouverez jamais de conjoint, que vous raterez votre vie, que vous finirez drogué, alcoolique et chômeur…

Ah, mais je suis sotte, vous êtes déjà chômeur…

Ah ben allez-y alors ! Vous n’avez plus rien à perdre ! Désolée… Et, heu… Bonne descente aux enfers…

Mouahahahahahahaha !

 
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Publié par le 1 février 2011 dans C'est dans la tête

 

Comment bien organiser son chômage ? 2 # La fièvre acheteuse

En temps normal, c’est-à-dire, quand vous avez un vrai boulot, avec de vrais collègues, de vrais problèmes d’adultes et que vous vous cassez le tronc pour gagner votre pain du soir, aller faire des courses est une corvée.

C’est le marathon le plus pénible qui soit. Vous luttez contre votre envie de hurler, entre les rallyes dans les rayons, les turbulences chez le traiteur, les bousculades chez le boucher, les batailles chez le boulanger, les mises en boites vers les conserves, les queues aux caisses… Le stress est omniprésent.

Mais avec le chômage, tout change ! Vous allez pouvoir faire comme les petits vieux à la retraite : avoir le choix de faire chier ou non vos congénères en fonction de votre humeur.

Vous pouvez faire le rat de supérette aux heures creuses pour bénéficier d’une royale tranquillité. Ou, au contraire, faire la grenouille de grandes surfaces, en vous pavanant au moment du rush avec un caddie blindé de trucs inutiles pour faire sueur copieusement le cadre supérieur qui sort acheter une simple boite de pâtée pour son chat et qui n’a qu’une hâte : celle de rentrer chez lui, de se poser dans son canapé, devant un bon verre de Martini pour décompresser.

Le chômage est le moment idéal pour dépenser les sous qu’on n’a pas en conneries dont on n’a pas besoin. Il faut le savoir, le chômage est à la consommation se qu’Ikea est à la décoration d’intérieur : un piège pour votre porte monnaie.

Vous achetez des choses dont vous n’aviez tellement pas besoin qu’avant de l’avoir vu en rayon, vous ne saviez même pas qu’il existait ce bignou !

Ben oui, mais faut dire qu’un chômeur, ça s’emmerde si ça ne moisit pas dans son canapé. Alors, pour se sentir un peu vivant, ça va chercher de l’intérêt auprès des vendeurs. Ça se fait bichonner par les commerciaux, qui voient en l’énergumène que vous êtes une contribution à leur prochaine commission.

C’est un échange de bons procédés.

Oui, en définitive, le chômage, ça coûte cher. Mais on n’a rien sans rien ma bonne dame… Alors faites du plat à votre banquier s’il le faut, mais sortez et surtout, dépensez ! C’est votre seule chance de survie à l’inactivité…

Ou presque… Car nous verrons dans le prochain article, qu’on peut occuper son manque de boulot par une dépense de temps, qui vous épargnera une dépense d’argent.

Alors mettez votre carte bleue à l’abri des nuisibles (vous) le temps qu’elle se refasse une santé.

 
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Publié par le 29 janvier 2011 dans C'est dans la tête

 

Comment bien organiser son chômage ? 1 # Devenez une belle plante

Le chômage, s’il est bien appréhendé, sert avant toute chose à faire les trucs qu’on n’a pas le temps de faire quand on bosse neuf heures par jour et qu’on rentre, lessivé, chez soi. Élémentaire me direz-vous ? Oui, surement… Quoique parfois on a tellement de temps pour glander qu’on n’a pas le courage de mettre en action son corps et ses cellules grises sur les sujets qu’on s’était pourtant promis juré craché d’exécuter.

C’est là que les périodes chômées deviennent un piège. Alors pour ne pas tomber dans le côté obscure de la force, celui qui entraîne la poussée fulgurante de poils de la taille de baobabs dans les mains, de racines dans les fesses, solidement encrées dans le sofa, d’engelures des rétines que seul un visionnage ininterrompu de conneries télévisées semble soulager… Agissez ! Organisez et planifiez votre chômage. Pour qu’inactivité ne rime pas avec végéter.

Voici quelques solutions, faciles à réaliser et qui peuvent vous sauver de la spirale infernale de la glandouille abusive.

Quitte à devoir végéter, profitez-en pour devenir une belle plante. Cette opération occupera un certain nombre de vos après midis pour votre plus grand bonheur.

Pédicure, manucure, spa, soin du visage, coiffeur, … Cela aura forcément des répercutions positives, déjà parce que ça fait du bien au moral. Et puis aussi parce qu’un un bon ravalement de façade n’a jamais fait de mal à personne.

Vous ne pourrez que mieux impressionner votre futur recruteur avec une super coupe de cheveux, le visage rayonnant d’une belle beauté extérieure qui sera le reflet de votre belle beauté intérieur, en corrélation avec votre vous profond et spirituel… Vous en doutez ? Mais, faites un effort enfin, si vous n’y croyez pas, qui le fera pour vous ? Vous êtes un champion, foncez !

En plus, c’est le genre de lieux où vous pouvez emmagasiner un maximum d’anecdotes qui vous permettront un jour de briller en société… Si, si, c’est possible !

Entre deux bandes de cires sous vos aisselles, entre deux coups de ciseaux dans votre crinière, entre deux gommages de vos points noirs, vous serez bercé par les bavardages des clients, les acquiescements contraints des psycho-esthéticiennes et babillages des badauds.

Sachez sélectionner le best-of de ces échanges. Mais rappelez-vous quoiqu’il arrive, que tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous… Allez-y de votre commentaire avec parcimonie.

Vous voici remodelé, votre carnet de notes est truffé de petites anecdotes, votre moral est regonflé à bloc. Parfait ! Nous allons maintenant étudier une autre méthode, certes peu économique mais tout aussi distractive d’occuper vos longues journées chômées. Les achats compulsifs !

 
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Publié par le 27 janvier 2011 dans C'est dans la tête

 

La chambre Maupassant

Aujourd’hui, c’est la fête puisque nous sommes réunis en ce lieu pour célébrer les anniversaires de trois compères : que nous appellerons Klem, Bag et Ben, parce que c’est comme ça qu’on les appelle en général. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple !

Particularité du site où se déroule l’action principale : c’est un château avec un accent circonflexe sur la tourelle. Un superbe domaine, de son nom… Heu, … Prospectus… Ah, oui ! Domaine de Bertheauville !

C’est à coté de Paluel et sa bien célèbre centrale nucléaire. Vous verrez, c’est super sympa les environs : les vaches ont deux têtes, les moutons sont mauves et les chevaux imitent Charly Chaplin à la perfection. Vous aurez de quoi divertir vos invités au cours de belles balades champêtres.

Dans une des ailes de ce magnifique château, il y a une grande véranda avec une grande étendue d’eau en son centre. Oui, c’est cela, une piscine, oh, ça va, ne faites pas trop les malins, je tentais de créer un paysage magique et majestueux.

D’ailleurs, en parlant de magique, je n’ai jamais compris pourquoi on parlait des « ailes » d’un château ? Est-ce que ça vole un tel monument ? Je ne sens pas ça très aérodynamique. Il y a peut être une façon de les faire décoller, et alors seulement les bâtiments déploient ce qu’on appelle leurs ailes et foncent vers les nuages.

À moins qu’il n’y ait des concours de lancer de châteaux ? Il y en a bien qui font ça avec des troncs d’arbres ou des nains alors, pourquoi pas !

Mais revenons à notre lieu de distraction. La salle où nous allons faire la fête en ce 23 janvier, est donc traversée par un grand bassin que nous allons pouvoir conquérir à loisir. Des joutes de gerbes d’eau, des folles ruées à dos de copains, munis de frites pour bien castagner l’adversaire, des bouées pour sauter dedans en tentant de ne pas manquer le trou pour ne pas se ruiner l’entre-jambe… Surtout pour ces messieurs ! Et toutes sortes d’activités bien festives et qui font bien mal !

Mais mon âme d’aventurière sans peur et sans reproche m’incite à ne pas m’attarder près de la pataugeoire et à aller explorer les étages du palais.

Sitôt pensé, sitôt, exécuté. Me voici, en mode fouine, dans les étages. Je clenche les poignées et au hasard d’une ouverture de porte, je me faufile dans les pièces pour en découvrir le contenu.

Mon exploration débute par le haut de la tourelle, une pièce circulaire, toute vitrée, humide et froide, où trône un énorme fauteuil de cuir.

Après inspection, l’objet e révèle être un fauteuil de massage. Je m’y installe et l’active. Durant vingt excellentes minutes, je savoure la vue du ciel éclaboussé d’étoiles, à travers les vitres embuées, sous le roulement délicat du mécanisme sur mes hanches, mon dos, mes épaules et ma nuque.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, j’arrête la machine et je repars en exploration.

Je m’aventure maintenant dans le corps du château. Je croise une armure sur le palier. Enfin quand je dis que je croise, le terme n’est pas très approprié car il signifie qu’elle marchait et moi aussi. Ce qui n’est pas le cas, vous vous en doutez bien ! Quand j’ai vu cette armure toute rouillée se déplacer je suis tombée dans les pommes… Donc, techniquement, on ne s’est pas croisées, elle m’a enjambée pour ne pas m’écraser ou se casser la figure en se prenant les pieds dans ma carcasse inerte comme dans un vulgaire tapis !

Je me réveille et me dis que j’ai dû rêver. Je repars vers de nouvelles aventures.

Je ressens le petit frisson et le petit stress des films d’horreur. Vous savez ? Le moment où on se dit tous en général, « Elle ne va pas y aller cette conne ! Elle le sait pourtant qu’il y a le fantôme aux doigts de pied sur les mains !! Elle va se faire buter parce qu’il a grave les boules de cette infirmité et il se venge sur quiconque mange des cornichons en ces lieux. » Or, on a tous vu que je venais de bouffer un sandwich au pâté, avec précisément, des cornichons…

Mais je m’y risque tout de même, je viens d’avaler un paquet de chewing-gums, avec un coup de bol, il n’y verra que du feu !

Je suis dans un couloir très sombre malgré la lumière allumée. Oui, je suis courageuse mais pas trop quand même ! Alors, avant même d’entrer dans une pièce, je cherche à tâtons l’interrupteur. Ainsi je ne sursauterai pas en découvrant avec horreur une forme inhumaine et effrayante avant de percuter qu’il ne s’agit en fait, que d’une chaise avec un haut dossier !

Sauf que là, à moins que ma vue ne me joue des tours, il y a une femme au bout du couloir… Immobile, qui me regarde. Elle ne bouge pas, elle ne parle pas, elle se contente de me regarder et me tend la main.

Mon sang ne fait qu’un tour. Je panique et m’apprête à hurler, partir en courant dans les escaliers. Mais elle reste stoïque. Au lieu de fuir, je fait quelques pas de plus et je m’approche d’elle.

Deuxième passage où le téléspectateur se dirait qu’il est vraiment trop bidon ce film, que jamais on ne fait ça dans la vraie vie… Et bien, moi, si !

Je suis à 5 mètres d’elle quand je comprends, tremblante, à qui j’ai affaire.

Alors une question m’est venue, pour le châtelain : qui a eu l’idée saugrenue de foutre un mannequin de femme, affublé d’une robe années 70, dans le fond d’un couloir obscure comme le fond d’un trou de balle ? C’est d’un goût douteux, ça fout la trouille à ceux qui, comme moi, ont peur de leur ombre, et en plus on a envie de vérifier si elle porte une culotte sous sa robe, et ça, ce n’est pas très sain !

Bon, elle n’en a pas, la coquine… Alors je reprends mon exploration, rassurée et apaisée. Ninou n’est pas la seul à ne pas porter de sous vêtements.

Les unes après les autres, les chambres s’offrent à ma vue. Rococo, un peu vieillottes mais pleines de charme. Les unes sont ouvertes, d’autres fermées à double tour.

Jusqu’à celle du fond du couloir. En radical opposé avec Gertrude. Oui, Gertrude, c’est le nom que j’ai donné à Madame Sans-Culotte, parce que c’était le nom d’une célèbre joueuse de strip-poker sur Amstrad ! Et elle non plus, quand on gagnait, elle n’avait plus de culotte !

Et dans cette chambre, le courant passe. Il y fait un peu froid, elle n’est pas spécialement belle, mais elle a un « plus » indéfinissable qui fait qu’on s’y sent bien, serein malgré la peur des fantômes ou pire : de tomber nez à nez avec le propriétaire des lieux dans un endroit où on n’a pas le droit de pénétrer.

Il se trouve en définitive que dans cette chambre, Maupassant a passé de longues heures à écrire. Il posait son encre sur des feuilles de papier à l’endroit même où je pose actuellement des pixels sur un écran d’ordinateur.

Je me suis promis de remonter, durant la soirée, poser mes empreintes de neurones où Guy de Maupassant a jadis posé les siennes… C’est chose faite et c’est émouvant !

Alors je vais maintenant retraverser le long corridor, saluer Gertrude une dernière fois et rejoindre les festivités.

Hamstrong a marché sur la Lune, j’ai marché sur les traces de Maupassant.

C’est un petit pas pour l’humanité mais un grand pas pour moi !

