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Archives de Catégorie: C’est dans la fête

Le monde merveilleux des p’tits vieux

Illustration : Emmanuelle Zicot

Pour un nombre incalculable de raisons, il fait bon être un petit vieux. Ils sont choyés, ils ont la priorité pour les places assises dans les bus, ils peuvent se garer sur les places pour handicapés sans que personne ne s’offusque, ils sont maîtres dans l’art de se faire plaindre, leur pays est Tamalou et sa capitale est Bobolà, on leur laisse le passage même s’ils ne sont pas pressés et n’ont que ça à faire de traîner dans nos pattes un samedi matin, à l’heure où les honnêtes gens font leur corvée samedinicale, il paraît même que certains se vont jusqu’à se pisser dessus juste pour faire suer les infirmières… Je tiens ça d’une amie infirmière alors je balance ! Pour résumer, les p’tits vieux, ce sont des escrocs en puissance !

Quoique, je dis peut-être ça sous le coup de la colère, de la peur, ou encore de la jalousie, j’hésite… Alors pour ne pas avoir l’air d’une critiqueuse arbitraire, je vais vous passer en revue quelques unes des raisons qui me font penser que les vieux, parfois, il vaudrait mieux les euthanasier à la naissance et que j’ai bien hâte d’en être une moi-même une euthanasiée de naissance !

Les buffets

Une chose m’a fait penser un jour que je n’avais aucune chance de survie dans la jungle : j’ai participé à un buffet gratuit où la moyenne d’âge des 200 convives devait avoisiner les 75 ans. Seules trois âmes faisaient baisser cette moyenne de 0,000002 points : mon père, moi-même et un autre jeune affamé et alléché par la promesse de Champagne et de petits fours gratuits.

Il y avait plus de dents dans la gueule d’un seul crocodile que dans la totalité des bouches présentes dans la salle si on leur retirait leurs dentiers.

Pareil pour les cheveux. Il y avait plus de choucroutes dans la pièce que lors du festival de la saucisse de Strasbourg. Autant dire que les crânes ressemblaient d’avantage à des pistes d’atterrissage qu’à la forêt amazonienne.

Le rapport avec mon espoir de survie dans la jungle me direz-vous ? Et bien, puisqu’on en est aux comparatifs : j’ai plus de chance d’arriver à retirer un morceau d’antilope dans la gueule d’un lion qu’un petit four dans la bouche d’un vieux !

Leur technique est rodée : coup de coude, rassemblement par groupe de trois, marche en formation de la tortue avec des chapeaux piquants pour mesdames et des cannes pour messieurs.

Coup de canne dans les tibias de celui qui oserait tendre une main vers le buffet. Chapeau dans l’œil du malotru qui tenterait une percée vers l’ouest, extension du bras et saisie du plateau entier d’amuse-gueules. Association avec un autre trio pour refermer le cercle et protéger le butin des autres prédateurs.

Un électron libre est envoyé au ravitaillement de Champagne. Celui là est un mercenaire, il n’a pas de groupe défini, mais troque du liquide contre du solide aux groupes de six.

Au cas où la technique dégénère, un des petits vieux peut aussi jouer la carte du malheureux en vous lançant le regard qui dit : « laissez-moi la tartelette au chocolat, moi je suis proche de la fin, j’aperçois déjà la lumière qui annonce la fin, c’est peut être mon dernier plaisir sur cette terre… ». Avant demain tout du moins.

Ou pire, il peut dégainer la carte de la victime !

Un exemple : vous arrivez à approcher le plateau, vous vous servez, et là, le vieux sournois se met à geindre bruyamment. Plusieurs plaintes existent :

-          il crie au scandale, vous accusant de lui avoir pris le petit four des mains,

-          Il crie de douleur, affirmant que vous l’avez piétiné violemment pour lui passer sous le nez,

- Il feint un malaise pour détourner votre attention du buffet quelques instants,

- Il vous prend votre petit four des mains et le mange en vous remerciant de le lui avoir apporté, ce que vous n’oserez jamais contester en présence d’autant de ses congénères,

- Il peut même se jeter par terre, en prétextant que vous l’avez bousculé, et, pendant que vous essaierez de l’aider à se relever, sous les regards désapprobateurs des autres petits vieux, son complice embarquera le plateau de verrines. Sitôt relevé, le p’tit vieux cascadeur rejoindra la formation de six et plus personne de fera cas de vous, comme s’il ne s’était rien passé, chaque vieux retournera à son activité de chasse. Vous resterez bouche bée, et comme deux ronds de flan, que vous ne goûterez pas, car le temps que vous repreniez vos esprits, les desserts aussi auront disparu.

Moralité, méfiez-vous… Quoiqu’il arrive, même si ça n’a plus de dents, un petit vieux ça reste super dangereux quand ça a faim !

 
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Publié par le 23 janvier 2012 dans C'est dans la fête

 

Le volumineux 1

Je présente le bébé car je vois que certains doutent du petit message sur le coté droit de l’écran… Non papa, l’autre droite, la main qui écrit !

Oui BL ! Pour ne citer personne ! Vous pouvez faire l’acquisition du Volumineux 1 qui, victime de son… heu…. Succès !! Oui, oui, on peut le dire, a totalement disparu des étales des marchands !

Et puis surtout parce que mes amis ont voulu m’encourager. Et puis aussi parce qu’une fois tous les exemplaires vendus, j’ai arrêté de leur casser les molaires avec mon recèle littéraire. Les 60 petits blocs de papiers sont partis comme des petits mouchoirs un soir de rediffusion de Titanic !

Alors je vais le faire réimprimer et je continuerai de le vendre sous le manteau comme on dit…

Oui, je le vends dans la rue, en ouvrant un imperméable sur mon corps nu, seulement habillé des derniers bouquins qu’il me reste. Forcément, on trouve plus vite des acquéreurs, curieux de voir ce qui se cache derrière une telle couverture.

Car vous pourrez en juger par vous même, elle cartonne cette couv !

Alors je vous le dis tout de suite, le bouquin, ben, il contient les articles du blog, j’avoue que sur ce coup là, je ne me suis pas foulée l’auriculaire !

Et bien sûr, une super intro qui chatouille les zygomatiques et une conclusion ludique et utile… A voir et à avoir absolument !

Alors n’hésitez pas à en réserver un par mail, pour que je relance une super édition !

 
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Publié par le 30 juin 2011 dans C'est dans la fête

 

Vue de la terrasse du bar

Elle venait de passer, droite et fière, dans une apparente veste chic. A son regard perdu dans le vide on l’eut dit pleine de projets. A sa veste défraichie en réalité, on devinait qu’elle était sans le sou. Ses projets ne sont encore que des rêves, elle n’a que vingt ans.

Elle marche avec son fils, elle a le teint brûlé par un soleil artificiel à 10 euros la séance. Elle porte un son coude un sac Gucci vraisemblablement acheté sur un marché aux contrefaçons, au cours de ses dernières vacances d’été organisées par le CE de sa société. Elle pense à sa prochaine manucure et n’écoute pas son ado qui lui explique que le collège c’est nul et reste pendu aux lèvres de sa mère en attente d’une remarque.

Elle traverse la rue et interpelle le jeune homme qui venait en sens inverse. Elle lui sourit, il regarde sa montre. Elle a envie de lui proposer un café, il a envie de lui proposer de se voir… Une autre fois.

Elle passe droite et élégante dans sa veste au premier abord quelconque. Un sourire serein plaqué sur les lèvres elle porte son âge avec grâce. Son regard se pose avec tendresse sur les gens, sa vie est accomplie, elle a tout au plus soixante ans.

Il sort son ordinateur à la table d’à coté dans le bar. Il travaille sur des cellules quand je travaille les lignes au kilomètre.

Elle est beaucoup trop « forte » comme dit la bienséance et porte un t-shirt rose saumon déformé par trop de lavages. Son conjoint le lit dans le regard des passants et la précède, tête baissée avec l’air de dire « Elle n’est pas à moi celle-ci, elle me suit depuis tout à l’heure, je ne la connais pas ! ».

Ils marchent côte à côte, ces deux garçons au polo rose fuschia. Ils ont l’air complice et ce n’est qu’au moment où leurs hanches dépassent les têtes des clients de la terrasse du bar dans mon champ de vision que je comprends une telle folie dans le choix des couleurs. Leur taille est cerclée d’un tablier aux couleurs et logo du restaurant où ils officient.

Elle a l’air sombre malgré ses yeux bleus d’eau. Elle cache sa bouche pulpeuse derrière des lèvres pincées.

Elle a des allures de mannequin russe. Ses cheveux flottent dans le vent et autour d’elle les tables disparaissent pour laisser place à des flashs qui crépitent et un public attentif à la dernière excentricité du créateur. Elle a le regard des pros, celui qui va droit à l’horizon, sans se laisser perturber par les turbulences du monde extérieur.

Il a le regard de l’homme qui doute de lui, il a un bon poste mais sa valisette ne lui permet pas d’avoir l’étoffe du chef. Son regard se pose sur les femmes avec toute la cause du désespoir. Il n’est pas à la hauteur se dit-il depuis sa plus tendre jeunesse.

Il est à l’âge où le temps passe aussi vite que ses pas. Au ralenti, fatigué et faible. Il n’attend rien de personne. Il ère seul et sans but mais il a la résignation des 96 ans de son pauvre squelette.

Ils se promènent en groupe, ils ont l’assurance des jeunes que rien n’impressionne et qui le revendiquent. La casquette à l’envers et le bandana sont leurs signes de ralliement. Ils jouent les caïds mais ont la tête de ceux dont on se rend compte à la fin du film qu’en fait, c’étaient des gentils.

Il a la tête des musicos qu’on voit dans les festivals, la barbe mal taillée et la boucle à l’oreille. Il est petit et frêle mais il ne faut pas se fier à son apparente faiblesse il est ceinture noire de karaté.

Ils ont ce bonheur plaqué sur le visage de ceux qui ont tout traversé. Leurs cheveux blancs s’accordent à la perfection, tout comme leurs vies et leurs attentes. Ils marchent main dans la main et cœur contre cœur.

Elle a les seins refaits et le haut de son jogging rose fuchsia… Oh non, je ne peux, pas ! Les vieux, les mioches, les grands, les glands, les moches, les bombes… Passe. Mais les poufs, je ne peux pas !

Je finis mon café et je prends congé.

 
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Publié par le 3 juin 2011 dans C'est dans la fête

 

Poisson fait du sport #8

Les arts martiaux

Première impression : « La classe !!! Je ressemble à Bruce Lee avec ce déguisement ! »

Après 5 minutes : « Ok, ok, m’sieur, je ne redirai pas « déguisement » mais « kimono », mais lâchez ma jambe, je vous en supplie, elle touche mes oreilles, c’est douloureux ! »

Après 10 minutes : « C’est fort ce sport ! Je ne savais pas que je pouvais voler ! Ben oui forcément, sinon, j’aurais appris à atterrir, j’suis pas con ! »

Après 20 minutes : « Ah ben en voilà un bel atterrissage ! Ma première réception ailleurs que sur les dents ! Bon, allez, je file les copains ! Je vais aller passer une radio du coccyx ! »

Analyse de la discipline :

Comme son nom l’indique, c’est un sport qui vient d’une autre planète. Ou plus exactement des sports, parce que ce petit sport tout tranquille et tout calme en apparence, lassé de nous faire seulement péter gentiment les articulations, s’est démultiplié comme des petits pains un jour de grande tablée.

Chacun de ses pratiquants a voulu mettre son grain de sel et son instrument de torture au goût du jour. Vous bénéficiez donc aujourd’hui d’autant d’opportunités et de possibilités de vous faire bien mal, tout en respectant votre adversaire.

Bilan de la course :

Dites vous que, de toutes manières, vue la branlée que votre adversaire vient de vous mettre, énervé ou pas, vous ne changerez rien à votre destin. Qu’en plus c’est contraire aux valeurs et à l’éthique de la machine dans laquelle vous vous êtes coincé les doigts, non content de vous être coincé les orteils dans le tatami.

Alors, soit vous avez commencé tout gamin et vous faites partie des heureux élus qui vont pouvoir faire du feu cet hiver après avoir fait du petit bois de nos ossements.

Soit vous êtes en début de chaîne alimentaire des ceintures, niveau, blanc/transparent, et là, c’est le drame ! Ça vous coûtera une fortune en hosto, ostéo, kiné et tueur à gages.

Préparez votre compte en banque avant de vous lancer, et prenez une bonne mutuelle et assurance vie !

Conclusion

Vous voici parvenu au terme de cette étude très poussée sur un panel de sport presque exhaustif des activités qui peuvent être pratiquées. Vous voyez que je suis de très bonne foi dans ces écrits et que par conséquent on peut en déduire que les médecins, ils sont nuls et ils ne servent à rien en nous recommandant de pratiquer régulièrement une activité sportive ? Ils nous demandent de pratiquer une activité qui est dangereuse et qui…

Mais ? Attendez un peu…

Qui a intérêt à se qu’on se casse quelque chose ? Les médecins !

Qui a un gain financier à nous voir faire du sport ? Les médecins !

Qui va pouvoir exercer son activité encore longtemps si nous continuons de nous blesser ? Les médecins !

Qui nous conseille exagérément de pratiquer une activité qui nuit à notre santé ? Les médecins !

Qui mise sur le fait qu’on est crédules et qu’on les écoutera sagement ? Les médecins !

En conclusion, les médecins sont des êtres malfaisants et manipulateurs, et « faites du sport » c’est juste de la propagande pour sauver cette discipline à l’université… Sans les millions de moutons qui pratiquent une activité sportive sans réfléchir aux conséquences, c’est toute une profession qui disparaîtrait !

Pensez-y ! Et surtout, ne faites plus le moindre geste ou effort, vous ne feriez qu’amplifier leur pouvoir en vous vrillant une vertèbre ou en vous foulant un pouce !

Conclusion 2 L’aveu !

Bon, j’avoue que si je cherche à mettre tous cela sur le dos de nos chers praticiens, c’est surtout que j’ai une sainte horreur de bouger mes fesses et que je suis une feignasse, partisane du moindre effort…

Faute avouée à moitié pardonnée ?

 
 

Poisson fait du sport #7

Le bowling

Première impression : « Mate ma boule, c’est pas la plus belle ? Hein ? Qu’est ce que tu en dis ? Rose pailleté, ça tape ! Accordée à mes chaussures en plus, je suis trop fan !»

