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Archives de Catégorie: C’est dans la tête

Le 11/11/11 à 11h11 fois 2 !

PS : Oui, je me la pète, je mets le PS au début, je suis une folle moi monsieur, une folle ! Et mon PS il dit juste que "je sais, je suis un peu en retard pour poster cet article mais… Le message reste intact…"

Vous êtes nul en maths, pas de souci ! Ce n’est pas une formule que je vous donne là, c’est un constat que je m’apprête à faire : Ce matin, nous sommes le 11 novembre 2011, et il est onze heures onze à Montréal, Québec, Canada, Caribous et café chaud… C’est une date toute particulière, non seulement du fait de cette symétrie quasi maniaque de l’affichage sur mon réveil et mon agenda, mais surtout parce que cette date marque mon retour en France pour mieux préparer mon retour au Canada.

Et cette date et cette heure, je vais les connaitre deux fois dans une même journée, ce qui fera de moi aux yeux des astres, un personnage un peu particulier en ce jour… Moi et les 2 000 000 d’autres voyageurs qui, décalage horaire aidant, auront la chance de voir deux fois consécutives s’afficher à leur montre 11H11.

Je suis dans un bar et j’écris il est 11h11, et dans le temps d’un trajet Montréal / Paris et une récupération de bagages, je serai dans le train Paris / Rouen, il sera 11h11 et la boucle de ma vie sera bouclée.

Retour vers mon destin pour mieux revenir à mon point de départ, qui sera mon point d’arrivée…

Pas clair ? Pourtant ni vous, ni moi ne picolons, alors je vais tenter de clarifier les choses :

A 11h11, je quitterai le sol Canadien, que je n’aspire qu’à retrouver très prochainement.

A 11H11, j’arriverai sur le sol français pour régler tous les détails de mon nouveau départ.

Le 11 novembre marquera donc ma renaissance, le véritable but, l’objectif que JE me suis fixé et non celui que les autres ont prévu pour moi.

Je prends ma vie en mains, j’arrête de pleurer sur mon sort quand j’ai tout pour être la femme la plus heureuse du monde.

Chaque jour est pour moi un émerveillement, et pas seulement parce que j’oublie tout très rapidement et que ce que j’ai vu il y a trois semaines est un même objet d’admiration que le premier jour…

Non, chaque jour est un émerveillement car pour peu que je m’en donne les moyens, tout arrive avec une chance insolente.

Un exemple ? Je vais à mon premier festival salsa, je suis interviewée par une chaine de télévision locale, je sors du métro à la station Mont Royal, je suis interviewée pour une émission sur la médecine.

Je cherche un boulot, il vient à moi. Je cherche mon chemin, mon destin le trace avec des petites pierres très brillantes pour que je sois sure de ne pas m’égarer et de prendre toujours les bonnes décisions. Si je doute, il ajoute même quelques lampes photovoltaïques pour éclairer un peu plus mon parcours.

J’ai peur que mes parents croient que je suis entrée dans une secte à parler comme cela donc opération rassurage :

« Pas d’inquiétude, papa, maman, la personne la plus bizarre que j’ai rencontré ici, c’est Ninou, donc je suis déjà en terrain connu ! »

C’est simplement une remise en question personnelle, et universelle à la fois… Si on irradie, les gens le perçoivent et vous le rendent. Ici, j’irradie !

Je parle avec des gens dans la rue, tous sont différents, tous ont un parcours et une vie particulière, aucun n’était banal. Aucun ne se fond dans la masse si on décide que ce ne sera pas le cas…

Le 11 novembre 2011 à 11h11, je me suis rendue compte que chaque personne que vous croisez est un astre qui, si vous le laissez rayonner, illuminera votre journée.

Et c’est ça le chemin, vers la vraie vie ! Celle faite de petits bonheurs simples, de sourires échangés au coin d’une rue, de doigts tendus pour indiquer votre chemin quand vous semblez égaré, de personnes qui vous invitent sans raison à vous assoir à leur table pour partager un café ou un repas, d’après midis allongés côte à côte, main dans la main sur le bord d’un lac…

C’est cette vie là que je veux…

Je veux ne plus pleurer en rentrant chez moi le soir en pensant que je suis une incapable, que rien de ce que je fais n’est assez bien, que c’est vraiment par charité que je reste à mon poste actuel parce que définitivement, je ne suis bonne à rien.

Ma petite lumière intérieure est devenue une aussi faible qu’une des petites lampes à pétrole de la Petite Maison dans la Prairie et meure à petit feu, faute de l’alimenter…

Le 11 novembre 2011, à 11h11, j’ai pris une décision : je veux que ma lumière intérieure reflète ce que je suis réellement quand on n’essaie pas de m’enfermer, ou de me casser, pour me faire entrer dans un moule cubique alors que je suis une petite sphère : une boule d’énergie positive : 10 000 Lux, 30 minutes par jour à 28 centimètres !

Oui, c’est ça ! Je veux redevenir la lampe de luminothérapie que mes amies connaissent ! Celle qui rit aux éclats de ses propres conneries, de sa (mal)chance quotidienne, de sa diarrhée verbale. Celle qui arrive par deux pirouettes à rendre le sourire à celle qui doute, quitte à lui tirer une larme avant !

A 11h12, ce poisson là sortira de son abri de corail pour affronter l’océan et se mêler aux sirènes en esquivant les requins… Et ce sera un poisson clown !

Life is too short…

Il ne faut pas passer à coté de l’important…

11h13, clavier mouillé de larmes de conscience, je vais fermer mon laptop et sortir profiter de mes dernières heures sur le territoire de ma renaissance.

Mais avant je veux juste dire à toutes celles et tous ceux qui doutent, que je ne citerai pas, ils se reconnaitront : suivez les petits cailloux qui brillent sur votre route et ne doutez pas de vos choix…

Si vous tombez, relevez-vous ! La chute vous aura permis de mieux voir sur quel terrain vous marchiez, votre pas n’en sera que plus sûr maintenant.

Si vous pensez que le destin est rude avec vous, c’est qu’il a un meilleur projet pour vous et qu’il veut que vous ayez vraiment conscience de la mutation qui s’opère.

Et si vous pensez avoir pris la plus grosse claque de votre vie, c’est que rien de pire ne peut vous arriver maintenant, le reste ne sera que renouveau.

Alors préparez-vous à être heureux !

Je vous aime !

 
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Publié par le 20 avril 2012 dans C'est dans la tête

 

La vie à 5 #10 – Quand le destin s’en mêle

Rappel de l’épisode précédent : Ninou et Poisson sont au téléphone, l’une des deux annonce une incroyable nouvelle, l’autre est sur le cul, l’autre répond qu’elle aussi partira au Canada, life is life nanani, nananin, l’une est sur le cul.

Bref, le duo décide à l’unisson qu’il partira au Cônôdô !

Sauf que Ninou est super motivée et que Poisson traîne la nageoire parce qu’elle est complètement terrorisée.

Mais le destin a dit : Tu iras mon fils.

Oui, le destin parlait à quelqu’un d’autre et d’un sujet complètement différent, mais Poisson a corrigé les fautes mentalement et a interprété : Tu iras ma fille.

Elle a donc entamé des négociations très serrées avec elle-même, son destin et Ninou. Ça a donné une année particulièrement riche en rebondissements :

Poisson : Ok, c’est décidé, je te suis au Canada, je pars !

Ninou : Yes !! Départ prévu pour Juillet.

Destin : Yes !! Départ prévu pour… Heu, houlà ! Tu vas vite, laisse-moi checker mon agenda… Heu, je ne garantis rien pour la date mais je vais faire de mon mieux, on est en septembre, ça laisse le temps de voir venir !

Poison : Je pars… Sauf si mon employeur m’offre le poste en CDI qu’il me promet depuis six mois…

Ninou : Arf…

Destin : Pas de soucis ! Tu ne l’auras pas ce poste, on est en novembre, faites vos demandes de visas !

Poisson : Merde, j’ai pas le CDI ! Du coup sans argent, je ne peux pas partir…

Ninou : Arf…

Destin : Ne t’en fais pas Ninou, je vais lui filer un boulot canon ! Elle ne pourra pas résister, on est en janvier, elle aura le temps d’épargner !

Poisson : Je viens de décrocher un super poste en CDI !!! Je suis méga heureuse et j’ai une giga chance !!

Ninou : Arrête les superlatifs, c’est comme la coke, ça attaque les neurones ! Cool pour toi, mais… Arf, pour le Canada…

Destin : Attends Ninou, sois patiente ! Je la laisse se remplumer financièrement et je lui casse le moral pour qu’elle ait envie de quitter ce poste !

Poisson : Ninou, ce poste ça ne va pas du tout ! C’était tout rose sur le papier, mais je suis pieds et mains liés, et je ne trouve pas ma place, mon chef est parti, je suis triiiiste et je pleure tous les soirs… Merde, je m’étais juré de ne jamais me reprendre la tête pour un boulot et là, ça dépasse toutes mes bornes de limites internes…

Ninou : Ah !!! Ben moi, on est en septembre, je pars ! Tu me feras signe quand tu seras prête !

Destin : Voilà, voilà, elle commence à comprendre… On est en octobre, il est temps d’agir, il n’y a plus qu’à river le clou de sa certitude.

Poisson : Bon, je pars en vacances à Montréal, pour tâter le terrain, voir si j’aime la ville et si j’aurais envie de plus… Mais ne te fais pas d’illusions hein, c’est juste une visite de quinze jours !

Ninou : Cool ! Je commençais à douter du fait que tu mettrais jamais les pieds icit’ !

Destin : Hé, je tiens mes promesses moi ! Poisson ne sait pas tout mais je tiens les rênes !

Poisson : Quinze jours de pur bonheur, une bulle d’oxygène ! Je veux revenir, c’est décidé !

Ninou : Ah ben quand même ! Allez mets la machine en route !

Destin : Job quitté : 1. Appartement rendu : 1. Voiture vendue : 1. Chambre d’ado réinvestie : 1. Parents tristes : 2. Sœur triste aussi : 1. Amoureux sur le bord du quai : 1… Ah merde ! J’avais pas prévu ça !

Poisson : Et mon amoureux ? Je m’étais promis de ne pas m’encombrer d’un mec cette année ! Ça traine dans les pattes, ça éparpille ses fringues par terre, ça fait caca la porte ouverte, ça pique le matin au réveil, ça ne pense qu’à boire de la bière avec les copains, c’est rustre et grossier… J’veux pas de chum !

Ninou : C’est marrant que tu dises ça parce que tu en as un bien incrusté dans les fibres de ton cœur, et je ne pense pas que tu l’auras à la machine, même à 90°C celui-là !

Destin : Eh, zut ! J’ai pas fait gaffe ! Je l’ai laissé filtrer… Il est fort en même temps, c’est une fée du logis, il est discret et ferme le porte des chiottes à triple tour, il est tout doux et privilégie un Martini dans l’intimité du salon, il a de l’éducation et est sensible… Pire, il sait super bien cuisiner… Je ne me suis pas méfié, il s’est incrusté en fourbe ! Les autres avaient pourtant fait deux tours dans leur slip avant de décrocher… Là, c’est la boulette !

Poisson : Ouiiiinnnnnn !!!

Ninou : Ben on est en novembre…

Destin : Oui ! On est en novembre ! Visas pour tout le monde !

Poisson : Ok, tout n’est pas perdu, il accepte de me suivre ! Il fait sa demande de visa !

Ninou : Ouf !

Destin : J’ai eu chaud là !

Poisson : Ça y’est j’y suis !!! On est le 16 janvier et je viens d’atterrir à Montréal ! Avec mon chat !!

Ninou : Fiesta !!

Destin : Visa !!! On est début février : N’amoureux a son Visa ! On peut dire que j’ai eu chaud sur ce coup là…

Poisson : Tout est bien qui commence bien !

Ninou : To be…

Destin : Continued…

 
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Publié par le 7 février 2012 dans C'est dans la tête

 

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Le petit mot d’excuse des parents pour l’absentéisme du Poisson

Chère Madame, cher Monsieur,

Je vous prie de bien vouloir excuser notre fille, Poisson, qui a délaissé son blog pendant deux bons mois et ce, sans en aviser ses fidèles lecteurs.

Cette absence prolongée est dû à une zone de travaux dans sa vie. Elle a posé les fondations de son existence et cela exigeait un retrait momentané. Mais c’est pour mieux revenir, revigorée et de nouveau frétillante dans les eaux tumultueuses du Bocal.

La liste des excuses :

Elle est partie en vacances à Montréal début novembre : quinze jours de réflexion et d’écriture intensive, mais non publiable en cet instant. Et une décision prise qui va changer la suite de sa vie.

Elle est revenue en France et a quitté son job : dix jours de panique complète à se demander si elle prenait la bonne décision.

Elle a revendu tout ce qu’elle avait dans son appartement : un mois de tempête à se demander pourquoi elle faisait tout ça.

Elle a rendu ses clefs d’appartement : et sans l’intervention d’un ange gardien, elle aurait loupé son Noël en famille. Donc zéro jour d’absence justifié, mais flippant quand même, donc pas d’article faute de disponibilité des neurones.

Elle a passé les fêtes de Noël auprès des siens, dans le trou du cul du monde : deux articles écrits mais non publiés faute de connexion Internet. Véridique !!

Elle a passé le nouvel an en Angleterre : trois jours de bièrisation intensive et de serpentins. Plus trois jours à se dire que plus jamais elle ne picolera autant !

Elle a fait toutes les démarches administratives conséquences de sa prise de décision : quinze jours de folie fonctionariale.

Elle a revendu sa voiture : une matinée de négociation avec l’acheteur pour un billet de mille euros. Les gens sont durs en affaires !

Elle a joué au Tetris avec ce qu’il lui reste d’affaires, pour que tout rentre dans le musée qui sert de chambre d’amis.

Elle a joué une deuxième partie pour faire entrer sa vie dans deux valises de 23 kilos : une semaine de va et viens entre les armoires et les bagages.

Elle nous a serrés une dernière fois très fort dans ses bras en nous disant qu’elle nous aimait de tout son cœur. Nous avons mêlé quelques larmes et elle s’en est allée. Trois jours de déchirement.

Elle a mis son chat sur son dos, elle a pris l’avion et n’a pas eu le courage de sortir son cahier numérique pour écrire ce qu’elle avait sur le cœur : une nouvelle journée de questionnement. C’est un peu tard, oui, nous savons, mais elle a toujours aimé faire les choses au dernier moment…

Et le 16 janvier 2012, elle a à nouveau posé le pied sur le sol canadien. Québécois plus précisément, pour en faire sa maison, le temps d’un battement de cœur, le temps d’un battement de cil, le temps d’un battement d’ailes. Elle a pris son envol, et elle se lance dans sa nouvelle vie dans le grand froid.

Le "DONC…" :

Pour toutes ces raisons, nous vous serions gré, madame, Monsieur, de ne pas tenir rigueur au Poisson de son manque d’assiduité en cette fin d’année.

Elle a décidé qu’elle devait se mettre en quête de matière première pour alimenter son imagination. Et quoi de plus enrichissant qu’un nouveau départ et une nouvelle vie pour ce faire ?

Elle tient aussi tout particulièrement à vous remercier de votre patience et de votre dévotion.

Elle tient à dire à ses proches qu’elle les aime et ils se reconnaîtront. Même si elle n’a pas eu assez de temps à son goût pour le leur répéter.

Elle vous remercie pour tout.

Signé : Mes Parents

Les post-rectum :

PS : T’as vu Maman ? J’imite bien ta signature !

PS : T’as vu Papa ? Même à l’arrache, j’ai eu le temps de tout faire !

 
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Publié par le 19 janvier 2012 dans C'est dans la tête

 

Les supers pouvoirs des super z’héros #3 – Indicator

Indicator est un autre super z’héro que peu de monde connaît et c’est une erreur que je veux rectifier pour rendre à César ce qui est à Rintintin. C’est un super pouvoir qui peut sauver des millions de… Secondes, de pas, de tracas, de bris de GPS ou pire : de couples…

Maintenant que j’ai aiguisé votre curiosité comme le couteau suisse de Mac Gyver, vous allez me dire :

Indicator qu’est ce qu’il fait dans la vie ? Il habite chez ses parents ? Il serait libre ce soir pour un repas en tête à tête ?

Et ces questions viendront du fait que dans l’imaginaire collectif des jeunes femmes en pleine fleur de l’âge d’or du sexe et du vernis à ongles fuchsia, super z’héro = canon interstellaire… Et bien sorry de vous désappointer mais lui non, rien de tout cela !

Il se contente d’être quelconque, pas beau, pas moche, pas triste, pagaye, pas paille, pas trop n’en faut quoi. Et son super pouvoir, c’est sa capacité sans faille à indiquer le chemin aux gens et autres âmes perdues. Et il excelle dans ce domaine.

Demandez lui n’import quelle route, n’importe quel chemin ou venelle… Même avec un nom de personne ça fonctionne. De la tour de Pise, à votre tata Annie du fin fond du Canada, il connaît toutes les coordonnées GPS ! Il y a toutefois un petit supplément de facturation s’il doit intervenir en entreprise ou sur une voie privée.

Il est tellement engagé dans sa démarche qu’il peut parcourir des centaines de kilomètres dans votre voiture pour vous guider jusqu’à votre point de destination ! Si votre tête lui revient, il vous paiera même les péages et remontera en train, à ses frais, rasséréné de vous savoir arrivé à bon port.

Le problème pour Indicator, c’est que la crise touche particulièrement le milieu de la recherche. Et la recherche de trajet ne failli pas à la règle. Même si le secteur a été faiblement impacté lors de la première crise de 2008, un fléau a fait son entrée, depuis, sur le marché et changé la donne pour la macro économie d’Indicator : le GPS.

Chaque foyer ou presque est maintenant doté d’un GPS, ce qui est synonyme de chômage technique pour Indicator. Des témoins rapportent l’avoir vu quémander dans la rue pour une demande d’indication. Il épie chaque document sorti d’un sac dans l’espoir qu’il s’agira d’une carte routière, d’un plan, ou d’une adresse griffonnée sur un post-it. Et dès qu’il aperçoit un chercheur de trajectoire, il lui saute sur le poil. Pas littéralement, ce serait douloureux et certains l’aiment épilé, mais il accoure à la rescousse, prêt à dégainer son indication.

Il a une capacité de recalcul de l’itinéraire inférieure à une seconde, c’est trois fois mieux que son principal ennemi, le méchant Tomtom !

S’il s’ennuie, Indicator peut même aider des gens qui n’ont pas besoin d’aide à retrouver leur chemin :

- Vous allez où monsieur ?

- Mais ça ne vous regarde pas enfin !

- Allez dites-moi !

- Chez moi, là, ça vous va ?

- J’peux vous guider ??

En ces temps de pénurie, Indicator va même jusqu’à harceler ses proches en quête de missions :

- S’il te plaît chérie, s’il te plaît ! Allez !!! Fais-le !!!! Tu m’avais promis…

- Oh mais tu fais chier Indi ! Tous les soirs c’est le même cirque… Non, j’en ai marre ! Je ne te demanderai pas de me guider jusqu’à la cuisine… Ah et au passage : arrête d’ordonner aux enfants de te demander de leur indiquer où sont leurs chambres ou les WC, tu vas finir par les faire flipper ! »

Cela dit, elle râle elle râle, mais il y a des moments au cours desquels elle est bien contente que son mari soit un super z’héro…

- Mince, où est-ce que j’ai encore mis mes clés de voiture ? Je vais être à la bourre au travail…

La réponse d’un super mari marrant : « Dans ton cul ! »

La réponse d’un super mari z’héro : « Dans la cuisine, dans le troisième placard en partant de la droite, derrière la boite de chocolat et les chips ! »

Alors Indicator : une cervelle remplie de coordonnées GPS et qui ne sait pas trop quoi en faire, donc il les partage pour en faire profiter ses congénères.

Gageons qu’il sera un jour embauché par Mappy ou Google Map… A défaut, le service courrier d’une grosse boite fera l’affaire !

 
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Publié par le 27 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #5 TchouTchouuuu!

Train

Aujourd’hui, jour de déplacement professionnel… Et me voici dans le train, à vous écrire la peine que j’ai, ma croix, mon fardeau. Je n’exagère pas, j’emphase !

S’il y a un transport qui ne me porte pas chance, c’est bien le train ! Quelques exemples pour situer le degré de malchance :

Je prends le train de 8h02 pour arriver à 9h23, notre train est arrêté en pleine voie pour des raisons propres au con de mouton qui a décidé de se faire un petit trip en traversant les rails au moment du passage de notre boite de conserve familiale. Et, le nez collé au carreau, je vois le train de 8h27 nous doubler sur la voie d’à coté. Je pense même avoir vu deux ou trois postérieurs dénudés plaqués aux vitres en signe de moquerie et de rébellion contre ce système qui veut que ceux qui partent en premier arrivent en premier.

Mais il ne faut pas se leurrer, on n’est ni dans le monde des Bisounours et ni dans celui des spermatozoïdes.

Comme je vous le signifiais en introduction, je suis en déplacement professionnel, d’où un ton plus chiadé de mes phrases, limite « môdame » un peu, mais il faut préciser que mon entreprise m’offre généreusement un billet en première classe alors je me mélange aux grands de… ce Rouen-Paris…

Enfin, comme je suis poissarde, le train est bondé pile le jour où j’ai un ticket officiel et de belle beauté arborant fièrement le chiffre 1 à coté du mot « Classe » au lieu du sempiternel « 2 ». Et ce jour là précisément, la foule hystérique à l’idée de monter à bord du même train que le Poisson, le vrai, pas un sosie de grande surface, se précipite dans le wagon première classe. Mon agent a dû laisser filtrer une info aux médias… Ou bien il est 7h25 et c’est l’heure à laquelle tout les rouennais prennent le train pour aller bosser sur Paris, j’hésite. Dans le doute, je vais virer mon agent !

Et je me retrouve dans un petit recoin du train, l’ordinateur posé sur les genoux à coté d’une jeune femme plus pipelette que moi, avec cette caractéristique qu’on les gens hyper bavards : ils parlent fort et ont une voix nasillarde.

Son ami, assis en face d’elle, semble en penser tout autant au vu de son journal qu’il ouvre et ferme machinalement dans le but de lui signaler de façon subtile et subliminale « Mais ta gueule putain ! Tu fais de la magie ou quoi ? Il est 8h14 et ça fait déjà une heure que tu me casses les couilles sans même les toucher ! Avec les travaux devant chez toi et ton mec qui ne t’appelle plus depuis une semaine… Mais pose-toi des questions grognasse ! ». Mais la bienséance l’empêche d’ouvrir la bouche pour laisser filtrer ce flot d’informations, qui, brutes de décoffrage, pourraient mettre le fin à la profonde amitié qui les lie. Alors au lieu de cela, il se contient, mais cette retenue donne lieu à des tics nerveux, comme quelqu’un qui aurait une grosse envie d’aller aux toilettes mais qui serait au milieu du désert sans même un rouleau de papier.

Mon casque stéréo sur les oreilles, musique à fond, je perçois malgré tout le son de la voix féminine, je commence devenir nerveuse et à secouer les jambes en mode random, imitant ainsi son ami, victime de cette agression verbale matinale. C’est contagieux ! J’ai peur, je pense que je vais fuir vers un pôle plus accueillant et surtout plus silencieux.

Il faut quand même que je donne un aspect positif à prendre le train, à part les voisins nuisibles à la santé mentale, les grèves qui permettent d’avoir un petit suspense chaque matin sur l’heure du départ, les retards dus à des objets sur la voie ou aux bagages abandonnés remplis de sandwiches et de slips de rechange qu’il faut faire sauter par les démineurs au cas où ce seraient des slips contaminés bactériologiquement.

Heu… Je ne vois pas… Ah ! Si ! On peut jouer à se faire péter les tympans en passant entre les wagons quand le train roule, ou tenter de viser juste dans les WC, ou vraiment si vous ne voulez pas, mais alors pas du tout aller bosser et que vous préférez faire un tour au poste de police, vous pouvez tirer sur la sonnette d’alarme. Cela dit ça risque de ne faire marrer que vous et vous vous exposez à une lapidation ou à un lancer général de chaussures… Privilégiez donc l’été, quand les gens portent majoritairement des tongs, ça fera moins mal.

Bon, en train on ne risque pas de perdre des points sur son permis, on n’a pas le stress des bouchons ou de se perdre à cause d’un GPS défectueux et on ne fait pas de crise de nerf contre les chauffards ou pire les papis, mamies qui se trainent alors que nous, on est super pressé.

Alors le train +1 pour éviter le stress de la conduite mais -1 pour le stress des transports en commun…

Dilemme !! Bon, train et car, ex eaquo ! Oui, je me défile, mais l’avantage de rouler en train, c’est que contrairement au vélo, on n’est pas obligé de se mouiller, pluie ou pas !

 
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Publié par le 23 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #4 – Boites de conserves motorisées

Van

Ah le van… Qui n’a jamais rêvé de parcourir le monde et ses environs sans attache, sans lien, sans patrie et sans domicile fixe, partout chez soi et ailleurs aussi, juste lui, elle et la boite de conserve à roulettes ? Votre petit coté hippie frétille à cette idée ? Mettre les mains dans le cambouis, investir dans des kilomètres de cordes pour palier à toute panne façon Mac Guyver… Vous faire arrêter à chaque péage d’autoroute pour une petite fouille en bonne et due forme par les douaniers très pointilleux dans leur exploration de votre véhicule, et plus si affinités… Tout cela des vous effraie pas ?

Alors foncez ! Vous ne pourrez qu’apprécier les longues soirées d’hiver, quand le radiateur tombera en panne, les longues soirées d’été, quand vous serez bloqués par un sabot jaune de la police municipale, les trajets sur les petites routes de campagne, quand votre radiateur rendra l’âme et que vous pourrez faire cuire des petits raviolis vapeur rien qu’en ouvrant le capot.

Le monde merveilleusement roots du van, à découvrir et à redécouvrir en faisant attention de bien se couvrir.