 
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Publié par le 23 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Vent de folie chez les tourtereaux…

Mais bazar de bazar ! Qu’est ce qui a bien pu se passer à Noël ? Une sage a dit un jour,  jeudi dernier pour être exacte, que Papa Noyel a dû déposer, sous le sapin des garçons, un petit papier truffé de mots d’excuses pour filer à l’anglaise de la relation qui les lie à leur, jusqu’ici, dulcinée.

Deux solutions si cette hypothèse s’avère exacte : il n’y avait qu’une seule idée sur ce papier ou alors qu’un tout petit nombre d’alternatives et toutes étaient foireuses sauf une !

Oui, ce devait être cela, car il y a eu un vent de folie dans les couples qui batifolaient, jusque là sans encombre, dans les eaux douces du Bocal et de ses environs.

Et l’anti-sérénade a été la même pour toutes ces demoiselles : « Je ne suis pas prêt à me lancer dans une relation sérieuse ». Ça, c’est pour l’excuse générale.

Et quand ces messieurs disent qu’ils ne sont pas prêts pour une relation, une question me vient en tête, est on prêt un jour ? Est-ce que c’est quelque chose qui se planifie ?

« Ecoute chérie, je serai prêt le 27, à 18h09, et ne sois pas en retard surtout, tu risques de faire foirer nos karmas ! »

TOUS ! La même phrase, le même développement pour étayer la dissertation post-largage et les mêmes arguments. Au bac de philo, ils auraient tous eu un zéro pointé pour triche frauduleuse et recopiage sur son voisin. Ce n’est pas bien ça messieurs!

Dans l’argumentaire, les témoins rapportent les exemples suivants (après le fameux « Je ne suis pas prêt à m’engager » :

C’est trop frais avec mon ex, on va attendre encore un peu pour se lancer

J’aime une autre fille et je ne sais pas laquelle choisir

Je propose qu’on arrête là, à moins que tu veuilles faire une pause? Ok, on fait une pause, je vois bien que tu veux faire une pause…

Tu n’es pas qu’un plan cul et ça me ferait mal de te faire souffrir

Par contre, ça te dirait qu’on se voit un de ces jours, juste pour un câlin ?

Oui tu es adorable, douce, gentille, drôle en plus… Mais tu es moche !

Tu es superbe, tu fais l’amour comme une déesse et je suis vraiment navré que ça se termine mais tu n’as aucune conversation

Il faut qu’on arrête là, je ne le sens pas, je déprime quand je te vois. Mais ne le prends pas personnellement, c’est moi hein…

Tu t’appelles comment déjà ?

On n’aurait pas pu rester ensemble de toutes manières, ta mère me fait trop fantasmer, ce ne serait pas sain comme relation. Je pourrais être ton beau père si elle ne couchait pas avec ton père.

Avec toi, j’ai des comme envie de devenir homosexuel

Je deviens fou de toi. Mais je compte bien me soigner. Je te quitte !

Tu es trop amoureuse de moi, ça me fait flipper, je préfère qu’on en reste là

Non mais tu sais, si je suis resté jusqu’à ce jour à tes cotés, c’était pour toi hein !

Et j’en passe et des meilleures…

Mais bon, je ne suis pas là pour fayoter et loin de moi l’idée de balancer les p’tits camarades.

Alors question à ces messieurs :

On sait que, par définition, par constitution organique, par manière de penser ou par instinct de survie, vous préférez fuir une relation qui sent le sapin plutôt que de prendre la décision qui s’impose…

Donc ma question est la suivante : pourquoi ne prenez-vous pas une fois pour toutes vos testicules à deux mains, quand vous voyez que vous foncez dans le mur. Plutôt que de laisser ces dames tenter désespérément de se débattre avec le volant pour éviter le choc, alors qu’à l’évidence, le couple va se cartonner, c’est inéluctable ?

Au lieu de cela, vous vous rendez indésirable, vous êtes toujours fatigué, pas motivé, envie de rien, la tête planquée sous l’oreiller, vous n’avez pas faim, pas le moral, pas envie, de quoique ce soit, tous les prétextes sont bons pour ne pas être sympathique à votre partenaire…

Vous préférez vous pourrir la vie que de vous libérer du poids qui vous pèse…

Vous mesdames, vous tentez en vain de réduire ce poids qui pèse en enchaînant les régimes, en pensant que si vous êtes plus attirante, il reviendra à la raison et restera…

Mais pour combien de temps ?

Et quand il devient pour vous une évidence que vous n’arriverez pas à le reconquérir, vous prenez la bonne décision : vous le quittez.

Et vous voici, de retour dans la nature, plus svelte et belle que jamais. Tous les efforts que vous aviez faits, sans succès, pour vous rendre désirable à ses yeux, vous rendre irrésistible aux yeux de tous les autres…

La déesse qui sommeille en vous vient de se réveiller. Sachez l’apprivoiser !

C’est en général à cet instant précis que l’homme décide de reparaitre… Et c’est à ce moment là qu’il va falloir être forte !

Prenez votre pied et larguez les amarres… Nombreux sont les ports où vous pourrez faire de délicieuses escales !

Alors… Mesdames, voyagez !

 
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Publié par le 17 janvier 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Souvenirs, souvenirs # 9 – Tu t’en sers plus de ton caddie ?

Toujours dans la catégorie roue qui roule ne fait pas de mousse : encore une super invention des sœurs Poisson.

Nous avions, dans la cour de la ferme de mes grands parents, un caddie, flambant vieux, qui ne servait à personne, si ce n’est aux poules qui y nidifiaient.

Dans un souci de recyclage, une volonté d’améliorer nos compétences en bricolage et un peu parce qu’on avait envie de faire les cons aussi, si possible en se faisant bien mal… Nous avons tenté l’impossible : transformer ce vieux tas de ferraille en fusée bolide de l’espace avec un confortable siège de Dodoche !

La mission était périlleuse : il fallait tout d’abord désolidariser le panier du caddie de son châssis puis dans un deuxième temps retirer le siège conducteur de la vieille Deux-chevaux qui finissait ses jours paisiblement au fond d’un hangar.

Une fois la mission accomplie l’opération de la dernière chance consistait à positionner le greffon fauteuil sur le patient caddie.

L’opération a été couronnée de succès. Le patient n’a pas fait de rejet et aucun traitement médicamenteux n’a été nécessaire, si ce n’est une ou deux soudures pour assurer le coup.

Parées au décollage, nous nous installons, toujours avec ma sœur, bien entendu, aux commandes de notre vaisseau. Nous sommes tout en haut de la cote. Nous donnons l’élan à la machine infernale et nous asseyons cote à cote dans le siège.

Une question existentielle nous a traversé l’esprit au moment d’aborder, a fond les roulettes, le premier virage : « Heu, au fait ? Comment on tourne ??? »

C’est une fois le bolide stabilisé par l’impact avec que talus, que nous est venue la solution, comme une évidence : « Ben on s’élance du haut de la cote, on fonce dans le talus, on descend, on repositionne le vaisseau vers la suite de la pente et on trace ! »

Ce n’est qu’arrivées en bas de la cote qu’une deuxième question nous est apparue : « Arf, comment on freine ??? »

Vous connaissez l’expression « Après mur, réflexion » ? Et bien voilà, c’est exactement ce qu’on a fait, on s’est emplafonnées le mur du voisin, et on a ainsi résolu le problème d’absence de freins.

On s’est bien fait mal, ça nous a donné à réfléchir…

On est allées goûter, parce que les tartines de quatre heures, c’est sacré.

Et à peine le temps d’oublier pourquoi on avait arrêté de jouer à ce jeu débile, nous remontions la colline, avec notre chariot de la mort !

Même pas peur d’abord !

 
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Publié par le 15 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 8 – La course du siècle : Déambulateur Vs Porsche

Dans la série « Des roues, c’est fait pour rouler », un deuxième souvenir me vient à l’esprit : une épique course en déambulateur dans les rues du Vanneau.

La maison de notre Grand-Mère si situe en haut d’une longue rue bien, bien pentue. Elle est si en pente cette voie, que chaque année est organisée une course de caisses à savon. Chaque participant se construit un bolide qui devra dévaler le plus rapidement possible les 500 mètres de piste.

Nous n’avons jamais participé à cette joute kilometrique, mais nous avions tout de même de bonnes idées pour ressentir le grand frisson des champions : LE DEAMBULATEUR !

Cette merveille de technologie, disposait de deux poignées de frein, pour pouvoir tourner, c’est non négligeable ! Et d’un petit banc, qui permet aux papis et mamies de s’asseoir quelques secondes le temps de reprendre leur souffle. Idéal comme siège conducteur !

Nous voilà prêtes. Genouillères de rollers, protège coudes, protèges tibia, casque et… Non, je déconne : un short, un débardeur et des tongs !! Pas besoin des pieds pour s’arrêter et puis si on se ramasse, les effets peau pizza seront répartis de manière uniforme sur l’ensemble de corps, c’est moins ridicule qu’un petit bobo de rien du tout au genou. En plus si on s’y prend bien, on pourra se la péter à la rentrée des classes en racontant pourquoi on est défigurées.

L’instant est solennel, nous allons l’une après l’autre nous lancer dans cette course folle. Ma sœur s’y risque la première. Oui, ça a toujours été la plus casse cou… Moi je suis plus de la catégorie casse couilles, c’est un autre concept, une autre discipline, mais non moins compliquée pour se maintenir au top tout le temps.

Au moment où elle s’élance surgit de nulle part, pleine bourre, une superbe Porsche noire. Les chevaux du bolide s’affolent, le cochet tire sur les rênes de son fidèle destrier. En appuyant de toutes ses forces sur le frein, il force les bourrins à ralentir.

Et bien vous me croirez, si vous le voulez, mais ma sœur sur son déambulateur a grillé, à toute berzingue le pilote et son monstre de métal rugissant et vrombissant.

OUI ! Messieurs dames, j’en suis le témoin vivant. Le seul témoin d’ailleurs parce que si on s’était faites gauler en train de faire se genre d’âneries, on aurait passé un sale quart d’heure, parce qu’il valait une fortune ce déambulateur !

Bon, la raison à cette victoire est surtout que la rue est très étroite et que le pauvre malheureux a dû rester, tout ce temps, derrière ma petite soeur totalement grisée par la victoire toute proche et malgré sa vue brouillée par les moustiques dans les yeux.

Il a pourtant tout tenté pour mettre la pression à ma frangine, mais c’était mal la connaître la petite ! Plutôt crever que de se laisser doubler par cette bouse !

Elle avait du caractère la gamine, je vous le dis… Du reste, faites gaffe en bagnole si vous roulez du coté de B’sançon, parce qu’elle a toujours autant de caractère, mais maintenant elle roule avec un engin motorisé !

Garez-vous si vous la croisez, c’est un conseil d’amie !

 
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Publié par le 14 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 7 – Des roues, c’est fait pour rouler !

Encore un virus que j’ai chopé dès petite : tout ce qui ressemble à un truc avec des roues, ou sur lequel on peut en greffer, tout ce qui peut transporter des gens plus ou moins sous la contrainte, tout ce qui peut se mouvoir, avec ou sans autorisation parentale.

Oui, toutes petites déjà, nous étions un peu cramées avec ma sœur. Nous aimions nous envoyer en l’air avec des objets tous plus insolites les uns que les autres…

N’y voyez rien de sexuel, nous étions des petites filles très sages. En effet, à notre époque, je parle comme une vieille, mais c’est un fait certain, la moyenne d’âge du dépucelage était de seize ans… Contre 10 ans aujourd’hui. Ok, j’exagère… Mais très peu, et ça, ça me fait froid dans le dos !

Je ne peux pas adopter un chiot plutôt que d’avoir une fille ? Non, c’est vrai, au moins je ne serai pas fâchée si elle a son premier rapport sexuel à 6 ans la bestiole !

Mais ce n’est pas le sujet, alors revenons à nos roulements.

Voici pêle-mêle, des exemples  de bolides que nous avons un jour construits, transformés, recyclés pour enfin les piloter. Pour le plus grand bonheur de… Ben, de nous en fait ! Sous les yeux émerveillés de… Ben, de nous aussi ! Heureusement qu’on était deux, on se serait ennuyées sinon !

Comme à chaque jour suffit sa peine, je vous en balance un par jour de nos ORNIS, ce sera déjà pas mal !

Mettez vos casques on va démarrer, objet roulant non identifiable N°1 :

La charrette vélocyclettotractée

Il s’agit d’une charrette, à deux roues et une poignée devant. Une bien belle charrette en métal vert avec le même système que les remorques les plus modernes ! Le cul peut s’ouvrir par un judicieux pivot à 90° de la planche du fond.

Pas très clair mon histoire ? Bon, vous voyez une remorque ? Ben la même chose mais pour un nain ! Pas trop nain quand-même parce qu’on pouvait monter dedans à deux en se serrant bien !

Papa Poisson avait réalisé une superbe attache qui nous permettait d’atteler la remorque de princesse, vert dégueulasse, mais jolie tout de même, à mon beau vélo Peugeot !

Et nous en avons fait des kilomètres avec cet attelage. Nous avons usé nos pneus par delà… Par delà les routes du village et ses alentours parce qu’on n’avait pas trop le droit de s’éloigner !

