Le ping pong
Première impression : « Une table, deux assiettes : un dîner presque parfait. Une table, deux raquettes : un sportif presque parfait »
Après 5 minutes : « Ouh, punaise, elles sont vachement petites tes boules ! Pis les raquettes aussi, je ne peux pas en prendre une de tennis plutôt ? Je préfèrerais…! »
Après 10 minutes : « Mais qui m’a foutu un sport aussi con ! Impossible de viser juste, tu passes tes nerfs sur les raquettes, résultat : tu arraches tout le grip !! »
Après 20 minutes : « L’avantage avec les raquettes sans grip, c’est que ça fait du bon petit bois pour allumer le feu de camp ! On n’aura pas trop progressé en visée mais on va se faire éclater l’estomac à grand renfort de chamallows grillés ! »
Analyse de la discipline : Passée l’excitation du début à l’idée de pouvoir claquer une boule avec une tapette en bois, l’intérêt de ce sport est tout relatif…
D’abord, il est dangereux pour les nerfs fragiles. On s’agace à force de ne pas parvenir à renvoyer la fichue boule de plastique.
Et puis très vite, on a des envies de meurtre ! On en veut à son meilleur ami, qui nous sert présentement d’adversaire. On lui rejette la faute de cet échec cuisant, prétextant que si on ne sait pas viser, c’est qu’il envoie mal dès le départ !
Et puis ça coûte cher en matos, dans tous les sens du terme… Vous marchez sur la balle, vous tombez, percez la balle, cassez votre raquette, votre cheville, votre poignet et votre coccyx… Pour finalement casser les pieds de tout votre entourage à maugréer tout le temps de votre convalescence.
Bilan de la course : Vous passez plus de temps à courir après les balles perdues qu’à réellement pratiquer et échanger avec votre adversaire. Et quand enfin, vous commencez à réussir quelques passes sans faire tomber la pièce de plastique blanc, c’est déjà l’heure de la fin de votre cours. Moralité, ne perdez pas de temps à faire du footing déguisé… Faites du footing !
Le yoga
Première impression : « Ah, la zenitude… Le bien être… »
Après 5 minutes : « Ahhh, la relaxation, les petits mouvements du corps qui détendent… »
Après 10 minutes : « Ohhh, le niveau augmente ! Les petits mouvements qui détendent le corps commencent à piquer un peu au niveau des muscles… Mais je reste zen ! »
Après 20 minutes : « Ben, voilà, je le savais, je savais que j’aurais pas dû tenter l’exercice où elle dit de passer sa jambe derrière sa tête… Mais les urgences et la chambre d’hôpital, c’est pas mal non plus comme endroit pour se relaxer… »
Analyse de la discipline : Pour le moment, vous êtes bien… Là encore… Maintenant aussi… Ah, là, vous commencez à repousser vos limites. Vous les poussez tellement bien que vous commencez à bien sentir certains muscles dont vous n’aviez même pas connaissance.
Par contre avec l’avancée des exercices, vous pouvez confirmer, « juré, craché », que ces muscles sont bien les vôtres et pas ceux du voisin, parce que vous les sentez particulièrement bien ! Vous morflez là !
Bilan de la course : Vous veniez pour vous détendre ? J’en suis fort aise, et bien souffrez maintenant ! Non, en réalité, je suis vache avec cette activité. C’est vrai, c’est exagéré, ça ne fait pas si mal que ça… Quand on arrête de faire les mouvements. Alors, c’est un art qui consiste à avoir bien mal pour ensuite se rendre compte à quel point ça fait du bien et ça détend que ne pas jongler !
Astucieux, non ?


