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Archives d’Auteur: lebocaldupoisson

A propos lebocaldupoisson

Une tête farcie de mots qui, quand on les met dans un certain ordre, peuvent ressembler à des trucs qui me font bien rire. Si en plus ça peut faire marrer les copines, alors là, c'est le bonheur!!

Je pars au Canada #5 – La lettre d’introduction

La lettre d’introduction, qu’est ce que c’est ? C’est le papier sur lequel vous aurez imprimé le mail de l’ambassade qui dit que "Ouiiiiiii, vous êtes autorisé à passer un an sur le sol canadien !". Ce petit mail sur ce petit bout de feuille A4 est votre précieux sésame pour un an de pur bonheur ! C’est un peu comme si l’ambassadeur lui même vous envoyait une lettre d’amour, chérissez la !

Bon pour ce qui est du mot "introduction", pas de panique, il n’y a pas de fouille quelconque à la douane, ni d’introduction quelle qu’elle soit… Enfin, ça dépend peut être du douanier, mais moi, je n’ai rien eu à déplorer…

PRIMORDIAL !!

Je l’écris en gros et en gras parce que c’est comme cela que j’aurais dû l’écrire dans ma tête avant le départ… Mais non, au lieu de cela, je me suis dit que ce serait drôle de ne pas prendre ce papier avec moi et de le laisser à la maison, bien au chaud, pour qu’il n’ait pas froid dehors et ne soit pas trop traumatisé par les turbulences dans l’avion. Mon petit coté Mamie Gâteau ça…

Et là, on me montre du doigt et on se moque bruyamment ! Ben oui, il n’y a pas de raison pour que le mec au passeport y passe et pas moi !

Vous l’aurez compris, en arrivant devant Monsieur Immigration, à l’aéroport de Montréal, il me demande ma lettre d’introduction et là, gros bug ! Je retourne mon classeur dans tous les sens, je sors tous les papiers, je commence à paniquer ! Rien ! Pas de trace de ma lettre !!!

Je l’avais pourtant imprimée !!! Mais j’ai montré ma trousse à mon copain avant de partir et j’ai dû mettre la lettre d’introduction avec… Moralité : ne pas voir son copain au moins dix jours avant le départ pour ne pas se laisser distraire par la bagatelle. Ou mieux : être célibataire encore plus efficace !

Parce que là, bilan de l’opération séduction : je suis à l’immigration, devant le monsieur super sérieux qui me regarde me décomposer, avec TOUS les papiers SAUF le plus important !

Il a dû me répéter au moins 10 fois : « Non, mais c’est pas grave, je vous ai dans le système ! », mais je paniquais et j’étais tellement blasée d’avoir oublié ce papier que je ne l’entendais presque pas !

Et c’est quand il m’a montré le papier officiel du permis, en me disant on va vérifier ensemble que « vot’ permis est correc’ » que j’ai compris que c’était ok, il me validait mon permis tout de même !

Quoique non, pour être tout à fait honnête avec vous, je dois vous avouer mon petit moment de faiblesse. Quand il m’a dit, « on va vérifier ensemble qu’vot’ permis est correc’ », je me suis baissée aussitôt pour chercher dans mon sac mon permis de conduire… Et le centre de gravité de ma tête étant passé en dessous du niveau du cœur, le sang s’est mis à irriguer mon neurone et la lumière c’est allumée dans mon œil… Ting ! Pas mon permis de conduire… Mon permis vacances travail ! Je me suis relevée comme un diable sortant de sa boite, les cheveux dans les yeux, j’ai soufflé sur ma mèche, un rire idiot a jailli de ma bouche et je n’ai pu dire que « Ah CE permis, oui bien sûr…Hummmm ».

Bon je vous fais état de ce moment de solitude mais je compte sur votre discrétion pour ne pas le répéter et puis comme ça, vous saurez que le Monsieur Immigration, il se fout comme de sa première molaire que vous ayez votre permis de conduire… Je vous évite ainsi de passer pour une truffe à votre tour.

En résumé : pas de panique, au pire des cas, les Monsieur Madame Immigration peuvent vous retrouver avec votre nom et prénom uniquement (puisque moi j’ai changé de numéro de passeport ET j’avais oublié ma lettre).

Je pense que je suis tombée sur quelqu’un de particulièrement sympa et arrangeant tout de même !

 
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Publié par le 5 août 2012 dans Canad'Za

 

Je pars au Canada #4 – Veuillez recevoir l’assurance de toute mon attestation d’assurance !

Article bien court, mais comme on dit dans le jargon, ce n’est pas la taille qui compte !
Alors parlons peu, parlons bien, parlons assurances… Oui, on sait, les assureurs ce sont des voleurs, ils sont méchants, caca-beurk, … Il n’en reste pas moins que dans certains cas, ça peut dépanner d’être bien couvert, et je ne parle pas que de la capote ou du super gilet tricoté par mamie… Je fais allusion à la couverture en cas de pépin. Celle qui fait que déjà, ça pique au bras que tu viens de casser, alors on va éviter que ça pique aussi à ton portefeuille.

Et puis petit rappel : l’attestation d’assurance est obligatoire, alors pas de chichis on achèchète !

Les tarifs pouvant monter très vite en cas d’hospitalisation, elle vous permettra d’avoir accès aux soins, d’être remboursé en cas de pétate de rotule, de clavicule, de tante Ursule, ou quelque soit le truc en "-ule" que vous aurez l’audace de casser… Et n’oublions pas que "un accident est si vite arrivé…" : Citation de Betty, 22 ans, fauchée comme les blés, épouse de Robert, 97 ans, milliardaire.

L’assurance doit vous couvrir pour un an ! Sinon, le PVT ne sera ouvert que pour la durée de l’assurance méfiance si vous voulez faire des économies, ce n’est pas sur cet achat là qu’il faut lésiner, comptez 360€ environ (un euro par jour, ce n’est pas la mort du p’tit ch’val).

Il y a plusieurs gammes d’assurance mais le meilleur rapport qualité prix à mon sens est proposé par Globe Partner. Avec le site pvtistes.net, vous pouvez en plus bénéficier de 10% de remise pour toute souscription.

Hop, passée la page de pub, rappelons qu’il vous faudra imprimer le papier d’attestation pour pouvoir le présenter au douanier, sinon, pas de papier, pas de PVT !

 
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Publié par le 30 juillet 2012 dans Uncategorized

 

Je pars au Canada #3 – Passeport, pas de panique…

Passeport oublié le jour du départ

Le passeport est bien entendu LE document à ne pas oublier. De toute manière, vous le verrez assez vite si vous l’avez laissé sur votre meuble d’entrée, chez vous, à 247 km de l’aéroport, vous ne pourrez même pas partir de votre pays d’origine, alors pas de problème pour l’arrivée, il n’y en aura pas…

Pour le petit malin qui est resté coincé à l’aéroport de départ, on le montre tous du doigt et on rigole en se moquant bruyamment… Oui, je sais c’est cruel, mais avouez qu’il l’a quand même bien cherché !

Passeport modifié depuis l’obtention de la lettre d’introduction

Voilà un cas d’étude, testé et approuvé par votre dévouée. Lors de la création de la demande de PVT, il est demandé le numéro de passeport en cours de validité. Or pour de multiples raisons, je devais par la suite faire refaire le mien :

1° Je voulais un biométrique pour ne pas être ennuyée s’il me prenait l’envie folle d’aller faire un tour aux stèïtes d’Amérique,

2° Celui que j’avais expirait au milieu de mon année de PVT, or le permis vacance travail ne peut être attribué pour une durée supérieure à la date de validité du passeport.

J’ai donc retourné le web à la recherche de témoignages. J’en ai trouvé des cargaisons ! Certains disaient avoir fait une demande auprès de l’ambassade, d’autres non. Tous rapportent que l’ambassade a répondu que le changement de numéro de passeport n’a pas d’incidence sur l’ouverture du PVT à l’immigration. Certains avaient une copie de l’ancien passeport pour le cas où elle serait demandée, d’autres ayant égaré l’ancien n’en avaient pas…

Je décide donc de faire une copie du mien mais ne fais pas de demande à l’ambassade.

Lors de mon arrivée à l’immigration, j’ai précisé que mon passeport a été changé pour un biométrique depuis l’obtention de ma lettre d’introduction, mais que je peux présenter la copie de l’ancien. Monsieur Immigration me répond que non, qu’il n’y a pas de problème et que le nouveau suffit. Je ne lui ai donc pas montré la copie de l’ancien.

Donc pas d’inquiétude en cas de changement de passeport et si vous n’avez pas de copie vos noms et prénoms suffisent à vous retrouver dans leur système.

Voilà qui est dit pour le passeport, prochaine leçon mes petits chouchoux : l’attestation d’assurance.

 
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Publié par le 25 juillet 2012 dans Canad'Za

 

Je pars au Canada #2 – Trucs à savoir sur les trucs à ne pas oublier

Pas très clair ce nom de chapitre ? Je vous explique : je vous ai listé les principaux papiers et non-papiers à ne pas oublier, mais il y a pour chacun, quelques précisions à apporter, ce que je vais m’empresser de faire pour que vous ne paniquiez pas et que vous soyez tout rassuré. Je peux même vous chanter une petite chanson, si ça peut aider : « Na-na-na-nin-na, il ne peut plus rien nous arriver d’affreux maint’nant ! ». Voilà mon chaton, pas, peur, tout va bien, viens faire un câlin !

Je pense qu’après vous avoir chanté une berceuse et fait un gros câlin rassure-tout, on peut passer au tutoiement… Alors mon chaton, je te tutoie !

Wouhhh, ça m’émeut !

Pis comme je suis vachement timide, je vais repasser au vouvoiement et vous appeler mon caribou, ça remettra un peu de distance dans nos rapports et nous fera repartir sur une base saine et dépourvue d’attirance physique.

Après ce petit moment de tendresse-attachement-détachement, passons aux choses sérieuses : les questions qu’on peut se poser sur les différents éléments de notre check-list.

Je ne vais pas trop me fatiguer l’unique neurone disponible pour ce chapitre (Oui, mes neurones, sont un peu comme les guichets de la poste, sur les vingt qui existent, il n’y en a que deux en service, c’est un peu chiant mais on s’y fait). Je vais me contenter de reprendre la liste dans l’ordre et développer pour chaque item les questions auxquelles j’ai dû faire face pour ne pas me retrouver bloquée à l’aéroport comme une manante, rejetée de la société, exclue et sans amis.

Pour ne pas perdre un seul document, j’ai opté pour l’option « joli classeur » avec de belles pochettes plastifiées pour un rangement efficace et accès rapide et sûr aux différents justificatifs. Pas bête, hein !

Papiers :

Obligatoires :

Billet d’avion (ou E-Ticket)

Ce papier n’est pas tant pour ouvrir votre permis vacances travail que pour accéder, accessoirement, au guichet de l’immigration qui se trouve de l’autre coté de l’océan. Vous pouvez toujours le tenter à la nage ou à la rame si vous souhaitez faire des économies, mais vous risquez d’arriver un peu après la date souhaitée, et puis surtout, sur les rotules, s’il vous en reste…

Comparons les coûts :

Voie aérienne : En vous y prenant un peu à l’avance (deux ou trois mois avant le départ), vous pouvez toucher des billets aller-retour à 380 euros pour un départ en automne et 550 euros pour un aller-retour vers Noël. C’est plus cher en hiver parce que le trafic aérien est squatté par des rennes, des lutins et des vieux barbus tout de rouge vêtus.

Il est parfois plus avantageux financièrement de prendre un billet aller-retour quitte à perdre le billet de retour que de prendre un aller simple, ça vaut le coup de vérifier avant d’acheter.

Voie maritime : Un bon radeau + des rames solides + des victuailles lyophilisées pour trois mois + un GPS waterproof avec indication de circulation pour éviter de percuter un paquebot (rappelez vous qu’ils ont toujours la priorité) et éviter les bouchons dans les estuaires + frais d’hospitalisation pour hypothermie à l’arrivée : 13 800 euros, moralité, faites comme Oui-Oui, prenez l’avion !

Le mieux est d’imprimer votre e-ticket avant de passer au comptoir. Je ne sais pas si la guichetière peut valider votre billet d’avion simplement sur présentation de votre e-ticket sur votre téléphone i-tech toute dernière génération. Pour les plus joueurs c’est à tester… En ayant le papier imprimé en poche au cas où !

Bon entre deux articles, j’ai testé, en donnant simplement son nom, ça fonctionne aussi, pas nécessaire de présenter le papier, un petit pas pour l’aviation, un grand pas pour l’environnement !

Le moyen de transport, c’est vu, prochaine session : Le passeport !

 
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Publié par le 20 juillet 2012 dans Canad'Za

 

Je pars au Canada #1 – Un départ, ça se prépare !

L’arrivée sur le sol canadien*

L’arrivée, l’arrivée, c’est pas l’tout de vous parler de l’arrivée, encore faut-il d’abord s’être préparé !

Alors changement de programme, je renomme ce chapitre « la préparation » et promis juré craché, je reviens ensuite à l’arrivée.

* Élu chapitre le plus court de l’année 2012 par des milliers de consommateurs !

La préparation :

Comme je suis une super héroïne de la mémoire qui s’ignore, j’ai décidé de tout préparer à l’avance pour être sure de sure de ne rien oublier.

Pour ceux qui sont à trente minutes du départ, n’ont rien mis dans leur valise, sont totalement perdus et voudraient aller directement à l’essentiel, foncez à la check-list, le restant, c’est juste du remplissage pour faire comme si j’allais écrire un bouquin…

Le remplissage

Pour obtenir un papier officiel de permis vacances travail en bonne et due forme en arrivant sur le sol canadien, il va vous falloir un certain nombre d’autres papiers officiels en bonne et due forme.

Ça semble bête comme choux mais ça vaut quand même le coup de repasser tout ça en revue pour ne pas vous casser le nez sur la vitre obstinément fermée du monsieur de l’immigration ou ne pas pleurer toutes les larmes de votre corps sur la jambe du douanier quand, en arrivant à la douane, vous aurez oublié votre passeport ou toute autre blague de bon goût que vous pourriez avoir envie de vous auto infliger.

Vous êtes un peu maso, je le vois à votre œil lubrique… Mais pour cette fois, c’est non ! Laissez Tata Poisson vous remettre sur le droit chemin, suivez sa lumière et n’écoutez que sa voix…

Une secte ? Moi ? Vous rigolez ! Faites ce que vous voulez, mais ma technique ne doit pas être mauvaise, moi j’y suis ! Je ne peux donc que vous la recommander.

Allons, allons, je m’égare, je tergiverse mais à coté de cela, on n’a rien passé en revue, pas même la tenue de Britney Spears dans son dernier clip. Quoique ce soit normal, on s’en fout comme de l’an 40 !

Alors, rien que pour vous mesdames et messieurs, la voici, la voilà, tout juste ressortie de mon cerveau, rincée, séchée et repassée pour l’occasion :

La check list :

La fameuse liste des trucs à penser avec cases à cocher pour tout bien revalider ensemble (et ne trichez pas je vous ai à l’œil !).

Papiers :

Obligatoires :
  • Passeport
  • Lettre d’introduction
  • Attestation d’assurance
  • Attestation de fonds
  • Billet d’avion (ou E-Ticket)
  • Carte bleue + argent en liquide
Et plus si affinités :
  • Curriculum Vitae
  • Lettre de recommandation d’un ancien employeur
  • Paquet de mouchoirs en papier

Trucs qui ne ressemblent pas à du papier :

  • Valise solide… TRÈS solide
  • Adaptateurs secteur
  • Appareil photo
  • Ordinateur
  • Vêtements de saison

Voilà pour la check-list, si vous avez tout, vous partez avec un sacré avantage… Nous verrons ensuite comment ne pas vous casser le nez sur le bureau des douanes en arrivant à destination… Enfin, on essaiera !

 
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Publié par le 15 juillet 2012 dans Canad'Za

 

Site de la Nouvelle France – Saint Félix d’Otis

Aujourd’hui, j’ai eu l’honneur de visiter la terre des ancêtres de nos ancêtres qui migrèrent avant et après la migration et qui engendrèrent des ancêtres plus proches de nous, jusqu’à nous…

Ouais, la fille qui faisait la présentation était peut être un peu plus claire que je ne le suis actuellement, alors par soucis de compréhension, je vais vous dresser le tableau en détail :

Quoi donc c’est t’y ?

Il s’agit du site de la Nouvelle France, un site où a été reconstitué le vieux Québec de 1608 (Ouh purée, j’ai même retenu l’année, moi qui étais nulle en histoire, je m’épate ! Bon évitez de me reposer la question dans 8 jours, ma mémoire n’est pas aussi bonne que le mythe du poisson ne le laisse imaginer !)

Ce site a servi de lieu de tournage pour de nombreux films et séries. Il est particulièrement prisé des cinéastes car il respecte particulièrement bien la disposition d’antan et même les pointes de rives correspondent à s’y méprendre aux pointes que l’on observe à Québec.

Où donc c’est t’y ?

Le site se situe à Saint Félix d’Otis, à 45 minutes de Chicoutimi.

Pour ceux qui voudraient visiter, voici l’adresse exacte : 370, du vieux Chemin, G0V1M0.

Comment donc on s’y rend ?

Avoir l’adresse, c’est bien, pouvoir s’y rendre, c’est mieux !

Je ne sais pas si votre GPS est comme le mien, mais le mien c’est comme avoir une copine dans la voiture… Il ne trouve pas le chemin que je lui demande de trouver, je suis obligée de chercher moi-même l’endroit sur une carte pendant que lui cherche sur la sienne, on ne trouve pas ni l’un, ni l’autre, du coup on fait appel à mon Iphone, qui lui, ressemblerait plus à un copain : il trouve tout de suite et sait me guider à coup de « C’est plus au nord-est, redescend, vers le sud de 4° et continue sur 8,4km, tu y es… ».

Bon, après tergiversations et une longue et contraignante conversation avec mon GPS, pour lui dire que « non, il n’est pas nul, que ça arrive à tout le monde d’avoir une panne, que la prochaine fois, ce sera meilleur »… Avec mon Iphone, pour lui faire comprendre que, « oui, je sais qu’il avait raison dès le départ et qu’il est plus rapide et précis, mais que si je préfère confier l’indication du trajet au GPS parce qu’il traverse une crise existentielle en ce moment et que ça lui remontera le moral de voir que même s’il ne trouve pas la route, je lui fais tout de même confiance… », on trouve un compromis. :

Iphone m’aide à trouver une petite rue toute proche du lieu de visite, que GPS est capable de trouver sur ses cartes, et on demande à GPS de nous y guider. Iphone prendra le relais quand on sera proche de l’endroit et qu’il faudra chercher plus précisément où aller, et moi, je conduis et tente de garder le cap…

Allez GO !!

Alors avec ma super technique, voici le chemin théorique :

Sauf que la petite rue en question était une longue route, je me suis donc retrouvée à faire le trajet suivant :

Mais au moins,j’ai vu des paysages superbes !

Mais pourquoi donc ?

Bon, pour ceux qui me connaissent, un Truc-un-peu-culturé + Poisson = Mais pourquoi t’as fait ça bordel ???

Et bien pour être tout à fait honnête, si j’ai choisi ce site, c’est parce qu’il y avait un spectacle équestre… Je ne savais pas qu’il y aurait une visite historique promis, sinon vous pensez bien que je ne m’y serais pas frottée !

Et là vous vous dites « Ah, ouaiiiis, il me semblait bien que tu n’y allais pas pour faire de la musculation des neurones… »

Le Caroussel

C’est le nom de ce spectacle mis en scène avec beaucoup d’humour, de sensibilité et de poésie.

Une petite photo de la scène pour la forme, mais toutes les boites à images sont interdites durant le spectacle il a dit le môssieur, et comme je n’ai pas envie d’être figurante pour une reconstitution de pendaison, je ne vais pas m’y risquer !

Plus qu’un simple spectacle équestre, avec ses comédiens, jongleurs, acrobates, chanteurs, le divertissement est assuré. Le show est rythmé et dynamique. Ce n’et pas un grand cirque mais les acteurs font passer en toute simplicité une heure trente de bonne humeur.

Et les chevaux sont superbes ils dansent, se cabrent et saluent pour le plaisir de vos yeux ébahis…Enfin mes yeux à moi sont restés bouché bée ! Bon, je suis ébahie devant un frison au box alors je ne suis peut être pas une référence… Mais si, je vous assure que ça vaut les 19$ !

Par contre ne comptez pas pouvoir faire une gratouille aux chevaux avant ou après le spectacle, les paddocks ne sont pas accessibles au public… Dommage pour les touristes, tant mieux pour les bouts de choux stars qui seraient molestés à longueur de journée.

La visite guidée

Tant qu’à avoir fait le trajet, autant ne pas reculer devant l’opportunité de visiter la reconstitution de la colonie de Québec et d’un village Huron.

Dans la série « chance insolente », tous les autres touristes étant en cours de restauration (pas en cours de reconstruction comme une toile, ils mangeaient, pas d’inquiétude personne ne tentera de vous refaire le portrait !).

Par contre, c’est une bonne introduction pour vous préciser qu’un repas typique peut vous être servi dans le restaurant du site pour 15$, mais si vous choisissez de faire la visite, le spectacle et manger, le repas vous reviendra à 8$, ce qui permet de très bien manger pour moins que le prix d’un Mc Do ! Hey, pas mal !!

Parenthèse faite sur l’aspect restauration, passons à la visite. Tout le monde étant en train de recharger les batteries, j’ai eu droit à une visite privée du site avec une charmante jeune guide en costume d’époque.

La visite commence par le village huron, avec explication des modes de vie en communauté. Dites adieu à votre intimité pour vivre à la façon des hurons !

Puis le tout continue continue dans la colonie après un court trajet dans un car d’époque aussi… Bien que je doute qu’un tel outil n’ait pas été brulé pour être un outil du diable si on l’avait présenté en 1608… Les concept-cars ne faisaient pas fureur à l’époque, allez savoir pourquoi !

Le car nous dépose au village de Québec, la colonie de Champlain. Dans la peau d’un nouvel arrivant, « fraichement » débarqué du navire, on commence par aller à l’église pour rencontrer le prêtre, qui nous passe un savon dès le départ, pour nous donner une idée de l’ambiance générale… Je pensais qu’un pape contre la capote était une grosse connerie, à l’époque c’était pire !!! Bon autant dire qu’à l’époque les gens ne devaient pas avoir envie de faire une super fiesta de pendaison de crémaillère. Moi par exemple, monsieur le curé, prêtre, grand gourou, sa majesté, m’a annoncé que j’étais une fille à marier, donc, j’avais trois mois pour trouver preneur et un an pour commencer à procréer… Je n’étais pas là pour tricoter !

Puis visite de la maison de Champlain, des cuisines et des espaces communs comme l’abri qui servait de place du marché.

Et le meilleur pour la fin, la rencontre avec une charmante amérindienne. Comme j’étais seule, j’ai pu m’assoir à ses coté sur une peau de bête. Elle m’a montré les outils et ustensiles et autres bizarreries parfaitement incompréhensibles au premier regard mais indispensables une fois qu’on sait à quoi ils servent !

J’ai pu m’essayer à l’allumage d’un feu ! Bon disons que si la pinède s’embrase, ce ne sera pas ma faute, mais je pense qu’avec un peu de pratique, je ne serai pas mauvaise !

La rencontre s’est achevée par une légende comptée au son du tamtam qui m’a tiré les larmes des yeux… Bien que je pense que la comptine n’était que le prétexte pour lâcher la forte émotion qui est née lors de cet échange.

Je tiens à remercier toute l’équipe du site de la Nouvelle France pour cet instant magique, voyage hors du temps, et parenthèse enchanteresse pour s’évader du quotidien.

 
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Publié par le 10 juillet 2012 dans Canad'Za

 

Le dragage à tout âge – La revanche des pénis !

Et finalement face au tollé général, aux menaces répétées, aux critiques aiguisées de la gente masculine, et à une profonde envie pour moi de rééquilibrer la parité hommes femmes, je me décide enfin à l’écrire cet article tant attendu :

Après la version testostéronée du dragage à tout âge… La voici la voilà, la version œstrogènée…

Et puis c’est surtout que si je ne fais pas cet article rapidement, je ne suis pas prête d’avoir mes Timbit’s.

Pour les non-initiés, les Timbit’s n’ont rien de sexuel. C’est un aliment que l’on peut trouver par terre, dans le fond des voitures des parents avec des mouflets indisciplinés, mais il est plus recommandé, si vous voulez y goûter, les avoir acheté dans un Tim Hortons que de les ramasser ailleurs. Comment les décrire ? Et bien, ce sont de petites boules de beignet d’environ trois centimètres de diamètre, un peu molles, un peu fermes, enrobées de trucs blancs, plus ou moins douteux et comestibles qui peuvent se gober ou se croquer.

Ouais, c’est ça,… En fait les Timbit’s, on dirait des couilles, donc oubliez la première phrase, les Timbit’s, c’est sexuel, et du fait, ça porte bien son nom. Si ce n’est qu’il eût fallu qu’on l’écrivît Timbites. Cela dit, en québécois, c’est tu permis de faire des fautes de français ? Mof.

« Et comme d’habitude Poisson, tu t’égares et tu te perds digression » me direz-vous. Alors je vous répondrai « Et la culture bordel, c’est tu pas important ça la culture ? Tarbarnouche… »

Mais comme j’aime satisfaire mes lecteurs et que je ne veux surtout pas vous froisser, je me lance. Un, deux, trois… Go!