Alors nous avons battu la campagne, foulé les chemins de terre, traversé des forêts, dévalé des collines, gravi des cotes escarpées, sans jamais nous lasser.

Heu, là, je parle surtout pour celle qui était confortablement allongée dans les couches de mousse et autres traversins de plumes qui formaient un confortable fauteuil, pas pour celle qui pédalait comme une forcenée.

S’il n’y avait pas eu un système de relais entre nous, la pédaleuse aurait pu porter plainte pour esclavagisme moderne !

Il n’y a pas à dire, nous étions avangardistes point de vue écologie. Nous avions un concept qui rapporte aujourd’hui une fortune : le cyclo transport!

Ah, on gagne à être connues, moi je vous le dis !

PS: La preuve en image!!!

 
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Publié par le 13 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 6 – Mon royaume pour un mille-pattes !

Petite déjà je savais ce que je voulais et j’avais une manière bien à moi de l’obtenir, je jaugeais le contact avec qui j’allais devoir négocier et quand la cible était cernée et verrouillée, je lançais l’offensive.

Je dois avouer que je ne me serais pas risquée à ce genre de jeu avec mes parents, ni avec mes instituteurs, ni le boulanger, ni le maréchal ferrant, ni avec des adultes à l’air sérieux ou méchant, ni au monsieur qui me proposait des bonbons pour monter dans sa voiture…

Note pour les plus petits d’entre nous, c’est valable aussi pour toi Bocalita Pimouss, qui es la plus petite d’entre nous : On ne monte surtout pas dans la voiture d’un monsieur qui vous propose des bonbons ! Des diamants, je ne dis pas, mais des bonbons, c’est NON !

Bref, pour résumer, je ne faisais jamais de crise ou de comédie, SAUF avec Grand-Mère. Ben oui, mais pour ma défense, elle en faisait un jeu et nous étions très joueuses avec ma sœur ! Et on obtenait ce que l’on voulait presque à chaque fois. LE taux de réussite à cette partie de « négociation pour un bonbon » était d’environ 99% !

C’est peut être pour cela que je suis devenue acheteuse du reste et ma sœur jusriste ! Merci Grand-Mère d’avoir fait naitre en nous des vocations !

Mais ce qui est intéressant d’analyser c’est le 1% de fiasco total…

Pourquoi on n’a pas obtenu le Graal ? Qu’est ce qui a merdé dans les négos ? Le budget était trop serré ? Le commercial trop sous pression ? Pardon, déformation professionnelle. Voyons cela en détail.

Comédie dans un super marché pour une peluche

Le décor est planté, nous sommes dans un supermarché, nous arrivons à la caisse et là, je le vois ! Un petit mille-pattes… Une peluche avec 6 pattes et des petits chaussons au bout. Une petite tête toute ronde surplombée de deux petites antennes toutes mimi ! Je craque ! Je le veux !!

Je le demande de but en blanc à Grand-Mère, qui refuse. Jusque là, rien d’inhabituel.

J’insiste, je lui fais mon regard de cocker. Elle rechigne à accepter.

Etape suivante, je sors mes arguments : Ma sœur a déjà le même en grand, on aura ainsi la maman et le bébé !! Elle se fiche du rapprochement familial comme de sa première gaine !

Je tente une deuxième fois la cockerisation, avec cette fois l’option larmichette. L’enjeu est réel, si elle résiste, il va falloir improviser et taper fort. Aïe, elle refuse toujours catégoriquement.

Elle est en train de payer, c’est la dernière ligne droite. Si je n’agis pas maintenant, tout espoir est perdu et on laissera le mille pattes à l’orphelinat des peluches… On ne pourra pas tous les sauver, j’en sui consciente, mais si on en sort un de la galère, ce sera déjà ça !

Je tente le tout pour le tout, je pleurniche et monte graduellement le niveau sonore pour qu’elle se plie à ma volonté. Mais cours d’hypnose sont à revoir, l’effet est nul.

Dernière arme, l’ultime ! Celle que je n’ai jusqu’à présent jamais eu à utiliser. C’est un peu le bouton rouge, secret d’état qui déclenchera une bombe nucléaire. Celui qui ne devra être utilisé que si la planète entière est menacée par une attaque terroriste ou extraterrestre.

JE me roule en boule par terre, tape des mains, donne des coups de pieds à tout va en hurlant.

Avec une arme comme ça, elle va céder, c’est obligé !

Et bien non ! Elle s’entête la bougresse, elle me relève par le col, me tient fermement la main, me met une bonne fessée et me dit la phrase qui, je le sais, va causer ma perte et ma destruction : « Attends que tes parents apprennent la comédie que tu viens de faire »

Au final, je n’aurai pas perdu ma journée, au lieu d’une peluche, j’aurai gagné une superbe soufflante le soir même au retour des courses…

Pppffff ils n’avaient même pas conscience que je m’entrainais pour mes futures négos au boulot, sinon, ils m’auraient félicitée de ma prestation, j’en suis certaine. Une acheteuse si dévouée qu’elle est prête à se plier en quatre pour sa boite…

Allez, je leur pardonne tiens ! Ils se sont biens rattrapés depuis, maintenant, j’ai des chaussons lapin !

 

 
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Publié par le 11 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 5 – Les toilettes ? Au fond du jardin à gauche !

Il parait inimaginable qu’un petit banc de poisson qui n’a même pas atteint la trentaine ait connu les toilettes au fond du jardin… Et pourtant !

Et pour ajouter au challenge, il fallait tirer l’eau au puits… Eh oui ma bonne dame !

Je vous laisse imaginer les épisodes « pose caca », quand il fait -3°C dehors et qu’il est 2 heures du matin… Un régal ! Alors je vous informe qu’en cas d’intense envie de pipi, si vous n’avez pas la chance d’avoir des WC à l’intérieur de votre chez-vous, mais que vous ne voulez pas vous geler les miches dehors, il existe un petit outil, très pratique, qui s’appelle un « pot de chambre ».

C’est un délice pour les narines ! Pour peu qu’il soit mal rangé et qu’on n’allume pas la lumière en se levant on se prend les pieds dedans et on est bon pour tout nettoyer…

Par contre le bon sens veut qu’en cas de gastro, on sorte quand même faire ses besoins dans les toilettes au fond du jardin par respect pour les estomacs de ses voisins de chambrée.

C’est l’occasion rêvée de faire le point sur votre vie. Vous êtes seul, dans le froid, enfermé dans cette cabane de bois, entouré de vos amies les tarentules… Un grand moment de solitude comme on n’a pas souvent l’opportunité d’en avoir… Profitez-en.

Mais ne paniquez pas si une sympathique bestiole se pose sur votre épaule… Ne partez pas en courant, vous risqueriez d’en mettre partout !

N’oubliez pas le papier journal pour vous essuyer… Oui ! Même ça on a connu !! Et la pelleté de sciure pour recouvrir votre cadeau à Dame Nature.

Pour vous laver les mains, allez actionner la pompe du puits et profitez de cette eau glaciale qui ne manquera pas de recouvrir les chaussons et mouiller le bas de votre pyjama. Vous serez trempé, mais aurez les mains propres pour aller vous recoucher.

Bonne nuit les petits !

 
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Publié par le 10 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 4 – Les œuvres en pâte à sel

L’argent appelle l’argent, suite à l’épisode de l’épicerie, nous nous retrouvions sans le sou. Curieuses de savoir comment font les adultes pour gagner de l’argent, nous nous sommes interrogées sur un moyen, à notre porté, de nous faire un peu de pèze sans avoir à vendre nos petits corps de 10 ans. Non, je déconne, je n’ai découvert la prostitution que bien plus tard, vers 14 ans !

Nous avons mis au point un plan diabolique : faire des œuvres uniques en pâte à sel que nous vendrions dans le quartier. L’opération nous reviendrait à un paquet de farine, un paquet de sel et un litre d’eau. Grand-Mère fournit le matos ! Super ! Budget 0 franc ! Prix de vente d’une œuvre : 2 francs… 3 francs pour la vieille d’en face, parce qu’on ne l’aime pas trop et que Grand-Mère dit que c’est une sorcière !

Nous préparons la pâte. Nous avons un immense saladier plein à raz bord de la précieuse mixture. Nous avons les yeux qui brillent l’idée de tout cet argent que nous allons gagner et à la manière dont nous allons le dépenser.

Nous commençons à pétrir, malaxer, modeler la glaise de sel… Mais les résultats sont plus approximatifs que nous l’espérions… Nos poneys ressemblent à des cottes de nez, nos Schtroumpfs à des phallus et nos cendriers à des galettes des rois… Ce n’est pas si évident que cela. Et les parents vont rentrer d’un moment à l’autre… S’ils voient 4 kilos de pâte à sel dans le salon, on va se faire épingler !

Dans l’urgence, nous montons le saladier plein de notre désespoir dans le grenier qui jouxte notre chambre.

Inutile de préciser que nous avons oublié de le redescendre et qu’au bout de 5ans, la pâte était dure comme du ciment quand nous l’avons retrouvé… Nous ne gagnerons jamais notre vie en confectionnant des zizis en pâte à sel.

Il va bien falloir se faire une raison !

 
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Publié par le 9 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, Souvenirs # 3 – Les chewing-gums Hélène et les garçons

Grand-Mère avait pour habitude de mettre dans un bocal toutes les pièces jaunes (en francs à l’époque !) qu’elle avait au fond de son porte monnaie. Quand nous allions en vacances chez elles, nous avions donc un « budget bonbon » à faire pâlir de jalousie n’importe quel amateur de glucose !

Cette fois là, nous avions explosé notre score de récolte avec un montant de 20F ! Une aubaine ! Le seul souci est que nous ne savions pas gérer une telle somme. Les fois précédentes nous plafonnions à 5 ou 6 francs, dans les grands moments… Qu’allions nous faire avec cette fortune ?

Nous avons décidé de ne rien changer. Avec ma sœur, compère de sottises, nous nous rendons donc à l’épicerie et demandons des chewing-gums, comme à notre habitude. D’autant que cette saison, nous aurons droit à une série spéciale avec des autocollants Hélène et les Garçons !! Nous allons en placarder partout dans notre chambre et ce sera le bonheur !

L’épicier compte notre butin et nous sert en conséquence. A 10 centimes la pièce, nous sommes reparties avec une mallette digne des plus hauts gradés de la mafia.

Nous étions partagées entre notre envie de découvrir notre nouvelle collection de stickers, la surprise de se rendre compte que ça en fait des kilos de bombecs et la trouille de nous faire pincer avec autant de cam sur nous, sachant qu’on n’avait pas trop le’autorisation de manger des cochonneries…

Le gros avantage dans le cas présent, c’est qu’avec cela, nous avons eu de quoi retapisser les murs de notre chambre au cours de l’été et à moindre frais.

 
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Publié par le 8 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 2 – J’veux mon cadeau !

En petites sauvageonnes que nous étions avec ma sœur (nous le sommes toujours, mais plus pour les mêmes motifs !), la première chose qui nous importait en arrivant chez notre Grand-Mère était son état de santé, oui, bien sur… Si elle avait passé une bonne semaine, c’est certain… Si elle avait besoin d’aide à faire quoique ce soit, aussi…

Mais avant toute chose, ce qui nous importait et la première question que nous lui posions était : « Dis Grand-Mère, tu as un cadeau pour moi ? »…

Enfin, c’est relativement vrai, puisqu’en définitive, c’est la seule et unique fois où on a posé cette question AVANT de dire « Bonjour ». On a compris notre bourde quand les parents ont expliqué à Grand-Mère qu’étant donné notre incorrection, si elle avait un cadeau pour nous, ce qui était très certainement le cas, elle pouvait en faire don aux bonnes œuvres, mais qu’il était hors de question que nous en profitions !

Finalement, notre Grand-Mère nous a glissé, en douce, des colliers de bonbon dans les poches en lançant de traditionnel « Vous ne dites rien à vos parents ! » et un clin d’œil complice.

La conclusion de cet épisode est que très tôt, nous avons appris qu’il fallait faire de la lèche pour réussir dans la vie… Belle mentalité les parents !

Je vais quand même tenter de mettre cela en application dans ma vie professionnelle, il semblerait qu’ils aient raison en fait Papa et Maman Poisson !

 
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Publié par le 7 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 1 – Mimosa

Le Poisson est bien triste en cette journée du 6 Janvier. C’est un anniversaire comme on en a tous connu un. Et c’est pour rendre hommage à celle qui nous a quittés que je veux rédiger cet article qui paraîtra chaque jour de la semaine.

A Grand-Mère

Une petite boule de femme qui a eu une vie bien particulière… Mais là n’est pas le plus important. Les souvenirs que j’ai sont loin de ces considérations et j’ai pris le parti dans ma vie de ne voir que le positif des choses. De faire de chaque faiblesse une force et de toujours voir le verre à moitié plein.

Mes souvenirs…

Mimosa

Un beau jour mon grand-père est rentré à la maison avec un micro chaton sous le bras. La pauvre bestiole ne devait pas avoir plus de 4 semaines. Et nous voilà, les deux sœurs à tenter de sauver le petit animal d’une mort certaine s’il ne buvait pas de lait en grande quantité.