Et puis le gros avantage par rapport à la voiture, c’est que vous ne vous réveillez pas avec la colonne vertébrale en dents de scie, il y a généralement un espace couchage de la taille de deux Mimi Maty !

Alors pour la voiture moule à gaufres = 4, pour le van pâte à crêpes = 5

Bus ou car

Et bien ça tombe bien qu’on aborde ce sujet précisément maintenant parce que j’y suis, dans le bus… Enfin dans le car pour être plus précis.

La différence ? Mais mon bon monsieur, le confort !

Dans le bus, la plupart des usagers sont debout, vous marchent sur les pieds, se battent pour les trois uniques places assises à coup de pièces d’identité pour prouver qu’ils sont les plus âgés ou a coup d’échographies pour montrer qu’elles sont les plus enceintes. Il y a aussi tous les autres, qui s’accrochent à la poignée suitée bien souvent juste au dessus de votre tête. Si vous êtes un peu plus court sur pattes que la moyenne de vos congénères bipèdes-de-fond-de-bus, vous aurez la fâcheuse tendance à vous retrouver avec une aisselle inconnue plaquée sur votre visage.

Alors que dans le car, il y a un siège par passager et ils sont confortables. Les sièges, pas les passagers, je ne me suis jamais assise sur un passager, je ne peux donc pas juger !

Le but étant en général de faire de plus longs trajets qu’en bus, tout est prévu : l’écran qui diffuse le dernier navet sorti dans les salles, les WC en général inutilisables parce que sinon, ça ne serait pas drôle, la lumière allumée quand on voudrait dormir et éteinte quand on voudrait lire… Tout est bien conçu et orchestré comme une chorégraphie de Kamel Woula !!

Le gros avantage sur le van, c’est qu’on n’a pas à se faire suer avec l’entretien, l’assurance et tout le toutim… On fait des rencontres et dans le cas des cars couchettes, on peut se réveiller côte à cote avec des inconnus sans pour autant devoir se demander se qu’on a encore bien pu picoler la veille.

Alors pour le van qui se la joue définitivement trop perso = 5 et pour le car qui permet de partager bien plus que des effluves = 6.

 
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Publié par le 13 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #3 – Quat’ p’tites roues

La voiture sans permis

La voiture sans permis est un savant mélange entre la voiture et la mobylette. C’est un peu comme si on avait pris les deux véhicules, qu’on les avait mis dans un mixeur, qu’on avait brassé le tout jusqu’à obtenir une espèce de chose ressemblant à peu prêt à tout et ne servant à peut prêt à rien.

C’est petit, c’est moche comme une crotte de hamster, ça roule à la vitesse d’un escargot en furie, ça broute comme une vache normande, ça tient la route presque aussi bien qu’un chaton sur une pente savonneuse, c’est spacieux comme une carapace de tortue, c’est agile comme un paresseux, c’est maniable comme un poney dans une salle de bain…

Animale cette voiture !

Comme la mobylette, ça ne roule pas… Contrairement à la mobylette on ne peut pas la doubler.

Comme la voiture, ça ne peut pas se garer n’ importe où, contrairement à la voiture, ça peut se déplacer facilement. Avec l’aide de deux copains, vous pouvez faire une blagounette à un propriétaire de voiture sans permis en la déplaçant de quelques rues. A peine plus lourde qu’un bottin, vous pourrez ainsi rigoler à moindres frais.

Bon l’avantage par rapport aux deux roues, c’est qu’au moins vous êtes à l’abri de la pluie et du vent, vous avez le chauffage en hiver et la ventilation en été, vous n’êtes pas obligé de porter un casque… Bien que pour votre sécurité, je vous recommanderais tout de même de le faire.

Pour toutes ces raisons : Deux roues = 2, pot à yaourt = 3

Voiture

Rien à redire sur ce moyen de locomotion qui frôle la perfection. Il y fait bon, on y est en sécurité comme des quenelles dans une boite de conserve, à l’abri de l’air et de l’humidité. On peut y écouter de la musique, promener ses amis, son chien ses meubles… On peut aussi klaxonner ceux qui nous coupent la route, jouer aux quilles avec des piétons sur les passages cloutés, forcer la priorité aux deux-roues qui, s’ils ne sont pas contents, pourront toujours aller se faire voir chez les grecs. Quoique vue la conjoncture actuelle, ils feraient mieux d’aller se faire cuire un œuf, c’est une valeur plus fiable que la Grèce.

Et puis on est bien dans une voiture, on est assis, pas besoin de fournir d’effort particulier… Sauf :

Quand elle tombe en panne et qu’il faut la pousser sur plusieurs kilomètres,

Quand une roue crève, la roue de secours est bien souvent à plat et on n’a pas de cric pour la changer,

Les essuie-glaces tombent toujours en rade les jours de pluie diluvienne,

Et c’est sans compter qu’il y a toujours une pièce qui tourne de travers, et cette pièce là, il n’y a en général qu’une personne sur Terre qui en connaît l’existence : votre garagiste ! « Oui ma bonne dame, parfaitement, c’est la sonde extra sensorielle à vectorisation direct du piston… Cassée ? Meuhhhhh non, voit ben qu’vous n’y connaissez rien, elle est voilée ! Ça casse pas cette pièce là, ça voile ! Et vu la voilure, va falloir la changer de suite, j’vous laisse pas r’partir comme ça ! Trop dangereux, ce serait un sérieux manque de professionnalisme de ma part ! Alors comme convenu, je vous envoie le devis après avoir fait les réparations pis vous v’nez la chercher c’soir ! »

Vendez un rein, vous allez avoir besoin de liquide pour ce soir.

Ah et tant que vous y êtes, filez un poumon aussi. La limitation maximale est de 130km/h dans nos contrées et toutes les voitures ou presque montent à des vitesses avoisinant le « ralentis ou j’vais vomir ! »… Quoi de plus normal ? Ça permet de faire fonctionner les tirelires lumineuses sur le bord des routes et d’entraîner les jumelistes au repérage de gibier avant l’ouverture de la chasse.

Alors pour le confort +1 pour le coût -1 mais on est quand même mieux qu’avec une crotte de camion alors voiture sans permis = 3, voiture grâce à laquelle tu n’auras bientôt plus ton permis = 4 !

 
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Publié par le 11 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #2 – Le deux roues motorisé

La mobylette

S’il y a une chose que j’aime à peu prêt autant que le vélo, c’est la mobylette…

Alors là… Chapeau à celui qui a inventé ça ! Une bien belle trouvaille ! Non, je ne suis pas ironique, il a pensé à mettre un rétro sur certains modèles, ce qui représente une avancée technologique non négligeable !

Non, puis il fallait y penser : un objet qui ressemble à s’y méprendre à un vélo, avec des pédales pour avancer quand le moteur est en peine sauf que :

Ça pèse une tonne

Ça n’avance pas

Ça pollue à mort

Ça ne sert même pas à draguer

Ça fait un boucan d’enfer

A cause des sacoches sur les cotés on ne peut pas emmener de passager

De toute façon à une personne ça ne roule pas, alors à deux…

Il n’y toujours pas de clignotant

Non, franchement, il n’y a pas à dire… Bel effort d’invention. Clap, clap, j’applaudis.

Je reste quand même persuadée que la mobylette, « c’est bien nul », pour employer un terme super recherché…

Quoique, l’utilisation qui en est faite en Inde et en Asie force le respect et démontre un certain potentiel créatif.

Donc le vélo = 0, la mobylette =1

La moto

Ahhh la moto ! Ou comment s’envoyer en l’air sans prendre son pied, ou le prendre mais dans les dents pour les plus chanceux…

La moto a tout : la vitesse, les rétros, les clignos, la possibilité d’emmener l’élu de son cœur à l’autre bout du monde sur son fidèle destrier… SAUF :

S’il pleut, s’il fait froid, s’il y a de l’huile par terre, s’il y a de l’eau, s’il y a des graviers, s’il y a de la neige, s’il y a du vent, en prévoyant de faire son plein tous les 200 kilomètres, en ayant la tête renfermée dans un bocal hermétique, en étant cuit à la vapeur dans une carapace de cuir quand il fait 40°.

Non, puis c’est une belle invention, ça permet de rouler très vite pour rentrer encore plus vite dans le cul de la voiture qui déboite sans prévenir.

C’est dynamique et ludique, en cas de chute vous expérimenterez la catapulte, le tourniquet, la toupie, le toboggan râpe à fromage sur le bitume, vous vous fendrez la gueule… Dans un rail de sécurité, et moultes activités toutes plus rigolotes et chargées en adrénaline les unes que les autres !

Alors la mobylette pas drôle du tout = 1, la moto pour s’éclater = 2

 
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Publié par le 2 novembre 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai mal à mon transport #1 – Le vélo

Je pars en vacances ! Voilà, enfin ! Ça fait un an que j’attendais ça ! Je vais enfin partir, quinze jours, à Montréal ! Je piétine, je trépigne, j’écoute Céline Dion en boucle pour me préparer psychologiquement, je regarde les matchs de hockey, j’abats des arbres à la hache dans la forêt derrière mon immeuble, j’apprends à faire des petits bonhommes en mie de pain avec des moufles aux mains pour gagner en dextérité, je me fais perfuser du sirop d’érable, je ne sors plus sans ma chemise à carreaux. Je suis prête ! Ou presque…

Je suis aux anges ! Je me frotte aux murs de l’appartement pour montrer mon contentement. Quoi ? Mon chat le fait, pourquoi pas moi ?! Mon taf est bouclé, mes dossiers sont prêts, je peux partir sereine. Ou presque…

Je  fais des bisous à ma famille, mes animaux, mes amis et, sur le bord du quai, j’enlace une dernière fois mon amoureux. Je suis prête à partir. Ou presque…

Oui, presque, car autant j’adore visiter la planète et ses environs, autant je déteste les transports en tout genre. C’est vrai ça ! « Qui m’a foutu des engins pareils ? », citation de mon Pépé.

Si je les passe en revue du plus grand au plus petit, vous verrez bien que les transports, si ça s’appelle comme ça, c’est qu’il y a une raison. Voyons donc l’étymologie du mot :

Trans : du verbe transpirer, suer. A force de courir après son moyen de locomotion, changer une roue crevée, pédaler comme un forcené, galérer avec sa valise chargée à raz la fermeture éclair de fringues qu’on ne mettra pas du séjour. Comment je sais que je ne les mettrai pas ? Je pars aux Seychelles et j’ai pris une veste doudoune rembourrée en plume d’oie « pour le cas où… Il paraît que c’est l’hiver là-bas ». Ou plutôt dans le cas qui me concerne, j’ai pris deux ordinateurs par exemple… Un qui dispose du logiciel de traitement de texte qui me permet de vous écrire cher lecteur, et l’autre qui a un logiciel de traitement d’image qui me permet de vous concocter une belle couverture de livre. Alors entre les deux mon cœur balançant, je n’ai pu me résoudre à laisser derrière moi un des deux bestiaux, résultat, je me balade avec dix kilos sur le dos. Ce qui m’amène à vous parler de la partie « port ».

Port : du verbe porter. Porter des charges lourdes sur des distances approximatives. Je dis approximatives parce que selon le modèle de valise, et surtout selon la présence ou non d’une poignée permettant son tractage, il se peut que vous fassiez un certain nombre de zigzags qui rallongeront considérablement la quantité métrique de trajet à parcourir. Porter la poisse peut aussi correspondre. Si, si… C’est toujours quand vous êtres pressé dans les transports, que votre train est « arrêté en pleine voie suite à un incident technique » ou que vous ne trouvez plus vos fichues clés de voiture. Cherchez bien, elles sont dans l’un des huit sacs que vous avez porté ces derniers jours !

Maintenant que nous en savons plus sur l’origine de ce mot, voyons donc les différents modes de torture, ou plutôt de transport que vous finirez forcément par rencontrer un jour, alors soyez prêt.

Le vélo

Objet de torture s’il en est, le vélo ou l’art de faire tenir droit un truc qui, si on n’y touche pas, finit par se casser la figure de lui-même. Et nous, comme des petits malins, on utilise ça pour se déplacer ? N’est-on pas un peu maso ?

En plus on peut se faire bien mal avec un bon revers de pédale ou une barre de VTT en plein dans les parties génitales. Pour le revers de pédales, vous aurez compris que c’était dans les mollets, et que le les parties génitales, c’est juste la barre de VTT ou je dois le préciser ?

Le vélo, ça a tous les avantages de… De rien en fait ! C’est super dangereux le vélo :

Il n’y a pas de clignotants, alors on risque de se faire arracher le bras pour signaler notre intention de tourner.

Il n’y a pas de rétroviseurs ce qui donne un petit coté suspens quand on se fait klaxonner par le semi -remorque qui arrive à fond de train derrière nous.

Le casque n’étant pas obligatoire, on peut avoir le plaisir de voir finir sa cervelle au milieu d’un carrefour…

Mais je suis méchante ! On est bien protégé en vélo et on est sûr d’être en sécurité : Oui ! On a le magnifique gilet jaune ! Et avec ça, c’est sûr, on ne risque plus rien ! C’est la force jaune, l’immunité totale, le « pouce » ou le « chat perché » de notre enfance, qui nous rend invincible comme l’étoile dans Mario !

Oui, c’est ironique tout ça, vous l’aurez compris… J’aime pas le vélo !

 
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Publié par le 31 octobre 2011 dans C'est dans la tête

 

Quand l’engrenage se coince

Pourquoi est-ce qu’il y a des moments dans la vie où tout se bloque ? Tout est anéanti, hors d’usage et particulièrement complexe à remettre en marche. Le cerveau refuse catégoriquement de fonctionner et ce qui vous parait d’ordinaire si simple devient tout à coup très complexe ?

C’est le vide, le trou noir, le blanc, la page blanche… Et je ne parle pas que d’écriture, ça fonctionne aussi avec toutes les formes de créations. Dieu lui-même a dû faire une pause après seulement six jours de boulot, c’est quand même bien qu’il y a des limites à la créativité !

En même temps, quand on voit le résultat, il n’a pas chômé le copain, même si tout est critiquable, le plus difficile n’étant pas de constater mais bien d’agir.

Alors d’un coté, il y a Dieu qui sirote un Martini sur une plage normande et de l’autre il y a moi avec cette foutue page blanche, culpabilisant beaucoup trop pour aller le rejoindre et me détendre un peu les méninges.

Je me retrouve donc avec mon cerveau en grève, qui refuse obstinément de reprendre son poste. C’est la lute des neurones, ils sont au nombre de 200 000 selon le manifestant, 2 selon les autorités. Une bonne part d’entre eux serait favorable à une négociation pour sortir de cette crise existentielle. D’autant que des idées, il y en a à foison dans la mémoire interne. Des stocks et des stocks de matière première, prête à l’emploi mais qui, faute de mobilisation ne peuvent percer le placenta et naître enfin pour une super production littéraire.

Tout cela par la seule faute de la deuxième moitié des neurones ; ceux qui préfèrent gribouiller sur des banderoles que soit disant, le corps ne se reposerait pas assez, que trop c’est trop ! On veut passer aux dix heures de sommeil par nuit… Manger sain pour péter moins ! Arrêter de préparer à dîner, nettoyer et ranger, prendre sa douche et lire le journal en simultané, le tout en dormant histoire de gagner du temps.  Travailler moins pour se reposer plus ! Je ne dis pas qu’ils ont tort mais bordel, qu’ils laissent un peu bosser ceux qui ont envie de se rendre utiles.

Je jette ma hargne contre ces neurones rebelles, et là, je me rends compte d’une chose tellement évidente mais aussi si difficile à admettre : mes petits grévistes de neurones ne sont pas des genfoutistes, bien au contraire, ils sont sur le pont neuf heures par jour. Alors quand arrive le soir, les plus endurants ont encore la force de traîner les mots sur un écran, mais les plus faibles n’ont même plus le courage de soulever un pixel pour voir ce qu’il y a dessous, ou s’en faire un petit oreiller pour la sieste.

Alors ils ont tout bonnement décidé de me faire comprendre qu’ils avaient besoin de temps, pour se reposer, se divertir, jouer les uns avec les autres, gambader joyeusement dans la nature… J’en soupçonne même quelques uns de se reproduire en cachette derrière les buissons.

Et le corps aussi aimerait en faire autant. Alors le corps lui, il a mal ici, il a mal là, il est toujours bougon, jamais content, il râle en sourdine et boude dans son coin. Autant dire que, quand il a vu ce qu’il se passait à l’étage, il n’a pas tardé à rallier la cause neuronale.

Face à cette rébellion générale, j’abdique ! Je vais tenter de réduire mes horaires de travail et rallonger mes horaires de vraie vie. De celle qui fait qu’on a des livraisons par tonnes de matière première de soirée festives, de gamelles en tout genre. De grands moments de solitude quand je fais une bourde en public plutôt de que longs moments de solitude parce que je ne prends plus le temps de vivre.

Mes neurones ont gagné. Allez les gars, on reprend du service !

Résultat : Dieu picole et moi je vais tenter de reprendre mon clavier plus régulièrement, mais sans me mettre la pression parce qu’avec un article dans le Canteleu Info et un second dans le CreaMag, j’ai plutôt intérêt à assurer !

PS : Un grand merci à Virginie pour son article qui donne bien le ton et qui est bien canon… Si, si on peut le dire ! Et un autre grand merci à Arnaud et sa petite femme pour cette séance photo bien dégantée. On aura luté mais le résultat vaut vraiment la peine ! Good job et mes hommages au poisson rouge.

PS2 : Et puis tant qu’on y est, merci à vous aussi, qui venez passer un peu de votre temps à lire des âneries. Ravie de voir qu’au moment présent, vous n’avez rien de mieux à faire et que lire mon blog est donc plus intéressant que tondre la pelouse sous la pluie, ou encore faire du repassage ou du… Hé mais attendez ! Je vous vois venir hein ! Je ne veux pas devenir votre alibi pour ne rien glander ! Ou alors, un article ou deux, pas plus… Ou Trois si vous insistez. Mais après au lit, on éteint les lumières !

PS 3 : Bisous pépé et mémé !

 
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Publié par le 11 octobre 2011 dans C'est dans la tête

 

Le monde merveilleux du Nolife

Une question m’est venue à l’esprit et je vais tenter d’y répondre toute seule comme une grande étant donné qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Sauf peut être au restaurant où le service est meilleur si on n’est pas tenu de le faire nous-mêmes ou encore chez le coiffeur si on souhaite ressortir avec une tête convenable.

Alors cette question Poisson, qu’elle est-elle ?

La Nolife attitude est elle l’avenir de notre planète ?

Tout d’abord, je vais expliquer aux newbies ce qu’est un « Nolife »… Et un « newbie » aussi, oui parce que seuls les Nolife savent ce qu’est un newbie, donc s’il faut vous expliquer ce qu’est un Nolife, c’est que vous n’en êtes pas un et que donc vous n’avez même pas conscience que vous êtes un newbie… Mouahahahaha !

Pardon.

Je m’explique et pour cela, reprenons au tout début de la chaine alimentaire : le Geek. Un Geek s’est un aficionado, un fan super passionné par un domaine. En général, c’est l’informatique, la science fiction, les jeux de rôle, les jeux vidéo… Mais quand cette passion atteint un niveau tel qu’il ne met plus le pied dehors et ne voit plus la vie qu’à travers des pixel, le Geek se mute en Nolife. C’est le terme employé pour décrire l’ado boutonneux qui passe sa vie reclus derrière son écran.

En quoi cela peut-il sauver la planète ?

Pour plusieurs raison en fait. Le Nolife est un cadeau pour l’humanité. Il est l’incarnation de l’économie. Enfin si on ne compte pas ses douze ordinateurs branchés en réseau et sur secteur 24/24h.

Si tous les terriens étaient des Nolife, l’économie serait énorme à l’échelle mondiale au niveau alimentaire. Le Geek ne fait en effet que deux repas par jour : un en se levant le matin, à 17h35, et un en cours de soirée entre 23h23 et 04h27.

Ce repas est composé de matière ressemblant à une pizza, décongelée sur un chauffe-tasse raccordé à l’USB de l’ordinateur, donc pas de consommation d’électricité supplémentaire. Et comme, souvent, le Nolife est trop absorbé par son monde virtuel pour penser à s’alimenter, une pizza lui procure trois repas finger in the noz !

L’aspirateur ? Qu’est ce que c’est que ça ?

Voilà encore une source d’économie, d’électricité cette fois. C’est en général le cas de tout ce qui ne peut pas être raccordé directement à l’unité centrale de la bécane et qui perd du fait, toute forme d’intérêt pour le Nolife.

L’aspirateur, le dépoussiérant ou pire la serpillère humide… Tous ces objets sont imprégnés de pouvoirs occultes qui ont pour effet de repousser le sujet dans ses retranchements.

Ou peut être est-ce l’inverse, le Nolife n’y porte pas la moindre attention parce qu’il ne sait pas que cela existe s’il est chez lui depuis longtemps. Il en a bien vu dans sa jeunesse mais ne sait plus à quand remontent ces souvenirs.

S’il est chez ses parents, ou qu’il a un partenaire non Nolife, il en croise peut être ici ou là dans l’habitat, mais doit penser que ses colocataires ont vraiment des goûts de chiotte en matière de déco. Rien ne vaut une figurine grandeur nature de Lara Croft.

Le Nolife économise donc l’électricité en matière de nettoyage et protège l’environnement en n’utilisant jamais de produits d’entretient ou de détergents.

L’eau ? C’est pas un peu dangereux ce truc ?

L’eau et le savon… En voilà des inventions saugrenues. Un verre renversé sur le clavier et c’est le clash alors aller mettre un Nolife sous une douche et pire, tenter de le faire mousser avec du savon… Autant essayer de faire marcher une clé USB dans un port Ethernet. Hahahaha.

Merde je me Nolifise de la vanne, je vais tenter de terminer cet article avant que la mutation ne soit complète et que je n’aie plus conscience de tout ce qu’il me reste à vous dire.

Pas d’eau savonneuse sur un Nolife donc, pas plus que sur un Gremlins après minuit, sauf que pour le Nolife, c’est plus facile au niveau des horaires, c’est JAMAIS.

Encore une économie, d’ailleurs, je me demande bien pourquoi il n’y a pas plus de Nolifes dans le désert.

Ce jeu il est trop bien !

N’achetez jamais un nouveau jeu à un Nolife, vous risqueriez plusieurs réactions :

L’éclat de rire moqueur « Mais c’est quoi cette daube ? Et tu as cru que j’allais jouer à ça ? »

La tristesse « C’était le jeu dont je rêvais quand j’avais 13 ans… Mon rêve de toujours, maintenant j’ai treize ans et demi et il y a eu deux autres versions depuis. »

La furie « Quoi ? Mais depuis quand Lara n’a plus un short vert mais un short kaki ??? Ils ne respectent rien de chez rien ces développeurs, ce n’est pas possible ça ! »

L’ironie « Ah super, je ne l’avais pas celui-ci » alors qu’il a un mur entier recouvert de CE jeu là précisément parce que quand il est sorti, il y a quinze jours, tous ses potes le lui ont offert.

La mesquinerie « Quoi ? Tu ne m’as pas pris la version gold ?? Franchement t’abuses ! »

Mais le jour où, enfin, vous avez la certitude que votre Nolife veut CE jeu, CETTE version, alors foncez !!

Car c’est comme les éclipses totale de soleil, ça n’arrive que tous les trente ans. Mais la bonne chose c’est qu’une fois que le Nolife à SON jeu, il ne le quitte plus. Il ne voit plus que par lui, vous êtes tranquille un bon moment.

Point trop n’en faut de l’effort

Le Nolife économise le moindre mouvement, le moindre effort et optimise chaque déplacement.

Même s’il vit en maison de six pièces, le Nolife va se créer un cockpit qui lui permettra d’avoir à porté de main le minibar USB avec la recharge de sodas qui va bien, le mur de paquets de chips, les 5 cendriers et les cartouches de cigarettes, le t-shirt de rechange (qu’il alterne une semaine sur deux avec celui qu’il a sur le dos, le temps que l’odeur passe sans pour autant devoir le mettre en machine à laver)…

Là où ça devient plus délicat, c’est quand il s’agit d’aller aux petits coins. Là, c’est inévitable, il va falloir se déplacer. C’est à ce moment là, quand la vessie sera au bord de la rupture, que le Nolife, après être passé aux toilettes, fera le tour de la maison pour ravitailler son cockpit et jeter un globe oculaire à son poisson rouge pour vérifier s’il est toujours en vie.

En moyenne cela arrive une fois toutes les 12 heures.

Conclusion

Voilà, j’en sais maintenant plus sur la sensation que j’avais que le Nolife, hormis une consommation d’électricité continue pour alimenter son matériel, pouvait avoir un réel impact positif sur l’environnement.

Sauf peut être au niveau de l’odorat. Ce ne doit pas être pratique de voir les gendarmes débarquer en forçant la porte : « Mais ? Vous étiez là monsieur ? Vos voisins ont sonné plusieurs fois ? Ah mais avec ce casque à fond sur vos oreilles vous n’avez pas dû entendre… Ils nous ont appelé pour nous signaler une odeur suspecte et ne vous ont pas vu sortir de chez vous depuis quinze jours, nous vous pensions mort !

Non, vous êtes ? Nolife ? Ah, ben c’est pareil alors !

 
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Publié par le 30 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Les supers pouvoirs des super z’héros #2

Hulkette

Qui est-ce ?

Hulkette, c’est la version féminine d’Hulk, en vachement moins verte, nettement moins grosse et vraiment moins énervée. Alors contrairement à son homologue masculin, qui fait craquer les filles, son slip, son jean et son T-shirt quand il double de volume, la donzelle, quand elle se fâche, à le rose qui monte aux joues et gonfle de 4 millimètres de diamètre.

Un peu comme la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, sauf que sur une bestiole de cette taille, ça explose (ça marche aussi s’il n’y a pas de bœuf mais que vous lui faites fumer une cigarette… Mais ne dites pas à la SPA que je vous ai dit ça)*. Alors que là, la seule chose qui pète, c’est un petit morceau de la couture de son nouveau chemisier super ajusté au niveau des bras.