Après 5 minutes : « Ah, elle est super belle ma boule, mais j’aurais peut-être du tester le poids : elle est vraiment trop lourde, je me décroche le bras en la lançant. Et puis les chaussures glissent à mort. »

Après 10 minutes : « Bon, cette boule, elle est trop belle, trop lourde et les trous sont trop petits pour mes doigts, comment veux-tu que je vise bien ?? Et mes chevilles partent en cacahuète à chaque pas que je fais.»

Après 20 minutes : « C’est super classe l’intérieur d’un camion de pompiers ! Et le petit moniteur là, on dirait le tableau des scores ! J’adore ! Comment va ma boule ? Elle s’en remettra ? Vous m’excuserez auprès du patron pour le plafond, et auprès des autres clients pour la coupure générale de courant. Je suis nouvelle dans la discipline..»

Analyse de la discipline :

Au début, on trouve ça super méga fun : la boule, les super chaussures, la classe dans le mouvement, l’étincelle d’admiration dans l’œil des concurrents quand on fait un Strike. L’étincelle de rire dans l’œil du gamin de la piste d’à coté quand on fait une gouttière.

Je précise que je terme technique « gouttière » ne signifie pas qu’on fait de la réfection de toiture, c’est seulement ce qui arrive quand on vise comme une burne et que la boule sort de la piste pour aller faire du bobsleigh dans les petites voies de récupération sur les cotés.

C’est bien sûr sans compter que vous pouvez aussi décider de lancer votre missile, non pas à l’horizontale, mais à la verticale. Vous pourrez alors admirer ce qui se planque sous le faux plafond.

La précision dans le geste est essentielle pour bien pratiquer le bowling. Il faut réaliser une petite torsion du poignet au moment de lâcher le lest pour que la boule réalise un trajet en arc de cercle qui vous assurera un Strike du plus bel effet.

Le positionnement de votre corps doit être parfait et stabilisé par le positionnement de vos pieds au moment précis du lancer.

Bilan de la course :

La torsion de poignet du plus bel effet c’est traduit par une entorse.

Le décalage des pieds vous a occasionné une luxation des tendons.

La seconde de retard dans le lâcher boulesque vous a permis de connaître l’utilité du trapèze, ce fameux muscle qui permet à votre épaule de rester solidaire de votre corps.

Votre boule et vous resterez à jamais soudés, enfin plus précisément vos doigts, qui sont restés dedans et voyagent actuellement dans les coulisses du jeu.

Mais soyez positif, pour le prix d’une partie, vous aurez droit à une balade en camion de secours, à un beau plâtre que vous pourrez faire dédicacer par l’ensemble du staff du bowling, à une photo avec l’interne qui voudra immortaliser ce cas.

Il y a par contre de fortes chances, au vu des dégâts occasionnés, que les patrons ne vous laissent plus jamais mettre les pieds, même plâtrés, dans le bâtiment.

Toute bonne partie de rigolade à ses effets négatifs…

Le hockey (sur gazon !)

Première impression : « Une cross, une baballe, deux bonnes raisons de se mettre au hockey ! »

Après 5 minutes : « Une cross dans les baballes, une bonne raison de douter de ses motivations à faire du hockey »

Après 10 minutes : « Une cross dans les papattes de l’adversaire, une bonne raison de se faire virer du terrain »

Après 20 minutes : « Une baballe lancée à pleine vitesse dans la tête de l’arbitre, une bonne raison de ne plus jamais pouvoir remettre les pieds sur un terrain… »

Analyse de la discipline :

Au tout début, on hésite, on n’est pas très précis dans les gestes. Les mouvements sont brusques et on est un danger pour les autres autant que pour soi-même.

Il n’y a pas de patrie ou d’équipe qui tienne pour le novice au hockey. Il tire ou il peut, comme il peut, quand il peut. Le newbee est au hockey ce que l’adolescent est au dépucelage.

Mais avec le temps, s’acquiert la sagesse, le geste est plus sur, et on va dégommer de plus en plus précisément nos adversaires.

Plusieurs types d’adversaires, plusieurs tirs possibles :

C’est votre adversaire parce qu’elle est dans l’équipe adverse : visez les jambes, ça la ralentira, vous laissera le temps de récupérer la balle et d’aller marquer.

C’est votre adversaire parce qu’elle lorgne depuis quelque temps sur votre mec : visez les dents, et tirez de toute votre patate. Si la morue a oublié son protège chicots, c’est jackpot ! Et ne vous en faites pas, elle sera hors d’état de nuire quelque temps ! Par contre lorsqu’elle reviendra avec son tout nouveau sourire de porcelaine, vous êtes dans le caca !

Bilan de la course :

Contrairement à ce que je viens de vous décrire, le hockey n’est pas un sport violent où on ne joue que perso. C’est un sport violent où on joue en équipe ! Sachez vous faire épauler dans votre quête de justice !

En plus, on parle de hockey sur gazon mais il faut savoir que vous avez autant de chances de trouver de l’herbe sur le terrain que dans un bassin de piscine municipale ! Alors je cherche un message subliminal, caché par les mayas pour nous donner des indications sur la date de la fin du monde, mais il semblerait que les japonais soient beaucoup plus précis que les mayas… Fin du monde estimée à la date de la prochaine pluie nucléaire.

Oui, je sais que ça n’a aucun rapport avec le hockey, mais il fallait que ça sorte… Voilà.

Et puis on oublie trop souvent de préciser que les meilleures nanas dans le monde de la France au hockey, et bien (ce n’est pas pour me la raconter), mais j’en ai déjà vu en vrai ! Oui !!! J’en connais même personnellement ! Ouep ! Parfaitement !

Je connais personnellement ma sœur qui fait partie de deux équipes d’Elite dans la discipline ! Alors me faites pas chier, elle manie la cross comme personne ! Et elle a le tacle facile…

Mouahahaha !

PS : Je t’aime Piste, tu le sais hein ? Pas taper !

 

 
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Publié par le 26 mars 2011 dans C'est dans la fête

 

Poisson fait du sport #6

Le curling

Première impression : « Oh purée !! Prends des photos mec, je fais du curling !! Mets ça sur Facebook! »

Après 5 minutes : « Oh putain mec, ça fait 5 minutes que je fais du curling, tu filmes, là ? Tu filmes bien, hein ??? »

Après 10 minutes : « Oh man ! Je fais du curling depuis 10 minutes, le panard !! Quand je vais dire ça aux potos, ils ne me croiront jamais ! Heureusement que j’ai mon mur, les photos et la vidéo qui le prouvent !!!"

Après 20 minutes : « Merde mon pote, je viens d’avoir un orgasme ! Le curling, c’est le kiff !! »

Analyse de la discipline :

Les premières sensations sont étranges, ça glisse beaucoup, ça frotte énormément, on y va à tâtons, on ne maîtrise pas encore l’outil et cette petite boule n’est pas très docile contrairement aux apparences ! Mais quoiqu’il en soit, en duo ou en équipe, c’est le pied assuré. Il faut surtout se décontracter, et ne surtout pas se prendre au sérieux, sinon, c’est le fiasco garanti. Passé la première appréhension, car il ne faut pas se voiler la face, on a tous un a priori avant le premier essai, tout se passe très bien. Et après quelques tentatives, c’est le bonheur assuré ! La découverte d’un nouveau monde de délices et de merveilles !

Bilan de la course :

Je m’emballe ? Vous trouvez ? Oh…

La quoi ? La glace ? Le risque de chute ? La honte ?

Mais de quoi vous me parlez monsieur ? De ? « Curling » ??? Ahhhh merde !!! J’avais compris cuni !!! Ah, ben non, alors ! Pas d’analyse, ce sport est nase, rien qu’à le regarder à la télé, on finit par s’endormir (au mieux) et pour les plus fragiles, par se suicider ! Et je n’ai jamais testé le curling.

Et puis voir des mecs se la donner à fond pour passer la brosse à récurer sur une patinoire alors qu’ils refusent catégoriquement de toucher à un balai une fois à la maison, merci bien!

Par contre je reste sur ma première analyse en ce qui concerne…

Bref, sport suivant !

Le cyclisme

Première impression : « Ouahhhh, je suis trop fort ! Sans les petites roulettes, je tiens quand même en équilibre ! »

Après 5 minutes : « Oh, punaise, ça fait un bail que je n’avais pas fait de vélo, je m’épate de ne pas tomber ! Mais le cyclisme, c’est comme le vélo : ça ne s’oublie pas ! »

Après 10 minutes : « C’est sympa de pouvoir profiter de la nature, sans polluer… Par contre, c’est dommage que je sois en plein centre ville et que je me bouffe toute la pollution des automobilistes… »

Après 20 minutes : « Bon alors, ça pique les poumons, ça fait mal aux fesses, j’ai froid, je suis trempée de pluie et de sueur, les voitures veulent jouer aux quilles avec mes mollets… Je crois que je vais rentrer prendre un bain… »

Analyse de la discipline :

Réputé pour être une activité ludique, proche de la nature, économique et en total respect de l’environnement, le cyclisme n’en reste pas moins une activité à haut risque au quotidien.

Sa pratique en ville est réservée à un public expert de l’esquive d’obstacle. Autant vous pouvez vous louper sur un piéton, qui amortira votre chute, autant un camion causera immanquablement votre perte !

Pour les balades plus champêtres, prévoyez le kit de réparation de pneus, la chaîne de rechange, du câble de freins, des litres d’eau, des kilos de nourriture, la tente de camping, le duvet, le téléphone portable, les fusées de détresse… La liste n’est pas exhaustive, mais il vaut mieux prévoir !

C’est sensible ces bêtes là, et ça a une fâcheuse tendance à mourir sans prévenir et au moment ou on le voudrait le moins. En général, sur un trajet de 20 kilomètres, dites vous que la panne vous arrivera au kilomètre 10…. Pour une balade de 50, au kilomètre 25… Bref, au moment où ça vous fait le plus sueur ! C’est comme ça, c’est étudié pour !

Bilan de la course :

Privilégiez les chaussures à semelles compensées aux tongs. Au cas où les freins lâcheraient, vous serez bien content de pouvoir compter sur 5 centimètres de semelle pour vous aider à arriver en bas de la cote sans avoir limé vous pieds jusqu’aux chevilles.

N’oubliez pas de mettre un casque lorsque vous faites du vélo. Attention cependant : ce matériel n’est pas prévu pour vous protéger, il faut en avoir conscience ! Attendez ! Vous avez vu la tronche de ces machins ? Un moindre choc le casse sans problème ! Non, c’est plus pour faciliter le travail des pompiers, qui auront moins d’efforts à fournir pour ramasser les morceaux ainsi rassemblés dans la coque de plastique.

Et puis pour les plus petits pensez à vérifier que les pieds touchent bien par terre à l’arrêt. Cela vous évitera de vous taper la honte au premier feu rouge en tombant lamentablement sur le coté.

 
 

Poisson fait du sport #5

Le ping pong

Première impression : « Une table, deux assiettes : un dîner presque parfait. Une table, deux raquettes : un sportif presque parfait »

Après 5 minutes : « Ouh, punaise, elles sont vachement petites tes boules ! Pis les raquettes aussi, je ne peux pas en prendre une de tennis plutôt ? Je préfèrerais…! »

Après 10 minutes : « Mais qui m’a foutu un sport aussi con ! Impossible de viser juste, tu passes tes nerfs sur les raquettes, résultat : tu arraches tout le grip !! »

Après 20 minutes : « L’avantage avec les raquettes sans grip, c’est que ça fait du bon petit bois pour allumer le feu de camp ! On n’aura pas trop progressé en visée mais on va se faire éclater l’estomac à grand renfort de chamallows grillés ! »

Analyse de la discipline : Passée l’excitation du début à l’idée de pouvoir claquer une boule avec une tapette en bois, l’intérêt de ce sport est tout relatif…

D’abord, il est dangereux pour les nerfs fragiles. On s’agace à force de ne pas parvenir à renvoyer la fichue boule de plastique.

Et puis très vite, on a des envies de meurtre ! On en veut à son meilleur ami, qui nous sert présentement d’adversaire. On lui rejette la faute de cet échec cuisant, prétextant que si on ne sait pas viser, c’est qu’il envoie mal dès le départ !

Et puis ça coûte cher en matos, dans tous les sens du terme… Vous marchez sur la balle, vous tombez, percez la balle, cassez votre raquette, votre cheville, votre poignet et votre coccyx… Pour finalement casser les pieds de tout votre entourage à maugréer tout le temps de votre convalescence.

Bilan de la course : Vous passez plus de temps à courir après les balles perdues qu’à réellement pratiquer et échanger avec votre adversaire. Et quand enfin, vous commencez à réussir quelques passes sans faire tomber la pièce de plastique blanc, c’est déjà l’heure de la fin de votre cours. Moralité, ne perdez pas de temps à faire du footing déguisé… Faites du footing !

Le yoga

Première impression : « Ah, la zenitude… Le bien être… »

Après 5 minutes : « Ahhh, la relaxation, les petits mouvements du corps qui détendent… »

Après 10 minutes : « Ohhh, le niveau augmente ! Les petits mouvements qui détendent le corps commencent à piquer un peu au niveau des muscles… Mais je reste zen ! »

Après 20 minutes : « Ben, voilà, je le savais, je savais que j’aurais pas dû tenter l’exercice où elle dit de passer sa jambe derrière sa tête… Mais les urgences et la chambre d’hôpital, c’est pas mal non plus comme endroit pour se relaxer… »

Analyse de la discipline : Pour le moment, vous êtes bien… Là encore… Maintenant aussi… Ah, là, vous commencez à repousser vos limites. Vous les poussez tellement bien que vous commencez à bien sentir certains muscles dont vous n’aviez même pas connaissance.

Par contre avec l’avancée des exercices, vous pouvez confirmer, « juré, craché », que ces muscles sont bien les vôtres et pas ceux du voisin, parce que vous les sentez particulièrement bien ! Vous morflez là !

Bilan de la course : Vous veniez pour vous détendre ? J’en suis fort aise, et bien souffrez maintenant ! Non, en réalité, je suis vache avec cette activité. C’est vrai, c’est exagéré, ça ne fait pas si mal que ça… Quand on arrête de faire les mouvements. Alors, c’est un art qui consiste à avoir bien mal pour ensuite se rendre compte à quel point ça fait du bien et ça détend que ne pas jongler !

Astucieux, non ?