Le résultat est que le petit Mimosa, c’est ainsi que nous l’avions appelé car il lui fallait bien un nom pour le chercher ! Mimosa donc, s’est retrouvé avec une grosse diarrhée et nous avec l’interdiction formelle de jouer avec…

Malgré tous les efforts de notre cousine pour tenter d’expliquer aux anciens qu’on ne peut pas mettre un petit animal dans les bras d’un enfant et lui interdire de s’en occuper…

La disparition de Mimosa reste à ce jour un mystère… Je vais me contenter de rêver et de croire la version de ma grand-mère selon laquelle « il est parti dans la maison de lointains voisins et vit des jours heureux ».

Mais par-dessus tout, je vais éviter de faire des trous dans le jardin !

 
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Publié par le 6 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Oh, mon p’tit bouchon !

Après la drague en discothèque, la drague sur le net, la drague dans les toilettes d’un cirque, la drague dans une cabane de jardin, je vais vous briefer sur une technique de drague dans les bouchons parisiens.

Tout a commencé au mois de juin, lorsque, prise d’une folie passagère, j’ai acheté des billets pour un bien célèbre parc d’attractions ou vit une folle équipée de gaulois.

C’est ainsi que nous nous retrouvons, avec Pierre le chinois et les Bocalitas Ninou et Nœil, un 30 décembre, à 9h00 du matin, en route pour Paris.

Tout roule à fond les ballons, mon petit bolide avale les kilomètres sans encombre. Jusqu’au moment où tout bascule. Les voitures devant nous commencent à freiner, changer de file de manière tant inexpliquée qu’aléatoire. A cela s’ajoutent des coups de patins improbables, des accélérations forcenées… Ce langage routier m’est totalement étranger et la panique gagne notre troupe de 4 larrons en foire à tout.

Non, je déconne, nous arrivons dans une zone de bouchons et en bons parisiens, les gens ne savent pas conduire. Ils squattent la file de gauche, pensent que le clignotant donne la priorité suprême et divin e, que le klaxon est une délicieuse façon de se saluer, et moultes petites surprises de pilotage qui me laissent penser que, définitivement, on ne doit pas tous avoir eu les mêmes données au moment de passer l’épreuve du code de la route.

Mais qu’à cela ne tienne, nous avons avec nous un atout précieux : Nœil ! Elle a étudié la bouchontologie. Elle est capable de reconnaître un bouchon, sa longueur, la raison de sa création la date de naissance des conducteurs qui le composent et mieux encore : le temps qu’on va passer au cul à cul à la seconde près !

Nous avions déjà respiré environ 4392g de CO2 et gaz d’échappement en tout genre quand nous avons décidé de… Ben de continuer de poireauter en fait ! Mais pour que l’attente nous soit agréable, nous avons une technique infaillible : une radio qui diffuse en boucle de la musique latino !

Les enceintes crachent des watts et des watts de salsa et autre merengue, quand tout à coup, l’onde se brouille et des mots parasites se glissent entre les notes… Nous avons reconnu à l’unanimité les mots : bite, ‘lope, et ouille. Une rapide constatation s’impose, nous sommes cernés par des cibistes sans vergogne qui insultent les automobilistes sans défense et sans moyen de se venger.

Alors j’ai décidé de tirer à vue à mon tour en arrosant généreusement de noms d’oiseau les autres pilotes, en espérant toucher un cibiste dans la bataille.

Je prends la petite voiture citadine noire pour cible. J’attends patiemment d’avoir le conducteur en ligne de mire. Dès que la cible est verrouillée dans mon champ de vision je lâche mon arme : « Espèce de château de sable » dis-je d’un ton sans appel.

Oui parfaitement, « château de sable », c’est hard comme insulte, mais j’assume et je serais prête à recommencer dès demain s’il le faut et au péril de ma vie.

Un effet secondaire totalement imprévisible de cette opération est que la construction de sable en question, loin de s’offusquer d’être traité de la sorte s’en est trouvé intrigué et semble t’il intéressé par cette extravagance de langage et par la bouche qui l’a proférée.

Quoique je doute qu’il ait compris quoique ce fût, au vu de vos fenêtres respectives hermétiquement fermées.

Prises dans un élan d’héroïsme et par la curiosité de voir où cela pouvait nous mener et puis surtout parce qu’on avait un peu que ça à faire pour nous occuper, nous décidons d’écrire l’adresse internet qui permettra au château de sable d’accéder au bocal du Poisson. La gribouille magnifiquement réalisée par la Bocalita copilote, le vulgaire bout de papier se transforme en magnifique avion de chasse.

Le missile est prêt à être éjecté en direction du tank de la forteresse. Les ponts levis de verres descendent. Le mien manuellement à grand renfort de tours de manivelle (maudit vieux tromblon) et le sien à la force des ondes électriques (magie de la technologie).

N’ayant qu’une confiance toute relative dans les lois de la physique qui permettront à l’avion d’atteindre sa cible, j’analyse les vents contraires, les turbulences, la vitesse de pénétration dans l’air des particules, la distance qui sépare les deux monuments roulants… Je finis par conclure que le lancer serait une sottise : une perte d’information doublée d’une pollution bien inutile de la planète. Je prends alors la sage décision de rapprocher mon char à 15 centimètres du sien… Nettement moins risqué… Enfin tout bien considéré… Bon, on s’en fiche, au pire on fait un constat et on échange les numéros !

Le message est passé, nous crions victoire !

Il nous reste une information et non des moindres à transmettre au preux chevalier : notre destination. Il est en effet muni d’un moufflet, assis bien sagement au fond du char. Avec un peu de bol, il allait chez une célèbre souris et un village gaulois fera tout aussi bien l’affaire aux yeux du nuisible…

La moins bien voyante des Bocalitas met la main sur une grande feuille qui traînait dans les méandres de mon bolide. Elle y rédige en lettres majuscules et en taille de police 87 le nom du parc où nous allons. Elle placarde la missive sur la vitre arrière.

Le château de sable collé au postérieur de mon char acquiesce et nous indique par un lever de pouce majestueux que le message est reçu 5 sur 5 Roger et qu’il nous copie.

Mais l’histoire termine tristement par une fulgurante accélération du château de sable, un salut de la main, une queue de poisson d’au revoir au Poisson et une sortie par la voie de droite quand nous restons sur la voie de gauche qui nous mènera vers notre fabuleux destin en Gaule.

La moralité de cette technique est que :

Le château de sable, ça nous a carrément bien occupé le bouchon

La technique a été validée et estampillée par les Bocalitas membres du jury d’approbation

Même avec une voiture pourrie, on peut charmer

Nœil avait raison, on n’est restées coincées que 30 minutes, elle est plus efficace qu’un GPS

Les châteaux de sable, c’est vraiment des châteaux faciles !

La petite voiture noire en 2L, ça pulse bien et elle a vraiment une bonne bouille

PS : Merci à Astérix qui aura servi, malgré lui, de cobaye pour nos expériences ! Merci de nous avoir bien fait rire pendant une heure. J’espère que le moufflet aura eu droit de se défouler aussi dans un super parc d’attractions ! Merci aux cibistes sans qui rien n’aurait commencé.

PS2 : Pierre le Chinois ça va ? Remis de ton désespoir de subir cela ? Bien rentré ?

 

 
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Publié par le 5 janvier 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Zapping de Noël de la famille Poisson

Petit best of, en vrac et brut de pomme, des citations de mon entourage lors de ces fêtes de fin d’année. A lire, ce sera peut être moins drôle qu’en réel, mais ma frangine et moi, on s’est bien marré !!

Il y a des choses dans la vie qui ne se font pas. Il ne faut pas dépasser les bornes, sans quoi on risque de passer pour quelqu’un d’associable, qui manque de savoir vivre, égoïste ou pire colérique. La vision de deux jeunes retraitées : mes grandes tantes ! Merci de votre bonne humeur mes tatas !

Dire « Mon gamin » en parlant de son fils de 50 ans

Je vais aux pissotières pour évoquer les sanitaires

Ne pas retirer ses chaussures pour mettre ses pantoufles quand on joue à la belotte

Ne pas respecter son régime et devoir se faire poser un anus artificiel

Qu’est ce que tu penses qu’il va subir : un scanner ou une coloscopie ?

Une coiffeuse avec les cheveux blancs… Quelle hérésie !

Un lissage brésilien, c’est 350€… Maillot brésilien ou lissage japonais ? Je vote pour le lissage !

Sans compter que le produit sent très mauvais et qu’il faut subir cela toute la journée

Les chèvres de la maison de retraite ont des tabliers… Ah ? Oui, c’est pour les boucs, pour qu’ils ne puissent pas saillir les chèvres

3200€ par mois pour un couple en maison de retraite ? Ben on est mieux en auberge de jeunesse !

Martine était en photo dans le journal, derrière des fauteuils roulants… Fière comme Artaban !

A 69 ans, on ne va pas en maison de retraite ! C’est bien une capricieuse ! Soit disant que ça yoyote la dedans… Pfff

Travailler en maison de retraite, c’est réellement une vocation, c’est dommage que la plupart ne travaillent que pour gagner de l’argent…

Moi je plains ceux qui n’ont pas de parents et qui sont en maison de retraite.

Au scrabble : 13? OK, avec le mot compte double ça nous fait 28…  Allez, on dit 35 et on est large !

Wouahhh super tirage : iiieuuv… L’adversaire : gqdrgdh => Je t’échange un G contre deux i ! L’inflation de la voyelle !

Avec ma soeur, on a une technique infaillible au scrabble, on pioche toutes les voyelles pour épuiser l’adversaire ! Là, on a 3 i et 3u, je pense qu’on tient le bon bout…

La moyenne d’âge de la conversation baisse avec l’arrivée dans la bataille de Maman Poisson et Papa Poisson.

Chirurgie esthétique : Même avec la chirurgie esthétique, c’est pas dit qu’elle l’aie son nez en trompette… Le nez en trompette, c’est pas donné à tout le monde !

Pour avoir l’air plus jeune, elles se vieillissent.

Papa Poisson prend le plat de gâteau et part avec dans une autre pièce : « Les gosses, ça suffit, j’emmène ça… Et que ça vous serve de leçon ! » (Gourmand !)

Réflexion du Poisson : « Le marais Poitevin, c’est quoi toute cette eau ??? Avec une telle crue, il n’y a pas moyen d’en envoyer en Afrique, on en a trop, ils en manquent… Ou alors on fait venir des girafes ici. On leur met une petite laine, elles auront froid, mais au moins elles pourront boire. »

Voilà pour le best of, en vrac des sottises qu’on peut lancer, avec ou sans l’emprise de l’alcool ! Les fêtes vont être longues… Drôles mais longues !

 
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Publié par le 3 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Comment bien se séparer de son conjoint…

… sans dommages collatéraux… Ou presque !

Quand je dis « conjoint », je veux parler des hommes, mais aussi des femmes, car les techniques sont relativement interchangeables. Si tel n’est pas le cas, ou peut prêter à confusion en cas de mixité, je vous le préciserai. Quoique tout bien considéré, si je dis « Retournez chez votre mère » on se doute que je m’adresse à vous mesdames, si je dis « Allez voir un match de foot et buvez une bière avec vos potes » on imagine sans problème que c’est à ces messieurs que s’adresse le conseil. Enfin, si je dis « Ne mets pas tes doigts là dedans tu vas te faire mal et tu risques de rester coincé », on devine aisément que le message est mixte… Ou à l’attention de Paris Hilton !

Je sais, il y a des millions de féministes qui se battent pour que des phrases comme celles que je viens d’écrire ne puissent plus exister… Alors pour ne pas me mettre à dos la gente féminine au complet, j’ai finalement changé d’avis : tapons sur ces messieurs ! Et vous verrez mesdames, comment garder votre self-control quoiqu’il arrive. Plus efficace que du déodorant à billes.

Alors c’est parti, voyons en détail comment bien larguer son partenaire.

Cas de figure N°1

Il vous aime, vous l’aimez. Il est accroché à vous comme une huitre sur un rocher et vous à lui comme un koala à sa branche… J’ai envie de dire « qu’est-ce que vous fichez là ? »… Marie, retourne bosser et arrête de lire des inepties ! Ne rompez pas, reproduisez-vous, on en manque des comme ça par chez nous ma bonne dame !

Cas de figure N°2

Il vous aime, vous… appréciez de passer des moments avec lui. Il est accroché à vous comme un pit bull à la jambe de mamie et vous à lui comme une poule à son couteau. Là, le problème réside dans le fait que plus vous allez le fuir, plus il va s’attacher… C’est la loi de l’emmerdement maximum. Alors il y a deux solutions qui s’offrent à vous :

Vous changez de look, vous vous enlaidissez. Ne prenez plus de douche, rotez-lui au nez sans scrupules, faites tout ce qui est en votre pouvoir pour le dégouter… Je vous fais confiance, vous y arriverez.

Cette technique n’est par contre pas valable si vous êtes déjà moche, sale et bête… Mais si tel est le cas, j’ai un conseil à vous donner : vous avez trouvé un charmant garçon, aveugle, sourd et muet, qui vous aime telle que vous êtes. Ne cherchez pas à rompre, gardez-le !