Moi aussi, moi aussi !

Je suis Hulkette ! J’ai justement mis ce matin un petit chemisier moulé façon chausse-pied au niveau des bras et j’attends désespérément le motif pour sortir de mes gonds et voir si j’ai des super pouvoirs ultra flippants…

J’attends…

Ah ! Ça y’est ! J’ai renversé un peu de café sur la table ! Oui, je l’ai un peu fait exprès car je sentais bien que rien n’allait m’énerver aujourd’hui sans cela. Il fait beau et je suis de bonne humeur. Mais grâce au café, le rose me monte aux joues, je ne vais pas tarder à gonfler… Oui !!!! Ça y’est ça tire sur le corsage !!! J’ai un bout de couture qui a lâché au niveau du bras gauche ! J’espère que je vais impressionner maintenant !

Cela dit, ça aurait plus impressionné si j’avais gonflé au niveau de la poitrine et que ce soit le bouton du haut qui ait craqué… Tant pis. Je fais le tour de la plateforme sur laquelle je travaille pour m’assurer que mon super pouvoir de super z’héro est bien reconnu de tous… Et oui ! Un collègue me fait remarquer, super impressionné, que ma manche est craquée. Demain, je domine le monde !

*Aucun animal n’a été blessé, torturé ou rudoyé pendant la rédaction de cet article… À part peut être un peu ma chatte, Kiwi, mais elle est chiante en ce moment, elle a ses chaleurs alors je teste son aérodynamisme pour l’envoyer voir ailleurs si j’y suis.

Passe-Grillage

Qui est-ce ?

Passe-Grillage est une version light de Passe-Muraille. Quand ce deuxième traverse les murs, les cloisons et autres coffres forts blindés et anti effraction, Passe-Grillage parvient tout juste à attraper de petits objets à travers les trous des grillages. Il excelle surtout lorsqu’il s’agit de grilles avec des barreaux assez écartés pour passer le bras. Mais il ne faut pas trop en demander non plus.

« Objection votre honneur ! Ce n’est pas un super pouvoir, moi aussi je peux le faire ! » Clamerez-vous haut et fort lorsque nous serons seuls et que nous n’aurons que cela à faire de notre temps que de parler de Passe-Grillage.

-       Ah oui ? Répondrai-je feignant l’indignation, vous dites cela, mais c’est exactement comme si vous disiez « Un Picasso, c’est facile ! Moi aussi je peux le faire ! » Très bien dans ce cas, pourquoi ne l’avez-vous pas peint ces œuvres avant le maître ?

-       Oui mais à quoi ça sert de passer les doigts à travers un grillage ?

-       Faut-il toujours une raison à tout ? Qu’en sais-je moi ? A attraper des trucs, des framboises dans le jardin du voisin, faire des gratouilles à un animal de l’autre coté, attraper le courrier de son ex dans sa boite aux lettres fermée à double tour,… Plein de trucs quoi !

Moi aussi, moi aussi !

J’étais pressée l’autre jour et je cherchais frénétiquement mes clés de maison dans mon sac. Je commençais à perdre légèrement patience. Il faut dire que le sac à main de Marie Popins à coté du mien, c’est le cabas de Polly Pocket. Je retournais les objets dans la poche de tissus comme le candidat de Motus tourne les boules dans le bac en serrant les fesses pour ne pas tomber sur la noire. Moi je serrais les dents en attendant le contact métallique.

Et là, je les sens… Juste entre mon majeur et mon index. Je presse le bout de la clé entre ces deux doigts et extrait le trousseau de toutes mes forces pour qu’il ne retombe pas dans l’abysse.

Je tire si fort que je projette le butin sans assistance au freinage ni contrôle directionnel, ce qui a pour conséquence d’envoyer mon sésame pour une bonne sieste dans mon canapé douillet, de l’autre coté de la grille du jardin.

Et là, c’est le drame.

Je tente dans un effort surhumain de me transmuter en Passe-Grillage. Je retire ma veste, ma chemise et tout ce qui pourrait empêcher mon bras d’aller le plus loin possible entre les barreaux. Mais l’effort est vain. Mon bras est trop court. J’attrape alors une petite branche et joue au célèbre jeu de foire : celui qui consiste à pécher des canards en plastique dans une eau qui tourne dans un bac, comme une mini rivière sauvage de 60 centimètres de diamètre.

Alors, une fois les clés en main et le cul dans le canapé, il m’est apparu évident que Passe-Grillage, c’est vraiment un super pouvoir de super z’héro.

 
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Publié par le 15 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Les supers pouvoirs des super z’héros #1

Qui n’a jamais rêvé d’être un héros ? Vous ? Bon, mauvais exemple… Mais alors qui d’autre ? Moi, je dois vous avouer une chose : être un super héros est mon plus grand rêve de toute la vie. Mais au lieu de cela, je suis plutôt comme 99,85% du monde, de la catégorie des super z’héros les 0,15% restant étant les pompiers et Mère Theresa.

Ah, on m’annonce que mère Theresa n’est plus ce qui ramène le pourcentage à 0,14999999999999999999999999999999999999999999%. Fait chier ! Pour une fois qu’on avait un compte rond !

Alors qu’est ce qu’un super z’héro Poisson ? Je vois que la question vous trotte dans la caboche et risque de vous empêcher de dormir pendant au moins dix bonnes minutes si je n’y réponds pas rapidement.

Et bien pour faire simple et rapide, comme à mon habitude, je vais vous citer quelques exemples de super z’héros que je tente chaque jour d’égaler… Et le pire, c’est que parfois j’y arrive !

Unimal

Qui est-ce ?

Vous connaissez sûrement Manimal, ce grand beau gosse qui a pour particularité de pouvoir et se transformer à volonté et communiquer avec l’ensemble du règne animal. Et bien, contrairement à son confrère, Unimal ne peut se transformer ou communiquer qu’avec un seul : le lombric.

Alors je vous entends d’ici : « Quoi ??? Mais ce n’est pas un super pouvoir ?? Aux chiottes l’arbitre ! Y’a pas penalty, mais bien sûr que non, y’a pas penalty ! C‘est du patinage artistique, gros con ! ».

Ce à quoi je répondrai : « Ben ouais, parfaitement c’est un super pouvoir ! Et si elle tirait mieux cette grognasse au lieu de faire des galipettes sur la glace, il n’y aurait effectivement pas penalty, mais si tu ne t’écrase pas, je lui mets en plus un carton rouge ! »

C’est en effet un super pouvoir pour une simple et bonne raison : quand toutes les centrales nucléaires auront joyeusement pété dans le monde et qu’un crétin aura déclenché la bombe atomique, et bien qui restera dans la barque une fois Pince-Mi et Pince-Moi irradiés et secs comme des petits raisins ? Vus avez deviné : Unimal et ses petits amis lombrics et autres cloportes.

Moi aussi, moi aussi !

Pour me préparer à fusionner avec la bête, je vais régulièrement faire des bains de boue en institut de beauté.

Je ne vous cache pas que jusque là, les résultats sont limités. A part peut être quand elle m’enrubanne dans de la cellophane pour que les boues agissent. Perdre ainsi l’usage de mes membres me fait me rapprocher de mon but ultime : devenir Unimal.

Cela dit, c’est un peu chiant quand on est un lombric, c’est toujours à ce moment là qu’on a le nez qui gratte et qu’on ne peut rien faire pour se soulager.

Mais vous verrez que tout explosera dans le monde du nucléaire, et à ce moment là, vous ferez moins les malins de vous être moqué de ce super pouvoir, puisque vous serez mort et pas moi. Hé ouais !

Sliperman

Qui est-ce ?

Sliperman, c’est le grand copain de Spiderman. Mais la réciproque n’est pas vraie. Spiderman ne connaît même pas l’existence de son presque-homonyme. Quand Spiderman grimpe aux murs en imitant l’araignée, et combat le crime en lançant des fils gluants sur les ennemis, Sliperman lutte contre le gaspillage d’eau en ne changeant jamais de slip. Il combat son conjoint en lançant ses sous vêtements de la semaine juste à coté de la bannette. Personne n’ose s’en prendre à Sliperman car pour cela, il faudrait s’en approcher et c’est un peu dangereux pour la santé des narines.

Sliperman peut se démultiplier. A chaque fois qu’il décide enfin de changer de fringues, elles sont si souillées qu’elles tiennent debout toutes seules. Il a donc plein d’amis imaginaires à défaut d’en avoir de vrais.

Moi aussi, moi aussi !

Heu, non, moi, jamais !

 
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Publié par le 12 août 2011 dans C'est dans la tête

 

J’ai la sphère qui éclate…

(Ayez le courage de lire jusqu’au bout, c’est un peu barré au début mais ça prends son sens avec le temps…)

Je suis  dans une Sphère où tout passe.

Le temps passe. Les minutes s’égrènent avec une infinie lenteur, c’est un point de vue. D’aucun dirait au contraire que les secondes filent à perdre la boule. Que les aiguilles s’affolent au point de ne plus être perceptibles par un œil non averti. A croire que le temps farceur joue des tours à qui lui prête un temps soit peu d’attention.

Les gens passent à pied, tantôt marchant tantôt galopant. Certains se dépêchent d’aller lentement, d’autres mollissent, ou feignent l’empressement.

Quelques uns ont un but, une idée précise de ce qui les attend au bout du chemin. Ils y a aussi ceux qui se font une image de l’arrivée sans en avoir vu jamais la couleur et sans en connaître les odeurs. Et puis il y a les habitués, pour qui l’errance est le lot quotidien, quelques minutes, quelques heures, fonction du temps, des activités fluctuantes des milliers de fourmis qui gravitent dans la Sphère.

Mais quand Il passe, Le Majestueux, pressés ou non, occasionnels ou habitués, tous se retrouvent avec un but commun et un moment à partager.

Non pas qu’ils soient amis, non, ce sont de parfaits inconnus, avec l’insouciance de circonstance dans la Sphère. L’indifférence, la désinvolture, la courtoisie et la bienséance dans les heures creuses. Laissant la voie libre au plus fragile, le coin le plus douillet à la femme attendant un heureux évènement, ou pour aucune raison, simplement tendre une main, invitant son voisin à le précéder, sans autre espoir qu’un sourire esquissé en retour.

Mais avec toute la rage de celui qui, à l’heure de la grande ruée, ne veut pas être en reste et qui ne veut pas rester seul et abandonné de tous sur le bord de la voie qui se trace à perte de vue.

Quand retenti le signal et que le sol se met à trembler, annonçant l’arrivée du Majestueux, les corps se dressent, les muscles se tendent, les bras se serrent autour des effets personnels. La crainte est visible sur les visages traduisant toute la peur de n’avoir pas sa place réservée auprès du Majestueux ou l’appréhension d’avoir oublié quelque chose d’important.

Et c’est enfin le moment. Il est là, plus grand, fort et plein de fougue que jamais. Plus impressionnant en vrai que toutes les images que l’on voit dans les livres.

Il choisi ses disciples. Seuls les braves procédant un précieux sésame pourront faire corps avec Lui.

Dans la mesure où j’ai moi-même un acte officiel, je ferai parie du voyage.  Mais les gardiens veillent et bien mal avisé est celui qui tenterait, de gré ou par étourderie, de berner le gardien. Il convient, pour que le Majestueux concède à partager avec vous un moment de son existence, de montrer patte aussi blanche que le bout de papier qui vous sera demandé.

Hélas, dans le langage commun, même s’il n’est pas des plus châtiés, on peut dire que j’ai merdé. Le passeport que je pensais incontestable s’est avéré être dans les faits, celui d’un autre Majestueux.

Oui, le Majestueux n’est pas seul en cette Sphère, il y en a de tous horizons et qui partent en toutes directions. Et il se trouve précisément que le Majestueux que j’ai abordé n’était pas lié à mon sésame. Le gardien intraitable me toise du regard. Il est furieux contre moi d’avoir ainsi osé souiller le Majestueux de ma présence inopportune.

Mon sésame était pourtant clairement établi pour le Majestueux de 19H15, pas celui de 18H57 dans lequel j’ai pénétré sans l’ombre d’un remord.

Il est maintenant trop tard pour les regrets, le Majestueux a quitté la Sphère et roule maintenant à la vitesse d’une Formule1 sur le chemin ferré, alimenté par des caténaires électriques à haute puissance.

La gare est maintenant bien loin derrière nous, et le Prince Métallique avale les kilomètres sans la moindre hésitation.

Le gardien à son bord tient mon sésame et me réclame le complément dû par faute d’être étourdie. Je me débats, je me défends, précisant qu’en toute bonne fois, un train est un train bordel à queue et piano de merde.

Le gardien n’est pas content mais alors pas content du tout. Son regard froid et imperturbable et la prononciation de la sanction me font fondre en larmes : « vous paierez un billet plein tarif mademoiselle et soyez bien heureuse que je ne vous compte pas un tarif fraude ». Me voici donc dépitée dans un premier temps et débitée dans un deuxième temps de la somme que le Majestueux aura fait quérir de la main de son sous fifre.

La mort dans l’âme je signe électroniquement le don gracieux que mon banquier effectuera en mon nom à la gouvernance des Majestueux. J’ai le cœur brisé de tant de gâchis. Le quart d’heure aura coûté mon amour propre, le budget de ma prochaine robe et un mascara qui fout le camp à grand renfort de gouttes lacrymales d’eau de mer des yeux.

Me ressaisissant je décide de retourner voir le gardien pour qu’il finisse d’enfoncer en mon sein, le couteau qu’il avait si doucement commencé à planter.

Je me ressaisis, sèche mes yeux, remets de l’ordre dans ma tignasse et fonce à travers les wagons. Je vais si vite qu’en regardant par la fenêtre, le paysage arrête de défiler, je fais du sur place dans le train en marche. Je vous rassure, je ne suis pas en train de courir à 350km/h, je suis dans un train de banlieue et il y a un ralentissement.

Mon apesanteur horizontale touche à son terme quand j’arrive au wagon de l’équipage et que j’aperçois le grand homme noir, qui ressemble trait pour trait à ce célèbre acteur américain d’un âge certain.

Il me regarde m’approcher avec l’air dépité de celui qui sait déjà ce que je vais lui réclamer. Il vient à ma rencontre et m’intime de le suivre à la sortie du wagon.

Je tente de lui expliquer une nouvelle fois que je ne suis pas une fraudeuse et qu’à un quart d’heure près, je me fichais de prendre un train ou un autre. Au lieu de cela, le son qui sort de ma gorge s’apparente à un « Mouuuiiiiiick » et les vannes situées à cheval entre mes yeux et mon nez s’ouvrent, laissant jaillir, de mon tarin et des deux billes bleues ciel, un long et incessant filet d’eau.

Il faudrait que j’analyse, un jour, comment il se fait que ces vannes soient si facilement trafiquables et que mon cerveau en perde toute forme de contrôle aussi fréquemment.

Quoiqu’il en soit… Ah oui, et il faudrait aussi que je découvre par quelle folie de la nature, plus le chagrin est gros plus l’envie est pressante d’aller aux petits coins. Le proverbe ne dit-il pas « Pleure tu pisseras moins » ? Faut-il que, pour être efficace, le dicton soit nécessairement précédé ou suivi d’une gifle ?

Dans le cas présent, je viens de prendre ma claque, je devrais pouvoir me retenir…

Mais non ! C’est plus fort que moi, il faut que le trop plein de liquide s’évacue, alors je chiale comme une madeleine pour éviter la catastrophe.

Le contrôleur est dubitatif, puis troublé, puis ému… Il est perdu dans ses sentiments et veut me refaire un topo sur le bien fondé de l’ablation qu’il a réalisé à cœur ouvert sur mon compte en banque. Je me lance quant à moi dans une explication à cœur perdu sur la bonne conscience et la droiture.

Finalement, il a dû décider que le meilleur moyen d’empêcher un bambin de chialer, c’est encore de lui remettre la tétine à la bouche, car c’est ce qu’il a fait.

Non, il n’a rien mis dans ma bouche ! Il a rebouché le trou qu’il venait de faire, dans mon orgueil et dans mon porte monnaie en rebitant ma carte bleue de la somme qu’il avait débitée une heure avant.

Comme j’ai toujours aimé les happy end, qu’il avait l’allure d’un héro noir américain et que pour tous les films qui finissent bien, j’ai toujours rêvé de pouvoir crever l’écran pour serrer le gentil dans mes bras, et bien c’est ce que j’ai fait.

 J’ai serré le gentil dans mes bras.

Et bien vous savez quoi ? Ça fait du bien !

 
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Publié par le 9 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Faut il obligatoirement parler de sexe pour faire de l’audimat ? #2

Les exploits sportifs

Quitte à parler de cul, autant emphaser les prouesses de son conjoint, ou les siennes si le conjoint n’a pas réussi de galipettes notables ces derniers temps, ou encore celles des copines, si vous n’avez pas pratiqué la brouette péruvienne depuis un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Les supports sont presque illimités pour étaler son art en la matière : les talk show, les émissions de télé-réalité (encore elles !), les blogs, les réseaux sociaux, les sites de visionnage intensif de vidéos à la con…. Je ne donne pas de nom pour ce dernier exemple, mais je suis sure que vous en connaissez le principe…

Le passage déconseillé à Agathe et je décline toute responsabilité en cas de choc émotionnel :

Mise en situation : je cherche le nom de cette fille là, qui chante le super tube du moment, tu sais ??? Mais si je vais te montrer ! En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je me retrouve à regarder des vidéos de bêtisiers, puis de grosses gamelles, puis d’accidents, pour finir, on ne sait plus par quelle suite logique, sur une vidéo où une japonaise vomi dans une autre japonaise.

Il en faut pour tous les goûts me direz-vous… Vous avez sûrement raison… Mais sérieux, vous l’avez vue celle avec les deux japonaises ???

Alors après, il y a aussi les gens normaux comme ce couple composé d’une dame avec une gorge profonde de 47cm, qui s’envoie joyeusement en l’air avec un monsieur qui mesure un banal 39cm, et pas au garrot…

A les voir faire, on se dit que ça n’a pas l’air si compliqué, jusqu’à se qu’on finisse avec un lumbago, la tête encastrée dans l’oreiller et les orteils plantés dans les testicules de son partenaire.

Purée ! Ils, pourraient préciser, les mecs, que les cascades sont réalisées par des professionnels, que la reproduction seul chez soi est dangereuse et ne devrait pas se faire sans la présence de ses parents, ou à minima d’un ami pompier secouriste-cinéaste.

Mais non, au lieu de cela, madame travaille ses cervicales et monsieur ses abdos fessiers sans même un sous-titre ou un message d’avertissement.

Le coup de la panne

Aux antipodes de ces sites qui font fantasmer à tour d’actualisation de page, les jeunes et les moins jeunes, il y a les sites qui permettent de se sentir moins con et inculte que la moyenne. Ils prennent en général la forme de forums spécialisés dans la bobo-sexologie. Bien que sexo-illogie serait un terme plus adapté tant certaines questions sont bêtes, mais d’une force !

Je bluffe ? Ok, à vous de juger, top five des questions con en sexo-illogie :

Mon vagin est-il trop petit ?

Ma copine pète quand on fait l’amour, est-ce normal ?

Je suis une fille et j’adore dessiner des pénis et des seins. Suis-je normale ?

Quand mon copain me touche ça me chatouille et je ne peux m’empêcher de rire, ce qui le vexe, comment faire pour arrêter ?

And the winner is :

« J’ai découvert qu’en mettant un doigt dans mon vagin, je sens en relief "les boules de caca" dans mon anus. Je peux même m’en servir pour m’aider à faire la grosse commission. Je le fais de plus en plus. Suis-je normale ? »

Alors voilà, une fois que c’est dit, je pense qu’on peut tous dormir sur nos deux oreilles et s’ébattre sur nos deux oreillers, nous sommes normaux, ce sont les autres qui ne le sont pas.

Pour fêter l’événement, je propose qu’on les montre du doigt et qu’on se moque des deux japonaises, ça nous occupera deux minutes.

Conclusion

Je ne sais pas par quelle force obscure, qu’il s’agisse d’un téton irritable, d’un clitoris capricieux ou d’un phallus un de la taille d’un phare breton (le gâteau ou le bâtiment, je vous laisse le choix dans la pâte), les questions relatives au sexe mobilisent les foules, aiguisent l’œil du lecteur et concentrent l’attention.

Appelons ça la solidarité en cas de coup dur. « Tu as les seins douloureux après tes règles, j’ai des plaques rouges sur la verge, on était faits pour se rencontrer sur ce forum. C’est un peu comme si le Dieu du sexe avait voulu qu’on se réunisse. »

En définitive, le sexe est partout alors, pour ceux qui s’assument, l’équation est simple :

Si sex and sun, alors sex and fun.

 
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Publié par le 4 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Faut il obligatoirement parler de sexe pour faire de l’audimat ? #1

Avertissement :

Cet article est déconseillé aux moins de "t’es majeur tu fais tout ce que tu veux !", à moins d’avoir des parents super open et trop cool qui pensent que mai 68, c’est pas fait pour les chiens bordel !

Fin d’avertissement.

Une question me vient à l‘esprit : Faut il obligatoirement parler de sexe pour faire de l’audimat ?

Alors je la pose en titre d’article la question parce que ça annonce plutôt bien la couleur et puis aussi parce que, finalement, il y a de fortes chances pour qu’avec un titre pareil, le sexe soit le centre du sujet.

On se mord la queue ? Oui peut être, mais du coup, ça reste dans le ton.

Aiguillée par mon maître spirituel : « Chérie, regarde sur ces pages, ce blog parle de sexe et c’est drôle à se déverser le contenu de la vessie dans le pantacourt ! », j’errais dans les méandres de la cybernétique, quand m’est apparue, telle une évidence, cette incroyablement banale vérité : si le sexe fait vendre, le sexe peut aussi faire lire !

Si ! Je vous promets ! Même les mecs s’y mettent… A lire, pas au sexe, pour le sexe, ils n’ont pas attendu que le contrôle parental soit déverrouillé…

A l’inverse des courses du samedi matin, qui ne vendent pas même un bout de rêve à la ménagère, le sexe fait tourner les têtes, couler de l’encre et fait fabriquer des mouchoirs en papier.

Ok, le dieu cliqueur a gagné, il aura son article de cul !

Non pas que je veuille rentrer dans le moule et faire comme tout le monde, mais il arrive un moment où on veut passer dans la cours des grands. Un peu comme après avoir redoublé trois fois au collège, on commence à s’impatienter d’entrer au lycée.

Je veux voir des gens tous nus !

Et plus si affinité… Alors pour cela, il n’y a rien de bien sorcier et tous les styles trouvent émetteur et récepteur en la matière.

Mode d’emploi pour papa : tu lis cet article et tu le mets en favori, comme ça, je n’aurai pas besoin de te répliquer la manip (NDLR). Alors pour ceux qui veulent voir des gens tous nus et qui, comme mon papa, ne vont pas tarder à avoir un de mes articles en favori : la technique pour voir des corps à poil :

Il suffit de taper « gens tous nus » dans la barre de recherche de votre moteur de recherche préféré, de scruter dans l’onglet « images » et là, c’est bonheur pour les yeux… Ou pas !

Mais c’est comme pendant un vide grenier, les bonnes pièces sont rares et il faut être patient pour les trouver et puis surtout, il faut arriver avant le collectionneur ou l’antiquaire… Quoique tout bien considéré, « à poil » et « intéresse un antiquaire » dans la même phrase, ça peut vite devenir glauque.

Tapez donc « gens majeurs tous nus » pour éviter tout ennui avec la justice et tout choc rétinien !

Vous voici maintenant avec une ribambelle de gens tous nus, de jeunes, des vieux, des maigres, des gras, des beaux, des laids et j’en passe.

A quoi cela sert-il me demanderez-vous, d’aller voir des gens tous nus sur la toile ? A rien ! Enfin dans mon cas personnel. Mais entre ça ou voir d’autres corps nus dans un loft bardé de caméras agissant comme des hamsters en cage sous prétexte de téléréalité…

Le sexe est maintenant partout. Si ! Même derrière vous, ne vous retournez surtout pas !

La nudité fait vendre des capotes, soit. Des laits corporels pourquoi pas, ça reste sensuel. Mais des yaourts ??? Sérieusement, vous vous dessapez souvent chez vous avant de vous enfiler votre motte de lait caillé allégé, en vous cachant le nombril avec le pot en question ? Non hein ?

Des gens tous nus, oui, mais là, on nous prend un peu pour des truffes !

 
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Publié par le 1 août 2011 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique : la masturbation de la moule hermaphrodite mutante en Alaska #4

Nous avons à présent élucidé la plupart des mystères de la fameuse moule hermaphrodite qui vit en Alaska, sauf pour la partie mutante, qui va nous permettre de comprendre un paquet de trucs qu’on sera bien content de savoir quand on se couchera moins con ce soir ! Hé oui !

Alors pour faire cesser ce suspens qui n’a que trop duré, je vous raconterai l’histoire de la moule mutante.

C’est quoi mutante ?

Mutante vient du verbe muter qu’il ne faut pas confondre avec le verbe muer, qui veut dire perdre sa voix alors que muter veut dire perdre tout sens de l’ordre et de la discipline cellulaire.

La mutation c’est l’anarchie neuronale et la bordelisation ligamentaire. « Au troisième degré » diront les puristes. Oui Docteur Globule, nous savons cela… Vous feriez mieux de ramener votre fille à la piscine du club que votre science dans cet amphithéâtre…

Le terme de mutation a par la suite été repris pour parler du foutoir général créé dans la vie de Monsieur Tout-Le-Monde quand son patron, lassé de voir sa tronche dès le matin, a préféré lui offrir « l’opportunité de carrière de sa vie » en l’envoyant en mission dans le fin fond du Larzac.

Cela dit, je n’ai strictement rien contre le Larzac, je ne savais pas où c’était il y a quatre minutes alors loin de moi l’idée d’aller y mettre le bazar ! Il parait qu’il y a même de très belles brebis par là bas.