La zéronaire :

Pour cette étape de la vie, il n’y a pas vraiment plus de technique de drague, chez la femme que chez l’homme. La petite princesse découvre les armes avec lesquelles elle obtiendra un jour tout ce qu’elle voudra. Du battement de cils, aux longues boucles de cheveux blonds, elles s’entrainent à loisir sur les papas hypnotisés. Et en tout cas, même si elle ne drague pas, tous ses neurones vont se préparer à un paquet charmes et à des tas larmes.

La cinquenaire :

A cet âge, rien ne change vraiment pour la petite demoiselle, si ce n’est qu’après papa, c’est maintenant les petits minets de grande section de maternelle qu’elle va faire tomber dans ses filets. Elle donnera un bisou à son amoureux, ne manquant pas de lui faire remarquer que son sac est bien lourd et qu’elle aurait besoin d’aide pour le porter. Elle racontera tous ses secrets à sa maman qui sera émue par tant de précocité. Elle est le maitre du monde.

La dixenaire :

La zone de pêche : La cours de récré. La petite a grandi et son champ d’action aussi, si ce n’est qu’à cet âge, entre les garçons et les filles, c’est plutôt l’apartheid. La cour du fond pour les garçons, la cour du bas pour les nanas. Et au milieu, la trêve, pour celles qui osent aller demander à l’un des soldats du clan d’en face s’il veut bien être son amoureux.

Elle racontera ses aventures à son doudou et à sa meilleure amie.

La quinzenaire :

Le jour est arrivé où ils ont fait leur apparition et cela va révolutionner la vie de la femme : les seins ! Malheureusement pour la donzelle, les deux collines ont invité des copains cratères : les boutons d’acné. Le but principal de toutes les jeunes filles interrogées est de ne pas être la dernière pucelle de la classe. Et avec un appareil dentaire, des groseilles en lieu et place de la poitrine et une rappe à fromage sur le visage… Ce n’est pas gagné. La princesse se transforme en grenouille. Mais elle s’accroche, elle rame, prend des cours de jardinage en mangeant des râteaux à la pelle… Et puis un jour, un autre être esseulé et vulnérable acceptera de se laisser convaincre, parce que lui aussi en aura marre de passer pour un con auprès des copains.

Elle racontera alors son grand jour à ses dix-huit meilleures amies.

La vingtenaire :

Le choc des cultures ! Pendant que ces messieurs tirent à vue sur tout ce qui bouge, ces dames tentent d’attraper au lasso l’homme de leurs rêves pour l’empêcher de s’enfuir. Certaines préfèreront la pêche et choisiront le harpon. Mais le résultat est le même : la femme est programmée pour fonder un foyer, et à cet âge, tout son être s’attèle à cette tâche. Ou du moins le tente.

Elle rêve de restaurants, il commande des pizzas. Elle veut qu’ils vivent ensemble, il veut garder son coloc, parce qu’avec lui, il peut boire des bières et roter sans s’excuser. Elle veut un enfant, il veut une PlayStation. À défaut de concevoir tout de suite, elle veut au moins s’entrainer, il… Ah ben ça il est d’accord !

Elle racontera ses mésaventures à sa mère qui la soutiendra en lui promettant que le meilleur reste à venir.

La vingtecinquenaire :

La vingtvinquenaire est désabusée par cinq ans de tentatives infructueuses de ramener la brebis égarée dans son troupeau. Elle décide de lâcher la ferme pour aller à la chasse. Plus motivée et affamée que jamais après la disette des temps passés, elle quitte la crinoline pour porter la minijupe.

Elle sort tous les soirs et plante ses crocs dans la chair tendre de ses victimes. Si elle ne peut le ramener à la maison, autant le consommer sur place.

Maman avait raison… Le meilleur est à venir !

La trentenaire :

Fatiguée de courir les environs et lassée de la bonne chair, la trentenaire célibataire parcourra la toile pour dégoter la perle rare ou tentera une percée dans l’entourage de ses amis à la recherche de l’homme parfait.

Elle va se recentrer sur son objectif premier : trouver le mâle Alpha, celui qui lui fera de beaux rejetons et qui saura veiller sur le foyer pendant qu’elle sort prendre un verre avec les copines. Si en plus il peut nourrir les chats et baisser la lunette des toilettes, ce sera le bonheur.

La quarantenaire :

De retour dans les eaux tumultueuses du célibat, la quarantenaire refait le monde, à commencer par le sien. Elle change de style, de silhouette, d’appart, de mec… Elle ne garde que les mouflets et Ricky le poisson rouge parce qu’il fait sympa dans le salon. Et la voilà plus résolue que jamais à prendre du bon temps. Elle multiplie les expériences et les rencontres. Que Monsieur ne laisse pas son numéro, elle ne rappellera pas. Passer la nuit ici ? Ah non, elle ne préfère pas, elle a une réunion très tôt demain… Il peut fermer la porte en sortant ?

Elle racontera à ses copines autour d’un bon café, sa chevauchée fantastique de la nuit passée. À moins que sa dernière conquête ne passe directement dans la catégorie « bêtisier » de ses parties de jambes en l’air.

La cinquantenaire :

La cinquantenaire se recadre, après sa deuxième crise d’adolescence, elle a maintenant muri. Elle cherche autre chose, quelque chose de nouveau. Lassée des choses communes, elle va élargir son champ d’action… De la MILF, elle passe en mode Cougar… Pas la voiture, la croqueuse de petits minets. Elle a l’expérience qui fera d’elle le plus grand fantasme des fils de ses amies, et de leurs copains.

Elle ondule dans les bancs de post ados en trans. Elle allume des feux de camps dans les caleçons de ces jeunes gens et se joue du qu’en dira-t-on. Elle a toujours rêvé d’enseigner… Le rôle de la prof sexy lui colle à la peau.

La soixantenaire

L’heure de la retraite a sonné. Là où c’est chiant pour la soixantenaire célibataire, c’est que du même coup, elle perd un vivier considérable… C’est con, elle aurait bien testé le mec de la compta avant de partir… Mais comme dit l’adage : Don’t fuck with the payroll. Alors qu’à cela ne tienne, elle se mettra en recherche non plus de l’homme d’un soir, de l’homme d’un an ou de l’homme de dix. Elle va maintenant tenter de trouver l’homme qui partagera ses gouts, ses rêves et ses envies. Celui qui lui fera découvrir le monde et ses environs avec le regard d’un enfant, la tendresse d’un amoureux, la fougue d’un amant et la complicité d’un ami.

Et quand elle l’aura débusqué, ils ne se quitterons plus.

La plussenaire :

La plussenaire a plus d’image dans la tête et de souvenirs dans des boites que toutes les archives de l’INA réunies. Et si elle n’a plus trop de libido, le message de monsieur son amant de la maison de retraite est clair : Allez mon p’tit, venez visiter la chambre 32, vous ne regretterez pas ! C’est vrai quoi, c’est la dernière ligne droite avant le tunnel alors on écrase l’accélérateur et on fonce !

Alors pour conclure cet article de façon tout à fait objective, je n’aurai qu’une chose à déclarer : Si le cheval est la meilleure conquête de l’homme, l’homme est sans conteste la meilleure conquête de la femme.

 
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Publié par le 27 avril 2012 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Le 11/11/11 à 11h11 fois 2 !

PS : Oui, je me la pète, je mets le PS au début, je suis une folle moi monsieur, une folle ! Et mon PS il dit juste que "je sais, je suis un peu en retard pour poster cet article mais… Le message reste intact…"

Vous êtes nul en maths, pas de souci ! Ce n’est pas une formule que je vous donne là, c’est un constat que je m’apprête à faire : Ce matin, nous sommes le 11 novembre 2011, et il est onze heures onze à Montréal, Québec, Canada, Caribous et café chaud… C’est une date toute particulière, non seulement du fait de cette symétrie quasi maniaque de l’affichage sur mon réveil et mon agenda, mais surtout parce que cette date marque mon retour en France pour mieux préparer mon retour au Canada.

Et cette date et cette heure, je vais les connaitre deux fois dans une même journée, ce qui fera de moi aux yeux des astres, un personnage un peu particulier en ce jour… Moi et les 2 000 000 d’autres voyageurs qui, décalage horaire aidant, auront la chance de voir deux fois consécutives s’afficher à leur montre 11H11.

Je suis dans un bar et j’écris il est 11h11, et dans le temps d’un trajet Montréal / Paris et une récupération de bagages, je serai dans le train Paris / Rouen, il sera 11h11 et la boucle de ma vie sera bouclée.

Retour vers mon destin pour mieux revenir à mon point de départ, qui sera mon point d’arrivée…

Pas clair ? Pourtant ni vous, ni moi ne picolons, alors je vais tenter de clarifier les choses :

A 11h11, je quitterai le sol Canadien, que je n’aspire qu’à retrouver très prochainement.

A 11H11, j’arriverai sur le sol français pour régler tous les détails de mon nouveau départ.

Le 11 novembre marquera donc ma renaissance, le véritable but, l’objectif que JE me suis fixé et non celui que les autres ont prévu pour moi.

Je prends ma vie en mains, j’arrête de pleurer sur mon sort quand j’ai tout pour être la femme la plus heureuse du monde.

Chaque jour est pour moi un émerveillement, et pas seulement parce que j’oublie tout très rapidement et que ce que j’ai vu il y a trois semaines est un même objet d’admiration que le premier jour…

Non, chaque jour est un émerveillement car pour peu que je m’en donne les moyens, tout arrive avec une chance insolente.

Un exemple ? Je vais à mon premier festival salsa, je suis interviewée par une chaine de télévision locale, je sors du métro à la station Mont Royal, je suis interviewée pour une émission sur la médecine.

Je cherche un boulot, il vient à moi. Je cherche mon chemin, mon destin le trace avec des petites pierres très brillantes pour que je sois sure de ne pas m’égarer et de prendre toujours les bonnes décisions. Si je doute, il ajoute même quelques lampes photovoltaïques pour éclairer un peu plus mon parcours.

J’ai peur que mes parents croient que je suis entrée dans une secte à parler comme cela donc opération rassurage :

« Pas d’inquiétude, papa, maman, la personne la plus bizarre que j’ai rencontré ici, c’est Ninou, donc je suis déjà en terrain connu ! »

C’est simplement une remise en question personnelle, et universelle à la fois… Si on irradie, les gens le perçoivent et vous le rendent. Ici, j’irradie !

Je parle avec des gens dans la rue, tous sont différents, tous ont un parcours et une vie particulière, aucun n’était banal. Aucun ne se fond dans la masse si on décide que ce ne sera pas le cas…

Le 11 novembre 2011 à 11h11, je me suis rendue compte que chaque personne que vous croisez est un astre qui, si vous le laissez rayonner, illuminera votre journée.

Et c’est ça le chemin, vers la vraie vie ! Celle faite de petits bonheurs simples, de sourires échangés au coin d’une rue, de doigts tendus pour indiquer votre chemin quand vous semblez égaré, de personnes qui vous invitent sans raison à vous assoir à leur table pour partager un café ou un repas, d’après midis allongés côte à côte, main dans la main sur le bord d’un lac…

C’est cette vie là que je veux…

Je veux ne plus pleurer en rentrant chez moi le soir en pensant que je suis une incapable, que rien de ce que je fais n’est assez bien, que c’est vraiment par charité que je reste à mon poste actuel parce que définitivement, je ne suis bonne à rien.

Ma petite lumière intérieure est devenue une aussi faible qu’une des petites lampes à pétrole de la Petite Maison dans la Prairie et meure à petit feu, faute de l’alimenter…

Le 11 novembre 2011, à 11h11, j’ai pris une décision : je veux que ma lumière intérieure reflète ce que je suis réellement quand on n’essaie pas de m’enfermer, ou de me casser, pour me faire entrer dans un moule cubique alors que je suis une petite sphère : une boule d’énergie positive : 10 000 Lux, 30 minutes par jour à 28 centimètres !

Oui, c’est ça ! Je veux redevenir la lampe de luminothérapie que mes amies connaissent ! Celle qui rit aux éclats de ses propres conneries, de sa (mal)chance quotidienne, de sa diarrhée verbale. Celle qui arrive par deux pirouettes à rendre le sourire à celle qui doute, quitte à lui tirer une larme avant !

A 11h12, ce poisson là sortira de son abri de corail pour affronter l’océan et se mêler aux sirènes en esquivant les requins… Et ce sera un poisson clown !

Life is too short…

Il ne faut pas passer à coté de l’important…

11h13, clavier mouillé de larmes de conscience, je vais fermer mon laptop et sortir profiter de mes dernières heures sur le territoire de ma renaissance.

Mais avant je veux juste dire à toutes celles et tous ceux qui doutent, que je ne citerai pas, ils se reconnaitront : suivez les petits cailloux qui brillent sur votre route et ne doutez pas de vos choix…

Si vous tombez, relevez-vous ! La chute vous aura permis de mieux voir sur quel terrain vous marchiez, votre pas n’en sera que plus sûr maintenant.

Si vous pensez que le destin est rude avec vous, c’est qu’il a un meilleur projet pour vous et qu’il veut que vous ayez vraiment conscience de la mutation qui s’opère.

Et si vous pensez avoir pris la plus grosse claque de votre vie, c’est que rien de pire ne peut vous arriver maintenant, le reste ne sera que renouveau.

Alors préparez-vous à être heureux !

Je vous aime !

 
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Publié par le 20 avril 2012 dans C'est dans la tête

 

La vie à 5 #10 – Quand le destin s’en mêle

Rappel de l’épisode précédent : Ninou et Poisson sont au téléphone, l’une des deux annonce une incroyable nouvelle, l’autre est sur le cul, l’autre répond qu’elle aussi partira au Canada, life is life nanani, nananin, l’une est sur le cul.

Bref, le duo décide à l’unisson qu’il partira au Cônôdô !

Sauf que Ninou est super motivée et que Poisson traîne la nageoire parce qu’elle est complètement terrorisée.

Mais le destin a dit : Tu iras mon fils.

Oui, le destin parlait à quelqu’un d’autre et d’un sujet complètement différent, mais Poisson a corrigé les fautes mentalement et a interprété : Tu iras ma fille.

Elle a donc entamé des négociations très serrées avec elle-même, son destin et Ninou. Ça a donné une année particulièrement riche en rebondissements :

Poisson : Ok, c’est décidé, je te suis au Canada, je pars !

Ninou : Yes !! Départ prévu pour Juillet.

Destin : Yes !! Départ prévu pour… Heu, houlà ! Tu vas vite, laisse-moi checker mon agenda… Heu, je ne garantis rien pour la date mais je vais faire de mon mieux, on est en septembre, ça laisse le temps de voir venir !

Poison : Je pars… Sauf si mon employeur m’offre le poste en CDI qu’il me promet depuis six mois…

Ninou : Arf…

Destin : Pas de soucis ! Tu ne l’auras pas ce poste, on est en novembre, faites vos demandes de visas !

Poisson : Merde, j’ai pas le CDI ! Du coup sans argent, je ne peux pas partir…

Ninou : Arf…

Destin : Ne t’en fais pas Ninou, je vais lui filer un boulot canon ! Elle ne pourra pas résister, on est en janvier, elle aura le temps d’épargner !

Poisson : Je viens de décrocher un super poste en CDI !!! Je suis méga heureuse et j’ai une giga chance !!

Ninou : Arrête les superlatifs, c’est comme la coke, ça attaque les neurones ! Cool pour toi, mais… Arf, pour le Canada…

Destin : Attends Ninou, sois patiente ! Je la laisse se remplumer financièrement et je lui casse le moral pour qu’elle ait envie de quitter ce poste !

Poisson : Ninou, ce poste ça ne va pas du tout ! C’était tout rose sur le papier, mais je suis pieds et mains liés, et je ne trouve pas ma place, mon chef est parti, je suis triiiiste et je pleure tous les soirs… Merde, je m’étais juré de ne jamais me reprendre la tête pour un boulot et là, ça dépasse toutes mes bornes de limites internes…

Ninou : Ah !!! Ben moi, on est en septembre, je pars ! Tu me feras signe quand tu seras prête !

Destin : Voilà, voilà, elle commence à comprendre… On est en octobre, il est temps d’agir, il n’y a plus qu’à river le clou de sa certitude.

Poisson : Bon, je pars en vacances à Montréal, pour tâter le terrain, voir si j’aime la ville et si j’aurais envie de plus… Mais ne te fais pas d’illusions hein, c’est juste une visite de quinze jours !

Ninou : Cool ! Je commençais à douter du fait que tu mettrais jamais les pieds icit’ !

Destin : Hé, je tiens mes promesses moi ! Poisson ne sait pas tout mais je tiens les rênes !

Poisson : Quinze jours de pur bonheur, une bulle d’oxygène ! Je veux revenir, c’est décidé !

Ninou : Ah ben quand même ! Allez mets la machine en route !

Destin : Job quitté : 1. Appartement rendu : 1. Voiture vendue : 1. Chambre d’ado réinvestie : 1. Parents tristes : 2. Sœur triste aussi : 1. Amoureux sur le bord du quai : 1… Ah merde ! J’avais pas prévu ça !

Poisson : Et mon amoureux ? Je m’étais promis de ne pas m’encombrer d’un mec cette année ! Ça traine dans les pattes, ça éparpille ses fringues par terre, ça fait caca la porte ouverte, ça pique le matin au réveil, ça ne pense qu’à boire de la bière avec les copains, c’est rustre et grossier… J’veux pas de chum !

Ninou : C’est marrant que tu dises ça parce que tu en as un bien incrusté dans les fibres de ton cœur, et je ne pense pas que tu l’auras à la machine, même à 90°C celui-là !

Destin : Eh, zut ! J’ai pas fait gaffe ! Je l’ai laissé filtrer… Il est fort en même temps, c’est une fée du logis, il est discret et ferme le porte des chiottes à triple tour, il est tout doux et privilégie un Martini dans l’intimité du salon, il a de l’éducation et est sensible… Pire, il sait super bien cuisiner… Je ne me suis pas méfié, il s’est incrusté en fourbe ! Les autres avaient pourtant fait deux tours dans leur slip avant de décrocher… Là, c’est la boulette !

Poisson : Ouiiiinnnnnn !!!

Ninou : Ben on est en novembre…

Destin : Oui ! On est en novembre ! Visas pour tout le monde !

Poisson : Ok, tout n’est pas perdu, il accepte de me suivre ! Il fait sa demande de visa !

Ninou : Ouf !

Destin : J’ai eu chaud là !

Poisson : Ça y’est j’y suis !!! On est le 16 janvier et je viens d’atterrir à Montréal ! Avec mon chat !!

Ninou : Fiesta !!

Destin : Visa !!! On est début février : N’amoureux a son Visa ! On peut dire que j’ai eu chaud sur ce coup là…

Poisson : Tout est bien qui commence bien !

Ninou : To be…

Destin : Continued…

 
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Publié par le 7 février 2012 dans C'est dans la tête

 

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Couple en crise ? Sachez ré-agir !

L’objectif de cet article est de faire un petit bilan des situations critiques que vivent les couples et de dédramatiser certaines situations qui, de prime abord, peuvent paraître des culs de sac. Un exemple : vous êtes ensemble depuis six ans, il vous trompe, vous ne l’aimez plus depuis cinq ans déjà… Tout n’est pas perdu pensez à… Heu, votre collègue, le p’tit nouveau de la compta… Tout bien réfléchi, mon premier exemple n’est pas forcément le meilleur.

Prenons un autre modèle de couple et dressons-en le portrait robot :

Elle : élue Miss Râleuse 2011, et pour la huitième année consécutive !

Caractéristiques :

Jamais contente, toujours un truc de travers, elle ne loupe jamais une occasion de maugréer. Ces symptômes s’accompagnent souvent d’une bobologie aigüe. Pire, elle a en général des amies respectivement première et deuxième dauphines du même concours, avec qui elle peut passer des soirées entières à se plaindre et à pester.

La parade :

Dans une telle situation, le mieux, pour un non initié, est de la laisser se calmer dans son coin. Bon si vraiment elle devient trop chiante, renfermez-là dans la salle de bain avec des petites bougies, de l’encens, une boule de bain effervescente, de la musique douce, un cachet d’aspirine et faites tremper pendant trente minutes. La recette a fait ses preuves, c’est un remède de grand-mères contre les chieuses. Si cette technique ne fonctionne pas sur votre spécimen, il vous reste l’option carte bleue et boutiques, là en général, c’est efficace à 118% selon le dernier sondage Ipsoce. (Institut Pour les Sondages Obligatoires des Chieuses Eternelles)

Lui : Monsieur Pourquoi.

Caractéristiques :

Pourquoi me demanderez-vous ? Vous voyez, vous commencez déjà ! Il veut tout savoir sur tout.

En management, on étudie la théorie des 5 pourquoi. Cette théorique part du principe qu’en répondant cinq fois successives à la question « pourquoi ? » à un problème donné, on arrive à la cause profonde, à la racine de la problématique. Monsieur pourquoi lui, pousse à 27 ou 45, quand il est en grande forme, le nombre de pourquoi. Quand les spécialistes du management creusent à la pelle pour élucider une énigme, Monsieur Pourquoi utilise un tractopelle et des bâtons de dynamite !

La parade :

Jouez l’énigmatique, détournez l’attention et soyez imprévisible. Fermez le livre ouvert que vous êtes habituellement, ça lui fera les pieds. Un exemple :

Lui : Pourquoi tu le fais cuire treize minutes ton riz alors que c’est écrit huit minutes al dente ?

Deux options : la plus simple :

Vous : Ah hein… Tu voudrais bien savoir, mais j’ai mes recettes…

Là surtout, n’avouez jamais que vous n’aviez pas lu l’étiquette sinon vous partez sur la deuxième option qui entraînera une suite incalculable de pourquoi… Pourquoi tu ne lis jamais les étiquettes ? Pourquoi tu ne lis pas non plus les modes d’emploi ? Pourquoi tu t’obstines à penser que tu perdras du temps alors que tu en gagneras ? Pourquoi tu me fixes comme ça avec ce couteau tendu vers moi ? Pourquoi tu pleures ? Pourquoi le soleil est jaune ?

Et à ces questions vous n’aurez qu’une réponse possible : Parce que…

En plus, ce riz, il est dégueulasse.

Elle : Elle a des phobies

Caractéristiques :

Elle panique quand elle voit une araignée qui a du poil aux pattes. Jusque là, rien de très anormal, surtout pour une fille vous me direz. Sauf qu’elle a aussi peur de vos poils aux pattes. Vous en déduisez qu’elle n’est pas arrachnophobe mais poilophobe, ce qui est plus handicapant surtout que vous tenez plus de Papa Ours que de Boucle d’Or niveau pilosité.

La parade :

Il n’y en a qu’une : direction d’esthéticienne… Vous verrez, c’est une très belle femme qui s’occupera de vous. Elle passera ses mains sur tout votre corps, et là, paradoxalement, vous la détesterez ! Et pendant plusieurs jours résonneront ces sons à votre oreille : Frottt, frottt, frotttt, respirez, Sccrrriitchhhhh !! Mais quand on aime on ne compte pas. Et puis, le rouge vous va si bien. On a un peu l’impression que vous portez un T-shirt alors que non, pas du tout ! C’est super bien fait non ?

Et dire que vous trouviez ça sexy une fille qui a peur et se blotti dans vos bras…

Lui : appelez-le misou-misou, il a des gaz.

Caractéristiques :

Ce syndrome se manifeste particulièrement quand il est en confiance, c’est-à-dire en votre compagnie, et le plus souvent il se lâche sournoisement.

La parade :

La bonne attitude à adopter si vous ne voulez pas que la situation ne vire au drame, que l’atmosphère devienne irrespirable et que votre santé mentale n’en pâtisse pas, commencez par ne surtout pas vous griller une clope, vous risqueriez d’exploser. Par contre vous pouvez le bomber à grands coups de désodorisant. Vous pouvez aussi tenter de le convaincre que par sa faute et par la faute de millions d’individus, qui, comme lui ne savent pas se contenir, d’éminents chercheurs ont accusé les vaches de produire des gaz à effets de serre, mais la vérité, de vous à lui, on la connaît ! Alors mieux vaut crever l’abcès avant qu’il ne soit trop tard et que toutes les vaches aient été exterminées.

Bon, je vais arrêter là ma séance de règlements de comptes… Heu, d’analyse d’un couple purement fictif ! Sinon, je vais être obligée de parler plus avant de mes sales manies et je préfère que vous gardiez votre innocence !

Et puis on sait tous que les filles c’est des princesses et les garçons des super héros, alors on se doute que tout ceci n’est que pure fiction.

 
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Publié par le 26 janvier 2012 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Le monde merveilleux des p’tits vieux

Illustration : Emmanuelle Zicot

Pour un nombre incalculable de raisons, il fait bon être un petit vieux. Ils sont choyés, ils ont la priorité pour les places assises dans les bus, ils peuvent se garer sur les places pour handicapés sans que personne ne s’offusque, ils sont maîtres dans l’art de se faire plaindre, leur pays est Tamalou et sa capitale est Bobolà, on leur laisse le passage même s’ils ne sont pas pressés et n’ont que ça à faire de traîner dans nos pattes un samedi matin, à l’heure où les honnêtes gens font leur corvée samedinicale, il paraît même que certains se vont jusqu’à se pisser dessus juste pour faire suer les infirmières… Je tiens ça d’une amie infirmière alors je balance ! Pour résumer, les p’tits vieux, ce sont des escrocs en puissance !