Si malgré tout le jeune homme reste éperdument amoureux, jouez la fille éperdument amoureuse aussi ! Cette phrase fait des ravages depuis la nuit des temps et est d’une rare exactitude : « Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis ». En un mot comme en cent, si vous voulez qu’il parte de lui-même, sans avoir le poids de la rupture sur les bras, que vos amis vous jettent des pierres pour symboliser celle que vous avez à la place du cœur, de faire ainsi souffrir le pauvre bichounet : soyez un pot de colle. Très vite il va paniquer et mettre une barrière entre vous. Profitez de l’opportunité pour rompre et lui rejeter la faute. Hop ni, vue, ni connue ! Ben oui, c’est vrai à la fin, c’est lui qui ne le sentait pas…

Attention toutefois, cette technique comporte un risque non négligeable : une demande en mariage. Oui, le risque est qu’il devienne pour lui une évidence qu’une femme aussi attachée à lui, il n’en retrouvera pas et que de ce fait, il veuille vous passer la bague au doigt… Méfiance !

Cas de figure N°3

Là, c’est lui qui vous semble être froid comme une pizza de la veille, distant et peu impliqué alors que vous, vous êtes en mode «Coup de Foudre a Notting Hill ». Première question : qu’est ce que vous foutez avec un pauvre type qui ne sait pas reconnaitre la perle qui sommeille en vous ? Oui, bon OK, vous ronflez la nuit, votre mère est tout le temps fourrée chez vous et votre passe temps favori est de jouer au Sim’s sur votre ordinateur… Mais vous pouvez trouver votre moitié, le couvercle à votre pot, la deuxième chaussette qui fera de vous une sublime paire, le beurre qui ira sur votre toast…

Allez, partons du principe que celui-là, qu’importe la raison, vous voulez le garder. Les voies du cœur sont impénétrables, pas comme l’entre jambe de Paris Hilton. (Hey ! Je tiens mon record ! Deux fois dans un même article !).

Alors fuyez-le… Même consigne, mêmes règles et même punition que pour le cas N°2. Le fuir vous rendra à ses yeux inaccessible et donc particulièrement attirante. On veut toujours ce qu’on ne peut pas avoir, c’est bien connu. Mon rêve par exemple serait de savoir voler, mais croyez-vous qu’il existe des magasins d’ailes sur mesure ? Et ben non !

Bref, revenons à notre sujet. Le fait que vous lui échappiez le rendra plus disposé à vous laisser une chance de rester dans son lit, encore quelques temps…

Cela dit mesdames, un homme qui a déjà été désenvouté une fois le reste généralement. Le reconquérir ne sera qu’une illusion.

Pire, il peut avoir lu le cas de figure N°2 et se servir du fait que vous vous détachiez pour vous laisser partir, sans passer par l’étape lapidation !

Cas de figure N°4

Vous êtes accro à lui, il se fiche de vous comme de sa première molaire et vous avez réalisé toutes les étapes du cas de figure N°3. Il est revenu et souhaite maintenant plus que tout rester en votre compagnie… Le tour est joué ! Maintenant que vous l’avez ferré, vous pouvez porter l’estocade.

Tel le taureau dans l’arène, le Don Juan est persuadé jusqu’au dernier moment qu’il peut réduire en miettes d’un simple coup de corne le Mickey vêtu de rose qui lui agite un chiffon sous le nez.

Et vous, en bonne matador, vous le laissez foncer tête baissée sur le petit ensemble rouge Aubade que vous venez d’acheter.

Mais au moment où les cornes de l’animal vont pénétrer le morceau de tissu en précieuse dentelle, d’un doigt pointé vers la sortie, vous porterez le coup fatal. Sors de chez moi, sur le champ !

Plusieurs variantes pour la joute verbale qui s’annonce :

« Hors de ma vue cloporte »

« Bande de chacals, vous allez tous crever comme des chacals ! mais ça faisait deux fois chacal donc… Quoi ? On dit des chacaux ? »

« Tu vas ou ?

-  Dans ton cul !

-  Non, je ne crois pas non ! »

Le traditionnel, mais toujours aussi efficace « retourne chez ta mère »

Pour les plus prévoyantes, vous aurez balancé ses vêtements par la fenêtre au moment de l’effeuillage, votre rupture aura ainsi le mérite de faire marrer vos voisins.

« Je t’aime ! Moi non plus ! »

« Ca te tenterait un petit voyage à Rome ? Oui ! Ben vas-y ! »

Je fais appel à vos généreuses donations de phrases choc. Toutes seront ajoutées à cet article pour faire partager notre vivacité d’esprit à nos chers et tendres.

Premières réactions à chaud :

« Va chier dans ta caisse, tête d’enclume ! »
« Casse-toi, pôv’ con ! »
«Alors, il est mignon, il remballe son costume 3 pièces, il va le tremper 2-3 heures dans une bassine d’eau bien glacée, et il prend la porte, l’escalier, l’ascenseur, la fenêtre, la sortie de secours, la cheminée ou tout autre ouverture.. et il va faire bisous bisous avec les phoques en antarctique… »

Conclusion

Toute ressemblance avec des faits réels est purement fortuite. Le Poisson ne fait qu’analyser et extrapoler sur des cas totalement improbables et les suites de mots qu’il écrit sont généralement dépourvues de sens.

Mais pour toutes les Bocalitas qui se retrouveront malgré tout dans ces écrits, sachez que les taupes gouvernent le monde. Ne voyez dans cet article qu’une piqure de rappel qui assure le bon fonctionnement du vaccin.

A celle qui se reconnaîtra… Courage ma douce !

 
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Publié par le 2 janvier 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Je veux pas aller chez le médecin ! #3 Il est passé par ici…


Chose promise, chose due : les métiers relatifs à toute forme de médecine occulte. Quand je dis occulte, c’est par rapport au niveau de lumière particulièrement faible dans chacune des disciplines que je vais vous citer. C’est comme travailler avec un rideau très occultant…

Mais les voies du corps humain ne sont pas comme celles du Seigneur, elles ne sont pas impénétrables, alors pénétrons dans ce monde fascinant!

Le réparateur de croucmouth

Le dentiste… Mais comment se fait-il que certains médecins choisissent de se spécialiser dans un domaine aussi dangereux ? C’est vrai ça… A part dresseur de crocodiles, shampooineur de lions, nounou pour pit bull… Je connais peu de métiers aussi risqués. C’est un coup à se faire sectionner un doigt ces bêtises là !

Je pense que ceux qui se retrouvent dans cette branche de la médecine sont ceux qui sont punis parce qu’ils n’ont pas été sages étant petits. « Si t’es pas sage, tu seras dentiste ! Ohhhh nonnn je ferai tout ce que vous voulez Maitwesse ! »

Mais j’en doute, au vu de la gentillesse et de la générosité de mon réparateur de croucmouths à moi… Alors je pense qu’il doit y avoir une autre raison, bien plus obscure…

Le foufounologue

En parlant d’obscurité : parlons de la gynécologie… En voilà un beau métier. On passe sa vie le nez dans les affaires des autres. On connaît tous les secrets des filles, même les plus intimes. Par contre, on passe sa vie dans le noir, la voie est sans issue. Et puis vous messieurs, qui avez choisi cette spécialisation, j’aurais un petite question à vous poser :

Vous n’avez pas l’impression de devoir faire des heures sup’ en rentrant chez vous ?

Est-ce que votre femme vous laisse ramener du travail à la maison ?

Quitte à vous occuper de chattes toute la journée, pourquoi ne pas avoir choisi vétérinaire ? au moins il y aurait eu plus de diversité ?

Je vous entends d’ici dire « Ah mais elle est vulgaire cette question ! ». Ce à quoi je répondrai : « Bahh ouaiiiis ! Et alors ? Vous l’avez lu quand même, trop tard ! Na ! »

Le proctologue des fesses

La spéléologie… Le rêve d’échappées sauvages au plus profond des abysses de la Terre, l’émerveillement face aux beautés que la nature révèle lors de ces explorations. La profondeur des cavités, la joie d’entendre son écho qui se répercute contre les parois de la grotte.

Arf, je viens de me rendre compte que j’ai oublié certaines modifications dans le texte d’origine. L’extrait que vous venez de lire paraitra dans « La spéléo pour les nuls » écrit par un mec en Ardèche.

Non, l’article qui nous concerne à présent est le suivant :

La fessologie… Le rêve d’échappées sauvages au plus profond des abysses de l’anus, l’émerveillement face aux beautés que la nature révèle lors de ces explorations. La profondeur des cavités, la joie d’entendre son écho qui se répercute contre les parois de la grotte.

S’il n’y avait pas ce petit problème d’odeur, de vision nocturne impérative, d’estomac bien accroché, je serais tentée de dire qu’il s’agit là du plus beau métier du monde. Mais face à l’odeur, on ne peut pas lutter. Je déclare donc officiellement la cuculogie « Pas le plus beau métier du monde » derrière celui de distributeur de popcorns en milieu carcéral.

Conclusion

Nous voici parvenus au terme de notre étude. Vous savez à présent tout sur mes motivations à ne pas devenir médecin, et puis aussi pourquoi j’aime pas aller chez le docteur !

En plus, c’est chiant, à chaque fois qu’on veut aller consulter, il faut avoir un truc qui ne va pas… Du coup il faut chouiner

- Docteur, j’ai mal à la tête !

- Mais je ne peux rien pour vous, je suis médecin légiste »…

Il y a des praticiens qui ne font vraiment aucun effort !

Et puis, si tout va bien, ils refusent de vous prendre en consultation !

- Bonjour, je voudrais un rendez-vous avec le Docteur Tamalou

- Oui, c’est à quel sujet ?

- Ben rien, je voudrais un rendez-vous, c’est tout…

- Oui, je comprends bien, mais quel est votre soucis ?

- Mais j’ai pas de soucis, je veux juste voir le docteur et puis vous en posez des questions ! Est-ce que je vous demande si votre grand-mère fait du pédalo ?

Tout cela pour dire au final que les médecins, y’en a de très bons, que ce métier est un réel ça sert d’os, sassert d’auce, çacerdosse, sacerdoce… Oh bazar ! Une vraie vocation ! C’est super qu’il y en ait plein sur la planète pour aider les pauvres petits individus qui souffrent… Mais par pitié, maintenant que vous vous êtes bien marré, messieurs les médecins, lâchez moi les dents, la choupinette, le cul-bitus, les cotes, le dos et la tête, alouette !

D’avance, merci !

PS : Merci à Pierre, sans qui je n’aurai pas de si belles croucmouths, merci à Dominique sans qui je n’aurais pas le sourire qui révèle le boulot de Pierre ! Si ce n’est pas du partenariat de compèt’ ça !

Et puis merci à mon foufounologue pour les fous rires que je me tape à chaque consultation !

 
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Publié par le 1 janvier 2011 dans C'est dans la tête

 

Je veux pas aller chez le médecin ! #2 Les boules de Noël

Ce sont les fêtes de fin d’année, je vais vous conter une histoire de boules, puisque c’est de saison et de médecin, puisque c’est le thème.

Poisson : J’ai un problème docteur…

Docteur : Dites-moi tout ?

Poisson : Moi tout…

Docteur : Ahahah ! Tenez, buvez une bonne bière et fumons un cigare !

Pardon… Je confonds avec ma dernière soirée avec mes collègues !

Poisson : Voilà, depuis deux semaines déjà, j’ai deux boules entre les jambes.

Docteur : Ah ? Et où est le problème jeune homme ?

Poisson : …

Docteur : Ah mince, mademoiselle, … Oui, c’est étrange en effet étant donné votre condition de femme, féminine qui a une moumoune et des seins. Petits certes, mais des seins tout de même !

Poisson : Ben oui, c’est bien ce qui m’amène. Vais-je devenir hermaphrodite ? Est-ce que je vais pouvoir m’autoféconder ? Elles sont de bonne taille en plus. Mais très douloureuses…

Docteur : Nous allons réaliser une échographie et nous en saurons plus.

Docteur : Mouahahaha ! C’te honte !! Vous avez deux boules de 3 cm de diamètre dans l’aine ! Belles bêtes !

Poisson : Ouiiiiinnnnn, le monsieur il se moque ! Et comment je m’en débarrasse de ces trucs moi ?

Docteur : Oh, mais ce n’est rien en définitive, des ganglions qui se battent contre une infection et le champ de bataille se situe à 10 centimètres de vos ovaires… Pas de quoi paniquer ! Vous allez les faire disparaitre avec des cachetons ces boules.

Poisson : Quoi ? C’est tout ? C’est valable aussi pour celles de mon ex ? Parce que ça m’arrangerait s’il ne pouvait plus… Non, rien, laissez tomber !

Et là, ce n’est rien ! Le pire, ce sont les rendez-vous chez tous les médecins qui introduisent des trucs dans votre vous intérieur. Que ce soit le dentiste, le gynéco ou le proctologue… Un cauchemar pour tous ceux qui comme moi, sont plus hermétiques à toutes formes d’introduction qu’un Tupperware flambant neuf.