Enfin, quand elles sont vivantes elles sont belles, parce que dévorées par des loups cruels et sans scrupules, elles font déjà moins les divas les bestioles… Je dis ça mais je ne dis rien, personnellement, je n’aime pas le mouton alors comme il faut bien que quelqu’un se dévoue pour les manger, pourquoi pas un loup, je lui laisse ma part ! En plus depuis qu’on n’a plus le droit de toucher les enfants, le loup ne peut même plus se rassasier du chaperon rouge, alors il fait avec ce qu’il trouve le pauvre animal.

Après cet intermède écolo/chasseur, revenons à la mutation de la moule.

Tout a commencé il y a des milliards d’années, et c’est là qu’on voit que l’évolution est sacrément bien faite, quand des petites cellules, des petits êtres vivants microscopiques ont commencé à se transformer pour s’adapter à leur habitat. Les cellules ont grandi, des membres se sont formés pour leur permettre de se mouvoir, de nager, de ramper, puis bientôt de marcher, courir, voler, communiquer, parler, créer, modeler et façonner leur environnement… La grande évolution de la vie.

La success story de la planète Terre.

Chacun a choisi son camp : tu bouffes (le lion) ou tu es bouffé (le gnou) ? Tu te déplaces (l’aigle royal) ou tu te végétalises (Haris Pilton) ? Tu es grand (l’éléphant) ou tu te fais écrabouiller (le cloporte) ? Tu évolues (la chauve-souris) ou tu stagnes (le plancton) ?

Chacun a alors trouvé sa parade : je me fais becter par les autres mais pas sans leur arracher la langue avec mon poison (le piment mexicain). Avec mes couleurs, je te préviens que si tu me bouffes, à coté de ce que tu vas endurer, tu risques de trouver très fade ton expérience du piment mexicain (la grenouille kokoï). D’autres se sont créé des protections « l’humain a créé une maison, l’escargot la porte sur lui ».

Je mets cette phrase entre guillemets volontairement car je l’emprunte à Caroline, ma maîtresse de grande section de maternelle à qui je tiens à rendre hommage pour la stabilité qu’elle a apporté dans ma vie. Depuis cette année là je connais la différence fondamentale entre l’homme et l’escargot. Je ne bave plus et si je laisse un filet de bave derrière moi, c’est que la soirée était définitivement trop arrosée.

Chacun a trouvé la parade à la parade : le tamanoir résiste aux piqûres de fourmis, la mangouste à la morsure du cobra, les chats griffent pour échapper aux crocs acérés des chiens, l’homme a créé des voitures pour venir à bout des maisons des escargots…

Mais il y a trop de différentes évolutions pour en faire la liste exhaustive sur ces pages. Et puis le sujet qui nous intéresse, c’est celui de notre copine la moule.

Quelle a été la mutation de la moule depuis sa création de la Terre et de l’Univers ?

Et bien, c’est très simple, je vais te raconter son histoire mon bon lecteur. Allonge-toi. Mets bien ton oreiller sous ta tête et remonte tes couvertures sous ton cou. Tu es bien installé ? Ferme les yeux. (Pas pour du vrai, bien sûr ! Pour de la fausse ! Sinon, comment tu veux lire la fin…)

Un jour, il y a de nombreuses lunes, une cellule est apparue, une parmi tant d’autres, mais qui allait avoir une évolution hors du commun. Elle commença à grandir, grandir, grandir, pour atteindre au moins huit bons centimètres. Puis, comme elle ne faisait que grandir pendant que les autres cellules commençaient à sérieusement la menacer en ayant des dents qui poussent et du poil aux mollets, la moule trouva que la meilleure évolution du monde, en ce qui la concernait, elle, grosse cellule informe, c’était de se construire une grosse coque. Ce qu’elle fit.

Fin.

Allez, on éteint la lumière et on dort.

Non, mais sérieusement… Vous pensiez que j’allais vous dire qu’une moule a vu un jour des petits bras pousser pour pouvoir enfin connaître les joies de la masturbation ? Que cette petite mutante mutine allait se dévergonder au point de tomber la coquille ? Que son petit coté Monsieur-Madame allait lui permettre de mettre un petit zizi dans un petit pilou et qu’elle atteindrait ainsi enfin l’extase ? Que l’Alaska c’est le pays rêvé pour prendre un peu de bon temps en solo au risque de se retrouver avec des doigts en poisson pané ?

Et bien je suis navrée de vous décevoir mais il y a un moment où la vérité doit surgir des profondeurs des entrailles de la moule hermaphrodite mutante d’Alaska.

Tout ceci n’est qu’un ramassis de sottises.

La moule mutante en réalité c’est…

Batman.

 
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Publié par le 20 juillet 2011 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique : la masturbation de la moule hermaphrodite mutante en Alaska #3

Que signifie « hermaphrodites » ?

Pour définir de façon claire et concise le mot « hermaphrodites », commençons par en étudier l’étymologie.

Herm : son de fond de gorge que l’on réalise par raclement de la glotte lorsqu’on est malade et qu’on a les bronches encombrées.

Ex : “Herm, herm, herm, coff coff (coff = bruit de toux NDLR) – Oh ta gueule, meurs en silence” Les collègues du Poisson

Aphro : s’emploie en guise de diminutif pour décrire une coupe de cheveux longue et crépue d’une personne généralement originaire d’Aphrique.

Ex : « Trop sympa ta coupe aphro ! – Heu non, m’dame, j’ai séché mes cheveux dans mon bain ! » Cloclo

Dites : Du verbe dire.

Ex : « Dites, vous n’avez rien d’autre à faire que de pisser sur le bas de mon pantalon ? » La dame pipi de la gare de l’Est

Hermaphrodites c’est donc une maladie qui amène les gens à dire que ça défrise grave !

Pour mieux visualiser la chose, employons le mot dans une phrase sans équivoque, qui permettra à tout à chacun de se faire pousser une image dans le tetio :

« Oh l’autre hé, espèce d’hermaphrodite ! »

Je suis sure que vous voyez exactement de quoi se compose un hermaphrodite maintenant.

Si on rapporte cela à la sexualité, on comprend donc aisément que dans la touffe de poils pubiens, on peut trouver un zizi et un pilou-pilou… Un peu comme un train peut en cacher un autre ou l’arbre qui cache la forêt.

Cela revient à dire que l’individu hermaphrodite est muni des deux organes reproducteurs et peut parfois s’autoféconder.

Nous verrons donc en quoi cela peut bien concerner l’acteur principal de notre sujet, à savoir, la moule !

C’est quoi cette bouteille de lait ?

« Dis papa, c’est quoi cette bouteille de lait ? Dit papa ? C’est quoi cette bouteille de lait ??? Dit papa, c’est quoi la masturbation ? »

La masturbaquoi ? Fiston, laisse-moi réfléchir à la question et je te réponds… Et pose cette bouteille de lait, tu vas finir par blesser quelqu’un !

Masturbaquoi ?

Puisqu’on en est dans les choses du sexe, autant enchaîner avec la définition suivante et clôturer une fois pour toutes cet épineux dossier classé Q : la masturbation.

Alors la masturbation, il y a plusieurs façons de l’expliquer aux enfants selon l’âge et le sexe du loupiot. Attention, je précise que je ne suis ni psy, ni pédopsychiatre, je n’ai même pas de moufflet moi-même ! Par contre, j’aime faire des expériences avec ceux des autres, pour m’entrainer !

De 0 à 3 ans : fille ou garçon, ne leur expliquez rien, contentez vous de vous marrez et de leur laisser faire leurs expériences en toute liberté.

De 4 à 6 ans :

Pour un garçon : « On ne joue pas à Star Wars ! Ton zizi n’est pas un sabre laser et tu ne peux pas découper ta maîtresse avec »

Traduction : arrête de te frotter à tout ce qui a de près ou de loin, une paire de seins.

Pour une fille : « Cesse de lever ta jupe ce n’est pas comme ça qu’agit une petite fille de bonne famille »

Traduction : Si tu ne veux pas ressembler à Paris Hilton, travaille plus à l’école ! »

De 7 à 12 ans :

Fille ou garçon : « Que tu touches à ton sexe, OK, ce n’est pas sale, mais s’il te plaît, ne le fais pas en public ! »

Traduction, file dans ta chambre faire tes expériences et laisse papa et maman regarder Derrick !

De 13 à 17 ans :

Pour un garçon : « Bon, pour la bouffe, les fringues, le coupe-tifs, je ne dis pas, tu n’as pas de revenus, alors je subventionne. Surtout vu le peu de fois où tu vas chez le coiffeur… Mais alors la palette de mouchoirs en papier que tu consommes par semaine, là, je te la refacture ! »

Pour une fille : « Écoute, heu, machine… Tu te souviens, quand tu avais 10 ans et que je te disais que le sexe, « ce n’est pas sale » ? Je parlais, dans l’absolu ! Oui, parce qu’en fait, si tu testes ça toute seule, tu risque de vouloir tester à deux et plus, et là, ça craint !»

Traduction : Si la petite prend goût à se tripoter, je suis bonne pour les capotes, les pilules, les tests de grosses, les layettes et les cheveux blancs !

De 18 à 30 ans :

Pour un garçon : « lâche ce joystick et viens t’occuper de mon joystick ! »

Pour une fille : « prête-moi ton joystick, mon canard ne marche plus ! »

Traduction : Vous êtres free, vous avez tout compris !

De 30 à 50 ans :

Garçon ou fille : « Je te tiens, tu me tiens par la zigounette, le premier de nous deux qui jouira fera la vaisselle ! »

Traduction : Bob l’éponge n’a qu’à bien se tenir !

De 50 à plus :

Garçons ou filles : « Oh forces obscures… »

Traduction : Ce n’est pas le sujet à aborder pour le moment… Il y a cependant pour ces dames, de très bons accessoires de bain !

On peut conclure qu’à tout âge et de tout genre, on peut tripoter tout ce qui est tripotable… Enfin, plus ou moins !

Demain, nous ferons un peu de géographie pour nous culturer un peu, sombres ignares que nous sommes.

 
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Publié par le 12 juillet 2011 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique : la masturbation de la moule hermaphrodite mutante en Alaska #2

Qu’est ce qu’une moule ?

Pour faire simple et vulgariser ce sujet somme toute complexe et diversifié, je vous décrirai les moules comme des bouts de caoutchouc jaune-rosé, baveux et juteux, emprisonnés dans une boite noire assez solide pour faire chier l’oiseau qui essaierait de la bouffer et assez fragile pour casser sous le pied conquérant du marcheur-sur-plage distrait par le paysage.

Bon, je crains que cette définition ne soit un peu trop sommaire et ne vous permette pas de vous faire une image bien précise de votre ennemie du jour.

Je dis ennemie car il ne faut jamais sous estimer l’adversaire et qu’avec ce type d’énergumène, une glissade à cause d’un pied tendu en travers de votre chemin est vite arrivée.

Cherchons donc à comprendre c’est quoi qu’est ce que ce bestiau là.

Nous allons tout comprendre grâce à ce petit schéma très clair et merveilleusement animé. Oui, oui, il est animé ! Mais j’admets que cela ne se voit pas très bien car une moule n’est pas forcément super rapide une fois cuite. Et l’individu en question a passé quelques minutes dans l’eau bouillante, autant dire que ce n’est pas une flèche.

Nous la voyons ici de face, pattes écartées la coquine. Contrairement à ce qu’on peut s’imaginer en décryptant ce dessin, ce n’est pas Mickey qui fait le cochon pendu, c’est bien une moule. Étonnant non ?

Si nous faisons le parallèle entre la moule et l’être humain, nous voyons qu’il n’y a, a priori, pas grand-chose en commun. Par contre, en faisant la comparaison avec Paris Hilton, les choses prennent leur sens.

Darwin nous expliquait, il y a quelques années de cela, que l’homme descend du singe, Tarzan nous dévoilait que l’homme descend de temps en temps de l’arbre et Poisson est sur le point de vous révéler que Paris Hilton est un croisement savant entre un mollusque et une cochonne.

Comparons à présent les deux spécimens.

On voit d’office que Paris Hilton a l’air vachement plus souriant.

Les deux individus ont un coté droit et un coté gauche, il faut avouer que pour marcher, c’est plus facile. Bien que Paris Hilton ne marche que très rarement, préférant la position horizontale à la station verticale.

On voit que la moule est constituée de huit trucs en légende, plus un titre de schéma, contre 36 trucs en légende, plus un titre, plus des couleurs sur l’image pour Paris. On peut aisément en conclure que Paris Hilton connaît vachement plus de monde qu’une moule qui n’est même pas foutue de se faire tirer le portrait correctement. Paris, elle, quand il s’agit de tirer… Bref !

La moule a un pied, quand Paris en a deux sur elle, plus un troisième qu’elle prend lors de soirées bien alcoolisées. Ce n’est pas moi qui invente, il y a également des documentaires sur le sujet sur Internet.

La moule a un manteau, Miss Hilton en a des centaines dans son dressing.

Toutes deux ont une face ventrale très ouverte. Paris peut aussi avoir une face dorsale très ouverte ce qui n’est pas possible chez notre amie la moule.

Les deux sujets d’étude ont une bouche, celle de la moule sert à filtrer, celle de Paris ne filtre aucune des conneries qu’elle sort.

La moule a une valve, Mademoiselle H possède une vulve.

Les palpes labiaux sont intégrés chez la moule alors que chez notre bipède préférée, ils prennent la forme de jeunes garçons qui lui palpent frénétiquement les parties labiales.

La moules a des branchies, Paris est branchée, on ne peut pas tout avoir !

Le byssus permet au mollusque de s’accrocher aux roches et autres fonds marins, Paris a quant à elle des mains pour s’accrocher à ses proches et à son sac à main.

Nous avons fait un tour presque complet sur nous même et sur les jolis corps d’une moule et d’une huitre, demain je vous expliquerai ce que signifie « hermaphrodite » après une petite interrogation écrite, alors préparez vos copies.

 
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Publié par le 8 juillet 2011 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique : la masturbation de la moule hermaphrodite mutante en Alaska #1

En cette belle matinée d’été je dardais ma carcasse au soleil. Il était tout au plus 16h37. Environ… On n’est pas à la seconde près, on ne joue pas le chrono de si bonne heure un dimanche ! Je prenais un bain de soleil sur la terrasse de mon appartement. Bon, comme je n’ai pas de balcon, je me contente d’ouvrir la fenêtre en grand et m’allonger le plus possible au bout de mon canapé pour que l’astre de lumière puisse me lécher de ses rayons comme Belle avec la joue potelée de Sébastien.

Je glandouillais de façon bestiale. C’est-à-dire, pas douchée, en mode fennec, aisselles déguisées en oursins, une haleine de poney, crinière de lion qui vient de défendre son territoire contre une horde de hyènes et position étoile de mer, haletante comme un bulldog français après une course de vingt mètres.

Mais trop de détail tue le détail et je crains que vous ne perdiez toute estime si j’emphase plus mes qualités du matin. Ou pire, que vous ne commenciez à fantasmer, auquel cas, vous me feriez peur.

Bestiale donc. Quand, quelques minutes plus tard, vers 20h31, je reçois un SMS qui me sort de ma léthargie post matutinale.

« Poisson, votre mission si vous décidez de l’accepter sera d’écrire un article sur la masturbation des moules hermaphrodites mutantes en Alaska. Relèverez-vous le défi ? »

Ben c’est-à-dire que présentement, je me sens particulièrement proche du thème à aborder, tout du moins sur la partie mollusque ! Pour ce qui est de la masturbation ou de l’hermaphrodisation, je tairai mes secrets enfouis.

Alors j’accepte. Allez c’est parti, je tente une connexion neuronale. J’établis un plan de questionnement  super chiadé pour pouvoir répondre au mieux au sujet proposé.

On est scientifique où on ne l’est pas. Moi je ne le suis pas et en plus je déteste les fruits de mer… Mais j’aime bien la reproduction et les hermaphrodites m’ont toujours fait marrer ! Il y a d’ailleurs, à ce sujet, de très beaux documentaires sur youpor… Heu, non, rien !

Revenons à notre plan de questionnement. Pour ne pas vous assommer de trop de trucs scientifiques et rébarbatifs, je ne vous infligerai qu’une question par article. Vous aurez ainsi le temps de digérer, sinon les fruits de mer, du moins les informations que je vous donnerai à la becquée.

Première question :

La moule existe-t-elle ?

À l’odeur du bonnet rouge du Commandant Cousteau, on déduit que la moule existe. Il y a même un certain nombre de personnes, en France et à l’étranger qui jurent sous serment avoir déjà vu une moule, vivante, ou morte selon les pays.

Je dois reconnaître que j’ai également une preuve formelle de l’existence de ces petites choses. Ma mère m’a en effet personnellement obligée à en manger pendant un paquet d’années. J’ai toujours re-gouté, j’ai toujours re-pas-aimé.

Le pire, ce sont les petits crabes qui y louent des piaules pour des sommes modiques et qui croustillent sous la dent du moulophage.

J’avais, pour réussir à avaler ces infâmes bestioles, une technique bien à moi et bien à la trentaine de gamins qui étaient dans ma classe. Oui, vous pensez bien que je n’ai pas inventé seule une méthode d’une telle intelligence, on a dû s’y mettre à plusieurs !

Alors ami lecteur, je te livre mon secret. Tu es prêt ? Tu as la moule plantée au bout de ta fourchette ? Ouvre la bouche, bouche ton nez et glisse le morceau au fond de ta gorge*. Avale ensuite sans mâcher **et le tour est joué !

*Attention les enfants, si vous n’êtes pas majeur, ne tentez pas cette expérience sans la présence de vos parents

** Cette cascade est réalisée par des professionnels, n’essayiez pas de la reproduire chez vous.

Le petit bobsleigh gélatineux va descendre le long de votre œsophage sans que vous en ayez eu le goût. Un peu comme le rebelle qui rentre en boite de nuit The Stomach ni vu, ni connu, en trompant la vigilance du videur papille.

Voilà, vous savez tout de l’existence de la moule, mais une question me taraude la boite à réflexions,  à laquelle nous tenterons de répondre :

C’est quoi au fond une moule ?

Parce que le moule à cake, je connais. Le moulage, je connais. Le moule à bébé, je connais. Le mou du troisième étage, je le croise tous les matins dans l’ascenseur, mais LA moule, au féminin, là ça mérite définition.

Alors nous définirons !

*Image de http://mucilagineux.over-blog.com allez jeter un oeil c’est désopoilant!!

 
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Publié par le 6 juillet 2011 dans C'est dans la tête

 

T’as pas 10 BA ?

BA : Bonne action

Bonne Action : fait de faire une chose qui fera plaisir à son prochain sans pour autant coûter une fortune et qui rapporte la joie d’avoir bien agi. Par opposition au mariage qui lui, fait bien plaisir au prochain mais coûte un bras, pour mettre une bague à un doigt qui tentera désespérément de se libérer de l’emprise de l’anneau tout au long des 10 prochaines années.

Alors doit-on considérer que le mariage est l’anti thèse d’une BA ? Je serais tentée de vous répondre mais malheureusement, ce n’est pas le sujet de cet article… Même si, tout bien considéré, j’ai un paquet d’exemples dans mon entourage qui me font sérieusement songer qu’à part une énorme BA, qui leur assurera sans hésitation du tout puissant, une place au paradis… Ben je ne vois pas pourquoi ils ont choisi ce conjoint là précisément.

Non, le sujet n’est pas le mariage mais bien les BA. Alors allons-y gaiment : planté de décors.

Tout à commencé par la BA de mon prochain. Ou plus exactement de ma prochaine puisque je sortais le l’institut de beauté où une main délicate m’a massé, palpé, tapoté, peint en vert, recouverte de linges qui sentent bon, joliment décoré le minois, percé les points noirs… Oui, quand une BA dure plus d’une heure et demie il y a de fortes chances pour qu’elle vous fasse partager un peu de votre intimité avec votre bienfaiteur.

Je sortais donc de chez mon esthéticienne, relaxée,  guillerette et rassérénée après une dure journée de labeur, quand je la vis en passant à coté d’elle sur le trottoir.

Une grosse voiture familiale sept places, peinture bleue défraîchie et vitre avant grande ouverte malgré le ciel menaçant. J’ai tout d’abord pensé qu’elle devait contenir une forme de vie humaine. Non. Une forme de vie canine alors ? Non. Par contre, sur le siège arrière trônait une forme de vie numérique. Un ordinateur portable dans une mallette qui pouvait potentiellement contenir des miyards d’euros et que n’importe qui aurait eu envie de saisir d’un mouvement simple et efficace.

Ohhhh, vilaine pensée ! Je me blâme aussitôt de l’avoir eue et me flagelle cinq fois en guise de châtiment.

J’aime le fouet, oui et alors ?

L’ange et le démon entament à présent une partie de poker dans ma cervelle. Les deux ont du jeu et de sérieux arguments. Mais c’est à l’ange de jouer sa première carte.

« Appelle la police, signale leur la situation et ils vont venir, sirènes hurlantes, te féliciter en te lançant des confettis, créer une rue à ton nom, y mettre une statue à ton effigie avec un mot de remerciements à tes parents pour t’avoir donné une si bonne éducation, te remettre une médaille d’honneur et celer le véhicule avec du ruban jaune « Do not cross » jusqu’à ce que l’heureux propriétaire revienne et découvre la scène les larmes aux yeux. »

Alors, appel à un ami képi, réponse : « Ah non ma bonne dame, on ne peut rien faire pour vous. Vous comprenez, un véhicule est une propriété privée. On ne peut pas y entrer ou le propriétaire peut porter plainte… A moins qu’on l’enlève à la fourrière… Là, ce serait jouable. »

Bon, inutile de vous cacher qu’à ce moment précis, le diable s’est bien foutu de ma gueule. Mais c’était à lui de jouer et il n’allait pas tarder à moins faire le malin.

« Regarde à droite puis à gauche pour vérifier que personne n’arrive. Passe le bras par la fenêtre, attrape la sacoche et sauve-toi en vitesse au volant de ton bolide ! »

« Oh la tache hé ! L’autre !! Dit l’ange au diable en lui secouant un Roi sous le nez ! Je te signale que le bolide en question est une moto !

-          Oui et alors ??

-          Ben déjà qu’elle n’est pas foutue de rouler avec une baguette de pain sous le bras alors un ordinateur portable ! Laisse-moi rire ! Allez, tu viens de perdre ton tour ! A moi : A partir de maintenant, tu restes à coté de la voiture jusqu’à ce que son propriétaire revienne et mette son butin en sécurité.

-          Oui, sauf que là, j’ai une paire de 8, alors finalement, je décide que vue qu’il commence à pleuvoir comme vache qui pisse, elle remonte sur sa chiotte et elle rentre bien gentiment chez elle. Le proprio, il n’avait qu’à faire gaffe à ses affaires.

Je remonte donc, obéissante sur ma moto. J’enfile mon casque et mes gants et je démarre. A contrecœur, je m’éloigne de la voiture au flanc ouvert, la laissant seule dans la jungle urbaine, à la merci des pirates et rôdeurs de tous poils.

-          Attends, attends petite ! Retourne tout de suite auprès de la voiture ! J’ai encore deux cartes à jouer, je ne m’avoue pas vaincu, je suis sure que ce démon ment comme il renifle. Il bluffe trop mal pour être honnête.

Après un tour de quartier, je reviens donc vers mon point de départ, toujours tiraillée entre l’ange et le diable. Entre mon envie de m’installer bien confortablement dans mon canapé ou devoir me geler les miquettes à faire le pied de grue à coté d’une voiture que j’aurais tout aussi bien pu ne pas voir et dont je ne me serai même pas préoccupée si j’avais longé le trottoir d’en face.

-          Dernière carte à abattre : il y a un document sur le tableau de bord, attrape-le et cherche une indication sur le nom du propriétaire.

Je m’exécute et il y a en effet un nom sur l’ordonnance que je viens de déplier. C’est alors qu’en repliant le papier, je vois deux pieds, juste en face des miens. Je sursaute et lève la tête pour tomber nez à nez avec un homme d’un âge certain, qui mesure vingt centimètres de plus que moi.

Je bafouille nerveusement, « vous connaissez Monsieur Machin ? » rouge et gênée comme une enfant prise la main dans le sac de bonbons.

Il me répond que oui, puisque c’est lui même… Ouf, je ne vais pas devoir passer la nuit ici dis-je avec soulagement.

Le démon éclate de rire à me voir me débattre dans les filets de la culpabilité.

Je me confonds en excuses expliquant au vieil homme incrédule l’heure que je viens de passer à l’attendre et l’idée que j’avais eue de tenter de trouver ses coordonnées grâce au papier sur le tableau de bord.

Je ne suis pas certaine qu’il m’ait crue. Il m’a même demandé quel genre de personne attendrait sous la pluie, une heure durant une personne dont on n’est pas sure qu’elle reviendra.

Et bien… Moi ? Mais lui expliquer que je suis un Poisson et que l’eau est la dernière des choses qui m’effraie aurait pris bien trop de temps. Je me suis contentée de lui sourire, de lui souhaiter bon retour et de m’excuser une nouvelle fois de lui avoir fait peur.

Et je suis repartie, frétillant de la nageoire au guidon de mon petit bolide. Talonnée de l’ange, ravi de cette partie pleine de rebondissements, qu’il a fini par gagner et par le démon, déçu d’avoir perdu ce match, et bien décidé à gagner le suivant :

« Accélère… Allez, fonce ! Plus vite !!! »

 
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Publié par le 28 juin 2011 dans C'est dans la tête

 

Le dico des achats pour acheteurs dyslexiques

Je précise avant que vous ne commenciez votre parcours zieutal en 4×4, des fautes et autres contrepèteries, que c’est une horreur pour les yeux et une sacrée gymnastique des neurones. Il vous faudra être attentif pour réussir à déchiffrer. Sauf si vous avez 16 ans et moins, cela fait malheureusement parti de votre quotidien.

Le mont deux des à chats

Sept un pays mère veille eux, dans lequel on peut réaliser des demandes de deux vis, faire faire des côtes à scions et des nez go…

Si on dix pauses d’un cailler décharge appro prié, on naît le roi du pet troll et on peu si nier des contes rats.

L’hachette heure est un met hier qui consiste à gérer les à chats dans une entre prise.