 
 

Poisson fait du sport #4

La danse

Première impression : « Ah ! La danse… Voilà un sport qui me convient ! Pas trop difficile, peu de contraintes, pas de courbatures, peu de risques de se blesser… C’est fait pour moi ! »

Après 5 minutes : « Ah, la danse… J’adore, si ce n’est ce garçon qui me marche sur les pieds une fois sur trois… Mai il est tout attendrissant, il est comme moi, il débute ! »

Après 10 minutes : « Ah, la danse, bordel ! C’est de la danse, pas du step ! Alors arrête de monter et descendre de sur mes orteils comme s’il s’agissait de simples marches de gym ! »

Après 20 minutes : « Finalement, je vais faire arts martiaux : kick, coup de boule, coup de latte arrière renversé, planté de coude dans l’arcade ! Elles avaient raison les copines : la danse, ça fait travailler toutes les articulations ! »

Analyse de la discipline :

C’est beau, c’est sensouel, et ce n’est pas réservé qu’aux filles.

Ben oui, vous pensez bien : d’une parce que sinon, on critique qui, nous, les gonzesses ?

De deux parce que sinon, on mate qui, nous, les gonzesses ?

Et de trois parce que la gente masculine se renforce dans les rangs des bougeurs de cul sur le tempo.

Plusieurs raisons à cela : on ne brûle plus systématiquement les hommes hérétiques qui osent se pavaner en tenue de danseur et faire onduler leurs lombaires. Les mecs savent que, quand ils sont bons danseurs, les nanas fantasment sur la maîtrise corporelle dont ils font preuve. Et enfin, certains petits malins sont persuadés que, parce qu’ils sont inscrits et ont assisté à deux leçons de danse, ils vont faire craquer les filles comme des chips au poulet….

Bilan de la course :

Les filles : préparez vous à affronter des boulets, à vibrer sous les mains expertes de quelques… Heu ben du prof en fait… Et achetez des chaussures de sécurité avec la coque en métal au bout.

Pour les plus peureuses ou celles qui, comme moi, on déjà vécu la douloureuse rencontre entre le talon d’une congénère et votre cheville, vous comprendrez pourquoi moi j’ai carrément investi dans des moon boots. C’est moins classe mais la vie est une question de priorités !

Les mecs : ne croyez pas au père Noël, vous ne serrerez rien, à part peut-être quelques mains, pendant un cours de danse… Si vous voulez trouver « l’âme sœur » en remuant votre popotin sans avoir le niveau adéquat, filez en boite de thon, vous trouverez votre bonheur, mais par pitié, ne venez pas polluer notre bulle !

La danse : c’est sexy, mais c’est pas pour toucher. C’est beau, mais c’est pas pour mater. C’est chaud, mais c’est pas pour tirer. C’est calme, mais c’est pas mou. C’est rapide, mais c’est pas brusque…

Ben oui, que croyiez-vous ??? Ça reste principalement un sport de gonzesses ! Avec tout ce que ça implique !

Tir à l’arc

Première impression : « Je suis Robin des Bois ! Tac-tac-tac !! Je dézingue les méchants pour leur voler leur argent et le garder un peu pour moi et payer le resto à ma p’tite copine… Wouaiiiiss ! Trop bien ! »

Après 5 minutes : « La cible ? Ben bien sûr que je la vois la cible ! Mais c’est nul ! C’est juste un morceau de papier ! Elle est où la botte de paille ? Il est où l’épouvantail ? Il est où le méchant à dézinguer ? »

Après 10 minutes : « Alors si je place mets doigts comme ça, j’ai mal… Si je les mets comme ça : ça coupe ! là, ça brule… Heuuu… Bon allez, je tente la position où ça fait juste mal ! Je bande… Je débande ! Et je m’arrache l’avant bras !!! »

Après 20 minutes : « J’ai le bras dans 200 mètres de bandage, j’ai mal et le seul truc qu’ait atteint une de mes flèches c’est mon petit orteil ! Je doute… »

Analyse de la discipline :

C’est un très beau sport, si on arrive à conserver ses yeux pour l’observer.

Il nécessite self-control, discipline, calme, précision et agilité… Bizarrement, c’est toutes les qualités que vous perdez progressivement, au fur et à mesure que vous vous arrachez des lambeaux de peau au niveau des doigts et des avants bras…

Plus vous avez envie de balancer le bignou et de vous casser de cet endroit, plus vous doutez de vos capacités à atteindre la cible, même à 2m50 et plus vous vous rappelez pourquoi vous avez fait tout cela : pour impressionner votre dulcinée.

Alors vous vous accrochez !

Bilan de la course : Vous ne savez plus si vous êtes gaucher ou droitier, tant vous êtes une brelle des deux cotés à ce sport ! Vous avez les avants bras en feu, des pansements sur tous les doigts, et pour couronner le tout votre petite amie vient de se barrer avec le mec de la cible d’à coté…

Soit disant qu’il tire mieux que vous. Alors le tir à l’arc, c’est sympa, mais si vous n’êtes pas une flèche ou si vous perdez votre cible de vue, la belle risque de cibler une autre proie.

Et ça, ça craint !

 
 

Poisson fait du sport #3

LE FOOTING

Première impression : « Oh, ça va en fait ! »

Après 5 minutes : « Aïe, ça fait un point de coté là… »

Après 10 minutes : « J’ai mal aux poumons et je sens mon système sanguin parcourir tout mon corps, ça pique »

Après 20 minutes : « Ah une bonne bière dans un bar, il n’y a rien de tel pour récupérer d’un effort violent ! »

Analyse de la discipline :

Méfiez-vous, vos baskets sont de fourbes petites créatures qui ne manqueront pas de prendre du poids au fur et à mesure que vous leur activerez les molécules par contact brutal avec le sol. Alors au départ, tout va bien, c’est après que vous aurez envie de vous arracher les poumons avec les mains en passant par la trachée. Oui, par la trachée, de toute façon vous ne la sentez plus depuis déjà 5 bonnes minutes.

Et puis, vous n’êtes même pas sûr de revenir un jour à un état normal après cette épreuve.

Bilan de la course :

5 minutes de footing, 20 minutes de souffrance intense, 30 minutes de bière, et au bout de 4 heures, vous n’aurez plus mal au système respiratoire. Par contre, le lendemain et les 5 jours à venir, c’est le système musculaire qui vous rappellera la connerie que vous venez de faire ! Ça fait mal avant, rien que d’y penser, ça fait mal pendant, et ça fait encore plus mal après ! Il faut être maso pour aimer faire ce genre d’activités…

Alors un conseil : fuyez ce sport ! Mais pas trop vite, on vient de dire que c’est dangereux de courir !

LE GOLF

Première impression : « Le golf, c’est un sport de mec à nanas… En tant que mec ! Je fonce ! En tant que nana… Je me fais foncer dessus ! »

Après 5 minutes : « Merde, ça marche comment leur charrette électrique, c’est pas comme ça que je vais draguer sur le green si j’arrive pas à quitter le stand de location de matos… »

Après 10 minutes : « À moi le grand air, le gazon à perte de vue ! Ne me reste plus qu’à trouver celui que je brouterai bien et l’affaire est dans le sac ! Bon, ici, y’a que des vieux, je file au trou N°2… Ah pareil, allez, zou ! Trou N°3, sans perdre une seconde ! »

Après 20 minutes : « Trou N°12… Une mamie et son petit fils ! Putain, elles sont où les gonzesses ??? Comment il fait le Tigre des Bois ??? Ça pue l’arnaque, je le savais !! Et je viens de raquer un abonnement de 6 mois !! La looooose ! »

Analyse de la discipline :

Viser le trou, tirer, rater la cible, recommencer… En fait, c’est exactement comme à la maison, mais en vrai, et dans un grand champ à ciel ouvert où l’herbe est mieux tondu que le maillot de madame… Et où personne ne vous engueule parce que « Bon, tu la rentres au bout d’un moment où il faut que je le fasse moi-même ».

Ohhhh c’est sale et ça sent le vécu Poisson… Et ben non ! Pas du tout ! Sauf peut-être pour ce qui est de la tonte mais je déteste les épilations ! Oh ! Ça va hein, si ça ne vous plaît pas regardez ailleurs !

Bilan de la course :

Alors petit morveux, vous avez cru que le golf allait attirer les nanas et les faire tomber comme des petites mouches dans un pot de sirop ? « Et ben t’es con ! Ouaiiiis ! Merci ! » pour citer un célèbre « chanteur » français.

J’hésite sur les raisons qui ont pu vous laisser penser que cette théorie était fondée…

La superbe tenue que vous devez porter pour rentrer dans le moule ? La casquette en coin sur votre tête ? Le polo rose ? Le short à rayures ?

La dégaine que vous avez et ce petit mouvement de balancier que fait votre corps au moment du tir ?

La crédibilité que vous avez lors d’un speed-dating, quand on vous demande quel est votre passe temps favori ?

Ouais, ben non ! Je vais vous le dire, ce qui a attiré toutes les femmes qui se sont laissé tirer par le Tigre des Bois quand il ne tirait pas dans un des 18 trous dont il est déjà le maître absolu…

LE FRIC ! Bah ouaaiiiisss !!!

 
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Publié par le 18 mars 2011 dans C'est dans la fête

 

Poisson fait du sport #2

L’ÉQUITATION

Première impression : « Oh il est mignon ce cheval ! Pis il est doux ! Et il est trop beau ! Moi j’veux lui ! »

Après 5 minutes : « Il faut monter ? Mais comment ça monter ? On lui donne pas simplement des carottes ? »

Après 10 minutes : « Purée j’ai le cul lourd ! Et il faut avoir fait le cirque du soleil pour monter la guibolle au niveau de l’étrier… Oui, je connais le nom de ce machin où il faut mettre les pieds, ça va hein ! Je suis pas inculturée ! Moi aussi je vais chez le gynéco, j’ai l’habitude de mettre le pied à l’étrier ! »

Après 20 minutes : « Ah finalement il n’est pas doux du tout le poney ! Trot enlevé, trot enlevé ! C’est les pattes que je vais lui enlever, il trottera moins vite déjà ! »

Analyse de la discipline :

Si votre première pensée après être monté sur le pauvre animal a été « Bon allez, plus qu’une heure et je me peux plus m’assoir », c’est que vous étiez bien monté sur un dada. Bon point. Et que c’était bien une des rares fois que vous l’avez fait. Mauvais point !

Oui, ce n’est pas vraiment comme le vélo, seule une pratique régulière peut vous permettre de ne pas trop souffrir de courbatures en descendant de monture. En plus si vous vous débrouillez mal, vous pouvez faire souffrir un animal et voir Brigitte Bardot débarquer chez vous, un bébé phoque sous le bras pour vous tirer les oreilles de la tête ! Faites gaffe quand même c’est dangereux !

Bilan de la course :

On ne joue pas avec la nourriture ! Donc on ne monte pas à cheval ! Oui elle est facile, mais je la case quand même !

Et puis c’est dangereux pour la santé de l’animal… Si ! Regardez, quand vous avez quelqu’un sur le dos pendant de longues heures, il y a de quoi devenir fou ! Besoin d’un exemple pour mieux visualiser ?

Votre belle mère, votre prof, votre conjoint, votre collègue, votre voisin, votre rejeton… Vous avez beau les aimer ou les supporter en temps normal, quand ils sont sur votre dos, ça vous gave grave.

Et bien le cheval, c’est idem !

LA NATATION

Première impression : « Cool ! Moi qui adore l’eau ! La sensation de flotter, de retourner dans le liquide amniotique, la plénitude, la zen attitude ! »

Après 5 minutes : « J’ai envie de faire pipi, je reviens… Bon allez, assez fait le bouchon : on passe à l’action, il faut nager maintenant. »

Après 10 minutes : « Heu, nager, nager, c’est sympa mais un peu chiant quand même… Toujours le même paysage : le postérieur de la mamie devant moi dans la ligne de nageage. Et puis, tous les 25 ou 50 mètres, demi-tour et on recommence… (Attention, ne pas tenter les 50m dans un bassin de 25, ça fait mal à la tête !) »

Après 20 minutes : « J’ai encore envie de pipi, pourtant je n’ai pas bu la tasse… Je n’y comprends rien ! Et puis mamie qui n’avance pas et qui râle quand je la double parce que je fais des vagues…. C’est moins reposant et zénifiant que je pensais ! »

Analyse de la discipline :

Vous aimez l’eau, elle vous le rend bien ! Alors profitez gaiement des 50 allers retours qu’il va vous falloir faire pour répondre positivement à la question du magasine « Femme hyper super moderne » du mois de juin prochain.

Oui, vous savez, quand il vous demandera dans un de ses fameux tests si « Avez-vous fait du sport activement pour rentrer dans votre maillot de bain cet été ? » Vous pourrez mettre une petite croix dans la case avec le triangle ! Et avec plus de 24 triangles, vous serez la reine de la plage, alors qu’avec 24 carrés, vous serez la reine de la cabane de plage… Tout de suite moins ragoûtant !

Mais vous, vous avez une longueur d’avance : sauf si vous allez dans une piscine de nudistes, vous êtes sûr que vous rentrez dans votre maillot ! Du moins, à ce jour !

Bilan de la course :

Oui, la natation, c’est pas mal… Si on veut absolument faire des tests à la con dans les magasines l’été…

Sinon, c’est super chiant et dépourvu de tout intérêt !

Sauf peut-être en haute mer, avec le challenge de risquer de se faire bouffer par un requin, là, je ne dis pas…. Il y a une motivation un peu plus intellectuelle : sauver ses miches.

Sinon, passez au sport suivant, on a vite fait le tour du bocal avec celui là ! Il est bien loin le grand bleu !

 
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Publié par le 16 mars 2011 dans C'est dans la fête

 

Poisson fait du sport #1

Introduction

Le docteur l’a dit : « Poisson, il faut te mettre au sport, sinon, tu sais ce qui te guette ? Une cirrhose des molécules biliaires, une inflammation des molaires qui vont ponctionner ton système névralgique causant des ecchymoses plantaires en attraction thermique avec un cachet d’aspirine. » Ah non, pardon, je confonds un peu le diagnostique avec l’ordonnance… Sur la fin.

Il a dit « Prend tes médocs et va courir, vilaine ! »

Je me suis offusquée, j’ai crié, pleuré, je me suis roulée en boule par terre, j’ai tapé des pieds et j’ai fais pipi… On a réussi à trouver un compromis.

Il semblerait qu’il n’y ait pas que la course à pieds comme sport, mais que par delà les portes du Bocal, toutes sortes de gens pratiquent toutes sortes de disciplines. Et que ça ne fait pas forcément mal… Ou très peu…

J’ai donc décidé de me pencher sur la question. A force de me pencher, j’ai fini par basculer, dans le coté obscur !