Quoique, je dis peut-être ça sous le coup de la colère, de la peur, ou encore de la jalousie, j’hésite… Alors pour ne pas avoir l’air d’une critiqueuse arbitraire, je vais vous passer en revue quelques unes des raisons qui me font penser que les vieux, parfois, il vaudrait mieux les euthanasier à la naissance et que j’ai bien hâte d’en être une moi-même une euthanasiée de naissance !

Les buffets

Une chose m’a fait penser un jour que je n’avais aucune chance de survie dans la jungle : j’ai participé à un buffet gratuit où la moyenne d’âge des 200 convives devait avoisiner les 75 ans. Seules trois âmes faisaient baisser cette moyenne de 0,000002 points : mon père, moi-même et un autre jeune affamé et alléché par la promesse de Champagne et de petits fours gratuits.

Il y avait plus de dents dans la gueule d’un seul crocodile que dans la totalité des bouches présentes dans la salle si on leur retirait leurs dentiers.

Pareil pour les cheveux. Il y avait plus de choucroutes dans la pièce que lors du festival de la saucisse de Strasbourg. Autant dire que les crânes ressemblaient d’avantage à des pistes d’atterrissage qu’à la forêt amazonienne.

Le rapport avec mon espoir de survie dans la jungle me direz-vous ? Et bien, puisqu’on en est aux comparatifs : j’ai plus de chance d’arriver à retirer un morceau d’antilope dans la gueule d’un lion qu’un petit four dans la bouche d’un vieux !

Leur technique est rodée : coup de coude, rassemblement par groupe de trois, marche en formation de la tortue avec des chapeaux piquants pour mesdames et des cannes pour messieurs.

Coup de canne dans les tibias de celui qui oserait tendre une main vers le buffet. Chapeau dans l’œil du malotru qui tenterait une percée vers l’ouest, extension du bras et saisie du plateau entier d’amuse-gueules. Association avec un autre trio pour refermer le cercle et protéger le butin des autres prédateurs.

Un électron libre est envoyé au ravitaillement de Champagne. Celui là est un mercenaire, il n’a pas de groupe défini, mais troque du liquide contre du solide aux groupes de six.

Au cas où la technique dégénère, un des petits vieux peut aussi jouer la carte du malheureux en vous lançant le regard qui dit : « laissez-moi la tartelette au chocolat, moi je suis proche de la fin, j’aperçois déjà la lumière qui annonce la fin, c’est peut être mon dernier plaisir sur cette terre… ». Avant demain tout du moins.

Ou pire, il peut dégainer la carte de la victime !

Un exemple : vous arrivez à approcher le plateau, vous vous servez, et là, le vieux sournois se met à geindre bruyamment. Plusieurs plaintes existent :

-          il crie au scandale, vous accusant de lui avoir pris le petit four des mains,

-          Il crie de douleur, affirmant que vous l’avez piétiné violemment pour lui passer sous le nez,

- Il feint un malaise pour détourner votre attention du buffet quelques instants,

- Il vous prend votre petit four des mains et le mange en vous remerciant de le lui avoir apporté, ce que vous n’oserez jamais contester en présence d’autant de ses congénères,

- Il peut même se jeter par terre, en prétextant que vous l’avez bousculé, et, pendant que vous essaierez de l’aider à se relever, sous les regards désapprobateurs des autres petits vieux, son complice embarquera le plateau de verrines. Sitôt relevé, le p’tit vieux cascadeur rejoindra la formation de six et plus personne de fera cas de vous, comme s’il ne s’était rien passé, chaque vieux retournera à son activité de chasse. Vous resterez bouche bée, et comme deux ronds de flan, que vous ne goûterez pas, car le temps que vous repreniez vos esprits, les desserts aussi auront disparu.

Moralité, méfiez-vous… Quoiqu’il arrive, même si ça n’a plus de dents, un petit vieux ça reste super dangereux quand ça a faim !

 
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Publié par le 23 janvier 2012 dans C'est dans la fête

 

Le petit mot d’excuse des parents pour l’absentéisme du Poisson

Chère Madame, cher Monsieur,

Je vous prie de bien vouloir excuser notre fille, Poisson, qui a délaissé son blog pendant deux bons mois et ce, sans en aviser ses fidèles lecteurs.

Cette absence prolongée est dû à une zone de travaux dans sa vie. Elle a posé les fondations de son existence et cela exigeait un retrait momentané. Mais c’est pour mieux revenir, revigorée et de nouveau frétillante dans les eaux tumultueuses du Bocal.

La liste des excuses :

Elle est partie en vacances à Montréal début novembre : quinze jours de réflexion et d’écriture intensive, mais non publiable en cet instant. Et une décision prise qui va changer la suite de sa vie.

Elle est revenue en France et a quitté son job : dix jours de panique complète à se demander si elle prenait la bonne décision.

Elle a revendu tout ce qu’elle avait dans son appartement : un mois de tempête à se demander pourquoi elle faisait tout ça.

Elle a rendu ses clefs d’appartement : et sans l’intervention d’un ange gardien, elle aurait loupé son Noël en famille. Donc zéro jour d’absence justifié, mais flippant quand même, donc pas d’article faute de disponibilité des neurones.

Elle a passé les fêtes de Noël auprès des siens, dans le trou du cul du monde : deux articles écrits mais non publiés faute de connexion Internet. Véridique !!

Elle a passé le nouvel an en Angleterre : trois jours de bièrisation intensive et de serpentins. Plus trois jours à se dire que plus jamais elle ne picolera autant !

Elle a fait toutes les démarches administratives conséquences de sa prise de décision : quinze jours de folie fonctionariale.

Elle a revendu sa voiture : une matinée de négociation avec l’acheteur pour un billet de mille euros. Les gens sont durs en affaires !

Elle a joué au Tetris avec ce qu’il lui reste d’affaires, pour que tout rentre dans le musée qui sert de chambre d’amis.

Elle a joué une deuxième partie pour faire entrer sa vie dans deux valises de 23 kilos : une semaine de va et viens entre les armoires et les bagages.

Elle nous a serrés une dernière fois très fort dans ses bras en nous disant qu’elle nous aimait de tout son cœur. Nous avons mêlé quelques larmes et elle s’en est allée. Trois jours de déchirement.

Elle a mis son chat sur son dos, elle a pris l’avion et n’a pas eu le courage de sortir son cahier numérique pour écrire ce qu’elle avait sur le cœur : une nouvelle journée de questionnement. C’est un peu tard, oui, nous savons, mais elle a toujours aimé faire les choses au dernier moment…

Et le 16 janvier 2012, elle a à nouveau posé le pied sur le sol canadien. Québécois plus précisément, pour en faire sa maison, le temps d’un battement de cœur, le temps d’un battement de cil, le temps d’un battement d’ailes. Elle a pris son envol, et elle se lance dans sa nouvelle vie dans le grand froid.

Le "DONC…" :

Pour toutes ces raisons, nous vous serions gré, madame, Monsieur, de ne pas tenir rigueur au Poisson de son manque d’assiduité en cette fin d’année.

Elle a décidé qu’elle devait se mettre en quête de matière première pour alimenter son imagination. Et quoi de plus enrichissant qu’un nouveau départ et une nouvelle vie pour ce faire ?

Elle tient aussi tout particulièrement à vous remercier de votre patience et de votre dévotion.

Elle tient à dire à ses proches qu’elle les aime et ils se reconnaîtront. Même si elle n’a pas eu assez de temps à son goût pour le leur répéter.

Elle vous remercie pour tout.

Signé : Mes Parents

Les post-rectum :

PS : T’as vu Maman ? J’imite bien ta signature !

PS : T’as vu Papa ? Même à l’arrache, j’ai eu le temps de tout faire !

 
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Publié par le 19 janvier 2012 dans C'est dans la tête

 

La vie à 5 #9 – Le projet !

Je vous passerai le détail des soirées en tout genre pour mettre l’accent sur la soirée où le projet très sérieux a été évoqué.

J’étais tranquillement dans mon lit, mon chat allongé sur ma tête, comme à son habitude, elle tentait de m’asphyxier en patonnant délicatement dans les cheveux. Je lisais les potins de mes « amis », « connaissances », « amis très proches » ou simplement « OK », selon le groupe dans lequel je les ai classés sur mon compte de réseau social fétiche du moment.

C’est en arrivant sur un potin d’une « Amie très proche », qui n’est autre que Ninou, que j’ai eu connaissance de son intension de se casser tout loin tout là-bas, de l’autre coté de l’océan dans le pays où vivent les caribous, les bucherons, les patins à glace et si on a la chance d’en apercevoir, les Willy Waller toussaouzandessix et les pop’tarts !

Première impression : Le choc… « Elle se fout de ma gueule !! Elle ne m’a rien dit et elle placarde ça sur son mur, au vu et au su de tous ! J’apprends la nouvelle en même temps que ses simples connaissances, sans autre forme de procès… »

Deuxième impression : « Attends que je l’aie au bout du fil, ça va tatanner sa gueule grave ! »

Troisième impression : au téléphone avec la responsable de mon insomnie ce soir là. Je vous résume l’échange parce qu’on a parlé un peu de cul aussi et ça ne regarde que nous cette partie là mon bon lecteur.

Poisson : Allo, Ninou ?? C’est quoi ce délire ??

Ninou : Ben j’en ai marre, c’est décidé je pars…

P : … ? … !… Mouiiic ? Partir ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

N : Je pars oui. Au Canada. Dans l’année qui vient. Je me renseigne sur les formalités mais il semble que l’avion est le plus judicieux que le vélo ou le tractopelle pour s‘y rendre. Parce que j’ai besoin d’ailleurs, et je dois partir pour vivre ma vie !

P : Mouiiiiccc ? Ben ok, mais alors je pars avec toi ! Enfin… Si je n’ai pas de boulot d’ici là, si ma grand-mère le veut bien, si je n’ai pas de furoncle au pied, si je…

N : Dis, tu ne chercherais pas des excuses là ?

P : Heu… Si ! Mais avoue qu’il fout grave les glandes ton projet là ! Tu ne pouvais pas plutôt organiser, je ne sais pas moi ? Une tombola pour les albinos daltoniens du Pérou du sud de la Corée ?

N : Déjà fait Poisson…

P : Merde, rien pour reculer alors ?

N : Non, rien… C’est toi et moi, life is life, nanani, nananin !

P : Vache ! Moi qui ai froid à 17°…

Arrête, tu dis ça mais dès qu’elle dépasse 5° la bière, t’es méga chaude !

P : Mouais, c’est vr… Hé ! C’est pas vrai !

N : …

P : Bon ok, tu as la vidéo, je m’incline…

N : Oui, ça aussi je l’ai en vidéo !

Je me rends compte que je suis en train de glisser dangereusement dans le sujet que je souhaitais éviter. Donc revenons à nos caribous.

Résultat des courses, un sujet très chaud évoqué, un sujet très hot abordé, un sujet très lourd cogité…

Une nuit blanche, et même si elle n’est pas la première, cette fois, elle est différente : Ce n’est ni la faute de mon chat, ni celle du prince charmant, ni même une gastro ou une migraine de lendemain de fête.

C’est la faute au Y de la vie. De ce genre de chemin en Y que tu sais que tu dois choisir une branche et que, quelle que soit celle que tu choisiras, elle changera le cours de ton existence.

Alors va dormir avec ton destin au téléphone toi ! Vas-y, essaie !

Petit malin !

 
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Publié par le 19 décembre 2011 dans C'est dans l'appart

 

Les supers pouvoirs des super z’héros #3 – Indicator

Indicator est un autre super z’héro que peu de monde connaît et c’est une erreur que je veux rectifier pour rendre à César ce qui est à Rintintin. C’est un super pouvoir qui peut sauver des millions de… Secondes, de pas, de tracas, de bris de GPS ou pire : de couples…

Maintenant que j’ai aiguisé votre curiosité comme le couteau suisse de Mac Gyver, vous allez me dire :

Indicator qu’est ce qu’il fait dans la vie ? Il habite chez ses parents ? Il serait libre ce soir pour un repas en tête à tête ?

Et ces questions viendront du fait que dans l’imaginaire collectif des jeunes femmes en pleine fleur de l’âge d’or du sexe et du vernis à ongles fuchsia, super z’héro = canon interstellaire… Et bien sorry de vous désappointer mais lui non, rien de tout cela !

Il se contente d’être quelconque, pas beau, pas moche, pas triste, pagaye, pas paille, pas trop n’en faut quoi. Et son super pouvoir, c’est sa capacité sans faille à indiquer le chemin aux gens et autres âmes perdues. Et il excelle dans ce domaine.

Demandez lui n’import quelle route, n’importe quel chemin ou venelle… Même avec un nom de personne ça fonctionne. De la tour de Pise, à votre tata Annie du fin fond du Canada, il connaît toutes les coordonnées GPS ! Il y a toutefois un petit supplément de facturation s’il doit intervenir en entreprise ou sur une voie privée.

Il est tellement engagé dans sa démarche qu’il peut parcourir des centaines de kilomètres dans votre voiture pour vous guider jusqu’à votre point de destination ! Si votre tête lui revient, il vous paiera même les péages et remontera en train, à ses frais, rasséréné de vous savoir arrivé à bon port.

Le problème pour Indicator, c’est que la crise touche particulièrement le milieu de la recherche. Et la recherche de trajet ne failli pas à la règle. Même si le secteur a été faiblement impacté lors de la première crise de 2008, un fléau a fait son entrée, depuis, sur le marché et changé la donne pour la macro économie d’Indicator : le GPS.

Chaque foyer ou presque est maintenant doté d’un GPS, ce qui est synonyme de chômage technique pour Indicator. Des témoins rapportent l’avoir vu quémander dans la rue pour une demande d’indication. Il épie chaque document sorti d’un sac dans l’espoir qu’il s’agira d’une carte routière, d’un plan, ou d’une adresse griffonnée sur un post-it. Et dès qu’il aperçoit un chercheur de trajectoire, il lui saute sur le poil. Pas littéralement, ce serait douloureux et certains l’aiment épilé, mais il accoure à la rescousse, prêt à dégainer son indication.

Il a une capacité de recalcul de l’itinéraire inférieure à une seconde, c’est trois fois mieux que son principal ennemi, le méchant Tomtom !

S’il s’ennuie, Indicator peut même aider des gens qui n’ont pas besoin d’aide à retrouver leur chemin :

- Vous allez où monsieur ?

- Mais ça ne vous regarde pas enfin !

- Allez dites-moi !

- Chez moi, là, ça vous va ?

- J’peux vous guider ??

En ces temps de pénurie, Indicator va même jusqu’à harceler ses proches en quête de missions :

- S’il te plaît chérie, s’il te plaît ! Allez !!! Fais-le !!!! Tu m’avais promis…

- Oh mais tu fais chier Indi ! Tous les soirs c’est le même cirque… Non, j’en ai marre ! Je ne te demanderai pas de me guider jusqu’à la cuisine… Ah et au passage : arrête d’ordonner aux enfants de te demander de leur indiquer où sont leurs chambres ou les WC, tu vas finir par les faire flipper ! »

Cela dit, elle râle elle râle, mais il y a des moments au cours desquels elle est bien contente que son mari soit un super z’héro…

- Mince, où est-ce que j’ai encore mis mes clés de voiture ? Je vais être à la bourre au travail…

La réponse d’un super mari marrant : « Dans ton cul ! »

La réponse d’un super mari z’héro : « Dans la cuisine, dans le troisième placard en partant de la droite, derrière la boite de chocolat et les chips ! »

Alors Indicator : une cervelle remplie de coordonnées GPS et qui ne sait pas trop quoi en faire, donc il les partage pour en faire profiter ses congénères.

Gageons qu’il sera un jour embauché par Mappy ou Google Map… A défaut, le service courrier d’une grosse boite fera l’affaire !

 
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Publié par le 27 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #5 TchouTchouuuu!

Train

Aujourd’hui, jour de déplacement professionnel… Et me voici dans le train, à vous écrire la peine que j’ai, ma croix, mon fardeau. Je n’exagère pas, j’emphase !

S’il y a un transport qui ne me porte pas chance, c’est bien le train ! Quelques exemples pour situer le degré de malchance :

Je prends le train de 8h02 pour arriver à 9h23, notre train est arrêté en pleine voie pour des raisons propres au con de mouton qui a décidé de se faire un petit trip en traversant les rails au moment du passage de notre boite de conserve familiale. Et, le nez collé au carreau, je vois le train de 8h27 nous doubler sur la voie d’à coté. Je pense même avoir vu deux ou trois postérieurs dénudés plaqués aux vitres en signe de moquerie et de rébellion contre ce système qui veut que ceux qui partent en premier arrivent en premier.

Mais il ne faut pas se leurrer, on n’est ni dans le monde des Bisounours et ni dans celui des spermatozoïdes.

Comme je vous le signifiais en introduction, je suis en déplacement professionnel, d’où un ton plus chiadé de mes phrases, limite « môdame » un peu, mais il faut préciser que mon entreprise m’offre généreusement un billet en première classe alors je me mélange aux grands de… ce Rouen-Paris…

Enfin, comme je suis poissarde, le train est bondé pile le jour où j’ai un ticket officiel et de belle beauté arborant fièrement le chiffre 1 à coté du mot « Classe » au lieu du sempiternel « 2 ». Et ce jour là précisément, la foule hystérique à l’idée de monter à bord du même train que le Poisson, le vrai, pas un sosie de grande surface, se précipite dans le wagon première classe. Mon agent a dû laisser filtrer une info aux médias… Ou bien il est 7h25 et c’est l’heure à laquelle tout les rouennais prennent le train pour aller bosser sur Paris, j’hésite. Dans le doute, je vais virer mon agent !

Et je me retrouve dans un petit recoin du train, l’ordinateur posé sur les genoux à coté d’une jeune femme plus pipelette que moi, avec cette caractéristique qu’on les gens hyper bavards : ils parlent fort et ont une voix nasillarde.

Son ami, assis en face d’elle, semble en penser tout autant au vu de son journal qu’il ouvre et ferme machinalement dans le but de lui signaler de façon subtile et subliminale « Mais ta gueule putain ! Tu fais de la magie ou quoi ? Il est 8h14 et ça fait déjà une heure que tu me casses les couilles sans même les toucher ! Avec les travaux devant chez toi et ton mec qui ne t’appelle plus depuis une semaine… Mais pose-toi des questions grognasse ! ». Mais la bienséance l’empêche d’ouvrir la bouche pour laisser filtrer ce flot d’informations, qui, brutes de décoffrage, pourraient mettre le fin à la profonde amitié qui les lie. Alors au lieu de cela, il se contient, mais cette retenue donne lieu à des tics nerveux, comme quelqu’un qui aurait une grosse envie d’aller aux toilettes mais qui serait au milieu du désert sans même un rouleau de papier.

Mon casque stéréo sur les oreilles, musique à fond, je perçois malgré tout le son de la voix féminine, je commence devenir nerveuse et à secouer les jambes en mode random, imitant ainsi son ami, victime de cette agression verbale matinale. C’est contagieux ! J’ai peur, je pense que je vais fuir vers un pôle plus accueillant et surtout plus silencieux.

Il faut quand même que je donne un aspect positif à prendre le train, à part les voisins nuisibles à la santé mentale, les grèves qui permettent d’avoir un petit suspense chaque matin sur l’heure du départ, les retards dus à des objets sur la voie ou aux bagages abandonnés remplis de sandwiches et de slips de rechange qu’il faut faire sauter par les démineurs au cas où ce seraient des slips contaminés bactériologiquement.

Heu… Je ne vois pas… Ah ! Si ! On peut jouer à se faire péter les tympans en passant entre les wagons quand le train roule, ou tenter de viser juste dans les WC, ou vraiment si vous ne voulez pas, mais alors pas du tout aller bosser et que vous préférez faire un tour au poste de police, vous pouvez tirer sur la sonnette d’alarme. Cela dit ça risque de ne faire marrer que vous et vous vous exposez à une lapidation ou à un lancer général de chaussures… Privilégiez donc l’été, quand les gens portent majoritairement des tongs, ça fera moins mal.

Bon, en train on ne risque pas de perdre des points sur son permis, on n’a pas le stress des bouchons ou de se perdre à cause d’un GPS défectueux et on ne fait pas de crise de nerf contre les chauffards ou pire les papis, mamies qui se trainent alors que nous, on est super pressé.

Alors le train +1 pour éviter le stress de la conduite mais -1 pour le stress des transports en commun…

Dilemme !! Bon, train et car, ex eaquo ! Oui, je me défile, mais l’avantage de rouler en train, c’est que contrairement au vélo, on n’est pas obligé de se mouiller, pluie ou pas !

 
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Publié par le 23 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #4 – Boites de conserves motorisées

Van

Ah le van… Qui n’a jamais rêvé de parcourir le monde et ses environs sans attache, sans lien, sans patrie et sans domicile fixe, partout chez soi et ailleurs aussi, juste lui, elle et la boite de conserve à roulettes ? Votre petit coté hippie frétille à cette idée ? Mettre les mains dans le cambouis, investir dans des kilomètres de cordes pour palier à toute panne façon Mac Guyver… Vous faire arrêter à chaque péage d’autoroute pour une petite fouille en bonne et due forme par les douaniers très pointilleux dans leur exploration de votre véhicule, et plus si affinités… Tout cela des vous effraie pas ?

Alors foncez ! Vous ne pourrez qu’apprécier les longues soirées d’hiver, quand le radiateur tombera en panne, les longues soirées d’été, quand vous serez bloqués par un sabot jaune de la police municipale, les trajets sur les petites routes de campagne, quand votre radiateur rendra l’âme et que vous pourrez faire cuire des petits raviolis vapeur rien qu’en ouvrant le capot.

Le monde merveilleusement roots du van, à découvrir et à redécouvrir en faisant attention de bien se couvrir.

Et puis le gros avantage par rapport à la voiture, c’est que vous ne vous réveillez pas avec la colonne vertébrale en dents de scie, il y a généralement un espace couchage de la taille de deux Mimi Maty !

Alors pour la voiture moule à gaufres = 4, pour le van pâte à crêpes = 5

Bus ou car

Et bien ça tombe bien qu’on aborde ce sujet précisément maintenant parce que j’y suis, dans le bus… Enfin dans le car pour être plus précis.

La différence ? Mais mon bon monsieur, le confort !

Dans le bus, la plupart des usagers sont debout, vous marchent sur les pieds, se battent pour les trois uniques places assises à coup de pièces d’identité pour prouver qu’ils sont les plus âgés ou a coup d’échographies pour montrer qu’elles sont les plus enceintes. Il y a aussi tous les autres, qui s’accrochent à la poignée suitée bien souvent juste au dessus de votre tête. Si vous êtes un peu plus court sur pattes que la moyenne de vos congénères bipèdes-de-fond-de-bus, vous aurez la fâcheuse tendance à vous retrouver avec une aisselle inconnue plaquée sur votre visage.

Alors que dans le car, il y a un siège par passager et ils sont confortables. Les sièges, pas les passagers, je ne me suis jamais assise sur un passager, je ne peux donc pas juger !

Le but étant en général de faire de plus longs trajets qu’en bus, tout est prévu : l’écran qui diffuse le dernier navet sorti dans les salles, les WC en général inutilisables parce que sinon, ça ne serait pas drôle, la lumière allumée quand on voudrait dormir et éteinte quand on voudrait lire… Tout est bien conçu et orchestré comme une chorégraphie de Kamel Woula !!

Le gros avantage sur le van, c’est qu’on n’a pas à se faire suer avec l’entretien, l’assurance et tout le toutim… On fait des rencontres et dans le cas des cars couchettes, on peut se réveiller côte à cote avec des inconnus sans pour autant devoir se demander se qu’on a encore bien pu picoler la veille.

Alors pour le van qui se la joue définitivement trop perso = 5 et pour le car qui permet de partager bien plus que des effluves = 6.

 
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Publié par le 13 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #3 – Quat’ p’tites roues

La voiture sans permis

La voiture sans permis est un savant mélange entre la voiture et la mobylette. C’est un peu comme si on avait pris les deux véhicules, qu’on les avait mis dans un mixeur, qu’on avait brassé le tout jusqu’à obtenir une espèce de chose ressemblant à peu prêt à tout et ne servant à peut prêt à rien.

C’est petit, c’est moche comme une crotte de hamster, ça roule à la vitesse d’un escargot en furie, ça broute comme une vache normande, ça tient la route presque aussi bien qu’un chaton sur une pente savonneuse, c’est spacieux comme une carapace de tortue, c’est agile comme un paresseux, c’est maniable comme un poney dans une salle de bain…

Animale cette voiture !

Comme la mobylette, ça ne roule pas… Contrairement à la mobylette on ne peut pas la doubler.

Comme la voiture, ça ne peut pas se garer n’ importe où, contrairement à la voiture, ça peut se déplacer facilement. Avec l’aide de deux copains, vous pouvez faire une blagounette à un propriétaire de voiture sans permis en la déplaçant de quelques rues. A peine plus lourde qu’un bottin, vous pourrez ainsi rigoler à moindres frais.

Bon l’avantage par rapport aux deux roues, c’est qu’au moins vous êtes à l’abri de la pluie et du vent, vous avez le chauffage en hiver et la ventilation en été, vous n’êtes pas obligé de porter un casque… Bien que pour votre sécurité, je vous recommanderais tout de même de le faire.

Pour toutes ces raisons : Deux roues = 2, pot à yaourt = 3

Voiture

Rien à redire sur ce moyen de locomotion qui frôle la perfection. Il y fait bon, on y est en sécurité comme des quenelles dans une boite de conserve, à l’abri de l’air et de l’humidité. On peut y écouter de la musique, promener ses amis, son chien ses meubles… On peut aussi klaxonner ceux qui nous coupent la route, jouer aux quilles avec des piétons sur les passages cloutés, forcer la priorité aux deux-roues qui, s’ils ne sont pas contents, pourront toujours aller se faire voir chez les grecs. Quoique vue la conjoncture actuelle, ils feraient mieux d’aller se faire cuire un œuf, c’est une valeur plus fiable que la Grèce.