Histoire et rôle

Depuis les à nez 1980, les entre prises cherchent à haut gueux ment hé leurs rêves venus car la croix sens des mares chez se stabilise.

De nos jours les strates et gît commerciales étant bien maître risées par les entreprises, les diries gents s’intéressent aux dés panses de leurs sosies étés qui peuvent re prés hanter selon les sectes heures d’activité entre 40% et 70% des coups tôt aux de l’hante reprise : tout gain a des con séquences sur le rhésus tat fine an scier de celle-ci.

Las shutter intervient pour au petit miser le pris d’hache A.

Il y a deux grands types d’acheteurs :

Raymond et Robert.

MAis ne parlons pas queue deux. Île y as haut scie :

Les acheteurs en pro duc scions : mat hier premières ou pro du huit semi finis.

Les achats hors pro duc scions : serre vis, frais gênés rots comme les fours ni tures de bu rots.

Pourquoi cet article ?

Oui, cher lecteurounet, vous vous demandez certainement pourquoi je vous inflige ce traitement… Et je vous répondrai qu’il y a deux raisons essentielles à cela :

La première : J’aime bien me faire mousser en montrant que je suis méga bonne ! En jeu de mots ! Tout étant relatif, comparée à une grue cendrée, je suis méga bonne. C’est sûr que comparé à Raymond Devos ou Loana, il y a encore du boulot !

La deuxième : C’est par vengeance pour les commerciaux qui ne savent pas taper un devis ou écrire un mail sans faire de bourdes énormes.

Même si je n’en suis pas à ma faute d’étourderie d’essai, je me fâche tout scrogneugneu, gros z’yeux, tout rouge, quand un devis arrive blindé de photes.

J’exagère ? Allez, je balance le best of de mes perles : Cahiet des charges, devi, échèle, et j’en passe.

Alors comme en ce moment je passe ma vie au travail et que je ne prends plus le temps d’écrire sur mon très cher ami lebocaldupoisson, il faut bien que je me venge un peu…

C’est de bonne guerre !

 
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Publié par le 12 juin 2011 dans C'est dans la tête

 

Carte postale de la Terre

Une capsule Terrienne vient d’être trouvée par une civilisation extra terrestre. Un archéologue "local" tente une analyse. Voici ses conclusions :

"Faites demi-tour, fuyez tant qu’il est temps", cela ressemble à s’y méprendre à un avertissement. Cette navette est si vétuste et démodée. Il semble que cette petite poussière dans l’univers et que l’on appelle "Terre" tente une évolution. Il est question dans ces écrits intitulés « Déclaration des droits de l’homme » de liberté, d’équité et d’entraide entre les Hommes. Mais qu’est ce que l’Homme ? Le principal occupant de la planète, un occupant parmi tant d’autre ou pire : un occupant parmi tant d’autres qui se pense le principal occupant et agit en conséquence, détruisant et saccageant en un siècle ce que leur Terre si généreuse a passé des millions d’années à lui offrir ?

Il parvient à créer des voitures, qui sont, selon toute vraisemblance, la pointe de leur technologie avec l’informatique et la biologie, mais, en parallèle, le racisme y est si fort qu’ils préfèrent laisser dépérir leur voisin pour s’assurer de rester le plus puissant.

Consommer, c’est le principal objet de la vie du plus grand nombre d’Hommes.

Mais les Hommes comme ils s’appellent eux-mêmes n’ont une vision qu’à court terme qui mettra en danger leur civilisation entière.

Ceux d’entre eux qui n’auront pas participé à cet effort de sape collectif se verront dépouillés de leur habitat naturel au profit des  « puissants ».

Et contre toute attente, les plus forts d’entre eux, ceux qui connaissent la nature, vivent en la respectant et en la connaissant, ceux qui ont fait que, de générations en générations, les gènes se sont transmis et avec eux le savoir et la sagesse, sont maintenant devenus les plus vulnérables.

Les Bushmen, les indiens, tous ces Hommes qui vivent au plus proche de l’essence même de la vie, sont à la merci des puissants destructeurs.

Les Hommes nommés Mayas le savaient, ils nous ont envoyé des messages d’avertissement, il y a quelques années lumières de cela.

Faites demi-tour, fuyez et vite tant qu’il est temps… Qu’ils sont drôles ces Hommes, de croire que nous pourrions nous inquiéter, nous, de leur sort, quand eux sont incapables de le faire pour eux-mêmes…

 
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Publié par le 9 juin 2011 dans C'est dans la tête

 

Le Portrait

Le portrait, exercice de style ou style d’exercice ?

S’il est porté sur le trait, le portrait peut être un visage, mais envisageons la chose différemment :

Si le portrait est une figure, en traits il devient un dessin ou une œuvre.

Mais si le portrait est une figure, de style, il est alors tracé par des lettres.

Le crayon qui va dessiner ce portrait peut être explicite ou implicite.

Explicite : Par des traits et des dégradés, tracés sur une page blanche, il vous présentera l’image sous sa forme la plus directe.

Implicite : Par des lettres et des mots glissés sur une page quadrillée il vous laissera imaginer ce que bon vous semble.

En définitive un portrait est la représentation visuelle ou mentale que l’on a d’un visage me direz vous.

Oui, mais tout est affaire de lecture. Car si je vous dis « portrait » et que je me contente de vous dicter très lentement ce mot alors que vous n’avez pas vu le mot écrit, vous pouvez tout aussi bien entendre « port très » « porc trait » « porte raie »… et alors votre esprit fera la gymnastique d’adapter les images et les mots qu’il vous évoque.

Aussi vous pourrez faire le portrait du port du Havre :

Le Havre : Port trait d’union entre deux rives de continents. Port très développé et à la pointe du progrès. Porte réunissant les économies mondiales.

Alors le portrait, style d’exercice particulièrement difficile, et exercice de style pratiquement infini.

 
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Publié par le 31 mai 2011 dans C'est dans la tête

 

Une journée de rêve 2 # J’en perds le reflet

Comme je suis quelqu’un d’obéissant, surtout quand il s’agit de se faire plaisir, je suis à la lettre le planning établi par le panier magique, apparu ce matin devant ma porte.

Je commence par savourer les croissants, le pain croustillant et les fruits frais.

Je me plonge dans l’eau chaude du bain avec délice et je ferme les paupières. Je m’évade dans le monde des songes.

Et quand arrive la fin de ma délicieuse torture de massage, il est temps de me vêtir et de quitter mon nid douillet.

Mon enveloppe en poche, je décolle.

GPS « On », je me dirige vers mon fabuleux destin d’à méli-mélo. Il n’y a étrangement personne dans les rues, tout est calme. Je trouve une place libre, je parque mon chariot à vapeur.

Je suis dans la rue, je trottine. Trop vite pour faire attention à ce jeune homme qui vient de me toiser, pas assez vite pour manquer le lieu de rendez-vous.

En passant précipitamment devant la devanture d’un coiffeur, je fais volte face, je déchiffre péniblement le nom en lettres argentées. Ma vue est brouillée d’avoir fourni un effort inhabituel : celui de courir sur au moins 200 mètres !

« Bel’Art Coiffure », c’est bien ici. Je vérifie machinalement l’heure, 10h27. Pile à temps. Alors allons demander cette Sophie.

« Bongour, vais rendez-vous avec Fophie Favier… » Dis-je en faisant une entrée triomphale.

Non, je plaisante ! Je suis rarement très assurée dans les endroits ou chaque femme que je croise ressemble à une gravure de mode.

C’est la coiffeuse elle-même qui vient à ma rencontre. Elle me demande si je suis bien celle qu’elle croit que je suis et si j’ai une enveloppe à lui remettre.

Je réponds deux fois par l’affirmative et lui tends le morceau de papier soigneusement cacheté. Elle l’ouvre et en sort trois morceaux de papier. Dont un qui semble être une photo découpée dans un magasine.

On passe au bac comme elle dit. Je suis bercée par le massage qu’elle me fait en guise de shampoing et manque de m’assoupir.

Elle me traine dans un état cotonneux vers le seul fauteuil qui n’est pas doté d’un miroir… L’idée ne me plait pas du tout ! Mais elle me rassure, on ne va qu’ébouter… Pas de coupe franche, pas d’inquiétude !

Soit ! Je me laisse faire, je lui précise toutefois que je la retrouverai, elle et toute sa famille et que je bombarderai leurs portes d’œufs crus si elle me loupe… A bonne entendeuse…

Et contre toute attente, au lieu de ressortir avec un brushing en bonne et due forme, je finis avec un superbe chignon façon sauvageonne. Mon chignon préféré de toute la vie ! Du moins c’est l’image que je m’en fais au toucher.

J’ai des petites mèches dans les yeux et dans le cou, une fleur au sommet du crane, juste un peu décalé sur la droite pour … Ben pour que ça n’ait pas l’air trop con en fait !

Je m’apprête à prendre congé de ma tortionnaire de cheveux, pas si méchante que cela au final. Mais avant de quitter le salon, elle me donne le troisième papier qui se trouvait dans l’enveloppe.

Drôlement bien ficelé ce marathon les filles, me dis-je intérieurement.

Je sors dans la rue, fière comme petite libellule ! Je virevolte, mirant mon reflet tout neuf dans les vitrines des magasins alentours. Ce n’est pas par mégalomanie, mais qui n’a jamais admiré sa coupe toute fraiche pendant au moins dix minutes après être sorti de chez le rase tifs ? Avec ce petit détail en plus que moi, je ne sais pas exactement quelle tête j’ai faute de miroir.

J’en oublie presque le papier que Fophie vient de me remettre. Je l’ouvre et je lis, écrit en lettre découpées dans du papier journal, comme dans les films de détectives :

« Traverse la rue, et longue la devanture rose. Tu trouveras une grille en fer forgé. A l’interphone, sonne au N°3 et suis les indications. »

De plus en plus étrange. Je déclenche le carillon et une voix de femme (ouf !) me dit de montrer au premier étage et de patienter dans le hall d’entrée.

Je m’exécute et me retrouve dans un superbe appartement, style ancien mêlé de modernisme. Une douce odeur d’huiles essentielles, agréable sans être entêtante me berce les narines.

Je mets à profit mon attente pour admirer les œuvres graphiques qui recouvrent les murs. Mélange de peinture et de photographie. Corps sensuels et entremêlés plus ou moins abstraits.

Je me perds en contemplation quand une jeune femme entre qui me fait sursauter.

Elle porte un tailleur jupe blanc près du corps. Ses fins cheveux blonds sont tirés en queue de cheval très stricte. Elle a le visage doux mais peu expressif. Son maquillage est irréprochable.

Si vous voulez bien me suivre ? Me murmure-t-elle en disparaissant derrière un lourd rideau de velours prune.

 
 

Songes d’une nuit d’hiver

Avec des Si et des Mi, on refait le monde, avec des To et des Ma, on refait le songe. Quand pas à pas, le To se déplace, pour pas à pas revenir à sa place, le voyage est beau et la route est longue.

Mais dix pieds pour marcher, devraient mener loin.

La langue se joue des sons et des tempos. C’est pour mieux se glisser d’un vers à l’autre. De droite à gauche elle transporte le Ma qui se lie au To.

Tout est question de matos !

 

Tôt ma pendule me sort de ma torpeur

Très tôt ma conscience se remet en route

Il est tôt, ma tête est encore en veille

Il est trop tôt, ma couette sur les oreilles

Il est bien trop tôt ma volonté fond,

Il est beaucoup trop tôt ma flemme est grande

Il sera l’heure, très bientôt ma toute belle

Les aiguilles courent sur l’écriteau marbré

Il est grand temps de sortir de ton mas

Ton carrosse redeviendra une tomate

Quand fondent tes doux rêves de châteaux magiques

S’efface alors bien vite ton matelot

S’en vont au large bateaux, marins et ports

S’envolent les mythomanies nocturnes

Reine de cartomancie, éveille-toi

Et bien tôt ma vie remplace mes songes

Chaque tome à relire, une histoire sans fin

Tôt ma pendule m’extirpe de l’irréel


A toi qui me donnes des raisons de croire en la magie…

 
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Publié par le 2 mars 2011 dans C'est dans la tête

 

L’espionnage particulier

La température du sujet : Très chaud !

Après l’espionnage industriel, qui vise à faire parler les dossiers les plus confidentiels des entreprises, le Poisson dénonce : l’espionnage particulier. C’est celui qui vise à faire parler les plus gros dossiers de tout à chacun.

Sans être totalement parano, ce n’est pas ou presque pas, mon genre, il est partout ce foutu fléau. Il faut même se méfier de la mamie au coin du bois et du loup dans l’ascenseur ! Partout je vous dis !

C’est Ricardo, mon coiffeur, qui me l’a dit… Et s’il le dit,  c’est que c’est vrai ! Au nombre de têtes qu’il voit, de tifs qu’il taille et de langues qu’il délie, faites-lui confiance, il sait !

Peut être pensez vous que j’exagère ? Mais rêvez donc jeunes gens ! Restez dans votre bulle de savon en coton doré avec des petites fleurs tout le tour… Oui, je sais, c’est kitch, mais il faut ce qu’il faut ! Il en va du confort de vos illusions.

Toutefois, avant que vous ne vous ne replongiez dans le monde de Candy au pays des Barbapapa qui mangent du gloubiboulga schtroumphement fraisi-délicieux, j’aurais deux ou trois questions à vous poser. Comme cela, en passant… Pour voir si vos dossiers les plus intimes risquent, eux aussi, de refaire surface à l’improviste.

L’improviste est facilement identifiable : c’est en général le jour où quelque chose de très marquant vous tombe sur le poil. Ça peut tout aussi bien être le jour de votre mariage, le jour de votre divorce, le jour de la naissance de votre…. De l’enfant que votre femme a eu avec le facteur… Ou même de votre propre naissance pour ceux qui ont des parents totalement impliqués dans l’espionage particulier.

Bref, tous ces moments d’intense émotion, durant lesquels, pour quelques négligences du passé, vous préféreriez porter votre slip de la veille sur votre tête plutôt que de devoir subir ça !

Le questionnaire

Vous êtes toujours en mode « Elle exagère » ?

Attendez… Vous verrez que vous faites certainement partie des 99% des gens qui feraient mieux de faire gaffe à leur postérieur, sans quoi, ils risquent de devoir supporter le rejet, la honte et l’exclusion.

Le 1% restant, c’est mon papi, qui ne sait même pas ce qu’est une cassette audio, alors « l’ternet et vot’ bazar là,… J’y comprends goutte ! »… Et peut être aussi quelques uns de ses amis.

So… Ready ? Prêt pour le petit questionnaire. Prenez un stylo. À billes, à plume, à papier, peu importe, je ne suis pas regardante… Mais si toutefois vous écrivez à la plume, sachez que je suis une de vos plus ferventes admiratrices !

Votre outil grapholomarquagiste en main, faites des petits gribouillis sur une feuille pour tromper votre ennui et votre appréhension de l’heure de vérité. Une fois que vous êtes préparé psychologiquement, notez minutieusement vos réponses pour chaque question.

C’est simple, c’est OUI ou c’est NON. Et ne trichez pas en recopiant sur votre petit camarade, je vous ai à l’œil et j’ai la règle en bois qui me démange… Les petites lunettes carrées sur le nez, la jupe noire et la petite chemise en satin près du corps… Et j’ai une envie irrésistible de… Sévir !

Mais revenons à notre sujet messieurs si vous le voulez bien ! Mesdames, je viens de vous donner 3 minutes d’avance, le temps qu’ils sortent cette image de leur esprit, sachez les mettre à profit !

Les petites questions entre amis :

1)       Vous avez accès à Internet ?

2)       Vous avez un logiciel de messagerie instantanée ?

3)       Vous avez une webcam ?

4)       Vous aimez Twitter tout et n’importe quoi ?

5)       Vous avez un profil Facebook ?

6)       Vous avez un téléphone portable ?

7)       Vous avez un appareil photo ou une caméra ?

8)       Vous êtes dans la merde !

Non, non, n’essayez pas répondre à la N°8, ce n’est pas une question, c’est une affirmation ! Car vous avez répondu OUI à une ou plusieurs questions, vous êtes donc une cible toute verrouillée d’espionnage particulier.

Et comment je sais que vous avez répondu oui à au moins une de ces questions ? Vous êtes en visite sur mes pages, vous avez accès à Internet. C’est le début de votre fin !

L’analyse

Le monstre qui conduira à votre déchéance, qui causera votre perte et votre descente aux caves du sous sol des trottoirs de l’enfer, c’est vous !

Et les traces que vous laissez de votre passage comme la bave d’un escargot, une belle journée d’été sont indélébiles. Vous bavez et marquez votre chemin, partout ou vous surfez ou électroniquez.

Rien de sexuel dans mes propos. Même si vous n’êtes pas à l’abri de la sex-tape publiée à votre insu et que faire l’amour sur de la musique électro peut vous permettre de transcender ces clivages surannés : il n’y a pas que l’acide qui fait planer, ya le sexe aussi, alors vas y Frankie…

Bon, mais vous allez me dire, « Et l’espionnage particulier bordel, Poisson, qu’en est-il ? Tu t’égares depuis tout à l’heure… Du concret, des preuves, du factuel, que diable !! »

Alors nous y voilà : Je ne vous citerai qu’un exemple et vous ferez vous-même le point sur l’étendue de la catastrophe que vous êtes pour vous-même et des dégâts que vous vous auto-infligez…

Le crimier : FACEBOOK

Enfin, pas LE, mais UN DES principaux outils d’espionnage particulier s’il en est.

C’est une secte primaire, dont les adeptes vont chercher par tout moyen à convertir les non initiés à sa pratique régulière. Le but est de soutirer des informations et le système est rodé.

Partout épiés, partout observé…

LA référence en matière de racontage de sa vie-personnelle-à-soi-privée que même quand mon chat se fait gentiment péter la rondelle, l’ensemble de mes 300 amis virtuels est au courant. Marrant, non ?

Le repère des informations que vous ne vouliez pas forcément que votre ex connaisse… Surtout quand vous étalez vos dernières photos de vacances en camping avec votre nouveau Jules et que vous ne paramétrez pas la confidentialité de l’album. Raté…

Par-dessous tout, vous ne vouliez pas que votre femme sache que vous fréquentiez des clubs homos, mais vous avez oublié de désactiver votre système de localisation… « Machin est actuellement au Gayfriendly Pub », la mention sonne bien, affichée en toutes lettres sur votre profil… Encore loupé !

Par contre ça vous arrange que votre ex sache que vous l’avez facilement remplacée. Que vous l’avez enfin conclue cette petite entrevue coquine avec cette minette dont elle était si jalouse avant votre rupture. Pour cela, vous n’avez qu’à vous faire un petit mur à mur, de 10 à 12 avec la donzelle, en vue de lui proposer un 5 à 7, pour finalement mater 7 à 8 devant un plateau télé…

Je peux transmettre ma mauvaise ou bonne humeur à des gens que je ne vois jamais.

J’apprends la naissance du premier enfant de ma meilleure amie, avant de recevoir le texto de confirmation, mais sans espérer de coup de fil ou de faire part…

Conclusion

J’active mes synapses à filtrer et contrôler ce que je veux transmettre mais me loupe à la moindre occasion et ruine ma vie et celle des autres espions qui, comme moi, pour un moment de frisson, pour un ragot, pour être le premier au courant va faire partir une rumeur.

Les pixels sont plus rapides que les ondes sonores… Un bruit court, un pixel se téléporte.

L’info part, voulue ou non, elle est lue, décryptée, analysée, dépouillée, sortie de tout contexte, interprétée, déformée, amplifiée pour être finalement vomie sur le profil de votre voisin de palier, de bureau, de lit ou d’embouteillage.

Sous nos masques de lumière, nous sommes tous des espions… Victimes d’espionnage…

Tel est pixel qui croyait pixelliser.

 
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Publié par le 18 février 2011 dans C'est dans la tête

 

Comment bien organiser son chômage ? 4 # Faire comme si tout le monde l’était aussi…

Un des trucs particulièrement chiants avec le chômage, c’est que malheureusement, tout le monde ne l’est pas en même temps… Heureusement dites-vous ? Ben non, malheureusement ! Parce que je peux vous assurer que si on n’a pas un, deux ou même cinquante-sept amis en recherche d’emploi, en même temps que soi, on se fait vraiment suer !

Mais bon, ce n’est pas parce que vos amis ne sont pas solidaires de votre épineuse situation que vous ne devez pas agir comme s’ils n’avaient rien à faire, eux non plus, de leurs journées.

Vous pouvez donc, par exemple, les appeler en plein milieu de l’après midi pour leur raconter tous les trucs super inintéressants qui vous sont arrivés depuis votre réveil matinal à 11h00.

Si votre amictime (ami victime) vous objecte que lui s’est levé à 6H30 et que vous l’ennuyez à lui rappeler que vous, vous ne glandez rien : ne vous laissez pas déstabiliser. Dites lui que vous, vous vous êtes couchés à 3h00 parce que vous avez fait une partie de World of Warcraft. Que vous vous deviez d’aider votre guilde à terminer un donjon super important. Que vous avez des responsabilités qu’il ne peut pas comprendre et qui sont pires que faire des heures sup’ jusqu’à 19H00.

Il se peut que votre amictime vous dise qu’il n’a pas le temps de vous parler au téléphone, que son chef va le griller et qu’il se fera renvoyer. Là, vous avez deux solutions : vérifier la théorie du licenciement. Si ça foire, vous saurez que vous pouvez continuer de l’appeler sans risque, si ça marche, vous aurez un compagnon de chômage ! Pas mal non ?

Si malgré tout il refuse de vous prendre au bigophone, matraquez-le de posts sur Facebook, Twitter ou autre Copains d’Avant ! Oui, c’est à cela que servent les réseaux sociaux. Ils sont utilisés par les gens qui n’ont rien à ficher de leurs journées, à montrer à tous ceux qui bossent, à quel point on se fait chier quand on est sans emploi.

Vous pensiez que ça avait quelle utilité sinon ?

Moi par exemple, je passe mon temps libre (c’est-à-dire tout ce dernier mois) à mettre les trucs que je fais à la minute près sur mon profil… C’est chiant pour ceux qui le lisent… Et ben qu’ils se disent que ce n’est qu’un très vague aperçu du niveau de chiantitude du chômage ! Alors qu’eux ont double activité : travailler et lire des conneries sur des sites débiles…

Si vous voulez passer un moment sympathique, vous pouvez aussi retourner voir vos anciens collègues et, pendant qu’eux travaillent d’arrache pied, vous vous baladez dans les couloirs. Bon, je ne vous cache pas que passé le moment où vous vous dites « C’est cool de revenir ici et de ne pas avoir à ouvrir des classeurs Excel fastidieux à compléter » vous vous dites « C’était cool quand je bossais ici et que j’avais des tableaux Excel fastidieux à compléter »…

Enfin, vous pouvez vous amuser à ruiner le moral de ce petit con de pote qui vous a coiffé au poteau sur le dernier entretien et qui a eu le super poste que vous convoitiez. Il a été embauché au mois de mai, le malheureux, ce qui veut dire qu’il n’aura pas de congés avant au moins un an !! Allez y, montrez-le du doigt et moquez-vous ! Vous avez un an pour le démoraliser à coup de « T’es fatigué ? Prends des congés… Ah tu peux pas !! Mouahahaha »

Rappelez-vous tout de même qu’il y aura un retour de manivelle… Oui, dans un an, il aura les moyens (et le temps) de partir au Seychelles au moins quinze jours, bien mérités.

Et il y a de fortes chances pour qu’il vous envoie une carte postale de là-bas et plombe votre profil Facebook de ses photos de vacances pour vous faire crever de jalousie…

Ben oui vous pensiez que ça servait à quoi sinon ?

Allez sur ces bons conseils, je vais vous souhaitez un bon chômage, et je vais aller poster sur Facebook que j’ai écrit de nouvelles inepties !

 
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Publié par le 3 février 2011 dans C'est dans la tête

 

Comment bien organiser son chômage ? 3 # Donner de son temps

Voilà une bonne manière de mettre à profit votre temps libre : donner celui que vous avez en trop à ceux qui en manquent. Participer à des œuvres humanitaires, aider son prochain, mettre la main à la pâte pour faire de cette planète un monde meilleur…

Moi par exemple, je passe de précieuses heures de mon temps à écrire des articles sur des moyens pour mes copains de « j’me-fais-chier-aidez-moi » à retrouver le sourire et une occupation digne de ce nom, sans passer pour un chieur ou un j’enfoutiste… Ou très peu.

Etant donné que charité bien ordonnée commence par soi-même comme le veut l’adage, et bien aidez-vous, vous-même et le ciel vous aidera… Et si le ciel n’est pas disponible, vous pourrez toujours faire appel à des potes chômeurs que vous aurez rencontrés au super marché lors de votre dernière sortie d’acheteur compulsif.

Le chômage, c’est l’occasion ou jamais de faire votre grand ménage de printemps et de régler vos papiers en cours. Je sais, c’est chiant et ça vous rappellera le boulot alors que là, vous n’êtes pas payé pour ça.

Mais dites vous qu’il y a pire ailleurs dans le monde. Il y a des bébés phoques qui meurent sur les banquises à cause de la chasse cruelle et que Paris Hilton n’a pas pu se procurer les dernières capotes phosphorescentes à la mode parce que Britney Spears a tout raflé et causé une rupture de stock.

Alors retroussez vos manches prenez votre courage à deux mains et composez le numéro de téléphone de votre meilleur ami chômeur pour qu’il vienne vous aider, à grand renfort de bulldozer, à déblayer le merdier qu’à engendré votre période de non activité.

Courage, vous allez y arriver. Si la tâche vous parait trop ardue, il vous reste la solution de continuer sur cette voie de bordellisation générale. Vous pourrez ensuite faire appel aux célèbres émissions de téléréalité qui remettent en état des appartements poubelles.

Mais gageons que vous n’aurez pas à en arriver là, en entretenant quotidiennement votre chez vous.