Je n’arrivais pas à me décider, entre le patinage artistique et le lancer de tronc d’arbre, entre le golf sous-marin et le deltaplane au sol… Mon cœur balançait. D’autant qu’au final, tout est souvent question de budget. Oui, il faut en avoir conscience, le premier endroit qui travaille et qui morfle avec le sport, c’est d’abord le portefeuille, suivi de très près par le sphincter.

Une fois ces notions intégrées, je me suis décidée ! Je vais faire les séances d’initiation et les journées d’essai de plusieurs méthodes de torture et je ferai un petit bilan de chacune d’entre elles. Une fois mon esprit de sport-trotter calmé, je me fixerai sur l’une ou l’autre des activités validées.

Alors pour vous, mon bon lecteur : mon carnet de bord des tentatives sportives !

La pétanque

Première impression : « Bon ben je me lance… Alors gaming, ti tires ou ti pouintes ? »

Après 5 minutes : « Mais tires enfin, 4 minutes pour viser, c’est pas un peu long ? »

Après 10 minutes : « Oh les gars là, on ne joue pas la gagne ? On joue pour le plaisir ! Alors pourquoi Marcel il a toujours pas lancé sa boule ? »

Après 20 minutes : « Quoi ? On mise un pastaga ? Ahhhh pardon Marcel !! Ah, je comprends mieux, ben prends ton temps alors vise bien !! »

Analyse de la discipline :

Beaucoup de pourparlers, beaucoup de frime, une sorte de combat de coq, basé sur les tentatives d’intimidation… Mais pour la défense des « joueurs », il y a du pastis en jeu ! C’est important !

Alors la partie peut durer des heures… avant même que le premier bouliste ait enfin lâché sa pièce de métal en direction du cochonnet.

Bilan de la course :

Je mets joueur entre guillemets parce qu’à force de tergiverser, parlementer, négocier et picoler, les boulistes ne jouent que très peu en définitive. Ils prennent des mesures, font des pronostiques, s’encouragent mutuellement et en oublient de jeter les boules.

LE PATINAGE ARTISTIQUE

Première impression : « Cool une belle robe raz-la-foufoune et un beau collant moule-boules en lycra ! Comme les plus grandes stars du patinage… »

Après 5 minutes : « Lâche le rebord. Allez, lâche ce foutu rebord. Bon tu te lèves du banc et tu marches maintenant ? Il faut aller sur la glace pour apprendre à patiner ! »

Après 10 minutes : « Fais un effort Poisson, si tu restes sur le bord, tu n’apprendras rien. Si tu restes sur les genoux, non plus… Non, encore moins à plat ventre ! Ohhhh tu es incorrigible ! »

Après 20 minutes : « Pas mal la technique ! S’accrocher à la balayeuse de piste pour gagner en stabilité… Le style est moins fluide et moins aérodynamique qu’accroché à un hockeyeur, mais l’intention est bonne ! »

Analyse de la discipline :

Bon, je ne vais pas vous mentir, ce sport, est plutôt pète gueule ! Bambi par exemple, parvient à se tordre, croiser et décroiser les pattes à loisir, c’est du bluff ! Ne croyez pas tout ce qu’on nous montre aux infos, on nous fait gober des crèmes caramel ! La seule chose que vous pourrez éventuellement faire, c’est croiser vos rotules, et ensuite croiser les doigts pour qu’une fois à l’hôpital, on ne vous fasse pas passer sur le billard !

Bilan de la course :

Mitigé : vous avez passé plus de temps à faire racler vos dents de devant, sur la piste pour faire de la glace pilée, que sur vos patins, à faire crisser vos lames pour éjecter un peu de poudreuse. Du patin, moui, peut-être…, artistique, bof… des gadins, sûrement !!

Alors, le patin oui, mais plutôt celui qui se roule avec la langue, c’est moins sportif mais aussi moins risqué !

 
 

La chambre Maupassant

Aujourd’hui, c’est la fête puisque nous sommes réunis en ce lieu pour célébrer les anniversaires de trois compères : que nous appellerons Klem, Bag et Ben, parce que c’est comme ça qu’on les appelle en général. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple !

Particularité du site où se déroule l’action principale : c’est un château avec un accent circonflexe sur la tourelle. Un superbe domaine, de son nom… Heu, … Prospectus… Ah, oui ! Domaine de Bertheauville !

C’est à coté de Paluel et sa bien célèbre centrale nucléaire. Vous verrez, c’est super sympa les environs : les vaches ont deux têtes, les moutons sont mauves et les chevaux imitent Charly Chaplin à la perfection. Vous aurez de quoi divertir vos invités au cours de belles balades champêtres.

Dans une des ailes de ce magnifique château, il y a une grande véranda avec une grande étendue d’eau en son centre. Oui, c’est cela, une piscine, oh, ça va, ne faites pas trop les malins, je tentais de créer un paysage magique et majestueux.

D’ailleurs, en parlant de magique, je n’ai jamais compris pourquoi on parlait des « ailes » d’un château ? Est-ce que ça vole un tel monument ? Je ne sens pas ça très aérodynamique. Il y a peut être une façon de les faire décoller, et alors seulement les bâtiments déploient ce qu’on appelle leurs ailes et foncent vers les nuages.

À moins qu’il n’y ait des concours de lancer de châteaux ? Il y en a bien qui font ça avec des troncs d’arbres ou des nains alors, pourquoi pas !

Mais revenons à notre lieu de distraction. La salle où nous allons faire la fête en ce 23 janvier, est donc traversée par un grand bassin que nous allons pouvoir conquérir à loisir. Des joutes de gerbes d’eau, des folles ruées à dos de copains, munis de frites pour bien castagner l’adversaire, des bouées pour sauter dedans en tentant de ne pas manquer le trou pour ne pas se ruiner l’entre-jambe… Surtout pour ces messieurs ! Et toutes sortes d’activités bien festives et qui font bien mal !

Mais mon âme d’aventurière sans peur et sans reproche m’incite à ne pas m’attarder près de la pataugeoire et à aller explorer les étages du palais.

Sitôt pensé, sitôt, exécuté. Me voici, en mode fouine, dans les étages. Je clenche les poignées et au hasard d’une ouverture de porte, je me faufile dans les pièces pour en découvrir le contenu.

Mon exploration débute par le haut de la tourelle, une pièce circulaire, toute vitrée, humide et froide, où trône un énorme fauteuil de cuir.

Après inspection, l’objet e révèle être un fauteuil de massage. Je m’y installe et l’active. Durant vingt excellentes minutes, je savoure la vue du ciel éclaboussé d’étoiles, à travers les vitres embuées, sous le roulement délicat du mécanisme sur mes hanches, mon dos, mes épaules et ma nuque.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, j’arrête la machine et je repars en exploration.

Je m’aventure maintenant dans le corps du château. Je croise une armure sur le palier. Enfin quand je dis que je croise, le terme n’est pas très approprié car il signifie qu’elle marchait et moi aussi. Ce qui n’est pas le cas, vous vous en doutez bien ! Quand j’ai vu cette armure toute rouillée se déplacer je suis tombée dans les pommes… Donc, techniquement, on ne s’est pas croisées, elle m’a enjambée pour ne pas m’écraser ou se casser la figure en se prenant les pieds dans ma carcasse inerte comme dans un vulgaire tapis !

Je me réveille et me dis que j’ai dû rêver. Je repars vers de nouvelles aventures.

Je ressens le petit frisson et le petit stress des films d’horreur. Vous savez ? Le moment où on se dit tous en général, « Elle ne va pas y aller cette conne ! Elle le sait pourtant qu’il y a le fantôme aux doigts de pied sur les mains !! Elle va se faire buter parce qu’il a grave les boules de cette infirmité et il se venge sur quiconque mange des cornichons en ces lieux. » Or, on a tous vu que je venais de bouffer un sandwich au pâté, avec précisément, des cornichons…

Mais je m’y risque tout de même, je viens d’avaler un paquet de chewing-gums, avec un coup de bol, il n’y verra que du feu !

Je suis dans un couloir très sombre malgré la lumière allumée. Oui, je suis courageuse mais pas trop quand même ! Alors, avant même d’entrer dans une pièce, je cherche à tâtons l’interrupteur. Ainsi je ne sursauterai pas en découvrant avec horreur une forme inhumaine et effrayante avant de percuter qu’il ne s’agit en fait, que d’une chaise avec un haut dossier !

Sauf que là, à moins que ma vue ne me joue des tours, il y a une femme au bout du couloir… Immobile, qui me regarde. Elle ne bouge pas, elle ne parle pas, elle se contente de me regarder et me tend la main.

Mon sang ne fait qu’un tour. Je panique et m’apprête à hurler, partir en courant dans les escaliers. Mais elle reste stoïque. Au lieu de fuir, je fait quelques pas de plus et je m’approche d’elle.

Deuxième passage où le téléspectateur se dirait qu’il est vraiment trop bidon ce film, que jamais on ne fait ça dans la vraie vie… Et bien, moi, si !

Je suis à 5 mètres d’elle quand je comprends, tremblante, à qui j’ai affaire.

Alors une question m’est venue, pour le châtelain : qui a eu l’idée saugrenue de foutre un mannequin de femme, affublé d’une robe années 70, dans le fond d’un couloir obscure comme le fond d’un trou de balle ? C’est d’un goût douteux, ça fout la trouille à ceux qui, comme moi, ont peur de leur ombre, et en plus on a envie de vérifier si elle porte une culotte sous sa robe, et ça, ce n’est pas très sain !

Bon, elle n’en a pas, la coquine… Alors je reprends mon exploration, rassurée et apaisée. Ninou n’est pas la seul à ne pas porter de sous vêtements.

Les unes après les autres, les chambres s’offrent à ma vue. Rococo, un peu vieillottes mais pleines de charme. Les unes sont ouvertes, d’autres fermées à double tour.

Jusqu’à celle du fond du couloir. En radical opposé avec Gertrude. Oui, Gertrude, c’est le nom que j’ai donné à Madame Sans-Culotte, parce que c’était le nom d’une célèbre joueuse de strip-poker sur Amstrad ! Et elle non plus, quand on gagnait, elle n’avait plus de culotte !

Et dans cette chambre, le courant passe. Il y fait un peu froid, elle n’est pas spécialement belle, mais elle a un « plus » indéfinissable qui fait qu’on s’y sent bien, serein malgré la peur des fantômes ou pire : de tomber nez à nez avec le propriétaire des lieux dans un endroit où on n’a pas le droit de pénétrer.

Il se trouve en définitive que dans cette chambre, Maupassant a passé de longues heures à écrire. Il posait son encre sur des feuilles de papier à l’endroit même où je pose actuellement des pixels sur un écran d’ordinateur.

Je me suis promis de remonter, durant la soirée, poser mes empreintes de neurones où Guy de Maupassant a jadis posé les siennes… C’est chose faite et c’est émouvant !

Alors je vais maintenant retraverser le long corridor, saluer Gertrude une dernière fois et rejoindre les festivités.

Hamstrong a marché sur la Lune, j’ai marché sur les traces de Maupassant.

C’est un petit pas pour l’humanité mais un grand pas pour moi !

 
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Publié par le 23 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 9 – Tu t’en sers plus de ton caddie ?

Toujours dans la catégorie roue qui roule ne fait pas de mousse : encore une super invention des sœurs Poisson.

Nous avions, dans la cour de la ferme de mes grands parents, un caddie, flambant vieux, qui ne servait à personne, si ce n’est aux poules qui y nidifiaient.

Dans un souci de recyclage, une volonté d’améliorer nos compétences en bricolage et un peu parce qu’on avait envie de faire les cons aussi, si possible en se faisant bien mal… Nous avons tenté l’impossible : transformer ce vieux tas de ferraille en fusée bolide de l’espace avec un confortable siège de Dodoche !

La mission était périlleuse : il fallait tout d’abord désolidariser le panier du caddie de son châssis puis dans un deuxième temps retirer le siège conducteur de la vieille Deux-chevaux qui finissait ses jours paisiblement au fond d’un hangar.

Une fois la mission accomplie l’opération de la dernière chance consistait à positionner le greffon fauteuil sur le patient caddie.

L’opération a été couronnée de succès. Le patient n’a pas fait de rejet et aucun traitement médicamenteux n’a été nécessaire, si ce n’est une ou deux soudures pour assurer le coup.

Parées au décollage, nous nous installons, toujours avec ma sœur, bien entendu, aux commandes de notre vaisseau. Nous sommes tout en haut de la cote. Nous donnons l’élan à la machine infernale et nous asseyons cote à cote dans le siège.

Une question existentielle nous a traversé l’esprit au moment d’aborder, a fond les roulettes, le premier virage : « Heu, au fait ? Comment on tourne ??? »

C’est une fois le bolide stabilisé par l’impact avec que talus, que nous est venue la solution, comme une évidence : « Ben on s’élance du haut de la cote, on fonce dans le talus, on descend, on repositionne le vaisseau vers la suite de la pente et on trace ! »

Ce n’est qu’arrivées en bas de la cote qu’une deuxième question nous est apparue : « Arf, comment on freine ??? »

Vous connaissez l’expression « Après mur, réflexion » ? Et bien voilà, c’est exactement ce qu’on a fait, on s’est emplafonnées le mur du voisin, et on a ainsi résolu le problème d’absence de freins.

On s’est bien fait mal, ça nous a donné à réfléchir…

On est allées goûter, parce que les tartines de quatre heures, c’est sacré.

Et à peine le temps d’oublier pourquoi on avait arrêté de jouer à ce jeu débile, nous remontions la colline, avec notre chariot de la mort !

Même pas peur d’abord !

 
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Publié par le 15 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 8 – La course du siècle : Déambulateur Vs Porsche

Dans la série « Des roues, c’est fait pour rouler », un deuxième souvenir me vient à l’esprit : une épique course en déambulateur dans les rues du Vanneau.

La maison de notre Grand-Mère si situe en haut d’une longue rue bien, bien pentue. Elle est si en pente cette voie, que chaque année est organisée une course de caisses à savon. Chaque participant se construit un bolide qui devra dévaler le plus rapidement possible les 500 mètres de piste.

Nous n’avons jamais participé à cette joute kilometrique, mais nous avions tout de même de bonnes idées pour ressentir le grand frisson des champions : LE DEAMBULATEUR !

Cette merveille de technologie, disposait de deux poignées de frein, pour pouvoir tourner, c’est non négligeable ! Et d’un petit banc, qui permet aux papis et mamies de s’asseoir quelques secondes le temps de reprendre leur souffle. Idéal comme siège conducteur !