Et puis on est bien dans une voiture, on est assis, pas besoin de fournir d’effort particulier… Sauf :

Quand elle tombe en panne et qu’il faut la pousser sur plusieurs kilomètres,

Quand une roue crève, la roue de secours est bien souvent à plat et on n’a pas de cric pour la changer,

Les essuie-glaces tombent toujours en rade les jours de pluie diluvienne,

Et c’est sans compter qu’il y a toujours une pièce qui tourne de travers, et cette pièce là, il n’y a en général qu’une personne sur Terre qui en connaît l’existence : votre garagiste ! « Oui ma bonne dame, parfaitement, c’est la sonde extra sensorielle à vectorisation direct du piston… Cassée ? Meuhhhhh non, voit ben qu’vous n’y connaissez rien, elle est voilée ! Ça casse pas cette pièce là, ça voile ! Et vu la voilure, va falloir la changer de suite, j’vous laisse pas r’partir comme ça ! Trop dangereux, ce serait un sérieux manque de professionnalisme de ma part ! Alors comme convenu, je vous envoie le devis après avoir fait les réparations pis vous v’nez la chercher c’soir ! »

Vendez un rein, vous allez avoir besoin de liquide pour ce soir.

Ah et tant que vous y êtes, filez un poumon aussi. La limitation maximale est de 130km/h dans nos contrées et toutes les voitures ou presque montent à des vitesses avoisinant le « ralentis ou j’vais vomir ! »… Quoi de plus normal ? Ça permet de faire fonctionner les tirelires lumineuses sur le bord des routes et d’entraîner les jumelistes au repérage de gibier avant l’ouverture de la chasse.

Alors pour le confort +1 pour le coût -1 mais on est quand même mieux qu’avec une crotte de camion alors voiture sans permis = 3, voiture grâce à laquelle tu n’auras bientôt plus ton permis = 4 !

 
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Publié par le 11 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #2 – Le deux roues motorisé

La mobylette

S’il y a une chose que j’aime à peu prêt autant que le vélo, c’est la mobylette…

Alors là… Chapeau à celui qui a inventé ça ! Une bien belle trouvaille ! Non, je ne suis pas ironique, il a pensé à mettre un rétro sur certains modèles, ce qui représente une avancée technologique non négligeable !

Non, puis il fallait y penser : un objet qui ressemble à s’y méprendre à un vélo, avec des pédales pour avancer quand le moteur est en peine sauf que :

Ça pèse une tonne

Ça n’avance pas

Ça pollue à mort

Ça ne sert même pas à draguer

Ça fait un boucan d’enfer

A cause des sacoches sur les cotés on ne peut pas emmener de passager

De toute façon à une personne ça ne roule pas, alors à deux…

Il n’y toujours pas de clignotant

Non, franchement, il n’y a pas à dire… Bel effort d’invention. Clap, clap, j’applaudis.

Je reste quand même persuadée que la mobylette, « c’est bien nul », pour employer un terme super recherché…

Quoique, l’utilisation qui en est faite en Inde et en Asie force le respect et démontre un certain potentiel créatif.

Donc le vélo = 0, la mobylette =1

La moto

Ahhh la moto ! Ou comment s’envoyer en l’air sans prendre son pied, ou le prendre mais dans les dents pour les plus chanceux…

La moto a tout : la vitesse, les rétros, les clignos, la possibilité d’emmener l’élu de son cœur à l’autre bout du monde sur son fidèle destrier… SAUF :

S’il pleut, s’il fait froid, s’il y a de l’huile par terre, s’il y a de l’eau, s’il y a des graviers, s’il y a de la neige, s’il y a du vent, en prévoyant de faire son plein tous les 200 kilomètres, en ayant la tête renfermée dans un bocal hermétique, en étant cuit à la vapeur dans une carapace de cuir quand il fait 40°.

Non, puis c’est une belle invention, ça permet de rouler très vite pour rentrer encore plus vite dans le cul de la voiture qui déboite sans prévenir.

C’est dynamique et ludique, en cas de chute vous expérimenterez la catapulte, le tourniquet, la toupie, le toboggan râpe à fromage sur le bitume, vous vous fendrez la gueule… Dans un rail de sécurité, et moultes activités toutes plus rigolotes et chargées en adrénaline les unes que les autres !

Alors la mobylette pas drôle du tout = 1, la moto pour s’éclater = 2

 
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Publié par le 2 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #1 – Le vélo

Je pars en vacances ! Voilà, enfin ! Ça fait un an que j’attendais ça ! Je vais enfin partir, quinze jours, à Montréal ! Je piétine, je trépigne, j’écoute Céline Dion en boucle pour me préparer psychologiquement, je regarde les matchs de hockey, j’abats des arbres à la hache dans la forêt derrière mon immeuble, j’apprends à faire des petits bonhommes en mie de pain avec des moufles aux mains pour gagner en dextérité, je me fais perfuser du sirop d’érable, je ne sors plus sans ma chemise à carreaux. Je suis prête ! Ou presque…

Je suis aux anges ! Je me frotte aux murs de l’appartement pour montrer mon contentement. Quoi ? Mon chat le fait, pourquoi pas moi ?! Mon taf est bouclé, mes dossiers sont prêts, je peux partir sereine. Ou presque…

Je  fais des bisous à ma famille, mes animaux, mes amis et, sur le bord du quai, j’enlace une dernière fois mon amoureux. Je suis prête à partir. Ou presque…

Oui, presque, car autant j’adore visiter la planète et ses environs, autant je déteste les transports en tout genre. C’est vrai ça ! « Qui m’a foutu des engins pareils ? », citation de mon Pépé.

Si je les passe en revue du plus grand au plus petit, vous verrez bien que les transports, si ça s’appelle comme ça, c’est qu’il y a une raison. Voyons donc l’étymologie du mot :

Trans : du verbe transpirer, suer. A force de courir après son moyen de locomotion, changer une roue crevée, pédaler comme un forcené, galérer avec sa valise chargée à raz la fermeture éclair de fringues qu’on ne mettra pas du séjour. Comment je sais que je ne les mettrai pas ? Je pars aux Seychelles et j’ai pris une veste doudoune rembourrée en plume d’oie « pour le cas où… Il paraît que c’est l’hiver là-bas ». Ou plutôt dans le cas qui me concerne, j’ai pris deux ordinateurs par exemple… Un qui dispose du logiciel de traitement de texte qui me permet de vous écrire cher lecteur, et l’autre qui a un logiciel de traitement d’image qui me permet de vous concocter une belle couverture de livre. Alors entre les deux mon cœur balançant, je n’ai pu me résoudre à laisser derrière moi un des deux bestiaux, résultat, je me balade avec dix kilos sur le dos. Ce qui m’amène à vous parler de la partie « port ».

Port : du verbe porter. Porter des charges lourdes sur des distances approximatives. Je dis approximatives parce que selon le modèle de valise, et surtout selon la présence ou non d’une poignée permettant son tractage, il se peut que vous fassiez un certain nombre de zigzags qui rallongeront considérablement la quantité métrique de trajet à parcourir. Porter la poisse peut aussi correspondre. Si, si… C’est toujours quand vous êtres pressé dans les transports, que votre train est « arrêté en pleine voie suite à un incident technique » ou que vous ne trouvez plus vos fichues clés de voiture. Cherchez bien, elles sont dans l’un des huit sacs que vous avez porté ces derniers jours !

Maintenant que nous en savons plus sur l’origine de ce mot, voyons donc les différents modes de torture, ou plutôt de transport que vous finirez forcément par rencontrer un jour, alors soyez prêt.

Le vélo

Objet de torture s’il en est, le vélo ou l’art de faire tenir droit un truc qui, si on n’y touche pas, finit par se casser la figure de lui-même. Et nous, comme des petits malins, on utilise ça pour se déplacer ? N’est-on pas un peu maso ?

En plus on peut se faire bien mal avec un bon revers de pédale ou une barre de VTT en plein dans les parties génitales. Pour le revers de pédales, vous aurez compris que c’était dans les mollets, et que le les parties génitales, c’est juste la barre de VTT ou je dois le préciser ?

Le vélo, ça a tous les avantages de… De rien en fait ! C’est super dangereux le vélo :

Il n’y a pas de clignotants, alors on risque de se faire arracher le bras pour signaler notre intention de tourner.

Il n’y a pas de rétroviseurs ce qui donne un petit coté suspens quand on se fait klaxonner par le semi -remorque qui arrive à fond de train derrière nous.

Le casque n’étant pas obligatoire, on peut avoir le plaisir de voir finir sa cervelle au milieu d’un carrefour…

Mais je suis méchante ! On est bien protégé en vélo et on est sûr d’être en sécurité : Oui ! On a le magnifique gilet jaune ! Et avec ça, c’est sûr, on ne risque plus rien ! C’est la force jaune, l’immunité totale, le « pouce » ou le « chat perché » de notre enfance, qui nous rend invincible comme l’étoile dans Mario !

Oui, c’est ironique tout ça, vous l’aurez compris… J’aime pas le vélo !

 
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Publié par le 31 octobre 2011 dans C'est dans la tête

 

Smells like Team spirit

Ahhh la chambre d’adolescent… Ceux qui ont la chance d’avoir encore accès à cet endroit, savent qu’il s’agit là d’un antre mystique dont on rêve de percer les secrets. Tous ces souvenirs entassés, ces odeurs en boite, sous des tas de poussière, et qui n’attendent qu’une chose : leur exhumation pour pouvoir être analysés à loisir.

Eh oui, surtout nous les filles, on est comme ça, on aime bien remuer le passé un peu, pour le petit frisson que cela procure.

On est toutes comme ça ! Enfin, plus ou moins… Ou pas… Ou bien quelques unes d’entre nous… Bon, OK, ma frangine et moi, on est comme ça ! Et puis quelques copines aussi mais je ne balancerai pas Ninou, ce n’est pas mon genre, d’autant qu’elle n’est pas là pour se défendre et traverser la terre entière pour venir me botter le cul, ça fait un peu cher.

Nos chambres d’ados, pour les déménager, il faudrait au minimum un tractopelle et une grue de levage. Pour être sûr de ne pas se perdre sous un amas de conneries accumulées au fil des ans, il ne faut pas s’y aventurer sans une cordée, maîtriser les bases de l’escalade et de la spéléologie. L’apnée est un plus et si vous parlez une autre langue, ça peut aussi aider, on est toujours en recherche d’un correspondant allemand qu’on a paumé en 1993.

Pour notre défense, on y a passé vingt ans dans ces piaules, forcément, ça crée des liens… Et des décharges à ciel ouvert de trucs plus farfelus et hétéroclites les uns que les autres.

On peut dater certains objets au carbone 14, d’autres à l’odeur… Ce parfum par exemple, c’est un quinze ans d’âge. Il est aujourd’hui meilleur à boire qu’à sentir. Et cette poupée, au vu des craquelures de sécheresse de sa peau plastifiée, elle peut être datée des années 1990 après Jésus Christ.

Sans compter les cadavres par centaines, ou plutôt les mues par centaines, de mites. Oui, des mites ! J’en ai vu de mes yeux vu ma bonne dame ! Il faut dire que pour ces petites bestioles, le sac de peluches au fond de l’armoire, c’est un peu comme un super self-service ! Il y a un petit videur à l’entrée du domaine, derrière ce petit trou dans le plastique. L’endroit est select ! Seuls les plus riches ont le droit de passer le barrage et de se régaler de tendre et douce moumoute. Les pauvres mitounettes qui n’ont pas de quoi se payer le festin devront se contenter de l’étage du dessous, le tiroir dans lequel on trouve une vieille couverture, qui ne servira certainement plus jamais, remplacée par de chouettes couettes en doudoune légère. Alors si ça peut dépanner, qu’elles mangent à leur faim ces petiotes.

Ah oui, il y a aussi les restos du cœur des mites. Celles là, elles lèchent la moquette. Rien à voir avec brouter le gazon, non, elles dévorent réellement la moquette. Les pauvres, décidément, c’est la crise partout.

Et puis il y a des cartes des grands parents, des tas de petits mots, de copines, de flirts, d’amoureux, de petits copains, de fiancés, d’amants et peut être même pour les plus chanceuses, de leur futur mari.

Pour moi, c’est un peu râpé, ça voudrait dire ressortir avec un ex et je fais rarement deux fois la même connerie. Sauf laisser mes doigts dans le chambranle de la porte quand je mets mes chaussures, pour ne pas perdre l’équilibre, jusqu’à se que quelqu’un décide de la fermer et me coince les doigts. Cette connerie là, je l’ai faite plusieurs fois. Toujours pas retenu la leçon !

Ah, tiens, une autre connerie que j’ai faite mais pour une fois ce n’est pas moi qui ai morflé. Nous étions alors ma cœur et moi, toujours pensionnaires de nos piaules d’ado. Celle de ma sœur est au bout d’un couloir et dans ce couloir il y a un placard. Il y avait deux consignes à respecter : ne pas allumer la lumière en se levant la nuit pour ne pas réveiller tout le monde ET ne jamais laisser la porte du placard ouverte. Ma sœur a bien respecté la première consigne, elle n’a pas allumé la lumière. Par contre je n’ai pas respecté la deuxième, et ça lui a permis de dire bonjour à la tranche de la porte avec le nez et le front. Ça m’a valu un réveil en fanfare, j’en tremble encore !

Il y a aussi les photos, triées, en vrac ou dans des cadres, elles passent devant nos yeux en un éclair et déversent dans notre cerveau des flots de souvenirs. C’est comme si la photo s’animait pour nous rappeler ce moment passé.

L’art le plus délicat étant de ne pas sortir à l’improviste les gros dossiers…

Pourquoi cette réflexion sur les chambres d’ados ? Tout est venu d’une constatation : si un petit ami parvient à intégrer la famille, il a droit quasi systématiquement à son baptême de remuage de bordel.

Alors là, faites gaffe ! On est super tentées de faire des commentaires, mais parfois, il vaut mieux s’abstenir. Quelques exemples de trucs du type « ferme ton clapet », le silence est d’or.

« Ah ça c’est mon lit, j’peux t’dire qu’celui là, il en a vu passer ! »

« Ohhhh, c’est ma peluche de quand j’avais 4 ans, on était tombé dans la boue un jour chez mamie et… »

« Regarde !!! C’est une photo de moi et mon ex aux sports d’hiver »

« Tiens ma première capote ! J’avais oublié que j’aimais bien la banane à l’époque ! »

« Ça c’est quand j’ai raté le permis de conduire pour la quinzième fois, le moniteur a voulu faire une photo avec moi pour l’encadrer, j’étais sa meilleure cliente depuis l’ouverture de son auto école. »

« Tiens, tu m’aides à ranger ? »

« Ça me rappelle trop de trucs cet endroit pas toi ? »

A l’inverse, vous monsieur, qui êtes en cet instant précis l’hôte de ces bois, ne soyez pas tenté de faire des commentaires que vous regretteriez amèrement aussitôt.

Quelques exemples :

« Oh la vache t’étais trop moche quand t’étais ado ! »

« T’avais l’air vachement vieille sur celle-ci…Ah c’est ta mère pardon, ben au moins je sais à quoi m’attendre. »

« T’as toujours ton premier soutif ? Fais voir ! »

« C’est toi qui avais choisi ta déco ou on t’avait forcée ? »

« Sympa tes tenues Waikiki ! »

« Je veux sortir !!! »

C’est l’art délicat de faire entrer un individu dans son intimité sans pour autant que cette intimité soit piétinée. C’est se mettre en danger, de tendre le flanc à une critique qui peut être blessante.

Car avant tout, avant même d’être un gros chantier jamais achevé, avant d’être un fourre tout magistral une caverne d’Ali baba, un fantastique aide-mémoire, c’est le lieu qui a fait de nous l’adulte que nous sommes aujourd’hui.

Alors brûlons le cierge de notre première communion, ou le restant de la bougie de notre cinquième anniversaire et refermons doucement la porte sur celle qui gardera, quelques années encore, nos secrets les plus intimes.

 
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Publié par le 17 octobre 2011 dans C'est dans l'appart

 

Quand l’engrenage se coince

Pourquoi est-ce qu’il y a des moments dans la vie où tout se bloque ? Tout est anéanti, hors d’usage et particulièrement complexe à remettre en marche. Le cerveau refuse catégoriquement de fonctionner et ce qui vous parait d’ordinaire si simple devient tout à coup très complexe ?

C’est le vide, le trou noir, le blanc, la page blanche… Et je ne parle pas que d’écriture, ça fonctionne aussi avec toutes les formes de créations. Dieu lui-même a dû faire une pause après seulement six jours de boulot, c’est quand même bien qu’il y a des limites à la créativité !

En même temps, quand on voit le résultat, il n’a pas chômé le copain, même si tout est critiquable, le plus difficile n’étant pas de constater mais bien d’agir.

Alors d’un coté, il y a Dieu qui sirote un Martini sur une plage normande et de l’autre il y a moi avec cette foutue page blanche, culpabilisant beaucoup trop pour aller le rejoindre et me détendre un peu les méninges.

Je me retrouve donc avec mon cerveau en grève, qui refuse obstinément de reprendre son poste. C’est la lute des neurones, ils sont au nombre de 200 000 selon le manifestant, 2 selon les autorités. Une bonne part d’entre eux serait favorable à une négociation pour sortir de cette crise existentielle. D’autant que des idées, il y en a à foison dans la mémoire interne. Des stocks et des stocks de matière première, prête à l’emploi mais qui, faute de mobilisation ne peuvent percer le placenta et naître enfin pour une super production littéraire.

Tout cela par la seule faute de la deuxième moitié des neurones ; ceux qui préfèrent gribouiller sur des banderoles que soit disant, le corps ne se reposerait pas assez, que trop c’est trop ! On veut passer aux dix heures de sommeil par nuit… Manger sain pour péter moins ! Arrêter de préparer à dîner, nettoyer et ranger, prendre sa douche et lire le journal en simultané, le tout en dormant histoire de gagner du temps.  Travailler moins pour se reposer plus ! Je ne dis pas qu’ils ont tort mais bordel, qu’ils laissent un peu bosser ceux qui ont envie de se rendre utiles.

Je jette ma hargne contre ces neurones rebelles, et là, je me rends compte d’une chose tellement évidente mais aussi si difficile à admettre : mes petits grévistes de neurones ne sont pas des genfoutistes, bien au contraire, ils sont sur le pont neuf heures par jour. Alors quand arrive le soir, les plus endurants ont encore la force de traîner les mots sur un écran, mais les plus faibles n’ont même plus le courage de soulever un pixel pour voir ce qu’il y a dessous, ou s’en faire un petit oreiller pour la sieste.

Alors ils ont tout bonnement décidé de me faire comprendre qu’ils avaient besoin de temps, pour se reposer, se divertir, jouer les uns avec les autres, gambader joyeusement dans la nature… J’en soupçonne même quelques uns de se reproduire en cachette derrière les buissons.

Et le corps aussi aimerait en faire autant. Alors le corps lui, il a mal ici, il a mal là, il est toujours bougon, jamais content, il râle en sourdine et boude dans son coin. Autant dire que, quand il a vu ce qu’il se passait à l’étage, il n’a pas tardé à rallier la cause neuronale.

Face à cette rébellion générale, j’abdique ! Je vais tenter de réduire mes horaires de travail et rallonger mes horaires de vraie vie. De celle qui fait qu’on a des livraisons par tonnes de matière première de soirée festives, de gamelles en tout genre. De grands moments de solitude quand je fais une bourde en public plutôt de que longs moments de solitude parce que je ne prends plus le temps de vivre.

Mes neurones ont gagné. Allez les gars, on reprend du service !

Résultat : Dieu picole et moi je vais tenter de reprendre mon clavier plus régulièrement, mais sans me mettre la pression parce qu’avec un article dans le Canteleu Info et un second dans le CreaMag, j’ai plutôt intérêt à assurer !

PS : Un grand merci à Virginie pour son article qui donne bien le ton et qui est bien canon… Si, si on peut le dire ! Et un autre grand merci à Arnaud et sa petite femme pour cette séance photo bien dégantée. On aura luté mais le résultat vaut vraiment la peine ! Good job et mes hommages au poisson rouge.

PS2 : Et puis tant qu’on y est, merci à vous aussi, qui venez passer un peu de votre temps à lire des âneries. Ravie de voir qu’au moment présent, vous n’avez rien de mieux à faire et que lire mon blog est donc plus intéressant que tondre la pelouse sous la pluie, ou encore faire du repassage ou du… Hé mais attendez ! Je vous vois venir hein ! Je ne veux pas devenir votre alibi pour ne rien glander ! Ou alors, un article ou deux, pas plus… Ou Trois si vous insistez. Mais après au lit, on éteint les lumières !

PS 3 : Bisous pépé et mémé !

 
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Publié par le 11 octobre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’veux d’la marmaille # 3 – De l’incubation à l’expulsion

Pardon, parlons en termes techniques : de la grossesse à l’accouchement.

Oh la vache !

C’est de ma femme dont vous parlez ?

La grossesse, rien que le mot fait fantasmer. On passe sa vie à faire à faire attention à sa ligne, à rentrer dans son jean et à ne pas imploser au repas de Noël, pour tout foutre en l’air à cause d’une rencontre entre un têtard visible uniquement au microscope et une boulette qui va se diviser, diviser à l’infini. Et elle continue sa mutation jusqu’à ce que se forme un petit têtard, visible lui à l’œil nu. Sauf peut-être pour mamie qui devra mettre ses lunettes sur son nez avant de s’écrier :

« Oh, qu’il est mignon, ce petit, il ressemble à sa mère …

  • Heu non, Mamie, ça, c’est le docteur…

  • Ah, je me disais aussi qu’il était déjà grand comme son père le petiot. »

Les effets secondaires

La gueule de bois

On ne précise pas ça sur la notice, mais être enceinte, c’est comme rentrer complètement bourrée d’une soirée en boite : tu es crevée, épuisée, tu as envie de dormir mais tu es tellement ballonnée que tu as du mal à sombrer dans les bras de Morphée. Tu as envie de vomir toutes les cinq minutes, tu te dis « plus jamais ça » et pourtant le soir même tu remets ça… Coquine !

À la différence prêt que cette gueule de bois là, un bobotêticament n’y fera rien… Au mieux, un foufounologue pourra te prescrire un semi-remorque de pilules, capotes et autres contraceptifs en tous genres pour que la prochaine sortie en boite ne se finisse pas à nouveau par neuf mois de gestation.

La libido

La grossesse éveille la libido à ce qu’il paraît… Chez madame tout du moins, je ne sais pas s’il en va de même chez monsieur. Cela dit, si ce n’est pas le cas, c’est un juste retour des choses que dame nature nous propose. C’est vrai ça, d’habitude c’est lui qui est sans arrêt dans les starting blocs pour, bien souvent, passer la nuit sur la béquille. Alors pour cette fois, c’est madame qui restera au box car monsieur à la migraine.

Parlons de sexe

Une chose est sûre, je ne veux pas connaître le sexe de mon bébé. C’est un fait, ce serait pour moi comme savoir ce qu’il y a dans mon Kinder Surprise avant d’avoir pris plaisir à le déballer, manger jusqu’au dernier gramme de chocolat et galéré comme pas possible pour ouvrir le petit œuf jaune. Sans parler du montage.

Et bien là, c’est pareil, sauf que je ne compte pas manger le placenta, j’ai vu ma chatte le faire et ça ne m’a pas du tout convaincue…

Si les parents et les amis veulent vraiment savoir, ils viendront à l’échographie, mais moi, je ne veux rien connaître de l’intimité de mon poussin avant qu’il ne sorte de sa coquille.

Il y aurait bien une solution pour avoir une légère idée du sexe du bébé sans pour autant tricher en regardant à travers ma paroi utérine : ce serait de glisser une petite voiture et une poupée dans l’utérus pour voir avec lequel il joue.

Five, four, three, two, one… Ignition

Et puis un jour, vient le grand jour, celui où je devrai faire comme dans les films : « le petit chien, respire, respire, le petit chien, respire,… ».

Déjà qu’à la piscine j’ai l’impression de ne pas avancer quand je fais le petit chien, s’il est aussi doué que moi, on va pouvoir l’attendre longtemps le gamin. En espérant qu’il ne nage pas à contre courant.

Et plus il fera de la varappe dans mon vagin, plus j’aurai hâte d’enfin le rencontrer pour faire cesser ce supplice. D’où le terme de délivrance.

C’est crade ? Mais d’où croyez vous que nous venons tous ? Et toi le petit dans le fond là bas, tu es né par césarienne, c’est pire ! Mouahahahaha ! Même pas fichu de trouver le trou du premier coup, ça promet pour ta première fois. En plus si le moufflet n’est pas capable de trouver un chemin aussi simple, avec une seule voie, en sens unique (ou presque si papa ne joue pas au plus malin), le jour où il s’agira de lire une carte routière, il est à espérer que les GPS auront été créés. Ah, ils existent ? Bon ben tout va bien alors. Sans compter qu’il aura eu neuf mois pour réviser, alors s’il se foire sur ce simple examen au moment de passer le col, ça en dit long sur la couleur que prendront les cheveux de ses parents au moment de passer le bac.

La garantie

Ce qui n’est pas non plus précisé sur le manuel de conception du nuisible, c’est qu’il n’y a pas d’échange possible à la maternité. Sauf cas exceptionnel où une infirmière un peu trop alcoolisée de la veille, intervertirait deux couffins et deux bracelets.