Pour vous motiver, dites vous que si vous laissez le merdier s’accumuler, vous risquez de ne plus retrouver votre chat, que vous perdrez vos amis, que vous ne trouverez jamais de conjoint, que vous raterez votre vie, que vous finirez drogué, alcoolique et chômeur…

Ah, mais je suis sotte, vous êtes déjà chômeur…

Ah ben allez-y alors ! Vous n’avez plus rien à perdre ! Désolée… Et, heu… Bonne descente aux enfers…

Mouahahahahahahaha !

 
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Publié par le 1 février 2011 dans C'est dans la tête

 

Comment bien organiser son chômage ? 2 # La fièvre acheteuse

En temps normal, c’est-à-dire, quand vous avez un vrai boulot, avec de vrais collègues, de vrais problèmes d’adultes et que vous vous cassez le tronc pour gagner votre pain du soir, aller faire des courses est une corvée.

C’est le marathon le plus pénible qui soit. Vous luttez contre votre envie de hurler, entre les rallyes dans les rayons, les turbulences chez le traiteur, les bousculades chez le boucher, les batailles chez le boulanger, les mises en boites vers les conserves, les queues aux caisses… Le stress est omniprésent.

Mais avec le chômage, tout change ! Vous allez pouvoir faire comme les petits vieux à la retraite : avoir le choix de faire chier ou non vos congénères en fonction de votre humeur.

Vous pouvez faire le rat de supérette aux heures creuses pour bénéficier d’une royale tranquillité. Ou, au contraire, faire la grenouille de grandes surfaces, en vous pavanant au moment du rush avec un caddie blindé de trucs inutiles pour faire sueur copieusement le cadre supérieur qui sort acheter une simple boite de pâtée pour son chat et qui n’a qu’une hâte : celle de rentrer chez lui, de se poser dans son canapé, devant un bon verre de Martini pour décompresser.

Le chômage est le moment idéal pour dépenser les sous qu’on n’a pas en conneries dont on n’a pas besoin. Il faut le savoir, le chômage est à la consommation se qu’Ikea est à la décoration d’intérieur : un piège pour votre porte monnaie.

Vous achetez des choses dont vous n’aviez tellement pas besoin qu’avant de l’avoir vu en rayon, vous ne saviez même pas qu’il existait ce bignou !

Ben oui, mais faut dire qu’un chômeur, ça s’emmerde si ça ne moisit pas dans son canapé. Alors, pour se sentir un peu vivant, ça va chercher de l’intérêt auprès des vendeurs. Ça se fait bichonner par les commerciaux, qui voient en l’énergumène que vous êtes une contribution à leur prochaine commission.

C’est un échange de bons procédés.

Oui, en définitive, le chômage, ça coûte cher. Mais on n’a rien sans rien ma bonne dame… Alors faites du plat à votre banquier s’il le faut, mais sortez et surtout, dépensez ! C’est votre seule chance de survie à l’inactivité…

Ou presque… Car nous verrons dans le prochain article, qu’on peut occuper son manque de boulot par une dépense de temps, qui vous épargnera une dépense d’argent.

Alors mettez votre carte bleue à l’abri des nuisibles (vous) le temps qu’elle se refasse une santé.

 
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Publié par le 29 janvier 2011 dans C'est dans la tête

 

Comment bien organiser son chômage ? 1 # Devenez une belle plante

Le chômage, s’il est bien appréhendé, sert avant toute chose à faire les trucs qu’on n’a pas le temps de faire quand on bosse neuf heures par jour et qu’on rentre, lessivé, chez soi. Élémentaire me direz-vous ? Oui, surement… Quoique parfois on a tellement de temps pour glander qu’on n’a pas le courage de mettre en action son corps et ses cellules grises sur les sujets qu’on s’était pourtant promis juré craché d’exécuter.

C’est là que les périodes chômées deviennent un piège. Alors pour ne pas tomber dans le côté obscure de la force, celui qui entraîne la poussée fulgurante de poils de la taille de baobabs dans les mains, de racines dans les fesses, solidement encrées dans le sofa, d’engelures des rétines que seul un visionnage ininterrompu de conneries télévisées semble soulager… Agissez ! Organisez et planifiez votre chômage. Pour qu’inactivité ne rime pas avec végéter.

Voici quelques solutions, faciles à réaliser et qui peuvent vous sauver de la spirale infernale de la glandouille abusive.

Quitte à devoir végéter, profitez-en pour devenir une belle plante. Cette opération occupera un certain nombre de vos après midis pour votre plus grand bonheur.

Pédicure, manucure, spa, soin du visage, coiffeur, … Cela aura forcément des répercutions positives, déjà parce que ça fait du bien au moral. Et puis aussi parce qu’un un bon ravalement de façade n’a jamais fait de mal à personne.

Vous ne pourrez que mieux impressionner votre futur recruteur avec une super coupe de cheveux, le visage rayonnant d’une belle beauté extérieure qui sera le reflet de votre belle beauté intérieur, en corrélation avec votre vous profond et spirituel… Vous en doutez ? Mais, faites un effort enfin, si vous n’y croyez pas, qui le fera pour vous ? Vous êtes un champion, foncez !

En plus, c’est le genre de lieux où vous pouvez emmagasiner un maximum d’anecdotes qui vous permettront un jour de briller en société… Si, si, c’est possible !

Entre deux bandes de cires sous vos aisselles, entre deux coups de ciseaux dans votre crinière, entre deux gommages de vos points noirs, vous serez bercé par les bavardages des clients, les acquiescements contraints des psycho-esthéticiennes et babillages des badauds.

Sachez sélectionner le best-of de ces échanges. Mais rappelez-vous quoiqu’il arrive, que tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous… Allez-y de votre commentaire avec parcimonie.

Vous voici remodelé, votre carnet de notes est truffé de petites anecdotes, votre moral est regonflé à bloc. Parfait ! Nous allons maintenant étudier une autre méthode, certes peu économique mais tout aussi distractive d’occuper vos longues journées chômées. Les achats compulsifs !

 
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Publié par le 27 janvier 2011 dans C'est dans la tête

 

Je veux pas aller chez le médecin ! #3 Il est passé par ici…


Chose promise, chose due : les métiers relatifs à toute forme de médecine occulte. Quand je dis occulte, c’est par rapport au niveau de lumière particulièrement faible dans chacune des disciplines que je vais vous citer. C’est comme travailler avec un rideau très occultant…

Mais les voies du corps humain ne sont pas comme celles du Seigneur, elles ne sont pas impénétrables, alors pénétrons dans ce monde fascinant!

Le réparateur de croucmouth

Le dentiste… Mais comment se fait-il que certains médecins choisissent de se spécialiser dans un domaine aussi dangereux ? C’est vrai ça… A part dresseur de crocodiles, shampooineur de lions, nounou pour pit bull… Je connais peu de métiers aussi risqués. C’est un coup à se faire sectionner un doigt ces bêtises là !

Je pense que ceux qui se retrouvent dans cette branche de la médecine sont ceux qui sont punis parce qu’ils n’ont pas été sages étant petits. « Si t’es pas sage, tu seras dentiste ! Ohhhh nonnn je ferai tout ce que vous voulez Maitwesse ! »

Mais j’en doute, au vu de la gentillesse et de la générosité de mon réparateur de croucmouths à moi… Alors je pense qu’il doit y avoir une autre raison, bien plus obscure…

Le foufounologue

En parlant d’obscurité : parlons de la gynécologie… En voilà un beau métier. On passe sa vie le nez dans les affaires des autres. On connaît tous les secrets des filles, même les plus intimes. Par contre, on passe sa vie dans le noir, la voie est sans issue. Et puis vous messieurs, qui avez choisi cette spécialisation, j’aurais un petite question à vous poser :

Vous n’avez pas l’impression de devoir faire des heures sup’ en rentrant chez vous ?

Est-ce que votre femme vous laisse ramener du travail à la maison ?

Quitte à vous occuper de chattes toute la journée, pourquoi ne pas avoir choisi vétérinaire ? au moins il y aurait eu plus de diversité ?

Je vous entends d’ici dire « Ah mais elle est vulgaire cette question ! ». Ce à quoi je répondrai : « Bahh ouaiiiis ! Et alors ? Vous l’avez lu quand même, trop tard ! Na ! »

Le proctologue des fesses

La spéléologie… Le rêve d’échappées sauvages au plus profond des abysses de la Terre, l’émerveillement face aux beautés que la nature révèle lors de ces explorations. La profondeur des cavités, la joie d’entendre son écho qui se répercute contre les parois de la grotte.

Arf, je viens de me rendre compte que j’ai oublié certaines modifications dans le texte d’origine. L’extrait que vous venez de lire paraitra dans « La spéléo pour les nuls » écrit par un mec en Ardèche.

Non, l’article qui nous concerne à présent est le suivant :

La fessologie… Le rêve d’échappées sauvages au plus profond des abysses de l’anus, l’émerveillement face aux beautés que la nature révèle lors de ces explorations. La profondeur des cavités, la joie d’entendre son écho qui se répercute contre les parois de la grotte.

S’il n’y avait pas ce petit problème d’odeur, de vision nocturne impérative, d’estomac bien accroché, je serais tentée de dire qu’il s’agit là du plus beau métier du monde. Mais face à l’odeur, on ne peut pas lutter. Je déclare donc officiellement la cuculogie « Pas le plus beau métier du monde » derrière celui de distributeur de popcorns en milieu carcéral.

Conclusion

Nous voici parvenus au terme de notre étude. Vous savez à présent tout sur mes motivations à ne pas devenir médecin, et puis aussi pourquoi j’aime pas aller chez le docteur !

En plus, c’est chiant, à chaque fois qu’on veut aller consulter, il faut avoir un truc qui ne va pas… Du coup il faut chouiner

- Docteur, j’ai mal à la tête !

- Mais je ne peux rien pour vous, je suis médecin légiste »…

Il y a des praticiens qui ne font vraiment aucun effort !

Et puis, si tout va bien, ils refusent de vous prendre en consultation !

- Bonjour, je voudrais un rendez-vous avec le Docteur Tamalou

- Oui, c’est à quel sujet ?

- Ben rien, je voudrais un rendez-vous, c’est tout…

- Oui, je comprends bien, mais quel est votre soucis ?

- Mais j’ai pas de soucis, je veux juste voir le docteur et puis vous en posez des questions ! Est-ce que je vous demande si votre grand-mère fait du pédalo ?

Tout cela pour dire au final que les médecins, y’en a de très bons, que ce métier est un réel ça sert d’os, sassert d’auce, çacerdosse, sacerdoce… Oh bazar ! Une vraie vocation ! C’est super qu’il y en ait plein sur la planète pour aider les pauvres petits individus qui souffrent… Mais par pitié, maintenant que vous vous êtes bien marré, messieurs les médecins, lâchez moi les dents, la choupinette, le cul-bitus, les cotes, le dos et la tête, alouette !

D’avance, merci !

PS : Merci à Pierre, sans qui je n’aurai pas de si belles croucmouths, merci à Dominique sans qui je n’aurais pas le sourire qui révèle le boulot de Pierre ! Si ce n’est pas du partenariat de compèt’ ça !

Et puis merci à mon foufounologue pour les fous rires que je me tape à chaque consultation !

 
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Publié par le 1 janvier 2011 dans C'est dans la tête

 

Je veux pas aller chez le médecin ! #2 Les boules de Noël

Ce sont les fêtes de fin d’année, je vais vous conter une histoire de boules, puisque c’est de saison et de médecin, puisque c’est le thème.

Poisson : J’ai un problème docteur…

Docteur : Dites-moi tout ?

Poisson : Moi tout…

Docteur : Ahahah ! Tenez, buvez une bonne bière et fumons un cigare !

Pardon… Je confonds avec ma dernière soirée avec mes collègues !

Poisson : Voilà, depuis deux semaines déjà, j’ai deux boules entre les jambes.

Docteur : Ah ? Et où est le problème jeune homme ?

Poisson : …

Docteur : Ah mince, mademoiselle, … Oui, c’est étrange en effet étant donné votre condition de femme, féminine qui a une moumoune et des seins. Petits certes, mais des seins tout de même !

Poisson : Ben oui, c’est bien ce qui m’amène. Vais-je devenir hermaphrodite ? Est-ce que je vais pouvoir m’autoféconder ? Elles sont de bonne taille en plus. Mais très douloureuses…

Docteur : Nous allons réaliser une échographie et nous en saurons plus.

Docteur : Mouahahaha ! C’te honte !! Vous avez deux boules de 3 cm de diamètre dans l’aine ! Belles bêtes !

Poisson : Ouiiiiinnnnn, le monsieur il se moque ! Et comment je m’en débarrasse de ces trucs moi ?

Docteur : Oh, mais ce n’est rien en définitive, des ganglions qui se battent contre une infection et le champ de bataille se situe à 10 centimètres de vos ovaires… Pas de quoi paniquer ! Vous allez les faire disparaitre avec des cachetons ces boules.

Poisson : Quoi ? C’est tout ? C’est valable aussi pour celles de mon ex ? Parce que ça m’arrangerait s’il ne pouvait plus… Non, rien, laissez tomber !

Et là, ce n’est rien ! Le pire, ce sont les rendez-vous chez tous les médecins qui introduisent des trucs dans votre vous intérieur. Que ce soit le dentiste, le gynéco ou le proctologue… Un cauchemar pour tous ceux qui comme moi, sont plus hermétiques à toutes formes d’introduction qu’un Tupperware flambant neuf.

Ce sera l’objet de notre prochaine consultation… En attendant serrez tout ce que vous pouvez serrer !

 
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Publié par le 23 décembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Je veux pas aller chez le médecin ! #1 L’hôpital qui se fout de la charité

Il y a des moments ou « trop, c’est trop ! » ! J’en ai marre des médecins de tous poils… Moi qui ne consulte que sous la torture, à la condition express d’avoir au bas mot une laryngite, les poumons perforés par des lames de rasoir, un bouton gros comme l’Australie sur le postérieur, une crise d’urticaire, la gorge en feu, pipi qui brûle et le nez qui coule… Je craque !

Tout a commencé par un bête accident de moto, à cause de bêtes gravillons qui ont eu raison de la peau des genoux de mon pilote, de son fidèle cheval métallique et de mon poignet. Ce jour là, on a fait fort je dois l’avouer : pompiers, civière, nuquière, poignetière et la chevillière cherra.

L’arrivée à l’hôpital a été d’autant plus folklorique que seuls des stagiaires doivent y travailler au vu des bourdes commises lors de mon examen.

Quelques exemples en vrac pour justifier mes dires :

J’avais très mal au dos et aux côtes… Je sais, ce n’est pas exactement au même endroit et ce n’est pas très précis comme bobogéolocalisation. Mais il n’en restait pas moins que je morflais entre là, et là, sur les 30 centimètres d’épaisseur de mon thorax. En définitive, les médecins m’ont fait passer une radio, sans ôter mon soutien-gorge parce que, selon le radiologue « c’est aux urgentistes de vous retirer cela, moi, ce n’est pas mon métier, alors ne bougez plus, on va procéder à la séance d’imagerie ».

Bon… Super, merci m’sieur, et si je ne pleure pas, aurai-je droit à une sucette ?

Retour dans ma chambre en attendant les résultats des différentes photos de mon moi intérieur. A peine le temps d’entamer la septième partie de Monopoly, le verdict tombe :

cubitus fracturé : ah, ben je savais bien que ça me piquait un peu quand même

les côtes : rien à signaler, à part un joli wonderbra et de superbes courbes à tures

et la tête alouette ? Rien, vide, complètement vide !

Ouf, allez on s’en va ! Pardon ? Un plâtre ? Quoi ? Vous vous moquez de moi docteur ? Je n’ai pas atteint mes 26 ans au péril de ma vie, en esquivant toute forme d’entorse, torsion de téton, facture ouverte ou fermée, fêlure de coccyx au 8ème degré pour me laisser couillonner par une mini glissade sans bobsleigh ! Couillonner, en un mot pas en trois, parce que « couille au nez », ça ne veut rien dire dans cette phrase. Dans plein d’autres phrases, cela aurait un sens, comme dans « il était 6h00 du matin, il regardait par la fenêtre couille au nez », là oui, ça a du sens.

Mais revenons à nos internes. Ils me menacent. Je contacte mon avocat… Maître Noeil est formelle, je dois me laisser enrubanner la patte antérieure droite dans de la résine, c’est pour mon bien.

Pffff… Bon va pour cette fois. Je me suis donc laissé faire.

Ils ont posé un plâtre en résine sans avoir pris la peine de nettoyer la boue sur mes plaies et sans avoir désinfecté, bien sûr. La vidéo du déplâtrage en atteste. On a pu découvrir au démoulage un poignet tout petit, tout maigre, tout poilu et crotté de terre.

L’heure est grave, j’ai une manchette pour la première fois de ma vie. Je pense déjà à mon futur investissement : un feutre indélébile pour gribouiller là-dessus à loisir ! On va bien se marrer ! J’ai hâte de découvrir tous les mots d’encouragement et autre phallus qui vont d’ici peu orner cette magnifique résine d’un blanc immatriculé dans le 76.

Je pose le pied à terre et m’apprête à me lever quand une douleur cinglante me renvoie le cul dans mon fauteuil. Sur le coup, je suis un peu surprise de ne pas avoir senti plus tôt que quelque chose n’allait pas. Je prends mon pied… Dans mes mains et signale au médecin que j’ai vachement bibi là aussi.

Je m’excuse du dérangement et repars avec mon pilote de moto en guise de pilote de fauteuil à roulettes.

Monopoly, verdict : rien de cassé, vous n’avez rien du tout, allez ouste, filez et ne revenez jamais !

Ben bordel, pour une cheville qui n’a rien, elle fait un mal de chien ! Qu’à cela ne tienne, je vais forcer dessus, la faire travailler un maximum, l’assouplir, faire comme si je n’avais pas mal et elle va se remettre toute seule.

C’est cette citation qui a bien atterré mon médecin quand il m’a diagnostiqué une entorse, trois semaines après l’accident. Je me suis donc retrouvée avec un atèle pour immobiliser la vilaine cheville. Moi qui la malmenais pour lui apprendre à vivre à cette petite !

Mais le généraliste aussi, y’en a marre ! Et pourtant mon médecin est un amour !

Nous verrons dans le prochain article comment il m’a aidé à affronter deux boules en gardant presque intacte ma dignité féminine.

 
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Publié par le 21 décembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Je vais avoir des lunettes #2

Je vous laisse le choix dans la date

Pour ne pas oublier mon rendez-vous pris il y a presque un an, j’ai mis en place plusieurs filets de secours :

Une alerte sur ma boite mail perso, une autre sur la pro, chacune à une semaine de l’échéance et répétées tous les jours, puis toutes les 10 minutes au cours des cinq dernières heures.

Cinq réveils sur mon téléphone.

Un évènement Facebook auquel j’ai invité  dix copines qui auront la dure mission de m’appeler, à tour de rôle, à une heure précise, pour que je valide ma position géographique. Si celle-ci ne correspond pas au planning établi, je recevrai une décharge électrique pour s’assurer que je ne me suis pas assoupie.

Pour le cas où j’aurais un accident ou que quelque chose de fâcheux m’arriverait et que je ne puisse vraiment pas assister à la consultation, j’ai une liste de dix personnes qui souhaitent me remplacer pour la séance de gym des nerfs optiques.

Elles sont triées dans l’ordre du montant du chèque qu’elles me feront pour que je leur laisse mes précieuses minutes d’oscultation.

Enfin en dernier recours, je ferai envoyer mes globes oculaires par transporteur express. Si moi je ne peux pas y aller, mes yeux au moins y seront !

L’oscultation

J’y suis, je suis dans la salle d’attente, j’ai envie de vomir… J’ai mangé trop de chocolat et puis aussi, je reflippe.

J’entends en écho « Ouh la binoclarde ! » et je vois des petits diablotins faire une ronde autour de moi en criant et en chantant leur mépris pour le gente binoculée.

J’ai le vertige et je suis prête à pleurer et m’enfuir en courant quand Docteur Zieutage me fait entrer dans son cabinet. Je repousse d’un revers de la main mes vieux démons.

Je m’installe devant ma machine qui va causer ma perte… Enfin ma perte de dignité pour être exacte. Mon menton repose à présent sur la pièce de plastique, trempée des gouttes de sueur de la précédente victime du médecin. Le zieutifuge insiste pour que j’ouvre les yeux. Selon lui, c’est une condition sine qua none pour qu’il puisse définir mon degré de t’y-vois-rien-itude. J’hésite un bref instant et finis par lui offrir ma pupille.

L’œil maintenant mis à nu, il peut à loisir jouer de son art. Il envoie des petites loupiottes en direct dans le fond de mon crâne. Il m’en fait voir de toutes les couleurs, du vert et du rouge surtout. Il ponctue ses gestes à coup de « Là, c’est mieux ? Moins bien ? Et là ? »

Le couperet tombe, il fait l’effet d’une bombe dans ma tête : « Vous êtes myope et astigmate, mademoiselle ». Mais je rêve ? Il m’insulte en plus ! Non content de me faire baliser, il me lance des piques foireuses ! Retenez-moi… Je vais lui faire gober ses verres d’essais. Et je lui demanderai si c’est mieux ou moins bien par le haut ou par le derrière ! Quoi je m’énerve, quoi je m’énerve ? Mais c’est lui qui a commencé d’abord !

Les lunettes

L’ordonnance en main, me voilà devant la boutique de carreaux d’yeux. C’est ma hantise, déjà que j’ai du mal à choisir un slip, il va falloir que je choisisse un objet qu’on voit encore plus souvent… Déjà que… Non, je déconne, je ne porte pas de slip !

Une farandole de petits bouts de verre cerclés de métal ou de plastique m’entoure. C’est un peu comme le palais des glaces à Paris, mais en moins spectaculaire. C’est aussi un peu comme le palais des glaces à la fête foraine mais en moins rigolo.

J’appréhende et je me lance finalement. Je choisis la paire la plus moche, saugrenue et voyante qui me tombe sous la main. Je me dis que si je survis à ce choc, les autres montures seront forcément plus agréables à essayer.

Mon stratagème fonctionne. Après la 24ème paire, c’et un peu comme le 8ème verre de punch : tu ne sais plus exactement à combien tu en es, tu sais que tu peux t’en faire encore un ou deux avant que ça ne devienne critique et, finalement, tu t’étales de tout ton long dans ton vomi. Il n’est que 21h00…

Oui mes soirées d’alcooliques se terminent très tôt en général.

Bon, dans le cas présent, il est 18h30 et la boutique ferme à 19h00. Je vais griller un joker et faire appel à une amie. Ce sera plus vite départagé.

La paire noire : trop sérieuse. La paire jaune : trop moche. La paire mauve : trop grosse. La paire blanche : trop secrétaire. La paire rouge : trop sexy !!! Je veux les rouges !

Je viens de me réconcilier avec le fait d’avoir des intruses sur le tarin… Vous êtes belles les filles et dans 5 jours vous pourrez chevaucher mes narines autant qu’il vous siéra… Ce sera l’éclate totale.

Moralité

Les choses ont changé, maintenant, on ne me traitera plus de binoclarde. Je porterai fièrement mes yeux de bataille et dans la rue, j’affronterai les regards.

Le premier coin de rue franchi, j’entends "Femme à lunettes…" et "Hum, je la prendrais bien comme secrétaire"… Gamin ou adulte, c’est le même cirque. C’est vrai ! Finalement, les lunettes c’est pour faire fonctionner les yeux, mais si elles sont bien choisies… Elles activent surtout la langue et les hormones de nos chers messieurs…

 
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Publié par le 17 décembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Je vais avoir des lunettes #1

Le bon vieux temps

Que de chemin parcouru depuis l’époque où, gamine, j’ai dû porter sur le haut de mon nez, d’horribles petits cercles rosés en guise de lunettes. A l’époque, le choix était facile : il n’y avait pas un nombre incalculable de magasins, de marques et de formes ou de couleurs. Il n’y avait pas non plus des heures à perdre dans une boutique d’optique et les mutuelles étaient moins généreuses que maintenant. Il fallait donc être au fait des Francs qu’on allait perdre dans la bataille pour la vue.

L’ophtalmo avait été clair au moment des faits :

« Vous allez porter ces lunettes, jeune fille, tout au long de cette année. Vous les mettrez pour lire et pour écrire ainsi que pour regarder la télévision. Et vous reviendrez, l’année échue, faire contrôler votre vue et chercher de nouveaux instruments de torture… Pardon, vos nouvelles montures. »

Ce qui n’était pas inclus dans le contrat, c’est qu’en prime, mes petits camarades se foutraient joyeusement de ma trombine sitôt les binocles enfilées. Que seuls ceux qui seraient affublés du même accoutrement se montreraient compréhensifs à mon égard.

Avec le recul, c’est vrai qu’on était mignon avec nos petits appendices. On avait l’air très con, mais on était mignon.

Pourquoi je repense à cela me demanderez-vous ? Tout simplement parce qu’un jour, j’en ai eu marre d’être un danger public dès lors qu’il s’agissait de conduire de nuit. Dès que tombe le soir et que se couche le dernier rayon de soleil, je roule au radar et mon sonar est moins bien aiguisé que ne peut l’être celui d’une chauve souris.

Je me suis alors dit que la sauvegarde de ma propre vie et de celle du futur carambolé valaient bien un examen optique. D’autant que cela fait maintenant 15 ans que je dois reprendre rendez-vous dans un an. Il serait temps de m’y résoudre…

La prise de rendez-vous

J’appelle le secrétariat du Docteur Zieutiste. Une voix se fait entendre, une boule se noue dans ma gorge, j’ai peur.

La femme me confirme que Docteur Zieutologue reçoit de nouveaux patients… Heu… Chouette ? J’ai de plus en plus peur. Je pensais me faire recaler et mon sort aurait été fixé : Pas de lunettes faute de consultation ! Ohhhh dommage !!! Non, vraiment, c’est ballot ! Mais c’est mieux ainsi, je me ferai une raison, ne vous inquiétez pas !

Mais la petite est magnanime, s’en est fait de mes deux yeux, ils devront être analysés, examinés, occultés, sondés jusqu’au plus profond de la pupille.