Nous voilà prêtes. Genouillères de rollers, protège coudes, protèges tibia, casque et… Non, je déconne : un short, un débardeur et des tongs !! Pas besoin des pieds pour s’arrêter et puis si on se ramasse, les effets peau pizza seront répartis de manière uniforme sur l’ensemble de corps, c’est moins ridicule qu’un petit bobo de rien du tout au genou. En plus si on s’y prend bien, on pourra se la péter à la rentrée des classes en racontant pourquoi on est défigurées.

L’instant est solennel, nous allons l’une après l’autre nous lancer dans cette course folle. Ma sœur s’y risque la première. Oui, ça a toujours été la plus casse cou… Moi je suis plus de la catégorie casse couilles, c’est un autre concept, une autre discipline, mais non moins compliquée pour se maintenir au top tout le temps.

Au moment où elle s’élance surgit de nulle part, pleine bourre, une superbe Porsche noire. Les chevaux du bolide s’affolent, le cochet tire sur les rênes de son fidèle destrier. En appuyant de toutes ses forces sur le frein, il force les bourrins à ralentir.

Et bien vous me croirez, si vous le voulez, mais ma sœur sur son déambulateur a grillé, à toute berzingue le pilote et son monstre de métal rugissant et vrombissant.

OUI ! Messieurs dames, j’en suis le témoin vivant. Le seul témoin d’ailleurs parce que si on s’était faites gauler en train de faire se genre d’âneries, on aurait passé un sale quart d’heure, parce qu’il valait une fortune ce déambulateur !

Bon, la raison à cette victoire est surtout que la rue est très étroite et que le pauvre malheureux a dû rester, tout ce temps, derrière ma petite soeur totalement grisée par la victoire toute proche et malgré sa vue brouillée par les moustiques dans les yeux.

Il a pourtant tout tenté pour mettre la pression à ma frangine, mais c’était mal la connaître la petite ! Plutôt crever que de se laisser doubler par cette bouse !

Elle avait du caractère la gamine, je vous le dis… Du reste, faites gaffe en bagnole si vous roulez du coté de B’sançon, parce qu’elle a toujours autant de caractère, mais maintenant elle roule avec un engin motorisé !

Garez-vous si vous la croisez, c’est un conseil d’amie !

 
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Publié par le 14 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 7 – Des roues, c’est fait pour rouler !

Encore un virus que j’ai chopé dès petite : tout ce qui ressemble à un truc avec des roues, ou sur lequel on peut en greffer, tout ce qui peut transporter des gens plus ou moins sous la contrainte, tout ce qui peut se mouvoir, avec ou sans autorisation parentale.

Oui, toutes petites déjà, nous étions un peu cramées avec ma sœur. Nous aimions nous envoyer en l’air avec des objets tous plus insolites les uns que les autres…

N’y voyez rien de sexuel, nous étions des petites filles très sages. En effet, à notre époque, je parle comme une vieille, mais c’est un fait certain, la moyenne d’âge du dépucelage était de seize ans… Contre 10 ans aujourd’hui. Ok, j’exagère… Mais très peu, et ça, ça me fait froid dans le dos !

Je ne peux pas adopter un chiot plutôt que d’avoir une fille ? Non, c’est vrai, au moins je ne serai pas fâchée si elle a son premier rapport sexuel à 6 ans la bestiole !

Mais ce n’est pas le sujet, alors revenons à nos roulements.

Voici pêle-mêle, des exemples  de bolides que nous avons un jour construits, transformés, recyclés pour enfin les piloter. Pour le plus grand bonheur de… Ben, de nous en fait ! Sous les yeux émerveillés de… Ben, de nous aussi ! Heureusement qu’on était deux, on se serait ennuyées sinon !

Comme à chaque jour suffit sa peine, je vous en balance un par jour de nos ORNIS, ce sera déjà pas mal !

Mettez vos casques on va démarrer, objet roulant non identifiable N°1 :

La charrette vélocyclettotractée

Il s’agit d’une charrette, à deux roues et une poignée devant. Une bien belle charrette en métal vert avec le même système que les remorques les plus modernes ! Le cul peut s’ouvrir par un judicieux pivot à 90° de la planche du fond.

Pas très clair mon histoire ? Bon, vous voyez une remorque ? Ben la même chose mais pour un nain ! Pas trop nain quand-même parce qu’on pouvait monter dedans à deux en se serrant bien !

Papa Poisson avait réalisé une superbe attache qui nous permettait d’atteler la remorque de princesse, vert dégueulasse, mais jolie tout de même, à mon beau vélo Peugeot !

Et nous en avons fait des kilomètres avec cet attelage. Nous avons usé nos pneus par delà… Par delà les routes du village et ses alentours parce qu’on n’avait pas trop le droit de s’éloigner !

Alors nous avons battu la campagne, foulé les chemins de terre, traversé des forêts, dévalé des collines, gravi des cotes escarpées, sans jamais nous lasser.

Heu, là, je parle surtout pour celle qui était confortablement allongée dans les couches de mousse et autres traversins de plumes qui formaient un confortable fauteuil, pas pour celle qui pédalait comme une forcenée.

S’il n’y avait pas eu un système de relais entre nous, la pédaleuse aurait pu porter plainte pour esclavagisme moderne !

Il n’y a pas à dire, nous étions avangardistes point de vue écologie. Nous avions un concept qui rapporte aujourd’hui une fortune : le cyclo transport!

Ah, on gagne à être connues, moi je vous le dis !

PS: La preuve en image!!!

 
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Publié par le 13 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 6 – Mon royaume pour un mille-pattes !

Petite déjà je savais ce que je voulais et j’avais une manière bien à moi de l’obtenir, je jaugeais le contact avec qui j’allais devoir négocier et quand la cible était cernée et verrouillée, je lançais l’offensive.

Je dois avouer que je ne me serais pas risquée à ce genre de jeu avec mes parents, ni avec mes instituteurs, ni le boulanger, ni le maréchal ferrant, ni avec des adultes à l’air sérieux ou méchant, ni au monsieur qui me proposait des bonbons pour monter dans sa voiture…

Note pour les plus petits d’entre nous, c’est valable aussi pour toi Bocalita Pimouss, qui es la plus petite d’entre nous : On ne monte surtout pas dans la voiture d’un monsieur qui vous propose des bonbons ! Des diamants, je ne dis pas, mais des bonbons, c’est NON !

Bref, pour résumer, je ne faisais jamais de crise ou de comédie, SAUF avec Grand-Mère. Ben oui, mais pour ma défense, elle en faisait un jeu et nous étions très joueuses avec ma sœur ! Et on obtenait ce que l’on voulait presque à chaque fois. LE taux de réussite à cette partie de « négociation pour un bonbon » était d’environ 99% !

C’est peut être pour cela que je suis devenue acheteuse du reste et ma sœur jusriste ! Merci Grand-Mère d’avoir fait naitre en nous des vocations !

Mais ce qui est intéressant d’analyser c’est le 1% de fiasco total…

Pourquoi on n’a pas obtenu le Graal ? Qu’est ce qui a merdé dans les négos ? Le budget était trop serré ? Le commercial trop sous pression ? Pardon, déformation professionnelle. Voyons cela en détail.

Comédie dans un super marché pour une peluche

Le décor est planté, nous sommes dans un supermarché, nous arrivons à la caisse et là, je le vois ! Un petit mille-pattes… Une peluche avec 6 pattes et des petits chaussons au bout. Une petite tête toute ronde surplombée de deux petites antennes toutes mimi ! Je craque ! Je le veux !!

Je le demande de but en blanc à Grand-Mère, qui refuse. Jusque là, rien d’inhabituel.

J’insiste, je lui fais mon regard de cocker. Elle rechigne à accepter.

Etape suivante, je sors mes arguments : Ma sœur a déjà le même en grand, on aura ainsi la maman et le bébé !! Elle se fiche du rapprochement familial comme de sa première gaine !

Je tente une deuxième fois la cockerisation, avec cette fois l’option larmichette. L’enjeu est réel, si elle résiste, il va falloir improviser et taper fort. Aïe, elle refuse toujours catégoriquement.

Elle est en train de payer, c’est la dernière ligne droite. Si je n’agis pas maintenant, tout espoir est perdu et on laissera le mille pattes à l’orphelinat des peluches… On ne pourra pas tous les sauver, j’en sui consciente, mais si on en sort un de la galère, ce sera déjà ça !

Je tente le tout pour le tout, je pleurniche et monte graduellement le niveau sonore pour qu’elle se plie à ma volonté. Mais cours d’hypnose sont à revoir, l’effet est nul.

Dernière arme, l’ultime ! Celle que je n’ai jusqu’à présent jamais eu à utiliser. C’est un peu le bouton rouge, secret d’état qui déclenchera une bombe nucléaire. Celui qui ne devra être utilisé que si la planète entière est menacée par une attaque terroriste ou extraterrestre.

JE me roule en boule par terre, tape des mains, donne des coups de pieds à tout va en hurlant.

Avec une arme comme ça, elle va céder, c’est obligé !

Et bien non ! Elle s’entête la bougresse, elle me relève par le col, me tient fermement la main, me met une bonne fessée et me dit la phrase qui, je le sais, va causer ma perte et ma destruction : « Attends que tes parents apprennent la comédie que tu viens de faire »

Au final, je n’aurai pas perdu ma journée, au lieu d’une peluche, j’aurai gagné une superbe soufflante le soir même au retour des courses…

Pppffff ils n’avaient même pas conscience que je m’entrainais pour mes futures négos au boulot, sinon, ils m’auraient félicitée de ma prestation, j’en suis certaine. Une acheteuse si dévouée qu’elle est prête à se plier en quatre pour sa boite…

Allez, je leur pardonne tiens ! Ils se sont biens rattrapés depuis, maintenant, j’ai des chaussons lapin !

 

 
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Publié par le 11 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 5 – Les toilettes ? Au fond du jardin à gauche !

Il parait inimaginable qu’un petit banc de poisson qui n’a même pas atteint la trentaine ait connu les toilettes au fond du jardin… Et pourtant !

Et pour ajouter au challenge, il fallait tirer l’eau au puits… Eh oui ma bonne dame !

Je vous laisse imaginer les épisodes « pose caca », quand il fait -3°C dehors et qu’il est 2 heures du matin… Un régal ! Alors je vous informe qu’en cas d’intense envie de pipi, si vous n’avez pas la chance d’avoir des WC à l’intérieur de votre chez-vous, mais que vous ne voulez pas vous geler les miches dehors, il existe un petit outil, très pratique, qui s’appelle un « pot de chambre ».

C’est un délice pour les narines ! Pour peu qu’il soit mal rangé et qu’on n’allume pas la lumière en se levant on se prend les pieds dedans et on est bon pour tout nettoyer…

Par contre le bon sens veut qu’en cas de gastro, on sorte quand même faire ses besoins dans les toilettes au fond du jardin par respect pour les estomacs de ses voisins de chambrée.

C’est l’occasion rêvée de faire le point sur votre vie. Vous êtes seul, dans le froid, enfermé dans cette cabane de bois, entouré de vos amies les tarentules… Un grand moment de solitude comme on n’a pas souvent l’opportunité d’en avoir… Profitez-en.

Mais ne paniquez pas si une sympathique bestiole se pose sur votre épaule… Ne partez pas en courant, vous risqueriez d’en mettre partout !

N’oubliez pas le papier journal pour vous essuyer… Oui ! Même ça on a connu !! Et la pelleté de sciure pour recouvrir votre cadeau à Dame Nature.

Pour vous laver les mains, allez actionner la pompe du puits et profitez de cette eau glaciale qui ne manquera pas de recouvrir les chaussons et mouiller le bas de votre pyjama. Vous serez trempé, mais aurez les mains propres pour aller vous recoucher.

Bonne nuit les petits !

 
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Publié par le 10 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 4 – Les œuvres en pâte à sel

L’argent appelle l’argent, suite à l’épisode de l’épicerie, nous nous retrouvions sans le sou. Curieuses de savoir comment font les adultes pour gagner de l’argent, nous nous sommes interrogées sur un moyen, à notre porté, de nous faire un peu de pèze sans avoir à vendre nos petits corps de 10 ans. Non, je déconne, je n’ai découvert la prostitution que bien plus tard, vers 14 ans !

Nous avons mis au point un plan diabolique : faire des œuvres uniques en pâte à sel que nous vendrions dans le quartier. L’opération nous reviendrait à un paquet de farine, un paquet de sel et un litre d’eau. Grand-Mère fournit le matos ! Super ! Budget 0 franc ! Prix de vente d’une œuvre : 2 francs… 3 francs pour la vieille d’en face, parce qu’on ne l’aime pas trop et que Grand-Mère dit que c’est une sorcière !

Nous préparons la pâte. Nous avons un immense saladier plein à raz bord de la précieuse mixture. Nous avons les yeux qui brillent l’idée de tout cet argent que nous allons gagner et à la manière dont nous allons le dépenser.

Nous commençons à pétrir, malaxer, modeler la glaise de sel… Mais les résultats sont plus approximatifs que nous l’espérions… Nos poneys ressemblent à des cottes de nez, nos Schtroumpfs à des phallus et nos cendriers à des galettes des rois… Ce n’est pas si évident que cela. Et les parents vont rentrer d’un moment à l’autre… S’ils voient 4 kilos de pâte à sel dans le salon, on va se faire épingler !

Dans l’urgence, nous montons le saladier plein de notre désespoir dans le grenier qui jouxte notre chambre.

Inutile de préciser que nous avons oublié de le redescendre et qu’au bout de 5ans, la pâte était dure comme du ciment quand nous l’avons retrouvé… Nous ne gagnerons jamais notre vie en confectionnant des zizis en pâte à sel.

Il va bien falloir se faire une raison !

 
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Publié par le 9 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, Souvenirs # 3 – Les chewing-gums Hélène et les garçons

Grand-Mère avait pour habitude de mettre dans un bocal toutes les pièces jaunes (en francs à l’époque !) qu’elle avait au fond de son porte monnaie. Quand nous allions en vacances chez elles, nous avions donc un « budget bonbon » à faire pâlir de jalousie n’importe quel amateur de glucose !

Cette fois là, nous avions explosé notre score de récolte avec un montant de 20F ! Une aubaine ! Le seul souci est que nous ne savions pas gérer une telle somme. Les fois précédentes nous plafonnions à 5 ou 6 francs, dans les grands moments… Qu’allions nous faire avec cette fortune ?

Nous avons décidé de ne rien changer. Avec ma sœur, compère de sottises, nous nous rendons donc à l’épicerie et demandons des chewing-gums, comme à notre habitude. D’autant que cette saison, nous aurons droit à une série spéciale avec des autocollants Hélène et les Garçons !! Nous allons en placarder partout dans notre chambre et ce sera le bonheur !