Ce sera l’objet de notre prochaine consultation… En attendant serrez tout ce que vous pouvez serrer !

 
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Publié par le 23 décembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Je veux pas aller chez le médecin ! #1 L’hôpital qui se fout de la charité

Il y a des moments ou « trop, c’est trop ! » ! J’en ai marre des médecins de tous poils… Moi qui ne consulte que sous la torture, à la condition express d’avoir au bas mot une laryngite, les poumons perforés par des lames de rasoir, un bouton gros comme l’Australie sur le postérieur, une crise d’urticaire, la gorge en feu, pipi qui brûle et le nez qui coule… Je craque !

Tout a commencé par un bête accident de moto, à cause de bêtes gravillons qui ont eu raison de la peau des genoux de mon pilote, de son fidèle cheval métallique et de mon poignet. Ce jour là, on a fait fort je dois l’avouer : pompiers, civière, nuquière, poignetière et la chevillière cherra.

L’arrivée à l’hôpital a été d’autant plus folklorique que seuls des stagiaires doivent y travailler au vu des bourdes commises lors de mon examen.

Quelques exemples en vrac pour justifier mes dires :

J’avais très mal au dos et aux côtes… Je sais, ce n’est pas exactement au même endroit et ce n’est pas très précis comme bobogéolocalisation. Mais il n’en restait pas moins que je morflais entre là, et là, sur les 30 centimètres d’épaisseur de mon thorax. En définitive, les médecins m’ont fait passer une radio, sans ôter mon soutien-gorge parce que, selon le radiologue « c’est aux urgentistes de vous retirer cela, moi, ce n’est pas mon métier, alors ne bougez plus, on va procéder à la séance d’imagerie ».

Bon… Super, merci m’sieur, et si je ne pleure pas, aurai-je droit à une sucette ?

Retour dans ma chambre en attendant les résultats des différentes photos de mon moi intérieur. A peine le temps d’entamer la septième partie de Monopoly, le verdict tombe :

cubitus fracturé : ah, ben je savais bien que ça me piquait un peu quand même

les côtes : rien à signaler, à part un joli wonderbra et de superbes courbes à tures

et la tête alouette ? Rien, vide, complètement vide !

Ouf, allez on s’en va ! Pardon ? Un plâtre ? Quoi ? Vous vous moquez de moi docteur ? Je n’ai pas atteint mes 26 ans au péril de ma vie, en esquivant toute forme d’entorse, torsion de téton, facture ouverte ou fermée, fêlure de coccyx au 8ème degré pour me laisser couillonner par une mini glissade sans bobsleigh ! Couillonner, en un mot pas en trois, parce que « couille au nez », ça ne veut rien dire dans cette phrase. Dans plein d’autres phrases, cela aurait un sens, comme dans « il était 6h00 du matin, il regardait par la fenêtre couille au nez », là oui, ça a du sens.

Mais revenons à nos internes. Ils me menacent. Je contacte mon avocat… Maître Noeil est formelle, je dois me laisser enrubanner la patte antérieure droite dans de la résine, c’est pour mon bien.

Pffff… Bon va pour cette fois. Je me suis donc laissé faire.

Ils ont posé un plâtre en résine sans avoir pris la peine de nettoyer la boue sur mes plaies et sans avoir désinfecté, bien sûr. La vidéo du déplâtrage en atteste. On a pu découvrir au démoulage un poignet tout petit, tout maigre, tout poilu et crotté de terre.

L’heure est grave, j’ai une manchette pour la première fois de ma vie. Je pense déjà à mon futur investissement : un feutre indélébile pour gribouiller là-dessus à loisir ! On va bien se marrer ! J’ai hâte de découvrir tous les mots d’encouragement et autre phallus qui vont d’ici peu orner cette magnifique résine d’un blanc immatriculé dans le 76.

Je pose le pied à terre et m’apprête à me lever quand une douleur cinglante me renvoie le cul dans mon fauteuil. Sur le coup, je suis un peu surprise de ne pas avoir senti plus tôt que quelque chose n’allait pas. Je prends mon pied… Dans mes mains et signale au médecin que j’ai vachement bibi là aussi.

Je m’excuse du dérangement et repars avec mon pilote de moto en guise de pilote de fauteuil à roulettes.

Monopoly, verdict : rien de cassé, vous n’avez rien du tout, allez ouste, filez et ne revenez jamais !

Ben bordel, pour une cheville qui n’a rien, elle fait un mal de chien ! Qu’à cela ne tienne, je vais forcer dessus, la faire travailler un maximum, l’assouplir, faire comme si je n’avais pas mal et elle va se remettre toute seule.

C’est cette citation qui a bien atterré mon médecin quand il m’a diagnostiqué une entorse, trois semaines après l’accident. Je me suis donc retrouvée avec un atèle pour immobiliser la vilaine cheville. Moi qui la malmenais pour lui apprendre à vivre à cette petite !

Mais le généraliste aussi, y’en a marre ! Et pourtant mon médecin est un amour !

Nous verrons dans le prochain article comment il m’a aidé à affronter deux boules en gardant presque intacte ma dignité féminine.

 
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Publié par le 21 décembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Ici à Nagano, a y’est : y r’neige!

Ouiii, il neige ! Je suis comme une gamine de 3 ans qui vient de trouver un Malabar à peine mâchouillé. Je suis comme une vierge devant un poster de David Charvet. Je suis comme une sardine qui prendrait un bain d’huile. Je suis comme Paris Hilton devant une boite de capotes. Je suis comme une poule devant un couteau suisse. Oui, pour résumer, je suis super contente, mais en même temps, je ne sais pas trop quoi faire de toute cette belle poudreuse.

Plusieurs solutions s’offrent à moi :

Le rallye du trophée Andros

J’opte pour la version simplifiée, le petit livre en 7 pages « Le dérapage contrôlé pour les nuls ». Sitôt pensé, sitôt exécuté.  Je prends mon fidèle vieux destrier, fais chauffer les bougies et lance le moteur. Bonne nouvelle, elle démarre. Je passe une vitesse,  j’appuie sur l’accélérateur tout en lâchant l’embrayage. Bonne nouvelle,  je sais conduire. J’accélère à fond et les roues patinent, le tank se meut de quelques centimètres et fini par accélérer. Bonne nouvelle,  je vais pouvoir avancer. Je trouve un territoire qu’on pourrait qualifier de no man’s land. Super,  je vais pouvoir faire la folle !

Plusieurs variantes : le 180° premier essai, une roue dans le trottoir, mais, même pas peur, il me reste trois pneus ! Après quelques essais, le 160° est maîtrisé, puis le 224,67°. C’est très précis,  je descends à chaque essai pour valider mon record ! Enfin, tel l’amant secret, avec mon bolide blanc,  je dessine des M majuscules d’une rare beauté sous la fenêtre de mon dulciné.

Puis je rentre, calmée et essoufflée, sage et disciplinée, à la vitesse folle d’un escargot de course. Je suis la sableuse, ce qui m’assure à 100% un retour à la maison dans les meilleures conditions. Quand je dis « je suis la sableuse »,  je parle bien sûr du verbe « suivre », pas « être ». Je me prends rarement pour une sableuse, une cafetière, ça peut arriver, mais jamais une déneigeuse de routes nationales.

Lancer de chaton dans la poudreuse

Me voici arrivée à bon port. Je m’offre le repos du guerrier sous la forme d’un dessert de saison : du Mont Blanc au chocolat… Tiens, en parlant de blanc, je connais une petite chatte blanche qui n’a jamais foulé la neige de ses petits coussinets. Il serait temps de remédier à cela. A nouveau,  je chausse mes bottes, enfile trois couches de pulls, manteaux et autre capeline… La laisse du chat et go !

A peine arrivée dans la matière blanche, il ne reste qu’à éviter les parties jaunes et marron. Merci la neige de nous faire apparaître les zones à ne pas fouler du coussinet pour cause de pipi et caca de chien. Mais Kiwi s’en contrefout de l’aspect fun du lancer de boules, de faire le papillon allongée dans la neige, de bâtir des igloos à la sueur de son front, de réaliser des bonhommes de neige avec un gode ceinture en guise de nez… Oui, je n’ai plus de carottes et on est dimanche, les magasins sont fermés. Je fais ce que je peux avec ce que j’ai…

C’est donc le cœur battant la chamade, le ventre trempé par les 20 centimètres de neige qu’elle vient de fouler, et toute tremblante que la petite bestiole tente de rentrer, dans l’immeuble.

Pour elle, s’en est fini de la neige ! Elle n’y voit aucun intérêt, elle a les ovaires en feu à cause de ses deuxièmes chaleurs et elle à un rapport sur la santé financière de sa société à pondre pour la réunion de 9H00 demain matin… Alors mes conneries, ça ne l’amuse pas du tout ! Grouille-toi Poisson, on rentre ! Me miaule-t-elle.

Mince, moi qui pensais avoir trouvé une super partenaire de jeu… Raté !

Investir dans des skis

Il reste une solution pour se faire plaisir et profiter à fond des flocons… Investir dans du matos de glisse. Il peut s’agir de skis alpins pour les plus initiés, d’un snowboard pour ceux qui veulent se la raconter un peu, d’une pelle en plastique pour moi qui suis une quiche dès lors que ça va vite ou qu’on est debout.

Mais pour aller acheter cela, il faut prendre la voiture, alors si le premier paragraphe vous échappe totalement,  je vous déconseille de sortir de chez vous. Faites-vous plutôt un bon grog et une partie de manille.

Ou sinon, il reste l’option du sac plastique. Le gros avantage de cette méthode c’est que vous gardez le cul au sec… Sauf si vous êtes joueur et que vous avez rempli le sac de neige avant de vous glisser dedans. Non, je retire, dans ce cas, vous n’êtes pas joueur, vous êtes un peu con… En plus, pas de risque de chute ! Le seul truc qui peut faire mal, ce serait un caillou planqué sous la masse blanche ou une bouche d’incendie entre les jambes. Mais partons positifs, vous ne vous ferez pas mal, alors foncez.

Conclusion

Quelle que soit la technique de divertissement que vous aurez choisie, n’hésitez pas à missionner un de vos potes pour filmer vos exploits. Vous risquez d’en rire encore pendant quelques temps. En plus, votre meilleure gamelle pourra vous rapporter un peu d’argent grâce à vidéo gag. Vous aurez ruiné votre voiture mais gagnerez la célébrité et 500€ !

Bonne glisse, bonne poilade, bon arrêt maladie quand vous vous serez cassé quelque chose !

 

 
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Publié par le 19 décembre 2010 dans C'est dans la fête

 

Je vais avoir des lunettes #2

Je vous laisse le choix dans la date

Pour ne pas oublier mon rendez-vous pris il y a presque un an, j’ai mis en place plusieurs filets de secours :

Une alerte sur ma boite mail perso, une autre sur la pro, chacune à une semaine de l’échéance et répétées tous les jours, puis toutes les 10 minutes au cours des cinq dernières heures.

Cinq réveils sur mon téléphone.

Un évènement Facebook auquel j’ai invité  dix copines qui auront la dure mission de m’appeler, à tour de rôle, à une heure précise, pour que je valide ma position géographique. Si celle-ci ne correspond pas au planning établi, je recevrai une décharge électrique pour s’assurer que je ne me suis pas assoupie.

Pour le cas où j’aurais un accident ou que quelque chose de fâcheux m’arriverait et que je ne puisse vraiment pas assister à la consultation, j’ai une liste de dix personnes qui souhaitent me remplacer pour la séance de gym des nerfs optiques.

Elles sont triées dans l’ordre du montant du chèque qu’elles me feront pour que je leur laisse mes précieuses minutes d’oscultation.

Enfin en dernier recours, je ferai envoyer mes globes oculaires par transporteur express. Si moi je ne peux pas y aller, mes yeux au moins y seront !

L’oscultation

J’y suis, je suis dans la salle d’attente, j’ai envie de vomir… J’ai mangé trop de chocolat et puis aussi, je reflippe.

J’entends en écho « Ouh la binoclarde ! » et je vois des petits diablotins faire une ronde autour de moi en criant et en chantant leur mépris pour le gente binoculée.

J’ai le vertige et je suis prête à pleurer et m’enfuir en courant quand Docteur Zieutage me fait entrer dans son cabinet. Je repousse d’un revers de la main mes vieux démons.

Je m’installe devant ma machine qui va causer ma perte… Enfin ma perte de dignité pour être exacte. Mon menton repose à présent sur la pièce de plastique, trempée des gouttes de sueur de la précédente victime du médecin. Le zieutifuge insiste pour que j’ouvre les yeux. Selon lui, c’est une condition sine qua none pour qu’il puisse définir mon degré de t’y-vois-rien-itude. J’hésite un bref instant et finis par lui offrir ma pupille.

L’œil maintenant mis à nu, il peut à loisir jouer de son art. Il envoie des petites loupiottes en direct dans le fond de mon crâne. Il m’en fait voir de toutes les couleurs, du vert et du rouge surtout. Il ponctue ses gestes à coup de « Là, c’est mieux ? Moins bien ? Et là ? »

Le couperet tombe, il fait l’effet d’une bombe dans ma tête : « Vous êtes myope et astigmate, mademoiselle ». Mais je rêve ? Il m’insulte en plus ! Non content de me faire baliser, il me lance des piques foireuses ! Retenez-moi… Je vais lui faire gober ses verres d’essais. Et je lui demanderai si c’est mieux ou moins bien par le haut ou par le derrière ! Quoi je m’énerve, quoi je m’énerve ? Mais c’est lui qui a commencé d’abord !