Reste à fixer un jour et une heure de rendez-vous.

« Ce sera… (J’entends les tambours de l’apocalypse et les trompettes de la mort…) … le 15 décembre à 11h25 et ne soyez pas en retard, le Zieutologiste n’a qu’un créneau de 8 minutes à vous accorder ce jour là, grâce à un désistement de dernière minute.

Le prochain moment disponible est le 18 avril de l’année prochaine.

Comment ? Oui, nous sommes le 5 janvier, oui, … Avant ? Mais mademoiselle… Avant ce n’est pas possible, à moins qu’il ne s’agisse d’une urgence et que vous ayez depuis plus de 7 jours ouvrés une agrafeuse plantée dans la rétine… Là, il faudrait voir, on aurait peut être une place en mars… Mais ce n’est pas le cas, n’est ce pas ?

Comprenez-moi bien, les journées ne font que 24h00 et ce pauvre homme travaille déjà 18h00, il peut difficilement faire plus, il faut qu’il dorme, qu’il mange et qu’il fasse popo. »

Ma boule au ventre s’estompe. J’ai gagné du temps. Un rendez-vous chez l’oculiste, c’est un peu comme le tabagisme, on sait qu’un jour on va y passer avec nos conneries, mais c’est tellement loin qu’on a l’impression que ça n’arrive qu’aux autres.

Pour ma part, l’heure du glas a sonnée, il me reste 345 jours à vivre une vie normale, tranquille, libre de toute contrainte visuelle, si ce n’est que j’y vois rien la nuit…

Mais est-ce ma faute à moi ? Ne me jetez pas la pierre, jetez moi plutôt deux ou trois cacahuètes, c’est bientôt l’heure de l’apéritif. Et dans le prochain article, nous traiterons en vrac le reste de ce sujet captivant.

Allez, Tchin Tchin…

 
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Publié par le 15 décembre 2010 dans C'est dans la tête

 

AZERTY pour les avertis

Un thème ? Un thème… Le Poisson est en panne, il ne nage plus, il rame… A votre bon cœur Messieurs, Dames, donnez-lui des idées de sujets à aborder.

Une fois l’idée trouvée, je n’ai plus qu’à me lâcher et le clavier fait son office de canal de transmission.  Mais si je n’ai rien à souffler sur les touches ? Qu’est ce qu’il se passe ? Je bulle…

Et bien en parlant de clavier tiens, qui m’a foutu un bordel pareil dans les touches ??? C’est vrai à la fin ! Aucune logique, aucune cohérence… Du grand n’importe quoi. Je sais ce que vont m’objecter les dactylos et autres fans de l’écriture intuitive qui n’ont, EUX, pas besoin d’avoir les yeux rivés sur leurs dix doigts, qui pianotent tranquillement, en regardant le rendu de leur parfaite maitrise de l’élément, directement sur l’écran…

« Tu sais Poisson, si les touches sont positionnées ainsi, c’est par soucis d’ergonomie, pour le coté pratique, parce que les lettres sont dans un ordre tel que les touches les plus utiles sont au plus près du doigt qui est à même de l’activer… Un peu comme le Nutella est rangé dans le placard à coté du pain de mie et la moutarde à coté des saucisses et rarement l’inverse. »

Mais bazar de bazar ! Pensez à ceux qui, ont mis toute une année en CP pour se farcir l’alphabet et le retenir dans l’ordre. Ou encore, ceux qui, comme moi, tapent avec des moufles, avec un seul doigt… Parfaitement, j’ai fait un petit trou exprès au bout de ma moufle pour pouvoir passer le majeur.

Oui, vous savez tout maintenant, je n’écris qu’avec deux doigts seulement, et ce sont mes majeurs. Pourquoi le majeur me demandez-vous ? Si, si, vous le demandez, même si vous ne le savez pas encore. Et bien pour plusieurs raisons :

Le pouce, ce n’est pas pratique, d’autant que le mien est difforme, il ressemble à une greffe de knacky ball. Du moins, l’un d’entre eux, l’autre me sert à appuyer sur la touche espace et n’est donc pas dénué de toute utilité.

Taper avec un index est une marque déposée par les forces de l’ordre, pour ne pas citer la police. Ceux de nos chers protecteurs de la vie civile qui arrivent à viser avec deux indexes, c’est pour montrer l’ancienneté et le grade supérieur.

Le majeur, il a ce petit coté pratique que, comme c’est le plus long (en général) et bien on se mélange moins les pinceaux. Il dépasse un peu des autres doigts et donc, il n’est pas dérangé dans sa progression et puis on le voit mieux ! Si, je vous jure, on le voit mieux. C’est pour cela qu’on le montre, de temps en temps, en repliant les autres doigts, pour s’assurer que c’est bien lui le plus grand et le plus majestueux. Et puis aussi un peu pour montrer son mécontentement.

Il n’est pas très conseillé de ne taper qu’avec les annulaires, car vous risqueriez de trop les muscler. Le jour de votre mariage, ou si vous avez une alliance, vous risquez d’avoir des soucis de logistique : Trop de gonflette et plus rien ne passera autour de votre boudin de doigt.

L’auriculaire est le doigt le plus chiant à maitriser pour taper sur les touches. Il reste tout le temps planqué derrière ses petits camarades, et on passe son temps à le chercher dans la foule. Un fois qu’on l’a trouvé, il laisse des traces de cire d’oreille partout sur son passage.

Moi j’ai eu le choix entre regarder mon clavier et risquer de laisser échapper des fautes de frappe, ou taper en regardant l’écran et que même un coréen croisé avec un breton du sud de la Bolivie ne puisse pas me comprendre… Des deux maux, j’ai choisi le moindre pour qu’on saisisse les mots que je saisis. Vous avez saisi ?

Au tout début, je me suis même dit qu’il me suffirait, pour remédier à cet épineux problème d’ordre des lettres, de les décoller et de les recoller selon notre bon vieil alphabet. Pas con comme idée, si ce n’est que les foutus circuits imprimés n’ont pas changé de place, eux, et que le jus passe toujours au mauvais endroit…

Résultat : AZERTY devient ABCDEF, sur le clavier, mais "face" est donc devenu "yaet" sur l’écran. Eh merde ! C’est problématique, ça risque de complexifier un peu mes prochaines écritures d’articles… Déjà que j’écris peu en ce moment !

Allez, je décolle et je recolle dans le bon ordre… Souhaitez-moi bon courage ! Et en attendant le prochain post, azertyssez-vous bien !

 
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Publié par le 13 décembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Le poème pour les rebelles

Alors là ! Je me suis surpassée !!! Tout en décasyllabes (dix pieds), s’il vous plait… Et en plus comme je suis une super rebelle et que je ne suis pas du genre à écrire des poèmes neuneus qui riment de la dernière syllabe et bien, j’ai fait un poème neuneu qui rime des deux premières syllabes ! Hey, ouais ! Ch’uis cap ! Et je vous prie de croire que ce n’est pas si évident que ça de faire un truc compréhensible dans ce cas de figure !

Allez, bonne lecture !

 

Mon corps est léger, mon corps est une plume.

Plus mes songes s’égarent, plus mes mots s’envolent,

Sans vol, fruits de mon imagination,

Nation et patrie de mes inepties,

Epsilon, zéro de mes créations.

Assis on fuit les minutes qui s’égrainent,

Aigre haine qui envahi tous les cœurs,

L’écœurement de n’avoir rien à faire.

Affaire de volonté dira le sage.

Les âges passent, les rêves restent les mêmes :

Aime, aime, ne regarde pas en arrière…

Art hier et grand succès de demain,

Deux mains tendues entre deux rives de vie.

Deux vies, devisons de nos potentiels,

En ciel, sur ce nuage qui nous chahute.

A utiliser nos cerveaux meurtris,

Heurte, ris, froisse et bouscule mes habitudes

Tu deviendras l’amant d’une femme sirène

Si règne en moi l’espoir mêlé de doutes

D’où te viendra alors la certitude ?

Tu devineras, tu tatoneras,

Ne rassemblant que de maigres indices.

Dis ce que tu penses, pense ce que tu dis.

Tu disperses tes mots doux, tes sourires

Ris, resplendi, et reste encore un peu

Hein petit Ayi dis tu le veux bien ?

 
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Publié par le 26 novembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Ne mange pas ça # 5 l’Asie

Dans les épisodes précédents, nous avons scanné et passé en revue certaines traditions culinaires de pays où ils sont un peu zinzins les autochtones de mettre ça dans leur bouche. Et qu’on se rassure, ils ne sont pas les seuls ! Nous allons voir en effet qu’il y a plein de pays où les phrases préférées des amis des animaux sont :

Il est trop mignon

Il est beau comme un petit chaton qui sent bon la lavande

Il a le poil soyeux comme un petit chiot qui se lave au shampoing super méga doux pour la peau

Il est choupinou mais sa caisse de litière fouette grave !

C’est mon meilleur ami du monde entier et encore plus que l’infini

Lui, il me comprend, pas comme le trou duc qui me sert de mari depuis 20 ans déjà

Il ne me juge pas malgré mon sale caractère et mes kilos en trop

Il sait quand je ne vais pas bien et il m’aime et me réconforte

Et moultes petites pensées qui semblent bien, profondément, particulièrement, totalement et intensément crétines en Asie.

Car là bas, il n’est pas tout « mimi tout plein », « trop câlin », ou tous ces genres de conneries. Il est juste « bon » une fois doré à point : j’ai nommé le félin et sont ami le canin! Alors voyons en détail par quel bout on attaque. Le sujet, bien sur, pas votre animal, vous ne sauriez pas encore à quelle sauce le déguster, un peu de patience, mangez des chips au poulet pour caler votre estomac en attendant.

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Le chat

Niveau de faim : 5 Ce n’est pas trop mal comme aliment, ça cale bien et on peut finir les restes le lendemain si on a un petit Tuperware pour les conserver au frigo. Les plus gros chats, du type européen, peuvent monter jusqu’à une bonne dizaine de kilos s’ils vivent chez mamie et qu’ils sont trop nourris

Pour ce qui est de la préparation du chat, rien de plus simple. Ce qu’il faut savoir c’est que la partie du chat où il y a plus de poil, c’est à l’extérieur. Donc, le mieux est de consommer l’intérieur, c’est plus facile à digérer. Maintenant que vous savez ça, il faut commencer par attraper la bestiole, faites comme si de rien était et amadouez la avec un plat bien alléchant. Le met favori du mien ce sont les nectarines. Ça doit donner un petit goût sucré / salé, pas désagréable au palais.

Pour capturer le matou, si vous ne disposez pas de la matière première chez vous, soit on fait le tour des SPA… (Ouh ! C’est mal ce qu’elle dit !) Soit on en trouve sous les roues de voitures. (Argh, c’est sale ce qu’elle dit !) Soit on en élève un, mais il va falloir attendre pas mal de temps et devoir supporter la faim des mois durant. Sans compter qu’on risque de s’y attacher et là, ça devient délicat, en plus, c’est mal de jouer avec la nourriture.

Quelle que soit la méthode choisie, vous avez votre ingrédient principal, passons en cuisine.

Pour la phase de préparation, prenez n’importe quelle recette de lapin et faites comme bon vous semble, de toutes façons, ce qui compte, c’est avant tout la sauce. Mais n’oubliez pas que le chat se dégriffe, sinon, ça gratte dans le fond de la gorge

En ce qui me concerne, je pense que je vais attendre un peu pour picorer ma boule de poils. Elle a en ce moment même ses premières chaleurs. C’est concerto pour un utérus à la maison, je vais profiter du spectacle encore quelques jours, parce qu’elle est particulièrement rigolote. Elle marche la tête plaquée au sol et le derrière en l’air, on croirait voir Paris Hilton : désopilant ! Après, si j’ai le courage, elle passe à la casserole ! Mais ce n’est pas sûr, il paraît que ça recommence tous les deux mois, je ne voudrais pas louper une occasion de me marrer pour un plaisir culinaire limité.

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Le chien

Niveau de faim : 8 Ça nourrit moins bien qu’un poney, mais mieux qu’un coléoptère. Et puis c’est con un chien, ça ne voit pas que ça va se faire manger et ça garde l’œil amitieux, doux et attentionné jusqu’au dernier moment !

Pour capturer le Toutou, suivez Paris Hilton si c’est pour un apéritif, suivez Agrid d’Harry Potter, si c’est pour un repas d’anniversaire avec toute la famille et les amis.

Avant de cuisiner le chien, il faut savoir que la touffe de poils se décrotte. Quand je dis se décrotte, je veux dire qu’on doit retirer les crocs, pas les crottes. Bien que l’un n’empêche pas l’autre. Si vous retirez les crocs, vous avez plus de chance de garder les vôtres intactes lors de la mastication. Si vous ne le décrottez pas (de ses déjections), votre civet aura un petit goût de fumet dont vous direz des nouvelles à Maïté… Si, si ! À Maïté ! J’insiste… Je ne tiens pas à devoir subir votre haleine de chien crevé durant vos 15 minutes d’analyse culinaire.

Il y a plusieurs types de chiens et que chacun à sa propre saveur. Quelques exemples :

Le caniche : bourré de nerfs et pas de cervelle pour ceux qui aiment les abats

Le mathématichien : c’est dur à préparer, il faut bien calculer les doses

Le rottweiler : tu ne peux pas le cuisiner parce que le petit coquin court encore dans le jardin avec ta casserole dans la gueule

Le politichien : c’est véreux et pas très digeste

Le dalmatien : se mange avec beaucoup de sel et de gros grains de poivre

Le pratichien : pratique pour une pause dèj

Le mécanichien : riche en fer

Le boxer : le goût met une sacrée claque

Le plastichien : il est bon pour la ligne et redessine la silhouette

Le labrador : vous allez l’adorer, caramel, vanille ou chocolat

Le marchien : une saveur venue d’ailleurs

Le showshow : ça se mange froid

Le magichien : le plat disparait à vue d’œil

L’ancien : plus c’est vieux, meilleur c’est, comme le bon vin

L’aouchien : ça se mange surtout en été

Le chitsu : c’est un chien ça ?

Le shiatsu : Ah ça, c’est un art marchial !

Voilà, pour résumer avec quelques exemples de chiens plus ou moins comestibles.

Conclusion

Ils sont fous ces asiatiques ! De si belles et si mignonnes pelotes de poils ! Alors je veux bien que la faim justifie les moyens, mais le moyen est finalement un peu moyen. Alors moyennant votre autorisation, je vais mettre fin à notre tour du monde, de la terre et de leurs alentours.

Et encore une fois : à vos fourchettes (ou baguettes) et bon ap’!


 
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Publié par le 24 novembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Ne mange pas ça # 4 – Océanie

Je sais, je sais ! Je vous avais promis que notre voyage gustatif sur les différents continents se poursuivrait par l’Asie. Mais il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis. Et croyez en mon intelligence : je ne suis pas idiote. Donc, je change d’avis comme de chemise. Et je porte généralement une chemise pendant deux ou maximum trois jours. Ça fait un paquet de modifications par an tout ça !

Nous voilà donc en Océanie, contre toute attente ! Et en particulier en Australie, puisque c’est là bas que Raymond et Lucette vont, encore une fois, passer leur prochaines vacances. Ce sera une bonne manière pour eux de savoir à quoi goûter sans trop mourir… Ou pas…

Alors, pour ne presque pas mourir, démarrons par les scorpidés… à vos fourchettes !

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Les scorpions

Niveau de faim : 10, ça nourrit mieux que n’importe quel plat au monde puisqu’après manger, tu meurs, donc tu n’as plus jamais faim !

Il parait en effet qu’il y a des petits crédules qui mangent des scorpions en entier, avec la queue et le dard, parce qu’on leur dit que ça picote comme des bonbons Fizzzz, qui crépitent dans la bouche.

Le fait est qu’au final, on ne saura jamais si c’est vrai cette histoire. Ben oui, tous les sujets de cette expérience insolite sont morts d’une façon si violente et douloureuse qu’ils n’ont pas pu articuler  leur ressenti lors de l’interview de nos journalistes.

Moralité, un plat parfait pour votre belle mère qui vous bouffe les nerfs, votre voisin trop bruyant, un inconnu dans un supermarché sous prétexte d’une dégustation de produits régionaux, une blagounette à votre chien… Eclatez-vous ! Improvisez ! Soyez autonomes, mais si vous voulez profiter du résultat, surtout, ne vous léchez pas les doigts après avoir préparé le met !

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Les kangourous

Niveau de faim : 5 ça nourrit super bien vue la taille du bignou, mais c’est super galère à courser et à attraper !

Pour picorer des dés de kangourous sauce barbecue, l’ingrédient principal, vous l’aurez compris, c’est le kangourou. Pour la sauce, il vous suffit de racler le fond du barbecue que vous avez fait la semaine dernière, en n’oubliant pas de gratter la grille pour avoir plus de goût. Mélangez ensuite la chapelure obtenue à de la crème fraiche si vous êtes normand, à du ketchup si vous êtes américain, à du yaourt si vous êtes bulgare, à de l’huile d’olive si vous êtes espagnol, à du pastis si vous êtes marseillais,  à rien si vous êtes cinglé et vous rayer la trachée ne vous fait pas peur.

La sauce, c’est vu, c’est pour capturer le Joly Jumper des plaines australes que tout ce complique ! Pour commencer, je vous conseillerais d’acheter des cuissardes de cuir mauves avec des franges. Pas parce que ce sera utile à la capture… Non ! Je ne vois pas ce qu’une telle tenue changerait à vos (non) talents de chasseur de sauterelles poilues et mammifèrées.

Par contre l’accoutrement fera rire les habitants du coin et, au lieu d’être jugé sur votre incapacité la plus totale à attraper le moindre gibier, même s’il était déjà mort, cuit et servi dans votre assiette, et bien vous passerez pour un simple « con de touriste ». Vous verrez, ça vous changera la vie, et votre approche des autochtones.

Ce n’est pas de l’approche des habitants, mais de celle des boites à gants géantes dont il va falloir discuter. Un bon fusil, un œil dans le viseur, du coté qui grossit, parce que si vous regardez de l’autre coté, c’est que l’arme est pointée dans votre direction et vous risquez de devoir manger des plats cuisinés du CHU le plus proche au lieu du boxeur fétiche des australiens. Donc arme en position, cible fixée, tirez, récupérez, cuisinez, TING ! C’est prêt !

Une deuxième technique consiste à utiliser la sarbacane que vous avez ramenée de votre dernier voyage dans la forêt amazonienne. Il va falloir être très rapide, précis, efficace et prévoir une bonne centaine de petites fléchettes en poils de poules. L’opération est très longue à réaliser. Pour que mort s’en suive il vous faudra de la patience. Il se peut même que votre proie se sauve avec une trentaine de petites piques négligemment incrustées dans le postérieur. Dans ce cas, ne vous prenez pas la tête, prenez plutôt une nouvelle cible. Quand le territoire se retrouvera recouvert de kangourous fléchés, ils finiront d’eux même par vous envoyer le plus faible afin de faire cesser le carnage.

- Jérémie, tu y vas ! Allez, vas-y gamin !

- Mais, mais, mais… Pourquoi moi ???

- File qu’on te dit ! Le monsieur t’attend !

- Pffff… C"est chaque fois la même chose ! C’est toujours les plus jeunes d’entre nous qui se font embarquer par ces cons de touristes…

Enfin, si vous êtes pressé, vous pouvez toujours jouer du 4X4. Un petit tamponage par l’arrière du bestiau, avec un angle de pénétration dans l’air de 37° et une friction de bitume de 124 mètres vous livrera un petit animal mouru et dépoilé, prêt à consommer.

Il ne vous reste plus qu’à le passer au four, mettre la sauce et le tour est joué !

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Les insectes

Niveau de faim : 2 C’est 5 fois moins nourrissant que le kangourou, cela dit, ça saute aussi 5 fois moins loin.

L’entomophagie c’est le mot qui claque pour dire « grignoter des trucs qui croustillent sous la molaire ». C’est se nourrir d’insectes quoi. Pour ce qui est des insectes qui se comestent (du verbe « comester », qui a ensuite dérivé en « comestible », mais c’est plus banal comme mot et j’exècre la banalité. Cela dit, j’exècre aussi le mot « exécrer » et ça ne m’empêche pas de l’utiliser). Donc, pour ce qui est des insectes bectables, en Australie, il s’agit surtout de sauterelles, criquets ou autres grillons.

Comme ce sont des animaux qui sautent, vous pouvez utiliser les mêmes techniques que pour le kangourou. Sauf qu’avec la technique du 4X4, vous mangerez de la purée de sauterelle, que pour les fléchettes, il faut savoir super bien viser, tout comme avec le fusil.

Etant donné leur nombre impressionnant dans ces régions arides, vous pouvez aussi les attraper à l’épuisette. Vous aurez le plaisir de courir à travers champ, le corps à demi nu, doré par le soleil, en tendant gracieusement vers le ciel, votre bras télescopé d’un petit filet garde manger.

Une fois votre panier garni, une bonne friteuse fera l’affaire !

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Conclusion

Vous voilà bien renseigné sur quelques unes des méthodes qui vous permettront de ne pas mourir de faim tout en proposant de nouvelles expériences à vos papilles. Prochain arrêt du train des saveurs interdites : l’Asie. Tout arrive à point au steak qui sait attendre sur le feu.

 
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Publié par le 21 novembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Ne mange pas ça #3 – l’Afrique

Nous migrons maintenant  vers le soleil africain pour savoir ce qu’on va bien pouvoir déguster là bas. Cela dit on parle de trucs qu’on n’a pas trop le droit de manger, ou qui ne sont pas super alléchants, alors le terme « déguster » est peut être un peu exagéré. Pour la partie africaine, on va s’intéresser principalement aux insectes et autres bestioles qui possédaient plus de 4 pattes au dernier comptage.

Pour la partie où je me la pète, parce que, malgré mon air comique, je suis super sérieuse et quand je fais un article, je me rencarde un peu de ce que disent les spécialistes sur le sujet. Dans le cas présent, j’ai appris que quatre-vingt dix pays mangent des insectes à l’apéro, avec une variété de mille quatre cent sortes d’insectes différents, ça en fait du biscuit ! Et quasi gratos en plus ! On est vraiment trop bêtes de ne pas se lancer, on ferait des économies.

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Les larves en tout genre

Niveau de faim : 1 à 3. Oui, y’en a des riquiquites et des vachement mastoques des larves !

Qu’il s’agisse de chenilles, qui deviendront papillons, si elles ne passent pas sous la molaire d’un lecteur de cet article, ou de vers de tout poil (même si les chenilles sont souvent plus poilues que les vers), certaines régions d’Afrique sont friandes de ces créatures. Et ça devient même un phénomène de mode.

La plupart des larves ont une plus grande valeur nutritive que la viande de bœuf ou le poisson. C’était la phase culturelle de l’article, je le souligne pour que vous ne passiez pas à coté du seul truc intelligent de cet écrit.

J’ai aussi lu que les chrysalides de vers à soie sont très prisées. Est-ce que lors qu’on mange ce type de petite bête, on peut dire ensuite qu’on pète dans la soie ? Parce que ce serait une solution plus économique et moins contraignante que de devoir racheter des parures de draps de soie à chaque fois qu’on a l’intestin qui fait des siennes.

Le seul témoignage fiable que j’aie sur le sujet de l’ingestion de larves est l’interview d’un certain Pumba qui trouve les larves « Un peu gluantes, mais appétissantes ». Je le crois sur parole et vais zapper la phase de vérification. Cette déclaration est passée sur des milliers de télévisions et personne n’a jamais émis de réclamation sur ses dires, on peut donc considérer que c’est validé à l’unanimité.

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Les Fourmis

Niveau de faim : 1 à 8 Selon le temps que vous avez pour votre pause déjeuner, à raison d’une fourmi attrapée par tranche de 10 secondes et d’un gramme par fourmi, sur une heure de pause, ça vous fait un petit steak de 360 grammes, ce qui n’est pas trop mal avec une barquette de frites.

L’avantage de consommer des fournis, c’est qu’il vous suffit de mettre votre serviette autour de votre cou, de vous asseoir en tailleur par terre devant une queuleuleu de bestioles. Vous n’avez plus qu’à en ponctionner une de temps en temps avec une paille ou un petit bâton de bois. Faites bien attention à ne pas les stresser pour qu’elles n’envoient pas de mauvaises phéromones aux autres. Ceci aurait pour effet immédiat la dispersion des troupes, et elles deviennent un peu galère à attraper. Faites gaffe aussi, avec la paille, de ne pas vous étouffer en vous envoyant la fourmi directement dans les poumons. La fourmi, ça nourrit son homme mais c’est dangereux à gober, d’autant que souvent elles piquent.

Mouais en conclusion pour la fourmi… C’est un poil dangereux comme boustifaille quand même, donc je vous propose d’éviter d’en gouter et de passer au met suivant.

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Abeilles et guêpes

Niveau de faim : 2 Ça nourrit mieux que les fourmis, mais je ne suis pas sure que ce soit moins dangereux !

Pour ceux qui aiment la nourriture très épicée, type tex-mex, wasabi pur, huile à pizza directement au goulot de la bouteille, ou les apprentis fakirs qui voudraient s’entrainer progressivement, avant de passer à l’aiguille dans la langue, puis l’épée dans la gorge, les abeilles et les guêpes sont un met de choix.

Les guêpes, c’est un peu la version créole de la larve, si ce n’est que le piment, lui, ne fait pas enfler. Évitez de goûter les mouches en pyjama de bagnard le jour de votre mariage, vous risqueriez de ne pas être si photogénique que voulu.

Par contre avant de becter vos abeilles, attendez d’avoir récolté leur miel, vous aurez un remède naturel à vos futurs maux de gorge. Si ça, ce n’est pas traiter le problème à la source, je ne sais pas ce que c’est !

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Conclusion

Après avoir mangé des bestioles poilues en Amérique, des bestioles baveuses en Europe, des bestioles multi-pattées en Afrique, nous allons voir qu’on peut aussi manger des bestioles apprivoisées et domestiquées en Asie.

Rien que d’y penser, je m’en lèche les orteils !