Non, là, c’est une garantie c’est satisfait ou satisfait que j’ai souscrit… Il faut lire les petites lignes avant de signer ! Alors s’il est trop court, trop long pas assez ou trop d’options, s’il est asiatique et blond alors que je suis noire et rousse et que papa est blanc et chauve et bien c’est tant pis pour moi, je n’avais qu’à prendre soin de mes affaires !

La ressemblance est frappante

Je n’ai jamais bien compris pourquoi on disait qu’une ressemblance était frappante ? Mais après réflexion, je me dis qu’il y a en effet certains cas où la ressemblance pouvait faire l’effet d’un poing lancé en pleine face des concepteurs du bambin.

Un exemple : papa est blanc, maman est blanche, bébé est noir, la non-ressemblance est frappante…

Un autre exemple : papa vient d’entrer dans la chambre 207. Papa vient d’entrer dans la chambre 207. Deux papas, une seule chambre, une seule naissance, la ressemblance risque de frapper…

Dans une autre chambre, c’est un papa, ému aux larmes qui se penche au dessus de son fils en vantant la ressemblance entre la création et le créateur. « Ohhh il est membré comme son père ! Heu, non monsieur, ça c’est le cordon… »

Alors pour vous papa qui voulez être à la pointe de tout ce qui ce fait en termes d’accouplage, de grossesse, d’accouchement et d’élevage d’enfants, découvrez sans plus tarder le nouvel album de Paternalisme et Obilisme contre césarienne !

Conclusion

Voilà notre tour d’horizon de ce qui attend la future maman terminé. La prochaine fois, ce sera pire… On évoquera ce qui arrive quand les petits mouffions se mettront à parler, courir et pire, penser par eux même !

 
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Publié par le 20 septembre 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

J’veux d’la marmaille # 2 Un entrainement militaire

La phase de discipline

Forte de cette volonté d’être mère un jour, je me prépare psychologiquement. Je regarde des films d’horreur, du type « Un flic à la maternelle » ou encore « Super Papa » pour ne pas sursauter au moindre cri et prendre connaissance des us et coutumes des petits nuisibles. Je ne loupe pas non plus un seul épisode de Super Nany pour apprendre à dire « non » et à construire de superbes tableaux des tâches avec comme cobaye le futur papa himself.

La phase d’endormissement

Je raconte des histoires qui font dormir à mon amoureux pour savoir si je suis efficace. C’est sûr, je suis douée, il s’endort en cinq minutes.

Il est à noter à ce sujet que les histoires de princesses sont très efficaces sur les petites filles, que les aventures de chevaliers plaisent particulièrement aux garçons et que ce qui marche le mieux sur mon mec, ce sont les histoires de boulot et anecdotes de collègues.

Problème : je vois mal comment je vais pouvoir reproduire l’espèce si mon partenaire de copulation s’endort systématiquement avant l’action.

La phase réveil en fanfare

Autant il est important de savoir bien les endormir, autant je me prépare aussi à être bien réveillée. Pour ce faire, j’ai réglé mon réveil en mode aléatoire. Il sonne à plusieurs reprises, n’importe quand dans la nuit, me faisant sursauter et m’obligeant à tourner et retourner sans fin dans mon lit avant de parvenir à me rendormir.

Je suis parée aux coups de clairon annonciateur de grosse faim, de gros vomi, de gros popo ou de gros cauchemar.

La phase d’habillage

Je mets des vêtements en taille 3 mois à mon chat pour tester mon habileté à enfiler un petit pyjama. Je saurai que le geste est parfaitement maîtrisé le jour où je ne me ferai pas griffer. J’aurai alors assez de dextérité pour manipuler sans risque le Mini-Nous.

La phase d’approvisionnement

Je m’entraine à lire les emballages de couches pour ne pas être prise au dépourvu le jour J, quand il me faudra faire les courses avec le moufflet braillant et sanglotant dans les bras.

J’achète des petits pots de purées et autres compotes de toutes les marques, de toutes les saveurs et je réalise des ateliers dégustations en compagnie du futur papa et de nos amis. Chacun des convives a des petits cartons et, en fin de repas, dans l’intimité de la salle de bains, peut donner une note sur l’ambiance, la décoration et de goût des aliments. Je projette même d’en faire une émission quotidienne je fais soumettre mon idée aux grandes chaînes nationale, sur un malentendu, peut-être que l’une d’entre elle me produira…

La phase de désensibilisation olfactive

Je change la litière de mon chat deux fois par jour pour m’habituer à réaliser une tâche nauséabonde de manière régulière et sans repousser au lendemain. Il paraît que les plombeurs de langes opèrent plusieurs fois dans une même journée et sévissent même la nuit.

La phase de préparation acoustique

J’essaie toutes les gammes de bouchons d’oreilles avant d’opter pour un moulage sur mesure qui permet au tympan de résister au bruit d’un avion au décollage.

Je teste ma rapidité d’action et de réaction en jouant à Tango Zoulou Charly avec ma moitié : on se couine à l’oreille de pièces en pièces à travers un talkie walkie et on doit se chercher et se retrouver en moins de vingt secondes Pour l’instant on utilise le talkie walkie mais dès que j’ai la maîtrise de l’engin, j’investis dans un baby phone.

La phase d’aérodynamisme

J’apprends à me jeter par terre en rattrapant un ballon sans me blesser en prévision de différents cas de figures :

-  Bambino est en équilibre sur une chaise, je saute à terre pour le rattraper avant qu’il ne s’affale.

-  Bambino a mis mon vase de chine en équilibre sur une chaise, je saute à terre pour le rattraper avant qu’il ne s’éclate.

-  Bambino a un gros chagrin qui ne passe pas, je saute à terre pour le faire marrer car j’ai bien vu après l’épisode du badaboum et du pif-paf-pouf que ça le faisait bien tripper que je me lance à corps perdu dans tous types de sauvetages.

La phase de gonflette

Cette phase est voisine de la précédant puisqu’on va ici se muscler en profondeur. Un bras surtout, celui qui portera bébé vers l’infini et au-delà ! Cette gymnastique peut vous sembler absurde mais ne l’ai pas tant que cela, puisqu’aux dire d’une toute jeune maman, ça fait le biceps. Oui, un seul biceps, si vous voulez équilibrer, il va falloir faire de la gonflette, du sport-élec ou plus simple : des jumeaux.

La phase d’entrainement

Une fois que j’aurai fait le tour de mon entraînement militaire, je serai opérationnelle pour la maintenance du produit semi-fini.

En attendant, on s’entraine à la conception et à la fabrication, on revoit le chier des charges et on teste différentes techniques de production.

 
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Publié par le 15 septembre 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

J’veux d’la marmaille #1 La phase de cogitation

Mais pourquoi moi ???

Y’en a qui disent, « Tu verras, quand tu seras plus mûre, tu comprendras que les enfants, ça change toute ta vie, ça te fait grandir, ça te responsabilise, ça t’oblige à revoir tes priorités et à être moins égocentrique, à faire des projets à long terme, à t’investir dans ta vie de couple autrement qu’à travers le sexe, la plage, les amis, les sorties, les cinés, les moments complices, les brouilles pour pouvoir mieux se réconcilier. Tu verras, tout ça changera. »…

Et si je ne veux pas changer de vie ? Qu’elle me plaît comme elle est, que je ne suis pas prête à tout sacrifier du jour au lendemain à cause d’un petit morceau d’amour tout rose ? Comment ça se passe ?

En plus j’ai trouvé un moyen infaillible et amusant d’être égocentrique : je me cloue un pied dans le sol et je tourne en rond pendant des heures, l’éclate !

Et pourquoi pas ???

Et pourtant, il faudra bien y venir, pour ne pas faire ma mauvaise tête, pour la reconnaissance de mes pairs, pour faire plaisir à mes grands parents, pour faire chier son ex qui pensait qu’il raterait sa vie après elle, pour faire chier mon ex qui pensait que je réussirai ma vie après lui, pour voir ce que ça fait, pour les allocations, pour faire comme mes copines, mères et heureuses de l’être, qui désespèrent de me voir un jour changer une couche, pour la bienséance, pour être sûre que mes ovaires fonctionnent et que mon utérus est confortable, pour montrer au monde entier que je suis capable de faire un peu mieux qu’un collier de pâtes pour la fête des mères…

Bref, pour tout plein de raisons toutes plus valables les unes que les autres, je me dis que « oui, un jour, j’aurai des enfants ».

Enfin, un enfant, pour commencer et m’entrainer un peu et si après l’accouchement, l’élevage et l’éjection du nid parental, j’ai la sensation d’avoir réussi dans ma tâche, je remettrai ça.

Le premier aura bien 28 ans, il pourra prendre son cadet pendant les vacances. Et puis, il parait que même à 60 ans on peut encore procréer, elle n’est pas bien faite la nature artificielle ?

Comme je suis persuadée que je ne suis pas la seule dans cette problématique, tirée entre la raison et mon envie de faire du shoping pour autre chose que de la layette, je vais vous exposer ici mon cheminement intérieur pour en arriver à la conclusion que p’têt’ ben qu’oui, p’têt’ ben qu’non j’aurai un moufflet un jour.

 
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Publié par le 13 septembre 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Le monde merveilleux du Nolife

Une question m’est venue à l’esprit et je vais tenter d’y répondre toute seule comme une grande étant donné qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Sauf peut être au restaurant où le service est meilleur si on n’est pas tenu de le faire nous-mêmes ou encore chez le coiffeur si on souhaite ressortir avec une tête convenable.

Alors cette question Poisson, qu’elle est-elle ?

La Nolife attitude est elle l’avenir de notre planète ?

Tout d’abord, je vais expliquer aux newbies ce qu’est un « Nolife »… Et un « newbie » aussi, oui parce que seuls les Nolife savent ce qu’est un newbie, donc s’il faut vous expliquer ce qu’est un Nolife, c’est que vous n’en êtes pas un et que donc vous n’avez même pas conscience que vous êtes un newbie… Mouahahahaha !

Pardon.

Je m’explique et pour cela, reprenons au tout début de la chaine alimentaire : le Geek. Un Geek s’est un aficionado, un fan super passionné par un domaine. En général, c’est l’informatique, la science fiction, les jeux de rôle, les jeux vidéo… Mais quand cette passion atteint un niveau tel qu’il ne met plus le pied dehors et ne voit plus la vie qu’à travers des pixel, le Geek se mute en Nolife. C’est le terme employé pour décrire l’ado boutonneux qui passe sa vie reclus derrière son écran.

En quoi cela peut-il sauver la planète ?

Pour plusieurs raison en fait. Le Nolife est un cadeau pour l’humanité. Il est l’incarnation de l’économie. Enfin si on ne compte pas ses douze ordinateurs branchés en réseau et sur secteur 24/24h.

Si tous les terriens étaient des Nolife, l’économie serait énorme à l’échelle mondiale au niveau alimentaire. Le Geek ne fait en effet que deux repas par jour : un en se levant le matin, à 17h35, et un en cours de soirée entre 23h23 et 04h27.

Ce repas est composé de matière ressemblant à une pizza, décongelée sur un chauffe-tasse raccordé à l’USB de l’ordinateur, donc pas de consommation d’électricité supplémentaire. Et comme, souvent, le Nolife est trop absorbé par son monde virtuel pour penser à s’alimenter, une pizza lui procure trois repas finger in the noz !

L’aspirateur ? Qu’est ce que c’est que ça ?

Voilà encore une source d’économie, d’électricité cette fois. C’est en général le cas de tout ce qui ne peut pas être raccordé directement à l’unité centrale de la bécane et qui perd du fait, toute forme d’intérêt pour le Nolife.

L’aspirateur, le dépoussiérant ou pire la serpillère humide… Tous ces objets sont imprégnés de pouvoirs occultes qui ont pour effet de repousser le sujet dans ses retranchements.

Ou peut être est-ce l’inverse, le Nolife n’y porte pas la moindre attention parce qu’il ne sait pas que cela existe s’il est chez lui depuis longtemps. Il en a bien vu dans sa jeunesse mais ne sait plus à quand remontent ces souvenirs.

S’il est chez ses parents, ou qu’il a un partenaire non Nolife, il en croise peut être ici ou là dans l’habitat, mais doit penser que ses colocataires ont vraiment des goûts de chiotte en matière de déco. Rien ne vaut une figurine grandeur nature de Lara Croft.

Le Nolife économise donc l’électricité en matière de nettoyage et protège l’environnement en n’utilisant jamais de produits d’entretient ou de détergents.

L’eau ? C’est pas un peu dangereux ce truc ?

L’eau et le savon… En voilà des inventions saugrenues. Un verre renversé sur le clavier et c’est le clash alors aller mettre un Nolife sous une douche et pire, tenter de le faire mousser avec du savon… Autant essayer de faire marcher une clé USB dans un port Ethernet. Hahahaha.

Merde je me Nolifise de la vanne, je vais tenter de terminer cet article avant que la mutation ne soit complète et que je n’aie plus conscience de tout ce qu’il me reste à vous dire.

Pas d’eau savonneuse sur un Nolife donc, pas plus que sur un Gremlins après minuit, sauf que pour le Nolife, c’est plus facile au niveau des horaires, c’est JAMAIS.

Encore une économie, d’ailleurs, je me demande bien pourquoi il n’y a pas plus de Nolifes dans le désert.

Ce jeu il est trop bien !

N’achetez jamais un nouveau jeu à un Nolife, vous risqueriez plusieurs réactions :

L’éclat de rire moqueur « Mais c’est quoi cette daube ? Et tu as cru que j’allais jouer à ça ? »

La tristesse « C’était le jeu dont je rêvais quand j’avais 13 ans… Mon rêve de toujours, maintenant j’ai treize ans et demi et il y a eu deux autres versions depuis. »

La furie « Quoi ? Mais depuis quand Lara n’a plus un short vert mais un short kaki ??? Ils ne respectent rien de chez rien ces développeurs, ce n’est pas possible ça ! »

L’ironie « Ah super, je ne l’avais pas celui-ci » alors qu’il a un mur entier recouvert de CE jeu là précisément parce que quand il est sorti, il y a quinze jours, tous ses potes le lui ont offert.

La mesquinerie « Quoi ? Tu ne m’as pas pris la version gold ?? Franchement t’abuses ! »

Mais le jour où, enfin, vous avez la certitude que votre Nolife veut CE jeu, CETTE version, alors foncez !!

Car c’est comme les éclipses totale de soleil, ça n’arrive que tous les trente ans. Mais la bonne chose c’est qu’une fois que le Nolife à SON jeu, il ne le quitte plus. Il ne voit plus que par lui, vous êtes tranquille un bon moment.

Point trop n’en faut de l’effort

Le Nolife économise le moindre mouvement, le moindre effort et optimise chaque déplacement.

Même s’il vit en maison de six pièces, le Nolife va se créer un cockpit qui lui permettra d’avoir à porté de main le minibar USB avec la recharge de sodas qui va bien, le mur de paquets de chips, les 5 cendriers et les cartouches de cigarettes, le t-shirt de rechange (qu’il alterne une semaine sur deux avec celui qu’il a sur le dos, le temps que l’odeur passe sans pour autant devoir le mettre en machine à laver)…

Là où ça devient plus délicat, c’est quand il s’agit d’aller aux petits coins. Là, c’est inévitable, il va falloir se déplacer. C’est à ce moment là, quand la vessie sera au bord de la rupture, que le Nolife, après être passé aux toilettes, fera le tour de la maison pour ravitailler son cockpit et jeter un globe oculaire à son poisson rouge pour vérifier s’il est toujours en vie.

En moyenne cela arrive une fois toutes les 12 heures.

Conclusion

Voilà, j’en sais maintenant plus sur la sensation que j’avais que le Nolife, hormis une consommation d’électricité continue pour alimenter son matériel, pouvait avoir un réel impact positif sur l’environnement.

Sauf peut être au niveau de l’odorat. Ce ne doit pas être pratique de voir les gendarmes débarquer en forçant la porte : « Mais ? Vous étiez là monsieur ? Vos voisins ont sonné plusieurs fois ? Ah mais avec ce casque à fond sur vos oreilles vous n’avez pas dû entendre… Ils nous ont appelé pour nous signaler une odeur suspecte et ne vous ont pas vu sortir de chez vous depuis quinze jours, nous vous pensions mort !

Non, vous êtes ? Nolife ? Ah, ben c’est pareil alors !

 
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Publié par le 30 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Les supers pouvoirs des super z’héros #2

Hulkette

Qui est-ce ?

Hulkette, c’est la version féminine d’Hulk, en vachement moins verte, nettement moins grosse et vraiment moins énervée. Alors contrairement à son homologue masculin, qui fait craquer les filles, son slip, son jean et son T-shirt quand il double de volume, la donzelle, quand elle se fâche, à le rose qui monte aux joues et gonfle de 4 millimètres de diamètre.

Un peu comme la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, sauf que sur une bestiole de cette taille, ça explose (ça marche aussi s’il n’y a pas de bœuf mais que vous lui faites fumer une cigarette… Mais ne dites pas à la SPA que je vous ai dit ça)*. Alors que là, la seule chose qui pète, c’est un petit morceau de la couture de son nouveau chemisier super ajusté au niveau des bras.

Moi aussi, moi aussi !

Je suis Hulkette ! J’ai justement mis ce matin un petit chemisier moulé façon chausse-pied au niveau des bras et j’attends désespérément le motif pour sortir de mes gonds et voir si j’ai des super pouvoirs ultra flippants…

J’attends…

Ah ! Ça y’est ! J’ai renversé un peu de café sur la table ! Oui, je l’ai un peu fait exprès car je sentais bien que rien n’allait m’énerver aujourd’hui sans cela. Il fait beau et je suis de bonne humeur. Mais grâce au café, le rose me monte aux joues, je ne vais pas tarder à gonfler… Oui !!!! Ça y’est ça tire sur le corsage !!! J’ai un bout de couture qui a lâché au niveau du bras gauche ! J’espère que je vais impressionner maintenant !

Cela dit, ça aurait plus impressionné si j’avais gonflé au niveau de la poitrine et que ce soit le bouton du haut qui ait craqué… Tant pis. Je fais le tour de la plateforme sur laquelle je travaille pour m’assurer que mon super pouvoir de super z’héro est bien reconnu de tous… Et oui ! Un collègue me fait remarquer, super impressionné, que ma manche est craquée. Demain, je domine le monde !

*Aucun animal n’a été blessé, torturé ou rudoyé pendant la rédaction de cet article… À part peut être un peu ma chatte, Kiwi, mais elle est chiante en ce moment, elle a ses chaleurs alors je teste son aérodynamisme pour l’envoyer voir ailleurs si j’y suis.

Passe-Grillage

Qui est-ce ?

Passe-Grillage est une version light de Passe-Muraille. Quand ce deuxième traverse les murs, les cloisons et autres coffres forts blindés et anti effraction, Passe-Grillage parvient tout juste à attraper de petits objets à travers les trous des grillages. Il excelle surtout lorsqu’il s’agit de grilles avec des barreaux assez écartés pour passer le bras. Mais il ne faut pas trop en demander non plus.

« Objection votre honneur ! Ce n’est pas un super pouvoir, moi aussi je peux le faire ! » Clamerez-vous haut et fort lorsque nous serons seuls et que nous n’aurons que cela à faire de notre temps que de parler de Passe-Grillage.

-       Ah oui ? Répondrai-je feignant l’indignation, vous dites cela, mais c’est exactement comme si vous disiez « Un Picasso, c’est facile ! Moi aussi je peux le faire ! » Très bien dans ce cas, pourquoi ne l’avez-vous pas peint ces œuvres avant le maître ?

-       Oui mais à quoi ça sert de passer les doigts à travers un grillage ?

-       Faut-il toujours une raison à tout ? Qu’en sais-je moi ? A attraper des trucs, des framboises dans le jardin du voisin, faire des gratouilles à un animal de l’autre coté, attraper le courrier de son ex dans sa boite aux lettres fermée à double tour,… Plein de trucs quoi !

Moi aussi, moi aussi !

J’étais pressée l’autre jour et je cherchais frénétiquement mes clés de maison dans mon sac. Je commençais à perdre légèrement patience. Il faut dire que le sac à main de Marie Popins à coté du mien, c’est le cabas de Polly Pocket. Je retournais les objets dans la poche de tissus comme le candidat de Motus tourne les boules dans le bac en serrant les fesses pour ne pas tomber sur la noire. Moi je serrais les dents en attendant le contact métallique.

Et là, je les sens… Juste entre mon majeur et mon index. Je presse le bout de la clé entre ces deux doigts et extrait le trousseau de toutes mes forces pour qu’il ne retombe pas dans l’abysse.

Je tire si fort que je projette le butin sans assistance au freinage ni contrôle directionnel, ce qui a pour conséquence d’envoyer mon sésame pour une bonne sieste dans mon canapé douillet, de l’autre coté de la grille du jardin.

Et là, c’est le drame.

Je tente dans un effort surhumain de me transmuter en Passe-Grillage. Je retire ma veste, ma chemise et tout ce qui pourrait empêcher mon bras d’aller le plus loin possible entre les barreaux. Mais l’effort est vain. Mon bras est trop court. J’attrape alors une petite branche et joue au célèbre jeu de foire : celui qui consiste à pécher des canards en plastique dans une eau qui tourne dans un bac, comme une mini rivière sauvage de 60 centimètres de diamètre.

Alors, une fois les clés en main et le cul dans le canapé, il m’est apparu évident que Passe-Grillage, c’est vraiment un super pouvoir de super z’héro.

 
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Publié par le 15 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Les supers pouvoirs des super z’héros #1

Qui n’a jamais rêvé d’être un héros ? Vous ? Bon, mauvais exemple… Mais alors qui d’autre ? Moi, je dois vous avouer une chose : être un super héros est mon plus grand rêve de toute la vie. Mais au lieu de cela, je suis plutôt comme 99,85% du monde, de la catégorie des super z’héros les 0,15% restant étant les pompiers et Mère Theresa.

Ah, on m’annonce que mère Theresa n’est plus ce qui ramène le pourcentage à 0,14999999999999999999999999999999999999999999%. Fait chier ! Pour une fois qu’on avait un compte rond !

Alors qu’est ce qu’un super z’héro Poisson ? Je vois que la question vous trotte dans la caboche et risque de vous empêcher de dormir pendant au moins dix bonnes minutes si je n’y réponds pas rapidement.

Et bien pour faire simple et rapide, comme à mon habitude, je vais vous citer quelques exemples de super z’héros que je tente chaque jour d’égaler… Et le pire, c’est que parfois j’y arrive !

Unimal

Qui est-ce ?

Vous connaissez sûrement Manimal, ce grand beau gosse qui a pour particularité de pouvoir et se transformer à volonté et communiquer avec l’ensemble du règne animal. Et bien, contrairement à son confrère, Unimal ne peut se transformer ou communiquer qu’avec un seul : le lombric.

Alors je vous entends d’ici : « Quoi ??? Mais ce n’est pas un super pouvoir ?? Aux chiottes l’arbitre ! Y’a pas penalty, mais bien sûr que non, y’a pas penalty ! C‘est du patinage artistique, gros con ! ».

Ce à quoi je répondrai : « Ben ouais, parfaitement c’est un super pouvoir ! Et si elle tirait mieux cette grognasse au lieu de faire des galipettes sur la glace, il n’y aurait effectivement pas penalty, mais si tu ne t’écrase pas, je lui mets en plus un carton rouge ! »

C’est en effet un super pouvoir pour une simple et bonne raison : quand toutes les centrales nucléaires auront joyeusement pété dans le monde et qu’un crétin aura déclenché la bombe atomique, et bien qui restera dans la barque une fois Pince-Mi et Pince-Moi irradiés et secs comme des petits raisins ? Vus avez deviné : Unimal et ses petits amis lombrics et autres cloportes.

Moi aussi, moi aussi !

Pour me préparer à fusionner avec la bête, je vais régulièrement faire des bains de boue en institut de beauté.

Je ne vous cache pas que jusque là, les résultats sont limités. A part peut être quand elle m’enrubanne dans de la cellophane pour que les boues agissent. Perdre ainsi l’usage de mes membres me fait me rapprocher de mon but ultime : devenir Unimal.

Cela dit, c’est un peu chiant quand on est un lombric, c’est toujours à ce moment là qu’on a le nez qui gratte et qu’on ne peut rien faire pour se soulager.

Mais vous verrez que tout explosera dans le monde du nucléaire, et à ce moment là, vous ferez moins les malins de vous être moqué de ce super pouvoir, puisque vous serez mort et pas moi. Hé ouais !

Sliperman

Qui est-ce ?

Sliperman, c’est le grand copain de Spiderman. Mais la réciproque n’est pas vraie. Spiderman ne connaît même pas l’existence de son presque-homonyme. Quand Spiderman grimpe aux murs en imitant l’araignée, et combat le crime en lançant des fils gluants sur les ennemis, Sliperman lutte contre le gaspillage d’eau en ne changeant jamais de slip. Il combat son conjoint en lançant ses sous vêtements de la semaine juste à coté de la bannette. Personne n’ose s’en prendre à Sliperman car pour cela, il faudrait s’en approcher et c’est un peu dangereux pour la santé des narines.

Sliperman peut se démultiplier. A chaque fois qu’il décide enfin de changer de fringues, elles sont si souillées qu’elles tiennent debout toutes seules. Il a donc plein d’amis imaginaires à défaut d’en avoir de vrais.

Moi aussi, moi aussi !

Heu, non, moi, jamais !