L’épicier compte notre butin et nous sert en conséquence. A 10 centimes la pièce, nous sommes reparties avec une mallette digne des plus hauts gradés de la mafia.

Nous étions partagées entre notre envie de découvrir notre nouvelle collection de stickers, la surprise de se rendre compte que ça en fait des kilos de bombecs et la trouille de nous faire pincer avec autant de cam sur nous, sachant qu’on n’avait pas trop le’autorisation de manger des cochonneries…

Le gros avantage dans le cas présent, c’est qu’avec cela, nous avons eu de quoi retapisser les murs de notre chambre au cours de l’été et à moindre frais.

 
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Publié par le 8 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 2 – J’veux mon cadeau !

En petites sauvageonnes que nous étions avec ma sœur (nous le sommes toujours, mais plus pour les mêmes motifs !), la première chose qui nous importait en arrivant chez notre Grand-Mère était son état de santé, oui, bien sur… Si elle avait passé une bonne semaine, c’est certain… Si elle avait besoin d’aide à faire quoique ce soit, aussi…

Mais avant toute chose, ce qui nous importait et la première question que nous lui posions était : « Dis Grand-Mère, tu as un cadeau pour moi ? »…

Enfin, c’est relativement vrai, puisqu’en définitive, c’est la seule et unique fois où on a posé cette question AVANT de dire « Bonjour ». On a compris notre bourde quand les parents ont expliqué à Grand-Mère qu’étant donné notre incorrection, si elle avait un cadeau pour nous, ce qui était très certainement le cas, elle pouvait en faire don aux bonnes œuvres, mais qu’il était hors de question que nous en profitions !

Finalement, notre Grand-Mère nous a glissé, en douce, des colliers de bonbon dans les poches en lançant de traditionnel « Vous ne dites rien à vos parents ! » et un clin d’œil complice.

La conclusion de cet épisode est que très tôt, nous avons appris qu’il fallait faire de la lèche pour réussir dans la vie… Belle mentalité les parents !

Je vais quand même tenter de mettre cela en application dans ma vie professionnelle, il semblerait qu’ils aient raison en fait Papa et Maman Poisson !

 
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Publié par le 7 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Souvenirs, souvenirs # 1 – Mimosa

Le Poisson est bien triste en cette journée du 6 Janvier. C’est un anniversaire comme on en a tous connu un. Et c’est pour rendre hommage à celle qui nous a quittés que je veux rédiger cet article qui paraîtra chaque jour de la semaine.

A Grand-Mère

Une petite boule de femme qui a eu une vie bien particulière… Mais là n’est pas le plus important. Les souvenirs que j’ai sont loin de ces considérations et j’ai pris le parti dans ma vie de ne voir que le positif des choses. De faire de chaque faiblesse une force et de toujours voir le verre à moitié plein.

Mes souvenirs…

Mimosa

Un beau jour mon grand-père est rentré à la maison avec un micro chaton sous le bras. La pauvre bestiole ne devait pas avoir plus de 4 semaines. Et nous voilà, les deux sœurs à tenter de sauver le petit animal d’une mort certaine s’il ne buvait pas de lait en grande quantité.

Le résultat est que le petit Mimosa, c’est ainsi que nous l’avions appelé car il lui fallait bien un nom pour le chercher ! Mimosa donc, s’est retrouvé avec une grosse diarrhée et nous avec l’interdiction formelle de jouer avec…

Malgré tous les efforts de notre cousine pour tenter d’expliquer aux anciens qu’on ne peut pas mettre un petit animal dans les bras d’un enfant et lui interdire de s’en occuper…

La disparition de Mimosa reste à ce jour un mystère… Je vais me contenter de rêver et de croire la version de ma grand-mère selon laquelle « il est parti dans la maison de lointains voisins et vit des jours heureux ».

Mais par-dessus tout, je vais éviter de faire des trous dans le jardin !

 
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Publié par le 6 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Zapping de Noël de la famille Poisson

Petit best of, en vrac et brut de pomme, des citations de mon entourage lors de ces fêtes de fin d’année. A lire, ce sera peut être moins drôle qu’en réel, mais ma frangine et moi, on s’est bien marré !!

Il y a des choses dans la vie qui ne se font pas. Il ne faut pas dépasser les bornes, sans quoi on risque de passer pour quelqu’un d’associable, qui manque de savoir vivre, égoïste ou pire colérique. La vision de deux jeunes retraitées : mes grandes tantes ! Merci de votre bonne humeur mes tatas !

Dire « Mon gamin » en parlant de son fils de 50 ans

Je vais aux pissotières pour évoquer les sanitaires

Ne pas retirer ses chaussures pour mettre ses pantoufles quand on joue à la belotte

Ne pas respecter son régime et devoir se faire poser un anus artificiel

Qu’est ce que tu penses qu’il va subir : un scanner ou une coloscopie ?

Une coiffeuse avec les cheveux blancs… Quelle hérésie !

Un lissage brésilien, c’est 350€… Maillot brésilien ou lissage japonais ? Je vote pour le lissage !

Sans compter que le produit sent très mauvais et qu’il faut subir cela toute la journée

Les chèvres de la maison de retraite ont des tabliers… Ah ? Oui, c’est pour les boucs, pour qu’ils ne puissent pas saillir les chèvres

3200€ par mois pour un couple en maison de retraite ? Ben on est mieux en auberge de jeunesse !

Martine était en photo dans le journal, derrière des fauteuils roulants… Fière comme Artaban !

A 69 ans, on ne va pas en maison de retraite ! C’est bien une capricieuse ! Soit disant que ça yoyote la dedans… Pfff

Travailler en maison de retraite, c’est réellement une vocation, c’est dommage que la plupart ne travaillent que pour gagner de l’argent…

Moi je plains ceux qui n’ont pas de parents et qui sont en maison de retraite.

Au scrabble : 13? OK, avec le mot compte double ça nous fait 28…  Allez, on dit 35 et on est large !

Wouahhh super tirage : iiieuuv… L’adversaire : gqdrgdh => Je t’échange un G contre deux i ! L’inflation de la voyelle !

Avec ma soeur, on a une technique infaillible au scrabble, on pioche toutes les voyelles pour épuiser l’adversaire ! Là, on a 3 i et 3u, je pense qu’on tient le bon bout…

La moyenne d’âge de la conversation baisse avec l’arrivée dans la bataille de Maman Poisson et Papa Poisson.

Chirurgie esthétique : Même avec la chirurgie esthétique, c’est pas dit qu’elle l’aie son nez en trompette… Le nez en trompette, c’est pas donné à tout le monde !

Pour avoir l’air plus jeune, elles se vieillissent.

Papa Poisson prend le plat de gâteau et part avec dans une autre pièce : « Les gosses, ça suffit, j’emmène ça… Et que ça vous serve de leçon ! » (Gourmand !)

Réflexion du Poisson : « Le marais Poitevin, c’est quoi toute cette eau ??? Avec une telle crue, il n’y a pas moyen d’en envoyer en Afrique, on en a trop, ils en manquent… Ou alors on fait venir des girafes ici. On leur met une petite laine, elles auront froid, mais au moins elles pourront boire. »

Voilà pour le best of, en vrac des sottises qu’on peut lancer, avec ou sans l’emprise de l’alcool ! Les fêtes vont être longues… Drôles mais longues !

 
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Publié par le 3 janvier 2011 dans C'est dans la fête

 

Ici à Nagano, a y’est : y r’neige!

Ouiii, il neige ! Je suis comme une gamine de 3 ans qui vient de trouver un Malabar à peine mâchouillé. Je suis comme une vierge devant un poster de David Charvet. Je suis comme une sardine qui prendrait un bain d’huile. Je suis comme Paris Hilton devant une boite de capotes. Je suis comme une poule devant un couteau suisse. Oui, pour résumer, je suis super contente, mais en même temps, je ne sais pas trop quoi faire de toute cette belle poudreuse.

Plusieurs solutions s’offrent à moi :

Le rallye du trophée Andros

J’opte pour la version simplifiée, le petit livre en 7 pages « Le dérapage contrôlé pour les nuls ». Sitôt pensé, sitôt exécuté.  Je prends mon fidèle vieux destrier, fais chauffer les bougies et lance le moteur. Bonne nouvelle, elle démarre. Je passe une vitesse,  j’appuie sur l’accélérateur tout en lâchant l’embrayage. Bonne nouvelle,  je sais conduire. J’accélère à fond et les roues patinent, le tank se meut de quelques centimètres et fini par accélérer. Bonne nouvelle,  je vais pouvoir avancer. Je trouve un territoire qu’on pourrait qualifier de no man’s land. Super,  je vais pouvoir faire la folle !

Plusieurs variantes : le 180° premier essai, une roue dans le trottoir, mais, même pas peur, il me reste trois pneus ! Après quelques essais, le 160° est maîtrisé, puis le 224,67°. C’est très précis,  je descends à chaque essai pour valider mon record ! Enfin, tel l’amant secret, avec mon bolide blanc,  je dessine des M majuscules d’une rare beauté sous la fenêtre de mon dulciné.

Puis je rentre, calmée et essoufflée, sage et disciplinée, à la vitesse folle d’un escargot de course. Je suis la sableuse, ce qui m’assure à 100% un retour à la maison dans les meilleures conditions. Quand je dis « je suis la sableuse »,  je parle bien sûr du verbe « suivre », pas « être ». Je me prends rarement pour une sableuse, une cafetière, ça peut arriver, mais jamais une déneigeuse de routes nationales.

Lancer de chaton dans la poudreuse

Me voici arrivée à bon port. Je m’offre le repos du guerrier sous la forme d’un dessert de saison : du Mont Blanc au chocolat… Tiens, en parlant de blanc, je connais une petite chatte blanche qui n’a jamais foulé la neige de ses petits coussinets. Il serait temps de remédier à cela. A nouveau,  je chausse mes bottes, enfile trois couches de pulls, manteaux et autre capeline… La laisse du chat et go !

A peine arrivée dans la matière blanche, il ne reste qu’à éviter les parties jaunes et marron. Merci la neige de nous faire apparaître les zones à ne pas fouler du coussinet pour cause de pipi et caca de chien. Mais Kiwi s’en contrefout de l’aspect fun du lancer de boules, de faire le papillon allongée dans la neige, de bâtir des igloos à la sueur de son front, de réaliser des bonhommes de neige avec un gode ceinture en guise de nez… Oui, je n’ai plus de carottes et on est dimanche, les magasins sont fermés. Je fais ce que je peux avec ce que j’ai…

C’est donc le cœur battant la chamade, le ventre trempé par les 20 centimètres de neige qu’elle vient de fouler, et toute tremblante que la petite bestiole tente de rentrer, dans l’immeuble.

Pour elle, s’en est fini de la neige ! Elle n’y voit aucun intérêt, elle a les ovaires en feu à cause de ses deuxièmes chaleurs et elle à un rapport sur la santé financière de sa société à pondre pour la réunion de 9H00 demain matin… Alors mes conneries, ça ne l’amuse pas du tout ! Grouille-toi Poisson, on rentre ! Me miaule-t-elle.

Mince, moi qui pensais avoir trouvé une super partenaire de jeu… Raté !

Investir dans des skis

Il reste une solution pour se faire plaisir et profiter à fond des flocons… Investir dans du matos de glisse. Il peut s’agir de skis alpins pour les plus initiés, d’un snowboard pour ceux qui veulent se la raconter un peu, d’une pelle en plastique pour moi qui suis une quiche dès lors que ça va vite ou qu’on est debout.

Mais pour aller acheter cela, il faut prendre la voiture, alors si le premier paragraphe vous échappe totalement,  je vous déconseille de sortir de chez vous. Faites-vous plutôt un bon grog et une partie de manille.

Ou sinon, il reste l’option du sac plastique. Le gros avantage de cette méthode c’est que vous gardez le cul au sec… Sauf si vous êtes joueur et que vous avez rempli le sac de neige avant de vous glisser dedans. Non, je retire, dans ce cas, vous n’êtes pas joueur, vous êtes un peu con… En plus, pas de risque de chute ! Le seul truc qui peut faire mal, ce serait un caillou planqué sous la masse blanche ou une bouche d’incendie entre les jambes. Mais partons positifs, vous ne vous ferez pas mal, alors foncez.

Conclusion

Quelle que soit la technique de divertissement que vous aurez choisie, n’hésitez pas à missionner un de vos potes pour filmer vos exploits. Vous risquez d’en rire encore pendant quelques temps. En plus, votre meilleure gamelle pourra vous rapporter un peu d’argent grâce à vidéo gag. Vous aurez ruiné votre voiture mais gagnerez la célébrité et 500€ !

Bonne glisse, bonne poilade, bon arrêt maladie quand vous vous serez cassé quelque chose !

 

 
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Publié par le 19 décembre 2010 dans C'est dans la fête

 

Journée copines, journée shopping ? Oui, entre autre…

Le jeté de plumard

« Le temps est venu pour toi de te lever petit Poisson. Remue toi les écailles, tu as promis de ranger ton bocal, de déjeuner avec maman Poisson, de gratouiller ton chat derrière les oreilles… Poisson ? Poisson… ». Morphée peut être super vache quand il le veut, surtout quand il en a marre de vous bercer. (PS : pour les inculturés, Morphée, il a un zizi…)

Et voilà que, le temps de penser à tout ce qu’il doit faire, au chaud sous sa couette, qu’il définisse ses tâches de la journée et l’ordre dans lequel il va les réaliser, il est déjà midi et le Poisson est toujours au lit. Le téléphone sonne et sort le Poisson de sa contemplation de plafond.

« Bah t’es où ? Lui demande furibond le téléfon…

- Là ? Aux toilettes, je viens de me lever, répond le Poisson sur le même ton.

- Mais tu ne devais pas venir manger avec nous pour l’anniversaire du nuisible, heu, bout de choux de notre bocalita amiénoise ?

-  Ben, c’est demain non ??

- Non, c’est ici et maintenant ! Aboule ton boule ou on te met un coup de boule.

Et le Poisson a les boules, il est en slip, pas coiffé, pas brosse-à-denté, pas –du-tout-prêté ! Il annule le repas avec maman Poisson, saute dans ses fringues, saute dans les escaliers, saute dans sa voiture, saute sur les routes, saute dans le resto et saute dans les bras du moufflet aux aguets.

L’anniversaire du nuisible

Il est arrivé, il est à la fête et aux premières loges pour voir le déballage du cadeau qui  va divertir les petits comme les grands. Surtout les grands ! Il faut dire que c’était vachement bien choisi un costume de pirate.