Les lunettes

L’ordonnance en main, me voilà devant la boutique de carreaux d’yeux. C’est ma hantise, déjà que j’ai du mal à choisir un slip, il va falloir que je choisisse un objet qu’on voit encore plus souvent… Déjà que… Non, je déconne, je ne porte pas de slip !

Une farandole de petits bouts de verre cerclés de métal ou de plastique m’entoure. C’est un peu comme le palais des glaces à Paris, mais en moins spectaculaire. C’est aussi un peu comme le palais des glaces à la fête foraine mais en moins rigolo.

J’appréhende et je me lance finalement. Je choisis la paire la plus moche, saugrenue et voyante qui me tombe sous la main. Je me dis que si je survis à ce choc, les autres montures seront forcément plus agréables à essayer.

Mon stratagème fonctionne. Après la 24ème paire, c’et un peu comme le 8ème verre de punch : tu ne sais plus exactement à combien tu en es, tu sais que tu peux t’en faire encore un ou deux avant que ça ne devienne critique et, finalement, tu t’étales de tout ton long dans ton vomi. Il n’est que 21h00…

Oui mes soirées d’alcooliques se terminent très tôt en général.

Bon, dans le cas présent, il est 18h30 et la boutique ferme à 19h00. Je vais griller un joker et faire appel à une amie. Ce sera plus vite départagé.

La paire noire : trop sérieuse. La paire jaune : trop moche. La paire mauve : trop grosse. La paire blanche : trop secrétaire. La paire rouge : trop sexy !!! Je veux les rouges !

Je viens de me réconcilier avec le fait d’avoir des intruses sur le tarin… Vous êtes belles les filles et dans 5 jours vous pourrez chevaucher mes narines autant qu’il vous siéra… Ce sera l’éclate totale.

Moralité

Les choses ont changé, maintenant, on ne me traitera plus de binoclarde. Je porterai fièrement mes yeux de bataille et dans la rue, j’affronterai les regards.

Le premier coin de rue franchi, j’entends “Femme à lunettes…” et “Hum, je la prendrais bien comme secrétaire”… Gamin ou adulte, c’est le même cirque. C’est vrai ! Finalement, les lunettes c’est pour faire fonctionner les yeux, mais si elles sont bien choisies… Elles activent surtout la langue et les hormones de nos chers messieurs…

 
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Publié par le 17 décembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Je vais avoir des lunettes #1

Le bon vieux temps

Que de chemin parcouru depuis l’époque où, gamine, j’ai dû porter sur le haut de mon nez, d’horribles petits cercles rosés en guise de lunettes. A l’époque, le choix était facile : il n’y avait pas un nombre incalculable de magasins, de marques et de formes ou de couleurs. Il n’y avait pas non plus des heures à perdre dans une boutique d’optique et les mutuelles étaient moins généreuses que maintenant. Il fallait donc être au fait des Francs qu’on allait perdre dans la bataille pour la vue.

L’ophtalmo avait été clair au moment des faits :

« Vous allez porter ces lunettes, jeune fille, tout au long de cette année. Vous les mettrez pour lire et pour écrire ainsi que pour regarder la télévision. Et vous reviendrez, l’année échue, faire contrôler votre vue et chercher de nouveaux instruments de torture… Pardon, vos nouvelles montures. »

Ce qui n’était pas inclus dans le contrat, c’est qu’en prime, mes petits camarades se foutraient joyeusement de ma trombine sitôt les binocles enfilées. Que seuls ceux qui seraient affublés du même accoutrement se montreraient compréhensifs à mon égard.

Avec le recul, c’est vrai qu’on était mignon avec nos petits appendices. On avait l’air très con, mais on était mignon.

Pourquoi je repense à cela me demanderez-vous ? Tout simplement parce qu’un jour, j’en ai eu marre d’être un danger public dès lors qu’il s’agissait de conduire de nuit. Dès que tombe le soir et que se couche le dernier rayon de soleil, je roule au radar et mon sonar est moins bien aiguisé que ne peut l’être celui d’une chauve souris.

Je me suis alors dit que la sauvegarde de ma propre vie et de celle du futur carambolé valaient bien un examen optique. D’autant que cela fait maintenant 15 ans que je dois reprendre rendez-vous dans un an. Il serait temps de m’y résoudre…

La prise de rendez-vous

J’appelle le secrétariat du Docteur Zieutiste. Une voix se fait entendre, une boule se noue dans ma gorge, j’ai peur.

La femme me confirme que Docteur Zieutologue reçoit de nouveaux patients… Heu… Chouette ? J’ai de plus en plus peur. Je pensais me faire recaler et mon sort aurait été fixé : Pas de lunettes faute de consultation ! Ohhhh dommage !!! Non, vraiment, c’est ballot ! Mais c’est mieux ainsi, je me ferai une raison, ne vous inquiétez pas !

Mais la petite est magnanime, s’en est fait de mes deux yeux, ils devront être analysés, examinés, occultés, sondés jusqu’au plus profond de la pupille.

Reste à fixer un jour et une heure de rendez-vous.

« Ce sera… (J’entends les tambours de l’apocalypse et les trompettes de la mort…) … le 15 décembre à 11h25 et ne soyez pas en retard, le Zieutologiste n’a qu’un créneau de 8 minutes à vous accorder ce jour là, grâce à un désistement de dernière minute.

Le prochain moment disponible est le 18 avril de l’année prochaine.

Comment ? Oui, nous sommes le 5 janvier, oui, … Avant ? Mais mademoiselle… Avant ce n’est pas possible, à moins qu’il ne s’agisse d’une urgence et que vous ayez depuis plus de 7 jours ouvrés une agrafeuse plantée dans la rétine… Là, il faudrait voir, on aurait peut être une place en mars… Mais ce n’est pas le cas, n’est ce pas ?

Comprenez-moi bien, les journées ne font que 24h00 et ce pauvre homme travaille déjà 18h00, il peut difficilement faire plus, il faut qu’il dorme, qu’il mange et qu’il fasse popo. »

Ma boule au ventre s’estompe. J’ai gagné du temps. Un rendez-vous chez l’oculiste, c’est un peu comme le tabagisme, on sait qu’un jour on va y passer avec nos conneries, mais c’est tellement loin qu’on a l’impression que ça n’arrive qu’aux autres.

Pour ma part, l’heure du glas a sonnée, il me reste 345 jours à vivre une vie normale, tranquille, libre de toute contrainte visuelle, si ce n’est que j’y vois rien la nuit…

Mais est-ce ma faute à moi ? Ne me jetez pas la pierre, jetez moi plutôt deux ou trois cacahuètes, c’est bientôt l’heure de l’apéritif. Et dans le prochain article, nous traiterons en vrac le reste de ce sujet captivant.

Allez, Tchin Tchin…

 
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Publié par le 15 décembre 2010 dans C'est dans la tête

 

AZERTY pour les avertis

Un thème ? Un thème… Le Poisson est en panne, il ne nage plus, il rame… A votre bon cœur Messieurs, Dames, donnez-lui des idées de sujets à aborder.

Une fois l’idée trouvée, je n’ai plus qu’à me lâcher et le clavier fait son office de canal de transmission.  Mais si je n’ai rien à souffler sur les touches ? Qu’est ce qu’il se passe ? Je bulle…

Et bien en parlant de clavier tiens, qui m’a foutu un bordel pareil dans les touches ??? C’est vrai à la fin ! Aucune logique, aucune cohérence… Du grand n’importe quoi. Je sais ce que vont m’objecter les dactylos et autres fans de l’écriture intuitive qui n’ont, EUX, pas besoin d’avoir les yeux rivés sur leurs dix doigts, qui pianotent tranquillement, en regardant le rendu de leur parfaite maitrise de l’élément, directement sur l’écran…

« Tu sais Poisson, si les touches sont positionnées ainsi, c’est par soucis d’ergonomie, pour le coté pratique, parce que les lettres sont dans un ordre tel que les touches les plus utiles sont au plus près du doigt qui est à même de l’activer… Un peu comme le Nutella est rangé dans le placard à coté du pain de mie et la moutarde à coté des saucisses et rarement l’inverse. »

Mais bazar de bazar ! Pensez à ceux qui, ont mis toute une année en CP pour se farcir l’alphabet et le retenir dans l’ordre. Ou encore, ceux qui, comme moi, tapent avec des moufles, avec un seul doigt… Parfaitement, j’ai fait un petit trou exprès au bout de ma moufle pour pouvoir passer le majeur.

Oui, vous savez tout maintenant, je n’écris qu’avec deux doigts seulement, et ce sont mes majeurs. Pourquoi le majeur me demandez-vous ? Si, si, vous le demandez, même si vous ne le savez pas encore. Et bien pour plusieurs raisons :

Le pouce, ce n’est pas pratique, d’autant que le mien est difforme, il ressemble à une greffe de knacky ball. Du moins, l’un d’entre eux, l’autre me sert à appuyer sur la touche espace et n’est donc pas dénué de toute utilité.

Taper avec un index est une marque déposée par les forces de l’ordre, pour ne pas citer la police. Ceux de nos chers protecteurs de la vie civile qui arrivent à viser avec deux indexes, c’est pour montrer l’ancienneté et le grade supérieur.

Le majeur, il a ce petit coté pratique que, comme c’est le plus long (en général) et bien on se mélange moins les pinceaux. Il dépasse un peu des autres doigts et donc, il n’est pas dérangé dans sa progression et puis on le voit mieux ! Si, je vous jure, on le voit mieux. C’est pour cela qu’on le montre, de temps en temps, en repliant les autres doigts, pour s’assurer que c’est bien lui le plus grand et le plus majestueux. Et puis aussi un peu pour montrer son mécontentement.

Il n’est pas très conseillé de ne taper qu’avec les annulaires, car vous risqueriez de trop les muscler. Le jour de votre mariage, ou si vous avez une alliance, vous risquez d’avoir des soucis de logistique : Trop de gonflette et plus rien ne passera autour de votre boudin de doigt.

L’auriculaire est le doigt le plus chiant à maitriser pour taper sur les touches. Il reste tout le temps planqué derrière ses petits camarades, et on passe son temps à le chercher dans la foule. Un fois qu’on l’a trouvé, il laisse des traces de cire d’oreille partout sur son passage.

Moi j’ai eu le choix entre regarder mon clavier et risquer de laisser échapper des fautes de frappe, ou taper en regardant l’écran et que même un coréen croisé avec un breton du sud de la Bolivie ne puisse pas me comprendre… Des deux maux, j’ai choisi le moindre pour qu’on saisisse les mots que je saisis. Vous avez saisi ?

Au tout début, je me suis même dit qu’il me suffirait, pour remédier à cet épineux problème d’ordre des lettres, de les décoller et de les recoller selon notre bon vieil alphabet. Pas con comme idée, si ce n’est que les foutus circuits imprimés n’ont pas changé de place, eux, et que le jus passe toujours au mauvais endroit…

Résultat : AZERTY devient ABCDEF, sur le clavier, mais “face” est donc devenu “yaet” sur l’écran. Eh merde ! C’est problématique, ça risque de complexifier un peu mes prochaines écritures d’articles… Déjà que j’écris peu en ce moment !

Allez, je décolle et je recolle dans le bon ordre… Souhaitez-moi bon courage ! Et en attendant le prochain post, azertyssez-vous bien !

 
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Publié par le 13 décembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Fête des mômes… 2

3° Soldat de première ligne

Un autre avantage d’avoir un nuisible avec soi, c’est qu’en cas de conflit avec votre chère et tendre moitié, vous pouvez envoyer le mouffion en éclaireur, pigeon voyageur, ou soldat bombardier en cas de besoin et selon l’avancée des négociations.

Il peut aussi vous servir d’alibi, pour vous dérober si vous êtes invité à un dîner mais que vous préféreriez manger vos crottes de nez plutôt que de subir une soirée chez ce couple d’amis.

En plus grâce au p’tit loup, vous allez avoir une super excuse pour commander le Happy Meal sans vous taper la honte au guichet. Sans compter le nombre de réductions en tout genre auxquelles vous allez pouvoir prétendre !

4° Un humoriste à domicile

Avoir un loupiot à domicile permet de se marrer un nombre incalculable de fois :

  • il mange dans la gamelle du chat
  • il repeint les toilettes et votre couloir avec son popo et la balayette à chiottes
  • il attrape toutou par la queue et fait du chien nautique
  • il a fait son premier caca dans le pot et pour vous le prouver, il vous le ramène à la main
  • il tente désespérément d’avoir diction correcte malgré la perte de ses dents de lait
  • il se balade tout nu en hurlant comme un foufou alors que vous êtes en visioconférence avec votre plus gros client
  • il a une envie subite de gros bisous, et de sa bouche baveuse et pleine de nutella il choisit pour cible principale le tailleur hors de prix à votre belle doche
  • il se casse la figure dans les escaliers
  • il a un coup de stress, un beau matin, en voyant qu’un os a poussé dans son zizi… Qui n’est autre, en réalité, que sa toute première érection. Pensez à bien le rassurer en lui disant de ne surtout pas s’inquiéter, que cela ne durera pas…

Vous voyez, il a de l’humour ce petit finalement ! Je ne sais pas de qui il tient son coté comique-artiste-peintre ? Je vais y réfléchir encore quelques années et dès que je suis prête à assumer cette responsabilité, je conçois !