 
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Publié par le 12 août 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai la sphère qui éclate…

(Ayez le courage de lire jusqu’au bout, c’est un peu barré au début mais ça prends son sens avec le temps…)

Je suis  dans une Sphère où tout passe.

Le temps passe. Les minutes s’égrènent avec une infinie lenteur, c’est un point de vue. D’aucun dirait au contraire que les secondes filent à perdre la boule. Que les aiguilles s’affolent au point de ne plus être perceptibles par un œil non averti. A croire que le temps farceur joue des tours à qui lui prête un temps soit peu d’attention.

Les gens passent à pied, tantôt marchant tantôt galopant. Certains se dépêchent d’aller lentement, d’autres mollissent, ou feignent l’empressement.

Quelques uns ont un but, une idée précise de ce qui les attend au bout du chemin. Ils y a aussi ceux qui se font une image de l’arrivée sans en avoir vu jamais la couleur et sans en connaître les odeurs. Et puis il y a les habitués, pour qui l’errance est le lot quotidien, quelques minutes, quelques heures, fonction du temps, des activités fluctuantes des milliers de fourmis qui gravitent dans la Sphère.

Mais quand Il passe, Le Majestueux, pressés ou non, occasionnels ou habitués, tous se retrouvent avec un but commun et un moment à partager.

Non pas qu’ils soient amis, non, ce sont de parfaits inconnus, avec l’insouciance de circonstance dans la Sphère. L’indifférence, la désinvolture, la courtoisie et la bienséance dans les heures creuses. Laissant la voie libre au plus fragile, le coin le plus douillet à la femme attendant un heureux évènement, ou pour aucune raison, simplement tendre une main, invitant son voisin à le précéder, sans autre espoir qu’un sourire esquissé en retour.

Mais avec toute la rage de celui qui, à l’heure de la grande ruée, ne veut pas être en reste et qui ne veut pas rester seul et abandonné de tous sur le bord de la voie qui se trace à perte de vue.

Quand retenti le signal et que le sol se met à trembler, annonçant l’arrivée du Majestueux, les corps se dressent, les muscles se tendent, les bras se serrent autour des effets personnels. La crainte est visible sur les visages traduisant toute la peur de n’avoir pas sa place réservée auprès du Majestueux ou l’appréhension d’avoir oublié quelque chose d’important.

Et c’est enfin le moment. Il est là, plus grand, fort et plein de fougue que jamais. Plus impressionnant en vrai que toutes les images que l’on voit dans les livres.

Il choisi ses disciples. Seuls les braves procédant un précieux sésame pourront faire corps avec Lui.

Dans la mesure où j’ai moi-même un acte officiel, je ferai parie du voyage.  Mais les gardiens veillent et bien mal avisé est celui qui tenterait, de gré ou par étourderie, de berner le gardien. Il convient, pour que le Majestueux concède à partager avec vous un moment de son existence, de montrer patte aussi blanche que le bout de papier qui vous sera demandé.

Hélas, dans le langage commun, même s’il n’est pas des plus châtiés, on peut dire que j’ai merdé. Le passeport que je pensais incontestable s’est avéré être dans les faits, celui d’un autre Majestueux.

Oui, le Majestueux n’est pas seul en cette Sphère, il y en a de tous horizons et qui partent en toutes directions. Et il se trouve précisément que le Majestueux que j’ai abordé n’était pas lié à mon sésame. Le gardien intraitable me toise du regard. Il est furieux contre moi d’avoir ainsi osé souiller le Majestueux de ma présence inopportune.

Mon sésame était pourtant clairement établi pour le Majestueux de 19H15, pas celui de 18H57 dans lequel j’ai pénétré sans l’ombre d’un remord.

Il est maintenant trop tard pour les regrets, le Majestueux a quitté la Sphère et roule maintenant à la vitesse d’une Formule1 sur le chemin ferré, alimenté par des caténaires électriques à haute puissance.

La gare est maintenant bien loin derrière nous, et le Prince Métallique avale les kilomètres sans la moindre hésitation.

Le gardien à son bord tient mon sésame et me réclame le complément dû par faute d’être étourdie. Je me débats, je me défends, précisant qu’en toute bonne fois, un train est un train bordel à queue et piano de merde.

Le gardien n’est pas content mais alors pas content du tout. Son regard froid et imperturbable et la prononciation de la sanction me font fondre en larmes : « vous paierez un billet plein tarif mademoiselle et soyez bien heureuse que je ne vous compte pas un tarif fraude ». Me voici donc dépitée dans un premier temps et débitée dans un deuxième temps de la somme que le Majestueux aura fait quérir de la main de son sous fifre.

La mort dans l’âme je signe électroniquement le don gracieux que mon banquier effectuera en mon nom à la gouvernance des Majestueux. J’ai le cœur brisé de tant de gâchis. Le quart d’heure aura coûté mon amour propre, le budget de ma prochaine robe et un mascara qui fout le camp à grand renfort de gouttes lacrymales d’eau de mer des yeux.

Me ressaisissant je décide de retourner voir le gardien pour qu’il finisse d’enfoncer en mon sein, le couteau qu’il avait si doucement commencé à planter.

Je me ressaisis, sèche mes yeux, remets de l’ordre dans ma tignasse et fonce à travers les wagons. Je vais si vite qu’en regardant par la fenêtre, le paysage arrête de défiler, je fais du sur place dans le train en marche. Je vous rassure, je ne suis pas en train de courir à 350km/h, je suis dans un train de banlieue et il y a un ralentissement.

Mon apesanteur horizontale touche à son terme quand j’arrive au wagon de l’équipage et que j’aperçois le grand homme noir, qui ressemble trait pour trait à ce célèbre acteur américain d’un âge certain.

Il me regarde m’approcher avec l’air dépité de celui qui sait déjà ce que je vais lui réclamer. Il vient à ma rencontre et m’intime de le suivre à la sortie du wagon.

Je tente de lui expliquer une nouvelle fois que je ne suis pas une fraudeuse et qu’à un quart d’heure près, je me fichais de prendre un train ou un autre. Au lieu de cela, le son qui sort de ma gorge s’apparente à un « Mouuuiiiiiick » et les vannes situées à cheval entre mes yeux et mon nez s’ouvrent, laissant jaillir, de mon tarin et des deux billes bleues ciel, un long et incessant filet d’eau.

Il faudrait que j’analyse, un jour, comment il se fait que ces vannes soient si facilement trafiquables et que mon cerveau en perde toute forme de contrôle aussi fréquemment.

Quoiqu’il en soit… Ah oui, et il faudrait aussi que je découvre par quelle folie de la nature, plus le chagrin est gros plus l’envie est pressante d’aller aux petits coins. Le proverbe ne dit-il pas « Pleure tu pisseras moins » ? Faut-il que, pour être efficace, le dicton soit nécessairement précédé ou suivi d’une gifle ?

Dans le cas présent, je viens de prendre ma claque, je devrais pouvoir me retenir…

Mais non ! C’est plus fort que moi, il faut que le trop plein de liquide s’évacue, alors je chiale comme une madeleine pour éviter la catastrophe.

Le contrôleur est dubitatif, puis troublé, puis ému… Il est perdu dans ses sentiments et veut me refaire un topo sur le bien fondé de l’ablation qu’il a réalisé à cœur ouvert sur mon compte en banque. Je me lance quant à moi dans une explication à cœur perdu sur la bonne conscience et la droiture.

Finalement, il a dû décider que le meilleur moyen d’empêcher un bambin de chialer, c’est encore de lui remettre la tétine à la bouche, car c’est ce qu’il a fait.

Non, il n’a rien mis dans ma bouche ! Il a rebouché le trou qu’il venait de faire, dans mon orgueil et dans mon porte monnaie en rebitant ma carte bleue de la somme qu’il avait débitée une heure avant.

Comme j’ai toujours aimé les happy end, qu’il avait l’allure d’un héro noir américain et que pour tous les films qui finissent bien, j’ai toujours rêvé de pouvoir crever l’écran pour serrer le gentil dans mes bras, et bien c’est ce que j’ai fait.

 J’ai serré le gentil dans mes bras.

Et bien vous savez quoi ? Ça fait du bien !

 
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Publié par le 9 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Faut il obligatoirement parler de sexe pour faire de l’audimat ? #2

Les exploits sportifs

Quitte à parler de cul, autant emphaser les prouesses de son conjoint, ou les siennes si le conjoint n’a pas réussi de galipettes notables ces derniers temps, ou encore celles des copines, si vous n’avez pas pratiqué la brouette péruvienne depuis un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Les supports sont presque illimités pour étaler son art en la matière : les talk show, les émissions de télé-réalité (encore elles !), les blogs, les réseaux sociaux, les sites de visionnage intensif de vidéos à la con…. Je ne donne pas de nom pour ce dernier exemple, mais je suis sure que vous en connaissez le principe…

Le passage déconseillé à Agathe et je décline toute responsabilité en cas de choc émotionnel :

Mise en situation : je cherche le nom de cette fille là, qui chante le super tube du moment, tu sais ??? Mais si je vais te montrer ! En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je me retrouve à regarder des vidéos de bêtisiers, puis de grosses gamelles, puis d’accidents, pour finir, on ne sait plus par quelle suite logique, sur une vidéo où une japonaise vomi dans une autre japonaise.

Il en faut pour tous les goûts me direz-vous… Vous avez sûrement raison… Mais sérieux, vous l’avez vue celle avec les deux japonaises ???

Alors après, il y a aussi les gens normaux comme ce couple composé d’une dame avec une gorge profonde de 47cm, qui s’envoie joyeusement en l’air avec un monsieur qui mesure un banal 39cm, et pas au garrot…

A les voir faire, on se dit que ça n’a pas l’air si compliqué, jusqu’à se qu’on finisse avec un lumbago, la tête encastrée dans l’oreiller et les orteils plantés dans les testicules de son partenaire.

Purée ! Ils, pourraient préciser, les mecs, que les cascades sont réalisées par des professionnels, que la reproduction seul chez soi est dangereuse et ne devrait pas se faire sans la présence de ses parents, ou à minima d’un ami pompier secouriste-cinéaste.

Mais non, au lieu de cela, madame travaille ses cervicales et monsieur ses abdos fessiers sans même un sous-titre ou un message d’avertissement.

Le coup de la panne

Aux antipodes de ces sites qui font fantasmer à tour d’actualisation de page, les jeunes et les moins jeunes, il y a les sites qui permettent de se sentir moins con et inculte que la moyenne. Ils prennent en général la forme de forums spécialisés dans la bobo-sexologie. Bien que sexo-illogie serait un terme plus adapté tant certaines questions sont bêtes, mais d’une force !

Je bluffe ? Ok, à vous de juger, top five des questions con en sexo-illogie :

Mon vagin est-il trop petit ?

Ma copine pète quand on fait l’amour, est-ce normal ?

Je suis une fille et j’adore dessiner des pénis et des seins. Suis-je normale ?

Quand mon copain me touche ça me chatouille et je ne peux m’empêcher de rire, ce qui le vexe, comment faire pour arrêter ?

And the winner is :

« J’ai découvert qu’en mettant un doigt dans mon vagin, je sens en relief "les boules de caca" dans mon anus. Je peux même m’en servir pour m’aider à faire la grosse commission. Je le fais de plus en plus. Suis-je normale ? »

Alors voilà, une fois que c’est dit, je pense qu’on peut tous dormir sur nos deux oreilles et s’ébattre sur nos deux oreillers, nous sommes normaux, ce sont les autres qui ne le sont pas.

Pour fêter l’événement, je propose qu’on les montre du doigt et qu’on se moque des deux japonaises, ça nous occupera deux minutes.

Conclusion

Je ne sais pas par quelle force obscure, qu’il s’agisse d’un téton irritable, d’un clitoris capricieux ou d’un phallus un de la taille d’un phare breton (le gâteau ou le bâtiment, je vous laisse le choix dans la pâte), les questions relatives au sexe mobilisent les foules, aiguisent l’œil du lecteur et concentrent l’attention.

Appelons ça la solidarité en cas de coup dur. « Tu as les seins douloureux après tes règles, j’ai des plaques rouges sur la verge, on était faits pour se rencontrer sur ce forum. C’est un peu comme si le Dieu du sexe avait voulu qu’on se réunisse. »

En définitive, le sexe est partout alors, pour ceux qui s’assument, l’équation est simple :

Si sex and sun, alors sex and fun.

 
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Publié par le 4 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Faut il obligatoirement parler de sexe pour faire de l’audimat ? #1

Avertissement :

Cet article est déconseillé aux moins de "t’es majeur tu fais tout ce que tu veux !", à moins d’avoir des parents super open et trop cool qui pensent que mai 68, c’est pas fait pour les chiens bordel !

Fin d’avertissement.

Une question me vient à l‘esprit : Faut il obligatoirement parler de sexe pour faire de l’audimat ?

Alors je la pose en titre d’article la question parce que ça annonce plutôt bien la couleur et puis aussi parce que, finalement, il y a de fortes chances pour qu’avec un titre pareil, le sexe soit le centre du sujet.

On se mord la queue ? Oui peut être, mais du coup, ça reste dans le ton.

Aiguillée par mon maître spirituel : « Chérie, regarde sur ces pages, ce blog parle de sexe et c’est drôle à se déverser le contenu de la vessie dans le pantacourt ! », j’errais dans les méandres de la cybernétique, quand m’est apparue, telle une évidence, cette incroyablement banale vérité : si le sexe fait vendre, le sexe peut aussi faire lire !

Si ! Je vous promets ! Même les mecs s’y mettent… A lire, pas au sexe, pour le sexe, ils n’ont pas attendu que le contrôle parental soit déverrouillé…

A l’inverse des courses du samedi matin, qui ne vendent pas même un bout de rêve à la ménagère, le sexe fait tourner les têtes, couler de l’encre et fait fabriquer des mouchoirs en papier.

Ok, le dieu cliqueur a gagné, il aura son article de cul !

Non pas que je veuille rentrer dans le moule et faire comme tout le monde, mais il arrive un moment où on veut passer dans la cours des grands. Un peu comme après avoir redoublé trois fois au collège, on commence à s’impatienter d’entrer au lycée.

Je veux voir des gens tous nus !

Et plus si affinité… Alors pour cela, il n’y a rien de bien sorcier et tous les styles trouvent émetteur et récepteur en la matière.

Mode d’emploi pour papa : tu lis cet article et tu le mets en favori, comme ça, je n’aurai pas besoin de te répliquer la manip (NDLR). Alors pour ceux qui veulent voir des gens tous nus et qui, comme mon papa, ne vont pas tarder à avoir un de mes articles en favori : la technique pour voir des corps à poil :

Il suffit de taper « gens tous nus » dans la barre de recherche de votre moteur de recherche préféré, de scruter dans l’onglet « images » et là, c’est bonheur pour les yeux… Ou pas !

Mais c’est comme pendant un vide grenier, les bonnes pièces sont rares et il faut être patient pour les trouver et puis surtout, il faut arriver avant le collectionneur ou l’antiquaire… Quoique tout bien considéré, « à poil » et « intéresse un antiquaire » dans la même phrase, ça peut vite devenir glauque.

Tapez donc « gens majeurs tous nus » pour éviter tout ennui avec la justice et tout choc rétinien !

Vous voici maintenant avec une ribambelle de gens tous nus, de jeunes, des vieux, des maigres, des gras, des beaux, des laids et j’en passe.

A quoi cela sert-il me demanderez-vous, d’aller voir des gens tous nus sur la toile ? A rien ! Enfin dans mon cas personnel. Mais entre ça ou voir d’autres corps nus dans un loft bardé de caméras agissant comme des hamsters en cage sous prétexte de téléréalité…

Le sexe est maintenant partout. Si ! Même derrière vous, ne vous retournez surtout pas !

La nudité fait vendre des capotes, soit. Des laits corporels pourquoi pas, ça reste sensuel. Mais des yaourts ??? Sérieusement, vous vous dessapez souvent chez vous avant de vous enfiler votre motte de lait caillé allégé, en vous cachant le nombril avec le pot en question ? Non hein ?

Des gens tous nus, oui, mais là, on nous prend un peu pour des truffes !

 
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Publié par le 1 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique : la masturbation de la moule hermaphrodite mutante en Alaska #4

Nous avons à présent élucidé la plupart des mystères de la fameuse moule hermaphrodite qui vit en Alaska, sauf pour la partie mutante, qui va nous permettre de comprendre un paquet de trucs qu’on sera bien content de savoir quand on se couchera moins con ce soir ! Hé oui !

Alors pour faire cesser ce suspens qui n’a que trop duré, je vous raconterai l’histoire de la moule mutante.

C’est quoi mutante ?

Mutante vient du verbe muter qu’il ne faut pas confondre avec le verbe muer, qui veut dire perdre sa voix alors que muter veut dire perdre tout sens de l’ordre et de la discipline cellulaire.

La mutation c’est l’anarchie neuronale et la bordelisation ligamentaire. « Au troisième degré » diront les puristes. Oui Docteur Globule, nous savons cela… Vous feriez mieux de ramener votre fille à la piscine du club que votre science dans cet amphithéâtre…

Le terme de mutation a par la suite été repris pour parler du foutoir général créé dans la vie de Monsieur Tout-Le-Monde quand son patron, lassé de voir sa tronche dès le matin, a préféré lui offrir « l’opportunité de carrière de sa vie » en l’envoyant en mission dans le fin fond du Larzac.

Cela dit, je n’ai strictement rien contre le Larzac, je ne savais pas où c’était il y a quatre minutes alors loin de moi l’idée d’aller y mettre le bazar ! Il parait qu’il y a même de très belles brebis par là bas.

Enfin, quand elles sont vivantes elles sont belles, parce que dévorées par des loups cruels et sans scrupules, elles font déjà moins les divas les bestioles… Je dis ça mais je ne dis rien, personnellement, je n’aime pas le mouton alors comme il faut bien que quelqu’un se dévoue pour les manger, pourquoi pas un loup, je lui laisse ma part ! En plus depuis qu’on n’a plus le droit de toucher les enfants, le loup ne peut même plus se rassasier du chaperon rouge, alors il fait avec ce qu’il trouve le pauvre animal.

Après cet intermède écolo/chasseur, revenons à la mutation de la moule.

Tout a commencé il y a des milliards d’années, et c’est là qu’on voit que l’évolution est sacrément bien faite, quand des petites cellules, des petits êtres vivants microscopiques ont commencé à se transformer pour s’adapter à leur habitat. Les cellules ont grandi, des membres se sont formés pour leur permettre de se mouvoir, de nager, de ramper, puis bientôt de marcher, courir, voler, communiquer, parler, créer, modeler et façonner leur environnement… La grande évolution de la vie.

La success story de la planète Terre.

Chacun a choisi son camp : tu bouffes (le lion) ou tu es bouffé (le gnou) ? Tu te déplaces (l’aigle royal) ou tu te végétalises (Haris Pilton) ? Tu es grand (l’éléphant) ou tu te fais écrabouiller (le cloporte) ? Tu évolues (la chauve-souris) ou tu stagnes (le plancton) ?

Chacun a alors trouvé sa parade : je me fais becter par les autres mais pas sans leur arracher la langue avec mon poison (le piment mexicain). Avec mes couleurs, je te préviens que si tu me bouffes, à coté de ce que tu vas endurer, tu risques de trouver très fade ton expérience du piment mexicain (la grenouille kokoï). D’autres se sont créé des protections « l’humain a créé une maison, l’escargot la porte sur lui ».

Je mets cette phrase entre guillemets volontairement car je l’emprunte à Caroline, ma maîtresse de grande section de maternelle à qui je tiens à rendre hommage pour la stabilité qu’elle a apporté dans ma vie. Depuis cette année là je connais la différence fondamentale entre l’homme et l’escargot. Je ne bave plus et si je laisse un filet de bave derrière moi, c’est que la soirée était définitivement trop arrosée.

Chacun a trouvé la parade à la parade : le tamanoir résiste aux piqûres de fourmis, la mangouste à la morsure du cobra, les chats griffent pour échapper aux crocs acérés des chiens, l’homme a créé des voitures pour venir à bout des maisons des escargots…

Mais il y a trop de différentes évolutions pour en faire la liste exhaustive sur ces pages. Et puis le sujet qui nous intéresse, c’est celui de notre copine la moule.

Quelle a été la mutation de la moule depuis sa création de la Terre et de l’Univers ?

Et bien, c’est très simple, je vais te raconter son histoire mon bon lecteur. Allonge-toi. Mets bien ton oreiller sous ta tête et remonte tes couvertures sous ton cou. Tu es bien installé ? Ferme les yeux. (Pas pour du vrai, bien sûr ! Pour de la fausse ! Sinon, comment tu veux lire la fin…)

Un jour, il y a de nombreuses lunes, une cellule est apparue, une parmi tant d’autres, mais qui allait avoir une évolution hors du commun. Elle commença à grandir, grandir, grandir, pour atteindre au moins huit bons centimètres. Puis, comme elle ne faisait que grandir pendant que les autres cellules commençaient à sérieusement la menacer en ayant des dents qui poussent et du poil aux mollets, la moule trouva que la meilleure évolution du monde, en ce qui la concernait, elle, grosse cellule informe, c’était de se construire une grosse coque. Ce qu’elle fit.

Fin.

Allez, on éteint la lumière et on dort.

Non, mais sérieusement… Vous pensiez que j’allais vous dire qu’une moule a vu un jour des petits bras pousser pour pouvoir enfin connaître les joies de la masturbation ? Que cette petite mutante mutine allait se dévergonder au point de tomber la coquille ? Que son petit coté Monsieur-Madame allait lui permettre de mettre un petit zizi dans un petit pilou et qu’elle atteindrait ainsi enfin l’extase ? Que l’Alaska c’est le pays rêvé pour prendre un peu de bon temps en solo au risque de se retrouver avec des doigts en poisson pané ?

Et bien je suis navrée de vous décevoir mais il y a un moment où la vérité doit surgir des profondeurs des entrailles de la moule hermaphrodite mutante d’Alaska.

Tout ceci n’est qu’un ramassis de sottises.

La moule mutante en réalité c’est…

Batman.

 
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Publié par le 20 juillet 2011 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique : la masturbation de la moule hermaphrodite mutante en Alaska #3

Que signifie « hermaphrodites » ?

Pour définir de façon claire et concise le mot « hermaphrodites », commençons par en étudier l’étymologie.

Herm : son de fond de gorge que l’on réalise par raclement de la glotte lorsqu’on est malade et qu’on a les bronches encombrées.

Ex : “Herm, herm, herm, coff coff (coff = bruit de toux NDLR) – Oh ta gueule, meurs en silence” Les collègues du Poisson

Aphro : s’emploie en guise de diminutif pour décrire une coupe de cheveux longue et crépue d’une personne généralement originaire d’Aphrique.

Ex : « Trop sympa ta coupe aphro ! – Heu non, m’dame, j’ai séché mes cheveux dans mon bain ! » Cloclo

Dites : Du verbe dire.

Ex : « Dites, vous n’avez rien d’autre à faire que de pisser sur le bas de mon pantalon ? » La dame pipi de la gare de l’Est

Hermaphrodites c’est donc une maladie qui amène les gens à dire que ça défrise grave !

Pour mieux visualiser la chose, employons le mot dans une phrase sans équivoque, qui permettra à tout à chacun de se faire pousser une image dans le tetio :

« Oh l’autre hé, espèce d’hermaphrodite ! »

Je suis sure que vous voyez exactement de quoi se compose un hermaphrodite maintenant.

Si on rapporte cela à la sexualité, on comprend donc aisément que dans la touffe de poils pubiens, on peut trouver un zizi et un pilou-pilou… Un peu comme un train peut en cacher un autre ou l’arbre qui cache la forêt.

Cela revient à dire que l’individu hermaphrodite est muni des deux organes reproducteurs et peut parfois s’autoféconder.

Nous verrons donc en quoi cela peut bien concerner l’acteur principal de notre sujet, à savoir, la moule !

C’est quoi cette bouteille de lait ?

« Dis papa, c’est quoi cette bouteille de lait ? Dit papa ? C’est quoi cette bouteille de lait ??? Dit papa, c’est quoi la masturbation ? »

La masturbaquoi ? Fiston, laisse-moi réfléchir à la question et je te réponds… Et pose cette bouteille de lait, tu vas finir par blesser quelqu’un !

Masturbaquoi ?

Puisqu’on en est dans les choses du sexe, autant enchaîner avec la définition suivante et clôturer une fois pour toutes cet épineux dossier classé Q : la masturbation.

Alors la masturbation, il y a plusieurs façons de l’expliquer aux enfants selon l’âge et le sexe du loupiot. Attention, je précise que je ne suis ni psy, ni pédopsychiatre, je n’ai même pas de moufflet moi-même ! Par contre, j’aime faire des expériences avec ceux des autres, pour m’entrainer !

De 0 à 3 ans : fille ou garçon, ne leur expliquez rien, contentez vous de vous marrez et de leur laisser faire leurs expériences en toute liberté.

De 4 à 6 ans :

Pour un garçon : « On ne joue pas à Star Wars ! Ton zizi n’est pas un sabre laser et tu ne peux pas découper ta maîtresse avec »

Traduction : arrête de te frotter à tout ce qui a de près ou de loin, une paire de seins.

Pour une fille : « Cesse de lever ta jupe ce n’est pas comme ça qu’agit une petite fille de bonne famille »

Traduction : Si tu ne veux pas ressembler à Paris Hilton, travaille plus à l’école ! »

De 7 à 12 ans :

Fille ou garçon : « Que tu touches à ton sexe, OK, ce n’est pas sale, mais s’il te plaît, ne le fais pas en public ! »

Traduction, file dans ta chambre faire tes expériences et laisse papa et maman regarder Derrick !