Chacun un accessoire et ça fait bien rire les adulescents que nous sommes. La longue vue pour la moins bien voyante d’entre vous, le tricorne pour le moins chevelu, le crochet pour la plus maladroite, le sabre pour la plus castratrice, le cache œil pour la plus mateuse.

Tout le monde a trouvé son bonheur. Heureusement qu’une âme charitable, ou prévoyante, avait prévu une petite voiture en guise de second cadeau. Sinon, on aurait été tristes, oui, vraiment tristes, on aurait du prêter son cadeau au mioche !

Le shopping pour les nuls

Passée l’euphorie des attaques de navires en tout genre, les choses sérieuses attendent les bocalitos de tout poil : Une après midi shopping !

Pour ceux qui n’ont qu’une vague idée de ce qu’est la préparation d’une journée shoping : un descriptif s’impose. Planifier une journée shopping avec les copines n’est pas une mince affaire, la réussir, est pire ! Il faut déjà penser, planifier, optimiser et rentabiliser les plannings de chacune des donzelles et l’adapter à leurs donzeaux.

27 appels, 7 désistements, 9 resistements, 4 dérobades, 1 rencard, 3 pistage de proies potentielles… Multiplié par 6 amies, qui ont chacune leur besoin spécifique… Pour au final choisir de réaliser, par ordre de priorité, la BA ultime : Servir d’escorte VIP pour le copain d’une des bocalitas.

Oui, pour une fois qu’un mec exprime un besoin de dépense compulsive et sait ce qu’il veut, il faut l’encourager ! Enfin surtout, il ne faut pas mourir idiote et avoir vu ça au moins une fois dans sa vie. La bocalita propriétaire du sujet a accepté qu’on se joigne à elle pour voir le spécimen évoluer, à l’état sauvage, dans son milieu naturel ! Super !!!

Essais de tenues façon pretty Wooouuuuh Man ! Photos avec des mannequins… de plastique, fouille des cabines d’essayage à la recherche d’un beau spécimen égaré par erreur par sa maîtresse. Tant pis pour elle. Pas de trouvaille, si ce n’est une vieille paire de chaussettes oubliée. Tant pis pour nous.

La salle de gym, c’est bien ici ?

Petit challenge personnel, entre bocalitas, se faire un petit tour d’escalator, mais en sens inverse, façon tapis roulant de salle de fitness. L’occasion est trop belle, il y en a justement un dans la boutique de guenilles masculines.

Voilà un troupeau de bocalitas en pleine descension, talonnée par un bocalito, gabarit "armoire normande". Tel un cabri il saute les 5 dernières marches de l’escalier mouvant. Tel le lutteur grec, il percute le sol, ou plus précisément, la base, le système névralgique, le coeur, le poumon, l’organe vital de l’escalator. L’effet est immédiat et sans appel : les hurlements de la vendeuse et l’arrêt net du mécanisme.

Un instinct de protection et de survie aiguë empêche le maudit tas de ferraille de reprendre sa course et son ascension infinie. Aucune négociation possible, la machine est intraitable, elle ne tolère pas qu’on lui courre sur le haricot et qu’on lui saute sur le poil de cette façon.

C’est donc sous un tollé général, une standing ovation du vendeur à l’étage, un regard accusateur des clients, un aboiement de la vendeuse, un éclat de rire des bocalitas que nous quittons le magasin, après bien sûr avoir remis une carte d’identité, une attestation d’assurance et un bouquet de mots d’excuses à la responsable de la friperie.

Fin de session shoping classé sous le signe de « purée mais c’était une journée de dingue non ? »

PS : Un merci tout particulier aux bocalitas et bocalitos, qui, pour rattraper le temps perdu à faire les andouilles en ville, m’ont filé un sacré coup de main pour remettre le bocal en état.  Ce matin, sous sa couette, même le plan le plus chiadé du Poisson, n’aurait pas été si finement élaboré que ne le fût cette belle et surprenante journée.

 

 
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Publié par le 6 novembre 2010 dans C'est dans la fête

 

9/11 – 11 Septembre – Ze illeveunse ove sepeumebeur – Le Retour

Bon je vous préviens tout de suite, cet article ne va pas être drôle. Parce qu’il y a des sujets sur lesquels, faut pas déconner. Non mais, faut pas déconner ! Je vais tout de même classer cet article dans "C’est dans la fête" parce que c’est un anniversaire et un anniversaire, c’est censé se fêter !

Alors nous y revoilà, un an après, comme tous les ans, depuis neuf ans aujourd’hui. On va nous rabâcher les mêmes images, des même gens, des mêmes lieux, des mêmes drapeaux, des même larmes, le même patriotisme, mais dix ans plus vieux et, cette fois, le président est une baraque, ça change de la dernière fois. Il passe mieux à la caméra le p’tit nouveau, il est bien, pis il a des belles dents. Hein, Michel, tu trouves pas qu’il a des belles dents ? Et sa femme, qu’est ce qu’elle est belle sa femme, pis distinguée, hein, dites ! Oh…

Purée, neuf ans, ça passe vite ! Mais dites vous que l’année prochaine, ce sera pire : Le DIXENAIRE !!! Je pense que je vais avaler un paquet de somnifères le 10 septembre prochain. Pas pour me suicider hein, juste pour être certaine de ne me réveiller que le 12 et ne pas avoir la sensation de regarder le film "Le jour le plus long" pour la 10ème année consécutive.

Tiens je faisais quoi il y a neuf ans ? Et bien un des avantages de cette saloperie de catastrophe aérienne  – Pardon? Vous dites ? Attentat ? Ah oui Pardon, de cette saloperie d’attentat aérienne – c’est qu’on se souvient tous de ce qu’on faisait quand tout a pété !

Personnellement j’arrivais chez un ex qui était plus excité qu’une vierge devant un godemiché… Pas par moi, NON… Par ce qu’il était en train de regarder à la télévision. Au début je pensais qu’il matait un film catastrophe, du style, la lune va imploser dans 18 minutes et seul Cody de "Notre belle famille" peut sauver l’humanité ! On va tous crever ! Oui, il y a neuf ans,  j’avais des références de séries d’il y a neuf ans, ça va ! Faites pas les malins, c’était ça ou "La petite maison dans la prairie" !

Et puis j’ai vu sa mine déconfite et là il m’a révélé un terrible secret : "Il n’y a plus de Nutella, mais ya de la confiture dans le placard du haut, à coté du chocolat en poudre. Sinon, t’as vu, ya des avions qui font tout péter aux states, y z’ont déjà réduit deux tours en bouillie ! C’est diiiinguuueee ! Faut que je raconte ça à mon père !"

La révélation a fait l’effet d’une bombe ! Sans mauvais jeux de mot… C’est vrai ça, sa mère, d’ordinaire si organisée, comment avait elle pu oublier le Nutella. Il faisait bien d’en aviser son père, sa mère devait nous couver une fièvre ou un Alzheimer !

Alors je me suis plantée devant la télé avec ma tartine de confiture. Et nous avons zappé, avec frénésie, de chaine en chaine, pour avoir un maximum d’infos sur ce qui venait de se produire. Personne ne parlait de sa mère. En revanche, il y avait force de détails sur les crash d’avions, les dégâts occasionnés, les victimes et leurs familles. Avec en gros plan, de la poussière et encore de la poussière.

Je plains les voisins qui ont du en chier des ronds de chapeau pour nettoyer leurs appartement après ce merdier. Mais est ce qu’on en parle de ces gens là aux infos ? Non ! Et leurs femmes de ménage, qui viennent des banlieues pauvres, se farcissent 1h45 de métro pour venir bosser, qui ont dû faire un maximum d’heures sup’ et qui n’ont peut être même pas été payées du supplément ? Non plus ! Les médias ne mentionnent que ce qui les arrangent.

Bon je dis ça parce que je suis énervée, je viens de boire 6 cafés et 27 Dolipranes, j’ai une bronchite et je suis dans le gaz. Mais quand même !

Et puis tous les ans, on nous refait des commémorations, il n’y a pas de surprise, tout le monde le sait que l’évènement va avoir lieu. Alors question : En un an, tu crois pas qu’ils ont largement le temps de trouver un chanteur digne de ce nom ? Au lieu de ça on se pastille des midinettes qui piquent à nos oreilles. C’est plus possible !

Et si le videur qui est sur la scène ne les fait pas descendre de suite, il faut le virer ! – C’est pas un videur ? C’est ? Le Président ? Oh la vache ! Ils ont progressé les Américains !!!

Oui bon, à part le 11 septembre, pour critiquer les commémorations, je ne regarde pas les infos… Je pouvais pas savoir que leur Président est noir.

Mais je critique, je critique, il n’empeche que malgré tout, il y a des gens qui ont perdu un ou des être chers à leur coeur le jour du drame et il est normal qu’on leur rende hommage.

Comme eux, les médias s’en chargent, moi je souhaite rendre un hommage à toutes les autres personnes qui perdent des êtres chers chaque jour, sur les routes, dans les hôpitaux, à cause de l’alcool, à cause du sida, à cause du cancer, à cause des maladies orphelines, à cause des grèves pour le réformes scolaire, à cause des violences conjugales, à cause des accidents domestiques, à cause des guerres, à cause des bactéries, à cause de la faim, à cause des dérèglements climatiques, à cause des tempètes, à cause des innondations, à cause des tremblements de terre, à cause de l’arrivée en fin de vie. Parce que, quelle que soit la manière et la raison du départ de l’être cher, sa disparition est le plus grand drame qui puisse arriver.

Je vous avais dit que cet article n’était pas là pour vous faire marrer.

A ma Grand Mère, à Marie Hélène et ma Tata Dany, à ma collègue Sophie, à Mamie Piednoël Et à tous ceux que j’aime, présents ou absents.

 
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Publié par le 11 septembre 2010 dans C'est dans la fête

 

Pourquoi réussir ses vacances…

Quand on peut les faire foirer lamentablement avec deux trois grammes d’imagination ?

Il y a plusieurs manières de bien rater vos vacances. Inutile de prévoir cela des années à l’avance, la plupart de ces techniques sont prêtes à emporter et à exécuter. Usez et abusez en, vous verrez, vous aurez plein de choses à raconter à vos collègues en rentrant et vous aurez ainsi la sensation que ces congés sont éternels. Pour les idées les plus saugrenues, vous pourrez les ressortir des années après et briller en société.

Une bonne méthode consiste à emporter avec vous, quoiqu’il arrive, votre conjoint, vous n’en serez que plus opérationnel et en bonne condition pour rater vos vacances. Surtout si le conjoint en question et un/une chieuse !

L’idéal est de choisir une destination qui se prête au foirage, par exemple :

- La Normandie pour être sûr d’avoir un temps pourri,

- La Chine pour être certain d’être privé de liberté de communiquer avec vos amis du bout du monde,

- Les territoires Bushmen si vous voulez que personne ne vous comprenne et n’être surtout compris de personne.

- Un camping nudiste au lieu de sudiste, à cause d’une faute de frappe sur la brochure (Ou l’inverse !)

- Un hôtel situé dans une zone inondable ou avec un fort risque d’incendie,

- Chez vous, parce que vous n’avez pas réservé ou parce que finalement, les vacances c’est ringard, il n’y a rien de tel qu’un bon arrêt maladie pour bien tourner en rond.

Il convient aussi de bien choisir son moment :

- Les mois d’hiver, si vous partez au bord de la mer,

- L’ automne si vous partez à la montagne,

- Les grande villes quand les températures dépassent les 40°C et que la pollution est à son comble,

- Le même jour que tout les autres vacanciers, pour assurer la perte de précieuses heures à rouler, au cul à cul, à 5km/h sur l’autoroute,

- Un arrêt maladie, en cas de contrôle, vous serez ruiné, viré et hais de vos collègues qui vous jalousaient de votre veine de ne rien foutre de vos journées.

Si vous ne savez pas quoi choisir, vous pouvez recopier ces idées sur des petits bouts de papiers et les mettre dans un chapeau pour tirer au sort. Attention cependant, si vous piochez « Chez vous » et « La montagne en automne » vous risquez d’être obligé de déménager et du coup, votre budget vacances en prendrait un sérieux coup. Économisez avant de vous lancer!

Voilà, maintenant que vous avez choisi le lieu et le moment, vous allez découvrir ou redécouvrir, quelques trucs et astuces pour continuer de bien louper vos congés payés.

Vous pouvez par exemple choisir la même valise que votre colocataire, ou voisin et intervertir les bagages au moment du départ. Vous n’aurez pas un seul vêtement correct ni aucun produit de beauté utile à votre type de peau… Invivable! Et à poil!

Pensez à ne pas faire les révisions et vérifications d’usage sur votre véhicule avant de partir. Un serrage moteur ou une panne d’essence pourront plus certainement entacher votre trajet et vous faire perdre, à l’aise, une journée !

Vous avez aussi la possibilité de partir en oubliant de donner les clés de votre appartement à votre meilleur ami pour qu’il puisse nourrir vos animaux de compagnie. Stress garanti, et retour anticipé obligatoire.

L’inverse est également réalisable : Oublier vos clés dans votre location de vacances et vous en rendre compte une fois devant votre porte. Retour merdique assuré!

Emportez avec vous en plus de votre conjoint, un adulte de rab, votre belle doch’, une mamie, bref, un truc qui vous soulera et que vous serez heureux d’oublier sur une aire d’autoroute, ça ne nuit pas forcément aux vacances, mais ça détend. Et pour ceux qui ont des enfants, à force de les menacer de le faire, ils ne vous croient plus, c’est l’occasion de leur prouver que vous ne bluffez pas!

Supprimez pour l’occasion les consoles et autre lecteurs DVD de vos mouflets, ils vous pourriront les oreilles jusqu’au point d’arrivée, vous n’en serez que plus énervé, et à moindre coût!

Vous avez aussi le pouvoir ultime d’oublier tous vos modes de règlement chez vous. Mais là attention! Ne cédez pas à la tentation de garder sur vous des chèques vacances, ce serait de la triche et je sais que ce n’est pas votre genre. La galère est assurée, surtout lors de votre premier péage autoroutier !

Si vous partez en camping, inutile de vous préciser de ne surtout pas emporter les sardines qui vous permettront d’installer votre tente. Vous aurez droit à une merveilleuse nuit à la belle étoile à vous faire bouffer par les moustiques.

Idem pour le matelas, faites de tout petits trous dedans avec une aiguille. Mais infimes, pour que les cycles de sommeil soient bien rompus par vos fesses qui toucheront le sol toutes les heures et demie. Une variante consiste à perdre le bouchon. Il vous faudra très certainement une bonne vingtaine de minutes de gonflage inutile avant de vous en rendre compte. Et après avoir pompé comme un malade, vous finirez quand même le cul par terre.