En attendant, je m’entraine… A la conception bien sûr !

5° Sincèrement… Je ne vois pas

Non, je ne vois pas pourquoi on fait des mouffions! Une fois qu’on les a, on cherche à les recaser à tout prix, en commençant par tenter le coup chez les grands parents, pour pouvoir (enfin) jouir d’une soirée en tête à tête avec le géniteur de marmaille.

On prend prétexte de vouloir aider les étudiants à financer leurs études en leur payant des heures de babysitting. Ça déculpabilise de les abandonner une soirée par semaine.

Nan, mais si… Je suis vache avec mes ovaires, ça a certains avantages la création de mini-nous. Si, je vous jure ! Quelques exemples :

On a enfin le droit d’acheter le gros véhicule de voyage qu’on avait honte de mentionner dans les conversations exaltées avec les amis fans de cabriolets.

Le jour où on mange comme un cochon et qu’on se barbouille le chemisier de mayonnaise, on peut aller tranquillement travailler en prétextant un petit vomi du chérubin.

Une bonne tripotée de moufflets vous assurera une retraite heureuse sur le point financier. Pour peu que les gremlin’s partent s’installer aux quatre coins de France et de Navarre, vous aurez des pieds à terre gratis un peu partout.

Vous allez jouir de super cadeaux de fête des mères. Ok, les premières années, ils seront bien kitch, de la main en plâtre, au collier de pâtes en passant par la corbeille en papier mâché, vous n’y couperez pas… Pire, il vous faudra conserver ces vestiges pour le restant de vos jours ! Par contre, quand le têtard devient grenouille, les cadeaux deviennent tout de suite plus cool. Il fait une liste de cadeaux de maboule pour Noël ? Qu’à cela ne tienne, vous vous vengerez le jour de votre fête, un peu de patience, vous l’aurez votre bouteille d’eau de parfum du dernier  créateur… et en grand flacon !

Conclusion :

Avant d’être mamie ou momie, faites des mômes ! Mais avant d’être maman, ménagez-vous !

 
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Publié par le 8 décembre 2010 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Fête des mômes… 1

Il y a des milliards de bonnes raisons de faire des moufflets. Enfin, quand je dis des milliards, ce serait plus juste de dire des millions,… des milliers,… des dizaines… OK, les 5 bonnes raisons d’avoir, d’élever et de chérir vos enfants plutôt que de les congeler.

Cela dit, si vous n’en avez pas, que vous ne voulez pas vous embêter à changer leur caisse tous les 4 jours, si cela vous ennuie de devoir leur acheter des croquettes, ou encore que vous oubliez de leur mettre de l’eau dans une gamelle avant de partir en vacances : un conseil, n’en faites pas ! Empruntez ceux des autres, c’est vachement moins de tracas au quotidien et tout aussi distrayant !

Pour ceux qui ont trouvé un mouffion à louer, qui en ont déjà parce qu’ils se sont laissé amadouer par leur conjoint, ou quelque soit le moyen d’obtention du petiot, je vais vous donner des idées pour profiter au maximum de toutes les options de votre boule de nerfs.

1° S’entrainer à articuler en cas de cuite

Les petits, c’est comme une conversation de mec bourré disait Gad, moi je pense que tout est super compréhensible si on y met un peu du sien ! Pour illustrer mon propos, je vous citerai une aventure qui m’est arrivé pas plus tard qu’il y a quelques jours. Je buvais un thé bien chaud avec des petits biscuits qui croquent sous la dent, en compagnie d’une charmante demoiselle. Nous devisions sur la situation de crise de la chaussette au Québec, de la flambée du prix du caribou, du niveau de diplôme requis pour intégrer un poste de bucheronne et moultes sujets exotiques, heu… Arctique, quand un nain haut de quatre ans et âgé de 3 pommes est entré dans le salon.

S’en est suivi un échange hors du commun, hors du temps, hors de propos, hors nithorynque.

Je vais vous retranscrire cette conversation en tentant de traduire fidèlement ce qu’à voulu nous signifier le bambin.

Question : ça va mon petit ?

Loupiot : Oui ! Il a pris la boite aux lettres pony postifuite

Question : Qu’est ce que tu fais de beau ?

Loupiot : On connaît les courses toile de bidote

Question : Ah c’est cool ça ! Et tu étais avec ton papa ?

Loupiot : Mon papa il a acheté la mobylette, il roule, il roule et il a mis du scotch

Question : Et tu es grand maintenant ! Tu vas à l’école ?

Loupiot : Je suis à la colle après j’ai tombé voilà.

Question : *Pas de question, je prenais en sténo les propos du moufflet, il me regarde m’activer sur mon clavier*

Loupiot : Et papa il l’ardinateur, comme toi !

Question : Allez bisous mon petit loup, au revoir !

Loupiot : A demain, après demain pour assister les courses ! Avoir !

Je ne vous cache pas qu’après cette conversation, j’ai passé un long instant de méditation sur les raisons de la création de l’univers et ses alentours. Ça vaut un bon rail de shit de coke alcoolisée, sauf que ce n’est pas interdit par la loi !

2° Le racket organisé

Vous avez un morpion sous le coude ? Si vous avez l’opportunité de choisir le jour où vous empruntez votre petit bolide, prenez un jour stratégique. Quelques jours de prédilection : Noël, Pâques ou encore Halloween.

L’avantage de ces jours particuliers est que vous pouvez envoyer le gamin récolter des friandises et autres gadgets en tout genre et lui piquer son butin dès son retour. Mais non, ce n’est pas salaud, il aura le droit de garder 10% de ses revenus… Enfin, presque !

Cette année, je n’ai pas eu de mouffion de prêt pour le 31 octobre, alors j’ai dû fournir des douceurs aux autres chanceux qui ont trouvé à temps leur récolteur de bombecs. Les boules !

Là encore, l’échange a été particulièrement instructif :

Récolteur : Vous avez des bonbons ?

Poisson : Oui, heu bonjour quand même…

Récolteur : B’jour, vous avez des bonbons ?

Poisson : C’est quoi le mot magique ?

Récolteur : S’il vous plaît ?

Poisson : Mais non ! C’est pas ça !

Récolteur : Ha, heu… S’il te plaît ?

Poisson : Mais non, c’est « des friandises ou des bêtises !! »

Récolteur : Oui mais, sinon, vous avez des bonbons, sinon ?

Purée, ils sont de mieux en mieux préparés pour les opérations commando les salopios ! Efficaces, rapides et intransigeants… Perfection et rentabilité ! Y’a pas, ils sont au point…

Ça nous fait déjà deux bonnes raisons de nous munir de petits garnements, achetés en propre, ou loués pour l’occasion. Dans le prochain épisode, nous évoquerons trois autres motifs d’acceptation d’un nuisible dans son environnement proche.

 
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Publié par le 5 décembre 2010 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Le mariage est un plat qui se mange froid


La mariée, ahhh la mariée… Quelle petite fille n’a jamais rêvé, de porter une belle robe de princesse le jour de son mariage ? Qu’elle soit meringue, tarte au sucre, qu’elle ait des cheveux d’anges ou qu’elle ose le col pelle à tarte, la demoiselle et future madame doit faire rêver l’assemblé ici présente.

C’est précisément là que commencent les emmerdes… C’est pourquoi je préfère parler maintenant que me taire à jamais.

Je vous entends d’ici, “Ouiii tu dis ça parce que tu es jalouse, tu voudrais aussi briller durant toute une journée, te la raconter devant tes meilleures amies et plus encore devant tes pires ennemies en exhibant fièrement le diamant 270 carats que le pigeon… pardon, futur mari t’aura offert un jour de beuverie.”

Ce à quoi je répondrai “Bah ouaiiiisssss!!!”. Mais il y a plusieurs façons de ne pas succomber à cette tentation et plusieurs raisons de ne pas avoir accès au jour J du mariage M.

Les bonnes excuses pour y échapper

Autant il est aisé de secher la messe du mariage d’un couple d’amis, autant il est difficile de ne pas assister au sien. Je vais donc vous filer un petit coup de main pour ne pas avoir à subir cette étape.

Voici quelques règles d’usage pour s’assurer de ne jamais avoir accès au mariage, malgré tous les efforts de votre entourage pour vous y inciter.

1) Ne pas avoir de conjoint : là, c’est sur, c’est un peu handicapant pour la future mariée. Pour peu qu’en plus elle soit méchante, idiote et moche et là, c’est le pompon de la pomponnette !

2) Avoir un conjoint contre les contrats : comment pensez vous lui faire apposer sa gribouille sur un contrat de mariage s’il refuse catégoriquement de signer un malheureux contrat de garantie pour l’achat de sa machine à laver ?

3) Vous préférez avoir un bracelet au poignet qu’un fil à la patte : parce qu’en plus, une fois le fil serré à votre patte, il y a de fortes chance pour que les bracelets au poignet ne soient plus qu’un lointain souvenir de vos débuts

4) Vous maitrisez déjà la plomberie et la mécanique, pourquoi vous encombrer d’un mec ? Ben oui, pourquoi ?

5) Malgré tous vos efforts pour les garder, vos petits copains ne pensent qu’à fuir : dans ce cas, pas évident de leur proposer le mariage… Ou alors c’est ce que vous venez de faire et donc tout s’explique ! Ils flippent les petits !

6) Malgré tous les efforts pour les fuir, vos petits amis ne pensent qu’à vous garder : prêtez vos pots de glue à celles qui n’arrivent pas à garder leurs proies, allez, soyez cool quoi ! Partagez !

Quoiqu’il en soit, certaines d’entre nous devront se faire une raison… Elles n’auront qu’une seule occasion de porter la grande robe et ce n’est pas en se mariant mais en allant dans les magasins spécialisés et en faisant croire qu’elles vont se marier pour du vrai. Le gros avantage, c’est qu’elles n’auront pas à arrêter leur choix sur l’une ou l’autre des meringues de soie : elles pourront toutes les avoir ! Oui, autant qu’elles le souhaitent pour 10 minutes chacune ! N’est ce pas merveilleux ?

Bon, je sais, c’est triste… Mais au moins, ça permet de rêver un peu. Et la différence entre la mariée de magasin et celle qui va réellement se faire passer l’anneau et plus (et pas l’inverse… Ahhh une contrepèterie !), c’est qu’elle fait deux économies : la première en n’achetant pas une fortune un bout de tissu qui ne sera jamais rentabilisé, et la deuxième  en n’ayant pas à financer un divorce en bonne et due forme quand elle aura épuisé son capital patience.

Mariage, vous avez dit mariage ?

Le mariage, à tout prendre, qu’est ce ? Pourquoi les gens se marient ? Personnellement je trouve cela très louche !

Est-ce une manière d’empêcher l’autre de se sauver ?

Est-ce une façon déguisée de marquer son territoire. Une technique plus sympa que de faire pipi sur les pieds de votre conjoint tous les matins ?

Est-ce que c’est la promesse que ton prochain ne viendra pas te convoiter le bien à l’insu de ton plein gré ?

Est-ce un moyen de faire pression sur son conjoint ?

Non, je ne suis pas hermétique comme un Tupperware micro-ondable à l’idée même d’une potentielle union officielle, mais je suis juste dubitative et méfiante.

Est-ce que ce n’est pas une manière de reconnaitre que l’homme est un bonobo dans l’âme ?

Que s’il n’est pas canalisé par un lien unique et palpable il n’est pas apte à se contenter d’un seul partenaire ?

L’alliance, ne serait pas un peu comme un répulsif à insectes ? Une sorte de barrière virtuelle contre la Nympho des bois et le Don Juan sauvage.

N’est-ce pas une façon de s’assurer que les conjoints ne changeront pas d’avis comme de chemise, parce que, réflexion faite (et calcul du prix du divorce réalisé), les tourtereaux se rendent vite compte que, finalement, ils s’aiment toujours, hein? Pas vrai? Si…

Le mariage permettrait aussi de partager les frais de gestion du domicile conjugal, c’est pratique pour la vie du quotidien !

Par contre au bout d’un moment, on se retrouve avec des générations spontanées de moufflets, et là, pour ce qui est des économies, c’est raté!

En conclusion, si vous flippez totalement à l’idée de vous engager devant monsieur le curé, monsieur le maire ou Elvis Presley si vous vous mariez à Las Vegas, dites vous qu’il y a bien pire dans la vie : l’étape suivante, celle où votre conjoint voudra se reproduire pour coloniser la planète à grand renfort de mini-vous…

Alors savourez bien le jour de votre union… Parce que dans “conjoints” il y a…

 
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Publié par le 3 décembre 2010 dans C'est dans l'amoouuurrr

 
 
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