De 13 à 17 ans :

Pour un garçon : « Bon, pour la bouffe, les fringues, le coupe-tifs, je ne dis pas, tu n’as pas de revenus, alors je subventionne. Surtout vu le peu de fois où tu vas chez le coiffeur… Mais alors la palette de mouchoirs en papier que tu consommes par semaine, là, je te la refacture ! »

Pour une fille : « Écoute, heu, machine… Tu te souviens, quand tu avais 10 ans et que je te disais que le sexe, « ce n’est pas sale » ? Je parlais, dans l’absolu ! Oui, parce qu’en fait, si tu testes ça toute seule, tu risque de vouloir tester à deux et plus, et là, ça craint !»

Traduction : Si la petite prend goût à se tripoter, je suis bonne pour les capotes, les pilules, les tests de grosses, les layettes et les cheveux blancs !

De 18 à 30 ans :

Pour un garçon : « lâche ce joystick et viens t’occuper de mon joystick ! »

Pour une fille : « prête-moi ton joystick, mon canard ne marche plus ! »

Traduction : Vous êtres free, vous avez tout compris !

De 30 à 50 ans :

Garçon ou fille : « Je te tiens, tu me tiens par la zigounette, le premier de nous deux qui jouira fera la vaisselle ! »

Traduction : Bob l’éponge n’a qu’à bien se tenir !

De 50 à plus :

Garçons ou filles : « Oh forces obscures… »

Traduction : Ce n’est pas le sujet à aborder pour le moment… Il y a cependant pour ces dames, de très bons accessoires de bain !

On peut conclure qu’à tout âge et de tout genre, on peut tripoter tout ce qui est tripotable… Enfin, plus ou moins !

Demain, nous ferons un peu de géographie pour nous culturer un peu, sombres ignares que nous sommes.

 
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Publié par le 12 juillet 2011 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique : la masturbation de la moule hermaphrodite mutante en Alaska #2

Qu’est ce qu’une moule ?

Pour faire simple et vulgariser ce sujet somme toute complexe et diversifié, je vous décrirai les moules comme des bouts de caoutchouc jaune-rosé, baveux et juteux, emprisonnés dans une boite noire assez solide pour faire chier l’oiseau qui essaierait de la bouffer et assez fragile pour casser sous le pied conquérant du marcheur-sur-plage distrait par le paysage.

Bon, je crains que cette définition ne soit un peu trop sommaire et ne vous permette pas de vous faire une image bien précise de votre ennemie du jour.

Je dis ennemie car il ne faut jamais sous estimer l’adversaire et qu’avec ce type d’énergumène, une glissade à cause d’un pied tendu en travers de votre chemin est vite arrivée.

Cherchons donc à comprendre c’est quoi qu’est ce que ce bestiau là.

Nous allons tout comprendre grâce à ce petit schéma très clair et merveilleusement animé. Oui, oui, il est animé ! Mais j’admets que cela ne se voit pas très bien car une moule n’est pas forcément super rapide une fois cuite. Et l’individu en question a passé quelques minutes dans l’eau bouillante, autant dire que ce n’est pas une flèche.

Nous la voyons ici de face, pattes écartées la coquine. Contrairement à ce qu’on peut s’imaginer en décryptant ce dessin, ce n’est pas Mickey qui fait le cochon pendu, c’est bien une moule. Étonnant non ?

Si nous faisons le parallèle entre la moule et l’être humain, nous voyons qu’il n’y a, a priori, pas grand-chose en commun. Par contre, en faisant la comparaison avec Paris Hilton, les choses prennent leur sens.

Darwin nous expliquait, il y a quelques années de cela, que l’homme descend du singe, Tarzan nous dévoilait que l’homme descend de temps en temps de l’arbre et Poisson est sur le point de vous révéler que Paris Hilton est un croisement savant entre un mollusque et une cochonne.

Comparons à présent les deux spécimens.

On voit d’office que Paris Hilton a l’air vachement plus souriant.

Les deux individus ont un coté droit et un coté gauche, il faut avouer que pour marcher, c’est plus facile. Bien que Paris Hilton ne marche que très rarement, préférant la position horizontale à la station verticale.

On voit que la moule est constituée de huit trucs en légende, plus un titre de schéma, contre 36 trucs en légende, plus un titre, plus des couleurs sur l’image pour Paris. On peut aisément en conclure que Paris Hilton connaît vachement plus de monde qu’une moule qui n’est même pas foutue de se faire tirer le portrait correctement. Paris, elle, quand il s’agit de tirer… Bref !

La moule a un pied, quand Paris en a deux sur elle, plus un troisième qu’elle prend lors de soirées bien alcoolisées. Ce n’est pas moi qui invente, il y a également des documentaires sur le sujet sur Internet.

La moule a un manteau, Miss Hilton en a des centaines dans son dressing.

Toutes deux ont une face ventrale très ouverte. Paris peut aussi avoir une face dorsale très ouverte ce qui n’est pas possible chez notre amie la moule.

Les deux sujets d’étude ont une bouche, celle de la moule sert à filtrer, celle de Paris ne filtre aucune des conneries qu’elle sort.

La moule a une valve, Mademoiselle H possède une vulve.

Les palpes labiaux sont intégrés chez la moule alors que chez notre bipède préférée, ils prennent la forme de jeunes garçons qui lui palpent frénétiquement les parties labiales.

La moules a des branchies, Paris est branchée, on ne peut pas tout avoir !

Le byssus permet au mollusque de s’accrocher aux roches et autres fonds marins, Paris a quant à elle des mains pour s’accrocher à ses proches et à son sac à main.

Nous avons fait un tour presque complet sur nous même et sur les jolis corps d’une moule et d’une huitre, demain je vous expliquerai ce que signifie « hermaphrodite » après une petite interrogation écrite, alors préparez vos copies.

 
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Publié par le 8 juillet 2011 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique : la masturbation de la moule hermaphrodite mutante en Alaska #1

En cette belle matinée d’été je dardais ma carcasse au soleil. Il était tout au plus 16h37. Environ… On n’est pas à la seconde près, on ne joue pas le chrono de si bonne heure un dimanche ! Je prenais un bain de soleil sur la terrasse de mon appartement. Bon, comme je n’ai pas de balcon, je me contente d’ouvrir la fenêtre en grand et m’allonger le plus possible au bout de mon canapé pour que l’astre de lumière puisse me lécher de ses rayons comme Belle avec la joue potelée de Sébastien.

Je glandouillais de façon bestiale. C’est-à-dire, pas douchée, en mode fennec, aisselles déguisées en oursins, une haleine de poney, crinière de lion qui vient de défendre son territoire contre une horde de hyènes et position étoile de mer, haletante comme un bulldog français après une course de vingt mètres.

Mais trop de détail tue le détail et je crains que vous ne perdiez toute estime si j’emphase plus mes qualités du matin. Ou pire, que vous ne commenciez à fantasmer, auquel cas, vous me feriez peur.

Bestiale donc. Quand, quelques minutes plus tard, vers 20h31, je reçois un SMS qui me sort de ma léthargie post matutinale.

« Poisson, votre mission si vous décidez de l’accepter sera d’écrire un article sur la masturbation des moules hermaphrodites mutantes en Alaska. Relèverez-vous le défi ? »

Ben c’est-à-dire que présentement, je me sens particulièrement proche du thème à aborder, tout du moins sur la partie mollusque ! Pour ce qui est de la masturbation ou de l’hermaphrodisation, je tairai mes secrets enfouis.

Alors j’accepte. Allez c’est parti, je tente une connexion neuronale. J’établis un plan de questionnement  super chiadé pour pouvoir répondre au mieux au sujet proposé.

On est scientifique où on ne l’est pas. Moi je ne le suis pas et en plus je déteste les fruits de mer… Mais j’aime bien la reproduction et les hermaphrodites m’ont toujours fait marrer ! Il y a d’ailleurs, à ce sujet, de très beaux documentaires sur youpor… Heu, non, rien !

Revenons à notre plan de questionnement. Pour ne pas vous assommer de trop de trucs scientifiques et rébarbatifs, je ne vous infligerai qu’une question par article. Vous aurez ainsi le temps de digérer, sinon les fruits de mer, du moins les informations que je vous donnerai à la becquée.

Première question :

La moule existe-t-elle ?

À l’odeur du bonnet rouge du Commandant Cousteau, on déduit que la moule existe. Il y a même un certain nombre de personnes, en France et à l’étranger qui jurent sous serment avoir déjà vu une moule, vivante, ou morte selon les pays.

Je dois reconnaître que j’ai également une preuve formelle de l’existence de ces petites choses. Ma mère m’a en effet personnellement obligée à en manger pendant un paquet d’années. J’ai toujours re-gouté, j’ai toujours re-pas-aimé.

Le pire, ce sont les petits crabes qui y louent des piaules pour des sommes modiques et qui croustillent sous la dent du moulophage.

J’avais, pour réussir à avaler ces infâmes bestioles, une technique bien à moi et bien à la trentaine de gamins qui étaient dans ma classe. Oui, vous pensez bien que je n’ai pas inventé seule une méthode d’une telle intelligence, on a dû s’y mettre à plusieurs !

Alors ami lecteur, je te livre mon secret. Tu es prêt ? Tu as la moule plantée au bout de ta fourchette ? Ouvre la bouche, bouche ton nez et glisse le morceau au fond de ta gorge*. Avale ensuite sans mâcher **et le tour est joué !

*Attention les enfants, si vous n’êtes pas majeur, ne tentez pas cette expérience sans la présence de vos parents

** Cette cascade est réalisée par des professionnels, n’essayiez pas de la reproduire chez vous.

Le petit bobsleigh gélatineux va descendre le long de votre œsophage sans que vous en ayez eu le goût. Un peu comme le rebelle qui rentre en boite de nuit The Stomach ni vu, ni connu, en trompant la vigilance du videur papille.

Voilà, vous savez tout de l’existence de la moule, mais une question me taraude la boite à réflexions,  à laquelle nous tenterons de répondre :

C’est quoi au fond une moule ?

Parce que le moule à cake, je connais. Le moulage, je connais. Le moule à bébé, je connais. Le mou du troisième étage, je le croise tous les matins dans l’ascenseur, mais LA moule, au féminin, là ça mérite définition.

Alors nous définirons !

*Image de http://mucilagineux.over-blog.com allez jeter un oeil c’est désopoilant!!

 
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Publié par le 6 juillet 2011 dans C'est dans la tête

 

Le volumineux 1

Je présente le bébé car je vois que certains doutent du petit message sur le coté droit de l’écran… Non papa, l’autre droite, la main qui écrit !

Oui BL ! Pour ne citer personne ! Vous pouvez faire l’acquisition du Volumineux 1 qui, victime de son… heu…. Succès !! Oui, oui, on peut le dire, a totalement disparu des étales des marchands !

Et puis surtout parce que mes amis ont voulu m’encourager. Et puis aussi parce qu’une fois tous les exemplaires vendus, j’ai arrêté de leur casser les molaires avec mon recèle littéraire. Les 60 petits blocs de papiers sont partis comme des petits mouchoirs un soir de rediffusion de Titanic !

Alors je vais le faire réimprimer et je continuerai de le vendre sous le manteau comme on dit…

Oui, je le vends dans la rue, en ouvrant un imperméable sur mon corps nu, seulement habillé des derniers bouquins qu’il me reste. Forcément, on trouve plus vite des acquéreurs, curieux de voir ce qui se cache derrière une telle couverture.

Car vous pourrez en juger par vous même, elle cartonne cette couv !

Alors je vous le dis tout de suite, le bouquin, ben, il contient les articles du blog, j’avoue que sur ce coup là, je ne me suis pas foulée l’auriculaire !

Et bien sûr, une super intro qui chatouille les zygomatiques et une conclusion ludique et utile… A voir et à avoir absolument !

Alors n’hésitez pas à en réserver un par mail, pour que je relance une super édition !

 
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Publié par le 30 juin 2011 dans C'est dans la fête

 

T’as pas 10 BA ?

BA : Bonne action

Bonne Action : fait de faire une chose qui fera plaisir à son prochain sans pour autant coûter une fortune et qui rapporte la joie d’avoir bien agi. Par opposition au mariage qui lui, fait bien plaisir au prochain mais coûte un bras, pour mettre une bague à un doigt qui tentera désespérément de se libérer de l’emprise de l’anneau tout au long des 10 prochaines années.

Alors doit-on considérer que le mariage est l’anti thèse d’une BA ? Je serais tentée de vous répondre mais malheureusement, ce n’est pas le sujet de cet article… Même si, tout bien considéré, j’ai un paquet d’exemples dans mon entourage qui me font sérieusement songer qu’à part une énorme BA, qui leur assurera sans hésitation du tout puissant, une place au paradis… Ben je ne vois pas pourquoi ils ont choisi ce conjoint là précisément.

Non, le sujet n’est pas le mariage mais bien les BA. Alors allons-y gaiment : planté de décors.

Tout à commencé par la BA de mon prochain. Ou plus exactement de ma prochaine puisque je sortais le l’institut de beauté où une main délicate m’a massé, palpé, tapoté, peint en vert, recouverte de linges qui sentent bon, joliment décoré le minois, percé les points noirs… Oui, quand une BA dure plus d’une heure et demie il y a de fortes chances pour qu’elle vous fasse partager un peu de votre intimité avec votre bienfaiteur.

Je sortais donc de chez mon esthéticienne, relaxée,  guillerette et rassérénée après une dure journée de labeur, quand je la vis en passant à coté d’elle sur le trottoir.

Une grosse voiture familiale sept places, peinture bleue défraîchie et vitre avant grande ouverte malgré le ciel menaçant. J’ai tout d’abord pensé qu’elle devait contenir une forme de vie humaine. Non. Une forme de vie canine alors ? Non. Par contre, sur le siège arrière trônait une forme de vie numérique. Un ordinateur portable dans une mallette qui pouvait potentiellement contenir des miyards d’euros et que n’importe qui aurait eu envie de saisir d’un mouvement simple et efficace.

Ohhhh, vilaine pensée ! Je me blâme aussitôt de l’avoir eue et me flagelle cinq fois en guise de châtiment.

J’aime le fouet, oui et alors ?

L’ange et le démon entament à présent une partie de poker dans ma cervelle. Les deux ont du jeu et de sérieux arguments. Mais c’est à l’ange de jouer sa première carte.

« Appelle la police, signale leur la situation et ils vont venir, sirènes hurlantes, te féliciter en te lançant des confettis, créer une rue à ton nom, y mettre une statue à ton effigie avec un mot de remerciements à tes parents pour t’avoir donné une si bonne éducation, te remettre une médaille d’honneur et celer le véhicule avec du ruban jaune « Do not cross » jusqu’à ce que l’heureux propriétaire revienne et découvre la scène les larmes aux yeux. »

Alors, appel à un ami képi, réponse : « Ah non ma bonne dame, on ne peut rien faire pour vous. Vous comprenez, un véhicule est une propriété privée. On ne peut pas y entrer ou le propriétaire peut porter plainte… A moins qu’on l’enlève à la fourrière… Là, ce serait jouable. »

Bon, inutile de vous cacher qu’à ce moment précis, le diable s’est bien foutu de ma gueule. Mais c’était à lui de jouer et il n’allait pas tarder à moins faire le malin.

« Regarde à droite puis à gauche pour vérifier que personne n’arrive. Passe le bras par la fenêtre, attrape la sacoche et sauve-toi en vitesse au volant de ton bolide ! »

« Oh la tache hé ! L’autre !! Dit l’ange au diable en lui secouant un Roi sous le nez ! Je te signale que le bolide en question est une moto !

-          Oui et alors ??

-          Ben déjà qu’elle n’est pas foutue de rouler avec une baguette de pain sous le bras alors un ordinateur portable ! Laisse-moi rire ! Allez, tu viens de perdre ton tour ! A moi : A partir de maintenant, tu restes à coté de la voiture jusqu’à ce que son propriétaire revienne et mette son butin en sécurité.

-          Oui, sauf que là, j’ai une paire de 8, alors finalement, je décide que vue qu’il commence à pleuvoir comme vache qui pisse, elle remonte sur sa chiotte et elle rentre bien gentiment chez elle. Le proprio, il n’avait qu’à faire gaffe à ses affaires.

Je remonte donc, obéissante sur ma moto. J’enfile mon casque et mes gants et je démarre. A contrecœur, je m’éloigne de la voiture au flanc ouvert, la laissant seule dans la jungle urbaine, à la merci des pirates et rôdeurs de tous poils.

-          Attends, attends petite ! Retourne tout de suite auprès de la voiture ! J’ai encore deux cartes à jouer, je ne m’avoue pas vaincu, je suis sure que ce démon ment comme il renifle. Il bluffe trop mal pour être honnête.

Après un tour de quartier, je reviens donc vers mon point de départ, toujours tiraillée entre l’ange et le diable. Entre mon envie de m’installer bien confortablement dans mon canapé ou devoir me geler les miquettes à faire le pied de grue à coté d’une voiture que j’aurais tout aussi bien pu ne pas voir et dont je ne me serai même pas préoccupée si j’avais longé le trottoir d’en face.

-          Dernière carte à abattre : il y a un document sur le tableau de bord, attrape-le et cherche une indication sur le nom du propriétaire.

Je m’exécute et il y a en effet un nom sur l’ordonnance que je viens de déplier. C’est alors qu’en repliant le papier, je vois deux pieds, juste en face des miens. Je sursaute et lève la tête pour tomber nez à nez avec un homme d’un âge certain, qui mesure vingt centimètres de plus que moi.

Je bafouille nerveusement, « vous connaissez Monsieur Machin ? » rouge et gênée comme une enfant prise la main dans le sac de bonbons.

Il me répond que oui, puisque c’est lui même… Ouf, je ne vais pas devoir passer la nuit ici dis-je avec soulagement.

Le démon éclate de rire à me voir me débattre dans les filets de la culpabilité.

Je me confonds en excuses expliquant au vieil homme incrédule l’heure que je viens de passer à l’attendre et l’idée que j’avais eue de tenter de trouver ses coordonnées grâce au papier sur le tableau de bord.

Je ne suis pas certaine qu’il m’ait crue. Il m’a même demandé quel genre de personne attendrait sous la pluie, une heure durant une personne dont on n’est pas sure qu’elle reviendra.

Et bien… Moi ? Mais lui expliquer que je suis un Poisson et que l’eau est la dernière des choses qui m’effraie aurait pris bien trop de temps. Je me suis contentée de lui sourire, de lui souhaiter bon retour et de m’excuser une nouvelle fois de lui avoir fait peur.

Et je suis repartie, frétillant de la nageoire au guidon de mon petit bolide. Talonnée de l’ange, ravi de cette partie pleine de rebondissements, qu’il a fini par gagner et par le démon, déçu d’avoir perdu ce match, et bien décidé à gagner le suivant :

« Accélère… Allez, fonce ! Plus vite !!! »

 
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Publié par le 28 juin 2011 dans C'est dans la tête

 

Le dico des achats pour acheteurs dyslexiques

Je précise avant que vous ne commenciez votre parcours zieutal en 4×4, des fautes et autres contrepèteries, que c’est une horreur pour les yeux et une sacrée gymnastique des neurones. Il vous faudra être attentif pour réussir à déchiffrer. Sauf si vous avez 16 ans et moins, cela fait malheureusement parti de votre quotidien.

Le mont deux des à chats

Sept un pays mère veille eux, dans lequel on peut réaliser des demandes de deux vis, faire faire des côtes à scions et des nez go…

Si on dix pauses d’un cailler décharge appro prié, on naît le roi du pet troll et on peu si nier des contes rats.

L’hachette heure est un met hier qui consiste à gérer les à chats dans une entre prise.

Histoire et rôle

Depuis les à nez 1980, les entre prises cherchent à haut gueux ment hé leurs rêves venus car la croix sens des mares chez se stabilise.

De nos jours les strates et gît commerciales étant bien maître risées par les entreprises, les diries gents s’intéressent aux dés panses de leurs sosies étés qui peuvent re prés hanter selon les sectes heures d’activité entre 40% et 70% des coups tôt aux de l’hante reprise : tout gain a des con séquences sur le rhésus tat fine an scier de celle-ci.

Las shutter intervient pour au petit miser le pris d’hache A.

Il y a deux grands types d’acheteurs :

Raymond et Robert.

MAis ne parlons pas queue deux. Île y as haut scie :

Les acheteurs en pro duc scions : mat hier premières ou pro du huit semi finis.

Les achats hors pro duc scions : serre vis, frais gênés rots comme les fours ni tures de bu rots.

Pourquoi cet article ?

Oui, cher lecteurounet, vous vous demandez certainement pourquoi je vous inflige ce traitement… Et je vous répondrai qu’il y a deux raisons essentielles à cela :

La première : J’aime bien me faire mousser en montrant que je suis méga bonne ! En jeu de mots ! Tout étant relatif, comparée à une grue cendrée, je suis méga bonne. C’est sûr que comparé à Raymond Devos ou Loana, il y a encore du boulot !

La deuxième : C’est par vengeance pour les commerciaux qui ne savent pas taper un devis ou écrire un mail sans faire de bourdes énormes.

Même si je n’en suis pas à ma faute d’étourderie d’essai, je me fâche tout scrogneugneu, gros z’yeux, tout rouge, quand un devis arrive blindé de photes.

J’exagère ? Allez, je balance le best of de mes perles : Cahiet des charges, devi, échèle, et j’en passe.

Alors comme en ce moment je passe ma vie au travail et que je ne prends plus le temps d’écrire sur mon très cher ami lebocaldupoisson, il faut bien que je me venge un peu…

C’est de bonne guerre !

 
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Publié par le 12 juin 2011 dans C'est dans la tête

 

Carte postale de la Terre

Une capsule Terrienne vient d’être trouvée par une civilisation extra terrestre. Un archéologue "local" tente une analyse. Voici ses conclusions :

"Faites demi-tour, fuyez tant qu’il est temps", cela ressemble à s’y méprendre à un avertissement. Cette navette est si vétuste et démodée. Il semble que cette petite poussière dans l’univers et que l’on appelle "Terre" tente une évolution. Il est question dans ces écrits intitulés « Déclaration des droits de l’homme » de liberté, d’équité et d’entraide entre les Hommes. Mais qu’est ce que l’Homme ? Le principal occupant de la planète, un occupant parmi tant d’autre ou pire : un occupant parmi tant d’autres qui se pense le principal occupant et agit en conséquence, détruisant et saccageant en un siècle ce que leur Terre si généreuse a passé des millions d’années à lui offrir ?

Il parvient à créer des voitures, qui sont, selon toute vraisemblance, la pointe de leur technologie avec l’informatique et la biologie, mais, en parallèle, le racisme y est si fort qu’ils préfèrent laisser dépérir leur voisin pour s’assurer de rester le plus puissant.

Consommer, c’est le principal objet de la vie du plus grand nombre d’Hommes.

Mais les Hommes comme ils s’appellent eux-mêmes n’ont une vision qu’à court terme qui mettra en danger leur civilisation entière.

Ceux d’entre eux qui n’auront pas participé à cet effort de sape collectif se verront dépouillés de leur habitat naturel au profit des  « puissants ».

Et contre toute attente, les plus forts d’entre eux, ceux qui connaissent la nature, vivent en la respectant et en la connaissant, ceux qui ont fait que, de générations en générations, les gènes se sont transmis et avec eux le savoir et la sagesse, sont maintenant devenus les plus vulnérables.

Les Bushmen, les indiens, tous ces Hommes qui vivent au plus proche de l’essence même de la vie, sont à la merci des puissants destructeurs.

Les Hommes nommés Mayas le savaient, ils nous ont envoyé des messages d’avertissement, il y a quelques années lumières de cela.

Faites demi-tour, fuyez et vite tant qu’il est temps… Qu’ils sont drôles ces Hommes, de croire que nous pourrions nous inquiéter, nous, de leur sort, quand eux sont incapables de le faire pour eux-mêmes…

 
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Publié par le 9 juin 2011 dans C'est dans la tête

 

Tout est une question… d’éducation ?

Galayelle vivait entourée des siens dans un petit village à l’orée de la forêt. Elle se nourrissait de ce que lui offrait la nature et cela pouvait parfois lui réserver de mauvais tours. Cela dit, elle faisait rarement deux fois la même erreur.

La première fois, elle avait 6 ans, elle avait trouvé de petites graines rouges sur un buisson qui jouxtait sa maison. Elle s’étonna tout d’abord de n’avoir jamais vu quiconque en consommer au village. Sa mère, la voyant scruter le butin, lui interdit d’y goûter. Mais à peine le dos tourné, elle mit la petite boule rouge sur sa langue. Ce n’était pas piquant, elle la croqua. Ce n’était pas acide, elle la mâchouilla. Ce n’était pas amer, elle l’avala. C’était allergène… Elle passa deux jours à se gratter.

Galayelle avait 16 ans, elle revenait du feu de camp organisé par les enfants de son âge et avait bravé un interdit : elle avait fumé le tabac des Dieux. Celui réservé aux cérémonies et que fumait le grand prêtre pour parler aux esprits. Pour une fois, ce ne sont pas ses parents qui l’ont remise dans le droit chemin, mais l’esprit de sa grand-mère, particulièrement fâchée devant tant d’immaturité.