Une toute autre technique, celle ci a pour but de s’assurer que les autres vacanciers se moqueront de vous à loisir durant toute la durée de votre séjour : Faites vous une superbe décoloration, blond platine, et baignez vous aussitôt dans la piscine du club. Vous ressortirez avec une magnifique couleur… Verte, à vous taper le cul par terre tant vous rigolerez. La tenue est garantie, vous en bénéficierez durant des semaines.

Faites vous financer une partie de votre séjour et économisez un ou deux restos en vous incrustant dans un centre hospitalier. Plusieurs options s’offrent à vous :

- Oublier de mettre de la crème solaire et être transféré chez les grands brulés ,

- Vous frotter tout le corps avec un banc de méduses,

- Marcher sur une vipère ou un scorpion,

- Vous endormir près d’une horde de lions,

- Courir à fond les ballons pendant une soirée mousse, glisser et vous fracturer un genou,

- Faire du vélo sans pédales et ramasser vos dents sur le trottoir,

- Manger dans une paillote bio qui refuse d’utiliser l’électricité et propose de la nourriture qui moisit au soleil depuis quatre heures, c’est l’indigestion garantie.

Pour le reste, je fais appel à votre imagination.

Dès votre retour, tout le monde voudra voir les magnifiques photos que vous aurez faites de votre séjour à l’autre bout de la planète. Mais là encore, vous aurez été assez prévoyant pour ne pas avoir de chargeur, de batterie et de carte mémoire pour votre appareil. Vous serez donc fier d’annoncer à la cantonade que les meilleurs souvenirs, ce sont ceux que l’on a dans la tête.

Je pense que vous avez maintenant un bon petit road book des trucs à faire pour vous plomber les vacances et avoir un tas de trucs drôle à raconter à vos amis, votre hamster, votre rhododendron (x2! Yeah!) dès votre retour.

L’année prochaine, ne manquez pas la sortie du futur best seller en la matière écrit par les soin du Poisson en collaboration avec un célèbre éleveur de Jourtèques champenois et qui s’intitulera « Le Petit Buté ».

 
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Publié par le 28 août 2010 dans C'est dans la fête

 

Le Poisson voit rouge

C’est jour de concert, le Poisson est à Madrid. C’est jour de fête, le Poisson est avec deux amis. C’est jour de folie, le Poisson largue les amarres.

Les deux amis, nous les appellerons Ninou et Nico, parce que tourninouti, tournicoton ! J’ai beau avoir cherché je n’ai pas trouvé mieux!

Le Poisson nage sur la place qui jouxte l’arène qui sera le théatre du concert. La place sera quant à elle, le théatre de la déchéance de la brave bestiole pleine d’écailles. Et les spectateurs, ce seront les deux fidèles larrons en foire, pris, complètement au dépourvu, dans le manège enchanté du Poisson intrépide.

La foule est dense des musicophiles impatients d’entrer dans l’arène. Le Poisson et ses compères dansent, impatients que commence le concert. Ils le suivront depuis l’exterieur puisqu’ils ne font pas partie des heureux élus, ou plus exactement des bourgeois pétés de fric, qui ont pu se payer une entrée à 90€ pour un concert de 5 heures.

Le trinome est stagiaire pour deux mois et un trinome stagiaire pour deux mois, ça fait la mendicité, ou ça danse devant les centres de corridas. Parfois, ça danse aussi devant les centres hospitaliers, mais il faut les y contraindre par la torture. Je vous donnerai un technique de catapultage en deux roues qui fonctionne plutot pas mal!

Les portes de la boite à musique géante s’ouvrent et la foule de danseuses en tutus entre pour se poster… Non, la vérité c’est que le troupeau de d’jeun’s hystérique va entrer et s’éclater comme des betes sur le dancefloor alors que le trio, il va rester dehors, comme des petits animaux perdus et abandonnés, qui vont finir à la SPA, euthanasiés ou pire : vont devoir rentrer au bercail pour s’alcooliser à la Sangria en briques de cartons. Ben oui, elles ne coutent que 1€12 à la superette. Oh, ça va, je sais ce que vous pensez. Mais ça va, ya pire à vomir! Il y a… Bon ok, c’est infame, mais c’est pas cher!!

Voila donc la trilogique, isolée du troupeau, et nous savons tous que c’est la pire situation qui existe pour des bestioles sans défense. Le triomino est à la mercie des prédateurs. Et pour survivre, le triosodus est pret à tout. Enfin surtout le Poisson, parce que Nico et Ninou, eux, ça va. Ils savent que si ça tourne mal, il enverront le plus faible se faire bouffer à leur place : Il ont un Poisson, et les Poissons, ça sert d’appat!

Le Poisson ne se doute de rien. Le Poisson est guilleret. Il est en forme et a revétu sa toute nouvelle tenue, achetée la veille. Elle est d’une belle beauté cette tenue, et d’un rouge éclatant.

Aussi éclatant que le ballon géant gonflable rouge qui sert de support publicitaire à la marque de téléphonie Vodafone.

Tiens, du reste, il n’est plus dans le ciel le gros ballon ? Pense le Poisson. Il est où le ballon? Il est où ? Allez cherche! Cherche le ballon!! Le Poisson n’a plus qu’une idée en tête : retrouver le ballon, parce qu’un machin de cette taille (au moins 1m80 de haut!) ça ne disparait pas comme ça dans la nature ! Et c’est un spectacle musical, pas de magie, le Poisson en est presque sûr.

C’est alors qu’il le voit, là ! Devant lui… Chantez "Ti amo" en lisant, et passez les images au ralenti dans votre tête, vous verrez, cela crée une intense émotion.
Pour ceux qui lisent lentement, ne passez pas les images au ralenti, au mieux, vous allez vous endormir, au pire, vous arriveriez à passer les images en marche arrière : "rewind", pour ceux qui ont eu un magnetoscope un jour. Et ce ne serait pas très clair du coup mon histoire. Déjà que… Bref.

Deux, Trois, en choeur : Tiiiiiii aaamooooooo.

Il le voit, là, devant lui. Mais il n’est plus dans les airs, il est acculé, cloué au sol par deux commerciaux Vodafone qui veulent sa peau.

Ils s’acharnent.

Un de chaque coté de la boule de vinyle. Ils exercent de tout leur corps une pression visant à anéantir le ballon rouge par vide d’air. Le ballon s’amenuise à vue d’oeil. Et là ! Une idée pousse dans le cervelet du Poisson. "Et si je sautais sur le ballon, comme sur un gros matelas gonflable? Je pourrais frétiller de la nageoire dans la masse de vinyle ! Et ce serait superrigolo, agréable, confortable et ça ferait bien rire mes amis !"

Sitôt pensé, sitôt exécuté ! Le Poisson exprime son intension jumpesque à l’un des tueurs de ballons publicitaires. Pour ce faire, il joint les mains et mime un plongeon. Le jeune homme sourit et fait signe que "oui, tout est possible, tout est réalisable, c’est le jeu de la vie", au Poisson.

Ce dernier prend alors son élan. Pas le cerf, hein, il s’élance. Non, je précise, parce que déjà, là, il va se faire bien mal, mais avec un élan sous le bras, s’eut été pire mon bon lecteur!

Il s’élance dans une course folle de 25m. Et d’un appui majestueux sur son pied droit, il donne l’impulsion qui va faire décoller le Poisson au dessus de sa cible de plastique.

C’est sans compter sur le mouvement de recul des deux dégonfleurs de pub, qui à pour effet de supprimer toute forme de résistance au moment de l’atterrissage du Poisson.

La bestiole se vautre donc de tout son long dans le ballon qui se referme sur lui.

Le Poisson est coincé, le Poisson à mal, le Poisson est mort de rire, le Poisson est mort de honte, le Poisson se sent seul, le Poisson est fier de l’avoir fait, le Poisson regrette un peu quand meme, le Poisson resterait bien planqué là une demie journée pour se faire oublier, le Poisson voudrait bien sortir pour partager le fou rire du duo en trio, le Poisson prend des cours d’anatomie, le Poisson à un bleu sur la choupinette, le Poisson a hâte de descendre un carton de sangria,…

Bon hé, c’est bon ! Vous en avez vécu beaucoup vous, des situations aussi intenses et condensées en émotions ? Non ! Alors ne faites pas trop le malin !

Non mais, c’est qui le Poisson !

PS : Le Trio a quand même le cul bordé de nouilles, parce qu’après avoir trouvé une invitation par terre, les vigiles ont accepté de laisser rentrer les trois tanches!

PS 2 : Ah non finalement, pas de bol ! Parce qu’une demie heure après être rentré sur le lieu du concert, le trio s’est pris une giboulée… Et a dû rentrer au bercail pour picoler sa bonne vielle piquette!

 
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Publié par le 26 août 2010 dans C'est dans la fête

 

Le Poisson part en camping #1


Les préparatifs

Cette année, le Poisson est heureux, il va avoir droit à de vraies vacances ! Enfin, des congés payés ! C’est un truc que les japonais ne nous envient pas puisqu’ils ne savent pas de quoi il s’agit. C’est un truc que les profs ne nous envient pas car ils pensent que c’est juste une phase biologique naturelle qui sert à épuiser les mouffions pour qu’ils reviennent plus calmes en cours et qu’ils dorment sagement au lieu de foutre le bordel en balançant des boulettes de papier.

Les mouffions, ce sont des petites teignes, mi-moufflets et mi-troufions (Voir l’image d’illustration pour vous en faire une représentation précise). Ce sont de vraies terreurs. Il faut en général 9 mois pour les faire pousser, à l’abri de la lumière, puis 10 ans pour les voir évoluer et enfin 18 ans, selon la loi gouvernementale, et 28 ans, selon la loi de l’emmerdement maximum, pour s’en débarrasser (presque) définitivement.

Le mieux pour les faire partir c’est de trouver une bonne poire qui acceptera d’épouser votre mouffion adulte… Mais c’est assez difficile à trouver et il faudra être patient. En plus, bien souvent, le mouffion est une tête de mule cabocharde et n’accepte pas les mouffions du sexe opposé (ou opposé au sexe) que ses parents lui proposent… Et ce n’est pas faute d’essayer !

Bref, trêve de galéjades sur les japonais profs de mouffions, revenons à notre Poisson.

Pour passer de bonnes vacances, il faut au Poisson un bon partenaire de mouffionade : cette année, ce sera une collègue Sirène, parce qu’elle le vaut bien !

Le Poisson et la Sirène mettent au point un planning très précis des occupations de leurs congés :

P : On part en camping ?

S : Ouais s’tu veux!

P : On prend ta caisse ?

S : Ouais s’tu veux !

P : On part léger hein ! Une tente, un matelas et un duvet ! le reste on voit sur place !

S : Ouais s’tu veux !

P : Dis Sirène ? J’ai lu dans mon horoscope que si je partais dans le sud, je rencontrerai un poisson chat du sud et que si je partais dans le nord, je rencontrerai un poisson chat dans le nord.

S : Oui donc plus on va loin, plus notre poisson chat vivra loin… Du coup, épuisette ou pas, on est mal barrées pour le ramener jusqu’à la rive droite de Rouen !

P : Tu as tout compris Sirène ! Chassons dans les étangs voisins du notre !

S : OK, on part vers Bordeaux !

P : Ouais s’tu veux !

S : La vache, c’est dur de tant réfléchir, on va chez moi boire une bonne bière ?

P : Ouais s’tu veux et puis demain on va acheter le matos ?

S : Ouais OK !

Première vraie décision prise ! Le Poisson et la Sirène boiront un bon verre ce soir et demain, ils iront faire leur choix de logement dans les profondeurs d’un bien célèbre magasin de sport.

Comme vous le voyez, les préparatifs avancent à grands pas et le planning est clairement établi… Du moins, pour les 24 prochaines heures !

 
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Publié par le 20 août 2010 dans C'est dans la fête

 

Ce soir, le DJ met la wash… Ou pas!

Les DJ, y’en a des bien et puis y’en a des… Enfin des… Pffffff, heu, bon, quelques exemples comme ça, pris au hasard et vous me direz en fin d’article ce qu’ils sont.

Le bon DJ, il ferme son clapet. Même s’il mixe dans un bal guinguette de quatre personnes et que papi et mamie se sont endormis ! Le Mauvais DJ parle tout le temps pour ne rien dire. Et le plus souvent, c’est totalement incompréhensible. Ca donne généralement ce genre d’échange :

"Abreuchiratseuwoir ????

- … (regards en coin) Heu… Ouaiiiiisssss !?!?

- Lallezzzzzlewéléwrassssslégens!!!

- … (Levage de bras contraint) Ouaiiiisssss!!!

- Yawuwondewurlewancefloor ????

- … OUAAAIIIISSSS mais TA GUEULE !!!!"

Avec le bon DJ, papi et mamie retrouvent leurs 15 ans sur la piste. Avec un mauvais DJ, la moyenne d’âge est de 15 ans, après on a le permis et on va ailleurs!

Avec un bon DJ, pas besoin d’alcool pour aller danser. Avec un mauvais DJ, il faut toujours prendre une bonne bouteille, d’abord pour supporter les nuisances sonores et ensuite pour la lui jeter à la tronche en cas de ras le bol généralisé!

Avec un bon DJ, pas de coupure entre les musiques alors que le mauvais DJ, lui, il coupe tout pour mettre un CD de Britney Spears Featuring Paris Hilton le temps de sa pause 3C (Caca/Clope/Café).

Le bon DJ sait que tout le monde est là, car il a les yeux ouverts et sent les vibrations de nos pas sur le dancefloor. Le mauvais DJ passe son temps à poser la question :

"Est ce que vous êtes là????

- Je ne sais pas regarde autour de toi et arrête de balancer ta fumée de merde, tu sauras!

- Ya du monde ce soir????

- Heu je vais demander à la caissière à l’entrée et je reviens j’te réponds!

- Si vous êtes là faites du bruit

- Oui, pareil pour toi! Cela dit, de la musique ce serait mieux!

Ça y’est, vous avez un petit aperçu des différences entre un bon DJ et un … Oh, non, vraiment, les DJ, y’en a qui feraient mieux de ne surtout pas s’approcher à moins de 500 mètres d’une platine sous peine de poursuite judiciaire par la plaignante (la platine elle même) !

En gros y’en a qui devraient rester au lit le samedi soir, pour permettre aux gens normaux de faire la fête !

 
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Publié par le 19 août 2010 dans C'est dans la fête

 
 
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