Galayelle avait 20 ans, elle parcourait les clairières, le vent dans les cheveux sur le dos de sa jument. Elle dépassait les villageois avec leurs carrioles et leurs ânes de bat. Elle doublait inconsidérément et galopait à une vitesse folle quand, sorti de nulle part, un enfant de berger traversa, un agneau dans les bras. Elle n’eut pas le temps de freiner sa jument. Elle perdit de l’adhérence et le choc fut d’une rare violence. Elle perdit dans la bataille sa jument que les assurances ne lui rembourseront pas et le petit berger eut droit à une attelle pendant 6 mois.

Galayelle avait 25 ans, elle défiait la nature en fricotant avec un jeune homme de la forêt voisine. Ils grimpaient aux arbres pour s’isoler et se faisaient des lits de feuilles tendres. Mais un jour vint où le jeune homme ne su retenir ses mots et la jeune Galayelle comprit, neuf mois plus tard, que cette bourde là, elle n’était pas prête de l’oublier.

Galayelle avait 31 ans quand sa fille, en sortant du village se pencha sur un buissonet et admira longuement les petites boules rouges qui le recouvraient. Elle pensa tout d’abord lui interdire sa consommation puis elle se ravisa en repassant, à la vitesse de l’éclair, sa vie dans sa tête.

Elle se pencha à son tour et observa avec sa petite. " Ces boules ont l’air bonnes n’est ce pas ? Tu voudrais y goûter ? Oui, je n’en doutais. Et bien si tu tiens à le faire, il y a quelque chose que tu dois savoir…"

Elle lui conta son expérience et fit confiance au libre arbitre. Se disant qu’ainsi, elle lui éviterait de faire des sottises et que cela la responsabiliserait.

Jamais la fille de Galayelle ne sut quel goût avaient ces petites boules rouges. Mais Galayelle fut grand-mère 10 ans plus tard.

PS : Cet article est dédié à ma maman parce que quelle que soit l’éducation qu’on file à nos moufflets, ils trouveront toujours un moyen de faire une connerie…

PS 2 : Pas d’inquiétude, je n’ai rien à vous annoncer !

PS3 : Les boules rouges en bas de la tour… Elles sont pas bonnes !

 
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Publié par le 6 juin 2011 dans C'est dans l'amoouuurrr

 

Vue de la terrasse du bar

Elle venait de passer, droite et fière, dans une apparente veste chic. A son regard perdu dans le vide on l’eut dit pleine de projets. A sa veste défraichie en réalité, on devinait qu’elle était sans le sou. Ses projets ne sont encore que des rêves, elle n’a que vingt ans.

Elle marche avec son fils, elle a le teint brûlé par un soleil artificiel à 10 euros la séance. Elle porte un son coude un sac Gucci vraisemblablement acheté sur un marché aux contrefaçons, au cours de ses dernières vacances d’été organisées par le CE de sa société. Elle pense à sa prochaine manucure et n’écoute pas son ado qui lui explique que le collège c’est nul et reste pendu aux lèvres de sa mère en attente d’une remarque.

Elle traverse la rue et interpelle le jeune homme qui venait en sens inverse. Elle lui sourit, il regarde sa montre. Elle a envie de lui proposer un café, il a envie de lui proposer de se voir… Une autre fois.

Elle passe droite et élégante dans sa veste au premier abord quelconque. Un sourire serein plaqué sur les lèvres elle porte son âge avec grâce. Son regard se pose avec tendresse sur les gens, sa vie est accomplie, elle a tout au plus soixante ans.

Il sort son ordinateur à la table d’à coté dans le bar. Il travaille sur des cellules quand je travaille les lignes au kilomètre.

Elle est beaucoup trop « forte » comme dit la bienséance et porte un t-shirt rose saumon déformé par trop de lavages. Son conjoint le lit dans le regard des passants et la précède, tête baissée avec l’air de dire « Elle n’est pas à moi celle-ci, elle me suit depuis tout à l’heure, je ne la connais pas ! ».

Ils marchent côte à côte, ces deux garçons au polo rose fuschia. Ils ont l’air complice et ce n’est qu’au moment où leurs hanches dépassent les têtes des clients de la terrasse du bar dans mon champ de vision que je comprends une telle folie dans le choix des couleurs. Leur taille est cerclée d’un tablier aux couleurs et logo du restaurant où ils officient.

Elle a l’air sombre malgré ses yeux bleus d’eau. Elle cache sa bouche pulpeuse derrière des lèvres pincées.

Elle a des allures de mannequin russe. Ses cheveux flottent dans le vent et autour d’elle les tables disparaissent pour laisser place à des flashs qui crépitent et un public attentif à la dernière excentricité du créateur. Elle a le regard des pros, celui qui va droit à l’horizon, sans se laisser perturber par les turbulences du monde extérieur.

Il a le regard de l’homme qui doute de lui, il a un bon poste mais sa valisette ne lui permet pas d’avoir l’étoffe du chef. Son regard se pose sur les femmes avec toute la cause du désespoir. Il n’est pas à la hauteur se dit-il depuis sa plus tendre jeunesse.

Il est à l’âge où le temps passe aussi vite que ses pas. Au ralenti, fatigué et faible. Il n’attend rien de personne. Il ère seul et sans but mais il a la résignation des 96 ans de son pauvre squelette.

Ils se promènent en groupe, ils ont l’assurance des jeunes que rien n’impressionne et qui le revendiquent. La casquette à l’envers et le bandana sont leurs signes de ralliement. Ils jouent les caïds mais ont la tête de ceux dont on se rend compte à la fin du film qu’en fait, c’étaient des gentils.

Il a la tête des musicos qu’on voit dans les festivals, la barbe mal taillée et la boucle à l’oreille. Il est petit et frêle mais il ne faut pas se fier à son apparente faiblesse il est ceinture noire de karaté.

Ils ont ce bonheur plaqué sur le visage de ceux qui ont tout traversé. Leurs cheveux blancs s’accordent à la perfection, tout comme leurs vies et leurs attentes. Ils marchent main dans la main et cœur contre cœur.

Elle a les seins refaits et le haut de son jogging rose fuchsia… Oh non, je ne peux, pas ! Les vieux, les mioches, les grands, les glands, les moches, les bombes… Passe. Mais les poufs, je ne peux pas !

Je finis mon café et je prends congé.

 
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Publié par le 3 juin 2011 dans C'est dans la fête

 

Le Portrait

Le portrait, exercice de style ou style d’exercice ?

S’il est porté sur le trait, le portrait peut être un visage, mais envisageons la chose différemment :

Si le portrait est une figure, en traits il devient un dessin ou une œuvre.

Mais si le portrait est une figure, de style, il est alors tracé par des lettres.

Le crayon qui va dessiner ce portrait peut être explicite ou implicite.

Explicite : Par des traits et des dégradés, tracés sur une page blanche, il vous présentera l’image sous sa forme la plus directe.

Implicite : Par des lettres et des mots glissés sur une page quadrillée il vous laissera imaginer ce que bon vous semble.

En définitive un portrait est la représentation visuelle ou mentale que l’on a d’un visage me direz vous.

Oui, mais tout est affaire de lecture. Car si je vous dis « portrait » et que je me contente de vous dicter très lentement ce mot alors que vous n’avez pas vu le mot écrit, vous pouvez tout aussi bien entendre « port très » « porc trait » « porte raie »… et alors votre esprit fera la gymnastique d’adapter les images et les mots qu’il vous évoque.

Aussi vous pourrez faire le portrait du port du Havre :

Le Havre : Port trait d’union entre deux rives de continents. Port très développé et à la pointe du progrès. Porte réunissant les économies mondiales.

Alors le portrait, style d’exercice particulièrement difficile, et exercice de style pratiquement infini.

 
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Publié par le 31 mai 2011 dans C'est dans la tête

 

Une journée de rêve 2 # J’en perds le reflet

Comme je suis quelqu’un d’obéissant, surtout quand il s’agit de se faire plaisir, je suis à la lettre le planning établi par le panier magique, apparu ce matin devant ma porte.

Je commence par savourer les croissants, le pain croustillant et les fruits frais.

Je me plonge dans l’eau chaude du bain avec délice et je ferme les paupières. Je m’évade dans le monde des songes.

Et quand arrive la fin de ma délicieuse torture de massage, il est temps de me vêtir et de quitter mon nid douillet.

Mon enveloppe en poche, je décolle.

GPS « On », je me dirige vers mon fabuleux destin d’à méli-mélo. Il n’y a étrangement personne dans les rues, tout est calme. Je trouve une place libre, je parque mon chariot à vapeur.

Je suis dans la rue, je trottine. Trop vite pour faire attention à ce jeune homme qui vient de me toiser, pas assez vite pour manquer le lieu de rendez-vous.

En passant précipitamment devant la devanture d’un coiffeur, je fais volte face, je déchiffre péniblement le nom en lettres argentées. Ma vue est brouillée d’avoir fourni un effort inhabituel : celui de courir sur au moins 200 mètres !

« Bel’Art Coiffure », c’est bien ici. Je vérifie machinalement l’heure, 10h27. Pile à temps. Alors allons demander cette Sophie.

« Bongour, vais rendez-vous avec Fophie Favier… » Dis-je en faisant une entrée triomphale.

Non, je plaisante ! Je suis rarement très assurée dans les endroits ou chaque femme que je croise ressemble à une gravure de mode.

C’est la coiffeuse elle-même qui vient à ma rencontre. Elle me demande si je suis bien celle qu’elle croit que je suis et si j’ai une enveloppe à lui remettre.

Je réponds deux fois par l’affirmative et lui tends le morceau de papier soigneusement cacheté. Elle l’ouvre et en sort trois morceaux de papier. Dont un qui semble être une photo découpée dans un magasine.

On passe au bac comme elle dit. Je suis bercée par le massage qu’elle me fait en guise de shampoing et manque de m’assoupir.

Elle me traine dans un état cotonneux vers le seul fauteuil qui n’est pas doté d’un miroir… L’idée ne me plait pas du tout ! Mais elle me rassure, on ne va qu’ébouter… Pas de coupe franche, pas d’inquiétude !

Soit ! Je me laisse faire, je lui précise toutefois que je la retrouverai, elle et toute sa famille et que je bombarderai leurs portes d’œufs crus si elle me loupe… A bonne entendeuse…

Et contre toute attente, au lieu de ressortir avec un brushing en bonne et due forme, je finis avec un superbe chignon façon sauvageonne. Mon chignon préféré de toute la vie ! Du moins c’est l’image que je m’en fais au toucher.

J’ai des petites mèches dans les yeux et dans le cou, une fleur au sommet du crane, juste un peu décalé sur la droite pour … Ben pour que ça n’ait pas l’air trop con en fait !

Je m’apprête à prendre congé de ma tortionnaire de cheveux, pas si méchante que cela au final. Mais avant de quitter le salon, elle me donne le troisième papier qui se trouvait dans l’enveloppe.

Drôlement bien ficelé ce marathon les filles, me dis-je intérieurement.

Je sors dans la rue, fière comme petite libellule ! Je virevolte, mirant mon reflet tout neuf dans les vitrines des magasins alentours. Ce n’est pas par mégalomanie, mais qui n’a jamais admiré sa coupe toute fraiche pendant au moins dix minutes après être sorti de chez le rase tifs ? Avec ce petit détail en plus que moi, je ne sais pas exactement quelle tête j’ai faute de miroir.

J’en oublie presque le papier que Fophie vient de me remettre. Je l’ouvre et je lis, écrit en lettre découpées dans du papier journal, comme dans les films de détectives :

« Traverse la rue, et longue la devanture rose. Tu trouveras une grille en fer forgé. A l’interphone, sonne au N°3 et suis les indications. »

De plus en plus étrange. Je déclenche le carillon et une voix de femme (ouf !) me dit de montrer au premier étage et de patienter dans le hall d’entrée.

Je m’exécute et me retrouve dans un superbe appartement, style ancien mêlé de modernisme. Une douce odeur d’huiles essentielles, agréable sans être entêtante me berce les narines.

Je mets à profit mon attente pour admirer les œuvres graphiques qui recouvrent les murs. Mélange de peinture et de photographie. Corps sensuels et entremêlés plus ou moins abstraits.

Je me perds en contemplation quand une jeune femme entre qui me fait sursauter.

Elle porte un tailleur jupe blanc près du corps. Ses fins cheveux blonds sont tirés en queue de cheval très stricte. Elle a le visage doux mais peu expressif. Son maquillage est irréprochable.

Si vous voulez bien me suivre ? Me murmure-t-elle en disparaissant derrière un lourd rideau de velours prune.

 
 

J’ai la tête qui éclate…

Et je m’éclate !

Bon, c’est moche mais ça vient d’une bagarre entre mes deux neurones, alors je n’ai pas pris le risque de mettre mon doigt en eux… Trop dangereux !

 
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Publié par le 8 mai 2011 dans Gribouillages

 

La vie à 5 #8 – De l’arche de Noë à la maison des sept naines

Vous avez donc une vision de l’intérieur du Bocal pour ses principales résidentes, alors laissez moi vous présenter maintenant ses environs et celles et ceux qui font que le Bocal est ce qu’il est, parce que nous le valons bien.

Le Bocal a vu son environnement évoluer de mois en mois et un microcosme de copines s’est formé. Il s’est solidarisé et solidifié, comme des petits coquillages sur un rocher en pleine mer.

Contre vents et marées, les Bocalitas, ont su se créer leur univers bien à elles.

Entre les salsas, les sorties en boite, les journées playa, le surf sur le Net à la recherche de la perle rare, en passant par les visites de musées… Enfin une seule fois, parce qu’on était bourrées, qu’on avait des entrées gratuites et que le videur plaisait à la majorité unanime.

Loin de moi l’envie de nous faire passer pour des nymphomanes, alcooliques, qui n’ont aucun avenir et finiront dans la déchéance la plus totale, ou pire, droguées joueuses de poker invertébrées.

Mais l’idée est là, on est super culturées pour le boulot, on a toutes un vrai métier avec des vraies grosses responsabilités, de vrais chefs sur le dos, qui nous donnent de vrais objectifs…

Mais quand on sort du travail, nous ne sommes plus rémunérées et laissons toute forme de cervelle, sens de logique ou de droiture au placard pour devenir de parfaites City Girls PoWaa avec leurs qualités, mais surtout leurs défauts !

Parce que la vie, ce n’est pas gaufrette et qu’il faut bien se lâcher de temps en temps !

Alors avec les Bocalitas, on danse le Toupidou à tout va et on passe de nombreuses bonnes soirées.

Nombreuses ? Oui, je pense qu’on peut dire ça. Petites statistiques de l’année 2010 :

La vie dans le Bocal fleurait bon la fiesta, la vanille diluée dans le rhum et le genfoutisme doublé d’un ordre et d’une précision dans le rangement à faire pâlir de jalousie les nanas d’une bien célèbre émission de nettoyage, d’une bien célèbre chaine télévisée dont je ne citerai pas le nom.

A raison :

  • d’une soirée tous les 4 jours (soient 82 noubas)
  • d’une moyenne de 5 invités par soirée (soient 10 pieds)
  •  d’un rendez vous galant tous les quinze jours (Soient…heu au moins tout ça de câlins et autres pirouettes !). Je précise que c’est une moyenne en jours de passage, pas en heures et pondéré sur les 23 dernières années avec un rabais au prorata de 5,7% par rapport au taux d’inflation du prix de la boite de capotes. Alors ne cherchez pas à calculer le nombre de partenaire que j’ai pu avoir au cours de ce dernier quart de siècle, il vous manquerait une donnée importante pour résoudre cette complexe équation, c’est ma pointure. Et loin de moi l’idée de vous balancer que je chauffe du 40. Oups ! Je suis démasquée !
  • d’un quart de litre… Bon OK, de quatre litres d’alcool par convive et par soirée…

Cela nous donne un total de 3987 éclats de rires, 56 cuites, 3 comas éthyliques, 6 384 123 parties de jambes en l’air (Oui, je sais je sais !… Vous êtes jaloux mais on en fait des trucs sous l’emprise de l’alcool !), 27 discussions sérieuses, 25 films vus et 76 revus, un projet très sérieux et une proposition de collocation, très sérieuse elle aussi.

Oui, un projet et une proposition. Que c’est terre à terre. Mais vous allez voir bien tôt que pour cette proposition, il va falloir accepter de s’envoyer en l’air !

Soyez patient jeune murloc, le temps viendra bientôt où vous saurez tout, tout, tout vous saurez tout sur le projet !

 
 

La vie à 5 #7 – Ratatouille d’animaux de compagnie !

Suite à l’épisode « Oh mon dieu, y’a un chat dans l’salon », Cléo a décidé de faire la grève de toute forme de complicité avec sa copine de Bocal, c’est-à-dire moi.

Depuis l’arrivée de Kiwi, elle reste prostrée dans son coin, ne cricrite plus, ne pfffppffffte plus, ne se cache plus dans mes habits, ne fait plus pipi sur mes épaules. Sa vie est devenue bien morose.

Je décide donc de prendre le taureau par les cornes et le rat par la queue. Je me rends dans l’animalerie où j’ai acheté ma petite compagne et je lui trouve une copine.

Celle-ci sera rousse, parce qu’il faut arrêter avec les clichés selon lesquels, les roux ça sent mauvais, patati, patata… C’est faux ! Un rat, ça ne sent pas mauvais, si la cage est nettoyée régulièrement !

Mais le choix est difficile car je ne peux en sauver qu’une d’une mort certaine, engloutie par un reptile.

Quoique, tout bien considéré, le choix est en définitive vite fait : je ne veux pas en faire un élevage, j’ai déjà une femelle, alors c’est un peu comme jouer à « Qui suis-je » pour ceux qui connaissent et qui comme moi, avaient plus de 6 ans en 1990.

Ce n’est donc pas un mâle.

Elle est bicolore

Elle a des poils courts

Elle est encore en vie

Elle a des moustaches

Elle ne porte pas de lunettes

Elle a une longue queue

Elle ne mord pas

Ce sera donc toi, petite coquine, planquée sous tes petits camarades !

Et comme j’ai déjà Cléo et Kiwi à la maison et que j’aime bien la règle des trois « C » (café, cloppe caca… Bien que depuis trois ans que je ne fume plus, c’est plutôt café-caramel, caca), et bien ce sera Cookie !

Emballez-moi ça dans une petite boite avec des trous, et s’il y en a 34 grammes de plus, laissez-les. A quatre euros la bête, on ne va pas chipoter.

Une fois rentrée dans le Bocal, je démoule la boite de carton dans la caisse de Cléo et j’observe le comportement des deux protagonistes.

Mais là, horreur ! La pauvre ratoune a eu la queue cassée pendant le transport ! Je panique, m’interroge, remets en doute ma capacité à être une bonne mère pour cette petite, m’apprête à aller me dénoncer à la police pour mauvais traitements…

Quand tout à coup, l’illumination ! Je regarde attentivement les photos que j’ai faites d’elle dans l’animalerie et je vois un petit angle à 75° au bout de sa queue. Je ne suis donc pas une mauvaise propriétaire, elle était déjà toute abîmée avant que je ne la prenne.

Promis Cookie, je ne ferai pas marcher la garantie, je t’ai, je te garde !

Enfin si tu veux bien rester… Parce que Cléo a l’air bien décidée à tester ta patience et ta capacité à te laisser dominer. Alors tu vas avoir une autre ratte sur le dos pendant encore quelques jours.

Au sens littéral du terme.

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées à trois gonzesses dans le Bocal.

 
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Publié par le 30 avril 2011 dans C'est dans l'appart

 

La vie à 5 #6 – Trop de la chatte !

Je suis vulgaire ? Non, pas du tout, c’est ce que j’ai trouvé de mieux comme introduction à l’introduction d’un nouveau petit porteur de poils dans mon chez moi. Et plus précisément une nouvelle porteuse puisque cette fois encore ce sera une femelle. Mais ça, je ne le sais pas encore.

Alors ne brûlons pas les étapes, ni les pucelles sur des bûchers : nous sommes en mai et je viens d’emménager. Ma ratte est ma meilleure amie du monde entier des animaux, mais je voudrais avoir un deuxième son de cloche pour prendre les décisions les plus importantes, comme :

-    Quelle marque de croquettes dois-je acheter ?

-    La litière végétale est elle plus douce pour les coussinets ?

-    Oui, mais la litière en calcaire sent-elle vraiment moins fort ?

-    Les rideaux, c’est mieux en bleu ou en orange ?

-    On regarde quoi ce soir à la télé ?

-    Et si Sarkozy était deux fois plus grand, est ce qu’on l’appellerait Sakozyzy ?

-    Si Mimi Matty et Zidane font des enfants, est ce qu’ils seront champions de baby foot ?

Je dois un copy right pour la dernière, elle n’est pas de moi, mais elle me fait bien rire alors je la laisse, quitte à devoir affronter des hordes d’avocats enragés.

Pour avoir une vision plus élargie des choses, j’ai opté pour l’autre bout de la chaine alimentaire.

Donc après l’animal craintif qui se fait bouffer à coup sûr, sauf dans les Walt Disney où les chats sont vraiment trop cons ou trop fleur bleue, et bien je vais prendre un chat pour vérifier si les dessins animés, c’est la vérité vraie ou si c’est juste pour ne pas faire chialer les gamins.

Si ma ratte se fait bouffer, j’entame une procédure contre la firme qui produit ces documentaires mensongers.

Si ma ratte survit à l’épreuve, j’achète l’intégralité des dessins animés où on trouve des matous copains avec des souris pour aider à sponsoriser ces chefs d’œuvres si réalistes.

L’ironie du sort a voulu que la portée de chatons parmi laquelle mon futur adopté devait se trouver, ait été entièrement décimée par un renard affamé.

Le drame de la savane et de la jungle à porté de notre porte. Digne d’un documentaire de la cinquième chaine télévisée du poste… Mais en beaucoup plus triste, parce que, pour une fois, ce n’est pas une conne d’antilope qui se fait bouffer par un lion patachon. Non, mais un con de chaton qui se fait becter par un animal qui, s’il était passé sous les roues d’une voiture, comme il est censé le faire s’il respecte son rôle dans la nature, ne m’aurait pas gâché le plaisir d’avoir un petit minou a dompter.

Dois-je en déduire qu’il faut que je remonte un peu plus dans la chaine alimentaire et que je devienne maître renard ?

J’hésite. Mais je décide finalement de ne pas changer de cap. La mort dans l’âme, je me remets en quête de mon futur colocataire poilu.

Je cherche sur le net et je vois défiler des pages et des pages de minouchoux, tous plus craquants sous la dent les uns que les autres.

Et là… Je la vois ! Cette petite boule de poils blanche avec le bout des pattes et de la queue tout gris. « Petite chatonne blanche cherche famille aimante » dit l’annonce… Si elle ne me bouffe pas les arpions dès le réveil et qu’elle ne fait pas ses griffes sur mon canapé, il n’y a pas de raison pour que je ne l’étripe adore pas !

J’appelle. La dame me dit « Vous passez la voir alors ? », ce à quoi je réponds, sans l’ombre d’une hésitation « Non, je passe la prendre, elle est dores et déjà adoptée ! »

Et j’ai su, en la prenant la toute première fois dans mes bras, que c’était elle, que c’était moi, que c’étaient nous…

Comment j’ai su ? À peine en mains elle a commencé à se débattre, a tenté de sauter à maintes reprises, m’a arraché l’avant bras à coup de griffes, a commencé à mâchouiller ma veste en simili cuir, a miaulé tant qu’elle a pu tout le trajet du retour, a tenté de s’échapper, a fuir à mon approche.

Et moi j’aime les indépendants, qui ont du caractère, avec qui rien n’est jamais acquis, et qui me font ramer pour montrer leurs sentiments. Oui, comme les garçons oui !

Et finalement, une fois arrivée devant chez moi, le moteur de ma voiture arrêté, elle s’est couchée, roulée en boule sur mes genoux et a commencé à ronronner…

En quatre secondes et demie, nous étions sur la même longueur d’ondes elle et moi.

Mais son nom… Comment pourrais-je l’appeler ? Facile ! « T’es tout p’tit, t’es tout Kiwi ! » et « t’es tel’ment p’tit qu’tu touches pas par terre » Ok ! Ce sera Kiwi !

C’est une femelle, je sais et alors ? Elle s’en contrefout, elle ne sait pas ce qu’est un kiwi et encore moins la différence entre féminin et masculin. Quand à un nom, je l’aurais appelé Carlos qu’elle n’aurait pas cherché à comprendre alors qu’il en soit ainsi Amenluïa !

Voici donc Kiwi arrivée dans le Bocal, et aussitôt présentée à Cléo, qui n’a pas des masses d’humour en ce qui concerne les félins. Elle n’a apprécié que moyennement la présence de la nouvelle arrivante. Même si, pour le moment, elles font presque la même taille.

J’ai comme l’impression qu’elle se doute que leur relation est impossible… Les Roméo et Juliette de la papille et de l’appétit… Malgré tous mes efforts pour les rapprocher, il y aura toujours un obstacle à leur amour…

La faim du chat.

 
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Publié par le 27 avril 2011 dans C'est dans l'appart

 

La création du maître

Et le coloriage de moi!

 
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Publié par le 24 avril 2011 dans Gribouillages

 

Tête de truc…

 
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Publié par le 22 avril 2011 dans Gribouillages

 

Un p’tit bonhomme…

Enfin une petite bonne femme plutôt!

N’est moi qu’à fait!

 
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Publié par le 20 avril 2011 dans Gribouillages

 

Des petits gribouillages, m’dame! #2 Vous mordez à l’hameçon?

Voilà, j’arrive comme ça, la fleur à la bouche, et vous, vous mordez à l’hameçon…. Mouahahahaha, allez, je vais aller m’occuper de mes points noirs!

 
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Publié par le 18 avril 2011 dans Gribouillages

 
 
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