 

 
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Publié par le 12 novembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Ne mange pas ça #2 – l’Europe

Continuons, avec l’Europe, notre tour du monde des choses qu’il ne faut pas mettre à sa bouche parce que c’est « caca beurk ». Et en Europe, on n’est pas en reste en thermes de trucs que le monde ne nous envie pas tant ils ne sont pas super appétissants !

Les américains étaient plus portés sur de la nourriture poilue, les européens sont plus sur du bien baveux.

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Les Grenouilles

Niveau de faim : 3 (Il en faut quelques unes pour se rassasier et vous dépenserez autant d’énergie à les attraper que ce qu’elles vous apporteront en vitamines. Il faut le savoir, ce n’est pas énergetico-rentable la grenouille)

Ben ça, c’est cocorico, hein ! C’est à nous, de chez nous, ça, pis c’est du local d’à coté ! On ne présente plus ces belles cuisses fermes et sensuelles qui s’écartent délicatement pour… Pardon, je confonds avec Paris Hilton. Non, je déconne, Paris n’est pas sensuelle… Et pas délicate non plus !

En parlant de grenouille justement : chez nous on les prépare en sauce ou juste grillées. Quelle que soit la présentation du plat, elle fait bien rire et vomir nos voisins de frontières. Alors, pour ceux qui n’ont jamais goûté les cuisses de sauteuses, ça ressemble un peu à du lapin, mais en plus gluant. Pour ceux qui n’ont jamais mangé de lapin, ça s’apparente à du poulet, mais en plus mou. Pour ceux qui n’ont jamais mangé de poulet, ça s’approche du porc, mais en plus tendre. Pour ceux qui n’ont jamais mangé de porc, c’est presque comme du bœuf, mais en moins rouge. Pour ceux qui n’ont jamais mangé de bœuf, vous voyez une meringue ? Celle qu’on trouve en boulangerie, avec un smiley dessiné dessus avec du chocolat ? Et bien ça n’a rien à voir.

Donc, pour résumer, la grenouille : c’est pas comme la meringue, c’est plus comme du bœuf, en moins rouge, en plus tendre, plus mou et plus gluant. Alors, vraiment, je ne vois pas pourquoi ils nous critiquent les rosbifs !

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Les escargots

Niveau de faim : 6 (Excellent rapport énergie dépensée à la capture / énergie gagnée à la consommation)

L’escargot est assez nourrissant, si on compte la bave, pour les neuneus qui oublient que ça se cuit avant de s’ingérer. Mangés vifs, on a un plat qui volumise dans l’estomac. LA solution contre la faim !

Sinon, je ne suis pas très fan d’aller enquiquiner les animaux chez eux. L’escargot, il est là, pépère dans sa maison, et nous, on vient le faire suer. On le met dans un four après avoir inondé sa coquille et créé un barrage de beurre qui l’empêchera de sortir et ne le libérera que lorsqu’il sera trop tard… Il sera mort pour la vie !

En fait, bouffer des escargots, c’est aussi cruel que regarder un épisode de Saw. On sait que la fin va être trash, mais on regarde quand même. D’ailleurs, je propose de tourner un remake de Saw avec des escargots et des grenouilles, succès garanti au box office.

Mais ce qui fait que l’escargot est si fameux en France, c’est que le français est particulièrement fainéant et qu’il faut lui reconnaître cette qualité à la bestiole : il est relativement facile à choper, même par un chasseur extrêmement bourré. « Pas de bol » j’ai envie de dire, surtout avec un seul pied et la tête posée directement dessus… Faut être con aussi pour pas avoir été foutu de mieux évoluer que ça, en tant de milliards d’années !

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Les huîtres

Niveau de faim : 1 à 7 (selon le nombre de doigts que vous perdez en tentant de les ouvrir)

A la roulette russe de l’évolution, l’huitre n’est pas mal non plus. Elle est tombée dans la catégorie poids légers, section imitation crotte de nez. Mais l’huitre a plus de points pour l’armure que la plupart des crottes de nez. Les miennes sont sans défense et d’une facilité déconcertante à attraper et à croquer.

Alors que les huîtres avec leur foutue protection, c’est tous les ans c’est la même chose. A Noël et au nouvel an, on retrouve tous les plus malins que tout le monde, les gros bras et les cerveaux des foyers de France et de Navarre aux urgences. Des brochettes de grands gaillards, assis, penauds, avec la main dans un mouchoir, pleurant comme des nourrissons. Ils attendent que je gentil Monsieur Docteur leur fasse trois beaux points de sutures et leur donne un petit bonbon, en pour qu’ils ont été sages.

Suite à cet épisode, la version est souvent la même pour tous les survivants du drame : « Oh, moi tu sais, les huîtres, je ne les ouvre plus. D’ailleurs, je ne mange plus de fruits de mer, j’y suis allergique… Une mauvaise huître un jour et j’ai été très blessé… Heu, malade ! »

Mais une fois qu’elle est ouverte et hors d’état de nuire, vous verrez, c’est un régal de sentir ce petit être vivant se faufiler gaiement dans votre trachée et faire du bobsleigh dans votre gros intestin. Hum, ça passe tout seul, comme une grosse glaire de fin de bronchite !

Bon ap’ !

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Le cheval

Niveau de faim : 9 (Mais je vous en souhaite pour le manger en entier, sans boire un coup entre les oreilles et la queue)

Combien de fois on a dit de ne pas jouer avec la nourriture ? Quand je vois le nombre de jeunes pucelles sans vergogne qui vont dans les centres équestres et bafouent les règles de bienséance.

Alors que le cheval, s’il est bien cuit est… Nooooooooonnnn… Je ne peux pas !!! Ne m’obligez pas à écrire sur le fait de bouffer du cheval ! Je vous remets le passage de l’huitre à la place si vous voulez !

Oui, je suis une pucelle, mon vinyle préféré c’est « Mon petit Poney », j’ai la collection complète des « Aventures de Poly », j’ai pleuré en écoutant « le petit cheval blanc » et « Il s’appelait Stewball ». Je garde en secret les images Panini de mes 13 ans.

Tout mais pas ça. Ou alors vous ne m’obligez pas à relire ce que j’ai écrit et puis vous ne me forcez pas à goûter.

Quoique, avec moi, non, c’est non, et là c’est non, ouste, circulez !

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Conclusion

Allez, partons en Afrique plutôt, là bas on mange des trucs vachement plus fun que des trucs qui moussent, sautent ou se planquent derrière des murailles de calcaire.

PS : Aucun animal n’a été blessé pendant l’écriture de cet article. Je grignote présentement du beurre de cacahuètes sur du pain de mie et des asperges. Le premier qui dit que ce n’est pas très équilibré comme menu gagne un fichier Excel des points Weight Watchers, que je n’utilise absolument pas !

 

 
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Publié par le 10 novembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Ne mange pas ça #1 – Les Amériques

Je suis d’humeur festive aujourd’hui et quand je vais bien, j’ai faim. Ne dit on pas au pays des célèbres gaulois « Quand l’appétit va, tout va » ? Si, vous savez ? Quand ils partent dans un délire sur  la chanson avec les sangliers qui volent, les chameaux dorés à point qui tourbillonnent dans l’esprit du gros en pyjama rayé, qui n’est pas gros en réalité, juste un peu enrobé !

Maintenant que vous avez la chansonnette bien encrée dans le crâne, venons-en au cœur du sujet : Ya des trucs qui se bectent et y’a des trucs, tu mets pas ça dans ta bouche ! Et bien moi je vous propose aujourd’hui un petit tour du monde des trucs qu’on a pas le droit de mettre dans sa bouche ici, chez nous, dans contrées de Normandie, mais qu’on a le droit de s’envoyer joyeusement derrière la cravate, dans plein d’endroits vachement plus fun.

Je m’excuse par avance auprès de nos amis végétariens (désolée cousine !) mais il n’y a pas de censure sur ces pages et je suis une vraie rebelle moi !

Je vais mettre un petit lien pour ceux qui seraient trop sensibles pour lire la suite, mais qui ne veulent pas pour autant être privés de l’amusement que procure la lecture d’une folie du bocal :

http://cidogribouille.over-blog.com/article-de-l-utilite-58513740.html – Elle est excellente, allez voir vous ne serez pas déçu !

Ou encore, pour ceux qui veulent participer :

http://www.mescoloriages.com/animaux/ – Un basique !

Pour ceux qui restent : je propose qu’on se le fasse par continent ce petit tour du monde culinaire. Si vous n’y voyez pas d’inconvénient, bien sûr ! Au pire des cas, si le sens de présentation vous déplaît, je vous mettrai des petits pointillés, vous pourrez découper les  paragraphes et les recoller dans l’ordre que vous préférez. Par ordre alphabétique, de taille des bestioles pour faire face à une plus ou moins grande faim, de longueur de présentation sur Wikipédia… Peu importe le sens tant qu’on a l’ivresse, et que vous vous y retrouvez au final !

Pour chaque plat mentionné, je ne vous donnerai aucun avis sur « c’est bon » ou « c’est pas bon », parce qu’en définitive, ce n’est jamais « bon » ou « mauvais », c’est « j’aime » ou « je n’aime  pas » qu’il faut dire. Et je n’ai pasgoûté personnellement la plupart de ces plats. Oui, je fais un article sur un sujet que je ne maîtrise pas… Et alors ??? J’ai bien eu 15 en compta en  cette technique !  Elle fonctionne ! Et puis de toutes façons, même si j’avais goûté, je suis réputée pour ne pas avoir bon goût alors ce ne serait pas une valeur sûre comme jugement.

Vous êtes prêt ? Prenez votre Jet privé, on va décoller !

Amérique

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Le Cochon d’Inde

Niveau de faim : 1 (Paris Hilton à un gala de présentation sur les bienfaits de l’anorexie)

Pour vous qui aimez votre boule de poils qui couine à l’ouverture du frigo, et bien sachez qu’un petit voyage au Pérou vous permettra de goûter du cochon d’Inde frit. Oui, là bas, le cochon d’Inde ne mouicte pas à l’ouverture du réfrigérateur, il est déjà dedans. C’est un concept. C’est moins chaleureux.

Il parait tout de même qu’il n’y a pas grand-chose à manger là-dessus. Alors pour être repus, il vous faudra aussi piquer celui de votre sœur, de votre petit cousin, celui de la classe de votre gamin… Enfin, quoiqu’il en soit, faites des provisions avant de vous lancer, ou vous risquez de devoir acheter un steak de bœuf pour finir de vous caler.

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Le rat

Niveau de faim : 1 (Paris Hilton à un gala de présentation sur les bienfaits de manger du cochon d’Inde)

En goûtant un rat, ragoûtant, vous ferez plaisir à tous les détracteurs de la bestiole : ça en fera une de moins sur terre. Par contre, vous risquez de faire pleurer les quelques milliers de petiots qui ont adoré Ratatouille et qui visionnent en boucle le film d’animation dans votre salon.

Vous allez devoir lui mentir. Vous lui expliquerez que, Ratatouille, il s’est coincé dans le four et que vous n’aviez pas vu, que maintenant qu’il est cuit à point et pour qu’il ne soit pas mort pour rien, il va falloir le manger… Cruel parent !!!

Quoiqu’il en soit je peux dire sans me tromper que pour lutter contre l’obésité, on peut se mettre au régime Ratus : 5 jours sans manger parce que le plat nous dégoûte, 3 jours à grignoter parce que sinon on meurt et le restant du temps à lutter pour trouver la viande sur le micro aliment. Et je ne parle pas de la phase de capture.

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Le ragondin

Niveau de faim : 5 rats des champs

Le rat géant n’a en réalité de rat que les deux premières lettres et les 30 derniers centimètres. Mais cela suffit pour les gens fassent l’amalgame et refusent catégoriquement d’en goûter. Alors qu’en vrai, ça ressemble à un castor, et c’est bien connu, tout le monde rêve de manger du castor au petitdèj !

Pour attraper un ragondin, munissez-vous d’un fox terrier et baladez-vous près d’un lac. Le toutou se chargera de vous en dégoter un bien frais. Attention toutefois, le ragondindron est coriace et farouche, l’opération peut vous coûter cher en vétérinaire canin.

Tiens, pour la minute « j’me la pète » : Saviez vous que la maman ragondin a les mamelles sur le dos pour pouvoir transporter ses petits tout en nageant ? Et ainsi assurer la protection de votre garde manger… La maman ragondin, c’est un peu le mini frigo qui protège vos cannettes de bière dans votre chambre d’hôtel ! Elle est pas sympa la maman Gondin ?

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La tarentule

Niveau de faim : 1 (d’une manière générale, les amerloques, ils ne mangent que des trucs qui ne calent pas l’estomac, tu m’étonnes qu’ils se rabattent sur les Burgers pour ne pas mourir de faim !)

« Je ne sais pas par où commencer », disait le berger à la bergère. C’est exactement le sentiment qui m’animerait, si j’étais contrainte de manger une tarentule. Il faudrait que je déconnecte mon cerveau pour faire passer la phobie, puis ma glotte pour faire passer les haut-le-cœur, ma trachée pour faire passer les poils aux pattes et que j’avale mes cachetons contre l’urticaire. Disons que j’ai moye-hâte que le jour arrive où, pour survivre, je serai contrainte de bouffer ce genre de trucs. J’en ai froid dans le dos.

Je préfère encore manger l’ongle incarné de ma vieille tante Frida. C’est surement aussi croquant et un peu plus odorant, façon « roquefort de fond de frigo ».

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Conclusion

Vous avez eu un petit aperçu des trucs qu’il ne faut pas mettre à sa bouche chez nous, mais qui se laisse gentiment dévorer outre atlantique, pour peu qu’on sache convaincre l’animal de se laisser faire.

Nous verrons dans le prochain épisode la version européenne du défi.

Bon appétit les petits !

 

 
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Publié par le 8 novembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique : Point de Lagrange – Explication presque claire…

Mais Poisson, pourquoi tu nous fais ça ???

« Encore un article scientifique ??? » Je vous entends soupirer d’ici. Et oui… Voilà le Poisson bien ennuyé. Il a un défi de taille à relever. Il est à une tête d’épingle de la rupture d’anévrisme tant le challenge est grand.

Mais le lecteur est Roi et le Roi veut que le « Point de Lagrange » devienne accessible à tout public. En plus de cela, le public en question devra trouver le sujet si désopilant qu’il en redemandera.

Ce que veut le Roi, le Roi l’obtient presque toujours. Le Poisson fou du Roi doit allégeance à son souverain et tel le troubadour, il lui contera « le point de Lagrange ». Les petites clochettes de son bonnet ridicule tinteront, ainsi, si ses mots ne chatouillent pas les zygomatiques de Sa Majesté, la dégaine du décérébré aquatique s’en chargera.

Mais quand même…

Le Poisson est quand même dégoutté que le lecteur n’ai pas plutôt choisi comme thème à aborder le point de suspensions, le point américain, le point noir, le point de croix, le point à pitre, le point âge, le point de non retour, le point carré, le point y est, le point niais, le point nommé, le point G enfin, tout point qui n’eut été si complexe à comprendre et à retranscrire, avec humour…

Alors qu’est ce que c’est ?

Si le sujet est bien éloigné du point G, on reste tout de même en phase avec l’alphabet puisque les points de Lagrange sont des points L. Hey, pas con : L comme Lagrange ! Mais le point G, ça venait de quoi alors ? Gros OrGasme ? Bref, ce n’est pas le sujet. Les points de Lagrange eux, ils sont vachement plus nombreux, 5 pour être précis. Donc, pour vous messieurs, il sera plus facile de les trouver, ce qui ne sera pas du luxe.

Ils sont numérotés  de L1 à L5, rien à voir avec les lombaires, ça pique le cerveau, mais ça ne fait pas mal au dos. On les appelle aussi « Point de libération ». Ce doit être une douce métaphore pour dire que, contrairement au point G solitaire, une fois l’affaire conclue, le troupeau de points L, il ne demande pas le café et les croissants au p’tit dèj, il libère le terrain. Mais c’est une simple supposition, qui ne repose sur aucun fondement scientifique.

Nous avons donc 5L vous l’aurez compris, mais à quoi servent-ils s’ils ne font pas la vaisselle, le repassage et le ménage ? Et bien, ils font des trucs vachement plus impressionnants ! Ils ne sont pas là pour glander, EUX !

Définition : Le contexte

Wiki dit : "Les Points de Lagrange marquent la position dans l’espace où les champs magnétiques de deux corps en orbite l’un autour de l’autre et de masses substantielles se combinent pour compenser exactement la force centrifuge."

Ah, ça vous en bouche un coin ! Vous pensiez que c’étaient des branleurs les Points L, mais non ils s’activent !

Une petite comparaison s’impose quand même, pour qu’on comprenne bien de quoi on parle. Prenons deux corps de masses substantielles que nous appellerons Yvonne et Robert. Robert tourne, depuis un bon moment déjà, autour d’Yvonne, sans qu’il ne se soit jamais produit aucun rapprochement entre eux. Pas le moindre contact physique, une relation pure, chaste et platonique.

C’est en partie la faute de Robert, qui est un éternel timide. Mais c’est aussi celle d’Yvonne qui hésite depuis des années entre rentrer dans les ordres ou se faire inséminer artificiellement tant elle est réfractaire à la gente masculine. Comme vous pouvez le constater, ces deux corps ne sont pas près de se toucher. Malgré tout le magnétisme qui existe en chacun de ces deux corps, les points L marquent la position exacte de la relation où plus rien n’est possible et où tout stagne à jamais.

Définition : L’intervention des Points L

Wiki dit : "Dans le cas où les deux corps sont en orbite circulaire, ces points représentent les endroits où un troisième corps, de masse négligeable, resterait immobile par rapport aux deux autres,  au sens où il accompagnerait à la même vitesse angulaire leur rotation autour de leur centre de gravité commun, sans que sa position par rapport à eux évolue".

Si on traduit à nouveau cette définition, en reprenant nos tourtereaux qui s’ignorent, on admet que par la volonté du saint esprit, ils ont eu un moufflet. Et bien il serait situé sur un point L, dans une zone où il serait contraint de se déplacer en parfait maintient de sa position entre ses deux parents. Le pauvre il évoluerait sans gravité propre, mais soumis à celle de deux frustrés inaptes à l’amour.

Il serait le point L1 de notre schéma.

Il y a aussi des points dits « stables » : L4et L5. Ce sont les deux belles familles.

Enfin, on trouve des points « instables » L1, que l’on vient de voir naître, L3, qui serait l’amoureux secret d’Yvonne et L2, la maîtresse de Robert, qui ne serait autre que la boulangère, ce qui expliquerait qu’elle passe 3 fois lors de sa tournée hebdomadaire, déposer de grosses miches à la porte de Robert.

Voilà, vous savez maintenant tout des feux de l’amour des points de Lagrange. Personnellement, j’avoue n’avoir un intérêt que limité pour cette physique.

En revanche, une étude en orbite du physique en tout point dans la grange de notre maison de campagne avec pour mission d’activer le point G… Là, je ne dis pas !

Mais ce n’était pas le sujet demandé par le Roi. Alors, que sa volonté soit faite, sur la terre comme en orbite.

PS : C’est bon m’sieur ? J’ai tout bon ?

 

 
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Publié par le 4 novembre 2010 dans C'est dans la tête

 

Le top ten des trucs qui ne portent pas malheur, s’ils sont bien réalisés #2

Briser un miroir :

Ça ne porte malheur qu’à :

  • Votre portefeuille, parce qu’il va falloir en racheter un
  • Votre chien, qui passait dessous à ce moment là et est bon pour une légère euthanasie chez le véto
  • Votre mamie qui avait hérité de cette merveille de sa maman et qui a fait un infarctus en voyant les dégâts
  • Vous, car votre mari trouve prétexte de cet incident pour lancer l’engueulade du siècle et vous plaquer par la même occasion

Par contre, si briser une glace peut porter malheur, il y a un cas ou il est plutôt conseillé de le faire : si vous êtes céramiste, n’hésitez pas ! Pétez-le ce miroir ! Parce que, si vous devez réaliser votre œuvre à l’échelle du miroir que vous ne souhaitez pas casser ou découper, c’est un baobab qu’il va falloir planter dans le vase que vous tentez de confectionner avec des miroirs Ikéa de 1 mètre par 1 mètre.

A contrario, scotcher un miroir ou tenter de recoller les morceaux, ça ne marche jamais… Et oui, c’est dingue que qu’un bout de verre poli peut ressembler à une vie de couple foireuse parfois ! On pense avoir réussi, mais en fait on voit tout flou et on fini par le jeter quand même… Alors ne perdez pas de temps. Allez trouver un nouveau miroir, encore plus mieux que celui qui vient de vous claquer dans les pattes !

 

Manger à treize à table :

C’est plus risqué, pour votre amitié de faire manger le treizième convive seul dans une autre pièce que d’être treize à table.

D’autant que, avec une règle simple de calcul, vous verrez que l’on ne peut pas être treize à table, c’est impossible !

Exemple avec un repas de 3 heures (180 minutes), apéritif compris, c’est moi qui régale ! :

En tant qu’hôte de ces bois, vous passerez 1/4 de votre temps à servir, le reste du temps, à table

  • (180 minutes de repas ¸ 4) = 45 minutes de service
  • (2 Bouteilles de jus de fruits + 1 bouteille d’eau gazeuse + 2 bouteilles de vin) = 10 pauses pipis en cours de repas X 3 minutes de pause = 30 minutes de pipi
  • (4 fumeurs X 3 Cigarettes) = 12 Pauses clopes X 15 minutes de fumette = 180 minutes d’intoxication pulmonaire
  • 13 Convives X 180 minutes de repas = 2340 minutes de repas en tout
  • 2340 minutes de repas – (45 minutes de service + 30 minutes de pause pipi +180 minutes de pause clope) = 2085 minutes de repas effectives
  • 2085 minutes de repas ¸ 180 minutes de repas = 11,6 convives !

Voilà ! Du coup, n’invitez que 11 potes et un nain ! Ou, sinon, ne vous plaignez pas de malchance, vous invitez des fumeurs, des pisseuses et ne tenez pas en place pour manger… Ah non mais, c’est facile ça de mettre tout sur le dos des superstitions !

 

Manger à treize sur une échelle :

Là, par contre, on est d’accord, ça peut porter malchance. Plusieurs raisons à cela :

Si celui du haut jette ses restes, celui du bas va en être recouvert

Si l’échelle casse, vous êtes bons pour une reconstitution du Cirque du Soleil

Ce n’est pas hyper confortable comme façon de manger, vous risquez une mauvaise digestion, donc, des flatulences et s’en suit l’asphyxie de vos voisins du dessous.

 

Se lever du pied gauche

Se lever du pied gauche ne porte malheur que si vous avez un plâtre de ce coté là. Encore que « porter malheur » est un bien grand mot, vous allez juste morfler, c’est tout.

Au final, ce n’est pas tant le pied que vous posez en premier qui va jouer mais plus l’endroit où vous le posez. Ainsi, évitez

  • Les cannettes de bières des voisins si vous êtes en camping
  • Les mines antipersonnel si vous êtes en zone de guerre
  • Les orties si vous essayez de vous lever en poussant mémé
  • Vos chaussons si vous avez un chien joueur qui pose sa pêche dedans inlassablement chaque matin
  • Le vide si vous dormez dans un lit superposé
  • Le pied tout court si vous êtes cul de jatte

 

Ne pas renvoyer ce mail à 150 personnes de votre répertoire

Oui, vous l’avez bien compris : si vous ne transférez pas ce lien à tout votre répertoire, il ne vous arrivera absolument rien. Je ne peux pas vous soudoyer, je n’ai aucun levier de négociation. Je suis au pied du mur… Par contre si vous le faites et qu’en plus vous buvez du jus de papaye en chantant une reprise de Cindy Sander… Une chose merveilleuse vous arrivera ! La police débarquera chez vous, à grand renfort de tazers, pour perquisitionner, ruiner votre appartement et vous fouiller corporellement. Ils se rendront compte, au premier coup d’œil, que vous êtes le receleur ou un client de Delarue. Oui, parce que pour chanter du Cindy Sander, il faut être soit très con, soit complètement camé !

Alors voilà, faites connaître mes pages, ça a au moins le mérite de porter chance à mes statistiques de visites !

 

PS : Pour les petits malins : Mélanger plusieurs facteurs de risque de malchance ne rime à rien ! Tout au plus vous pourriez vous blesser et j’en serais navrée. Alors surtout, n’essayez pas de reproduire chez vous un vendredi 13, en peignant votre chat en noir et en l’obligeant à passer sous une échelle, avec un parapluie, ouvert debout sur le pied gauche dès le réveil de vos treize invités. En plus, si par malheur, vous oubliez un facteur, vous risquez de passer pour un débutant et devoir tout recommencer ! Mais vous êtes grand et vous êtes prévenus. C’est à vos risques et périls.

PS ² : Bon, si vous le faites quand même, je veux bien que vous me fassiez parvenir les vidéos !

 
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Publié par le 15 octobre 2010 dans C'est dans la tête

 

Le top ten des trucs qui ne portent pas malheur, s’ils sont bien réalisés #1

Passer sous un chat noir :

L’idée selon laquelle passer sous un chat noir, c’est de la pure folie suicidaire est totalement erronée ! Qu’on se le dise ! Je dénonce !

Alors je mets toutefois une nuance à ce que je viens d’affirmer : si vous tenez le chat à bouts de bras au moment où vous passez dessous, évitez de trop appuyer sur sa vessie, il vous urinerait dessus et, ce que vous estimeriez être un manque de chance ostensible, ne serait en fait que pure physique : La pression pousse le liquide vers l’extérieur, tout ce qui est plus lourd que l’air tombe… Donc, vous venez de prendre une bonne douche.

Passer sous un chat noir à bord d’une voiture en mouvement est aussi très fortement déconseillé. D’une manière générale, avec ou sans chat noir à l’intérieur, il n’est pas recommandé de passer sous un véhicule. Sauf si vous êtes garagiste, là, vous avez un mot du médecin, c’est différent. Sinon, il y a de fortes chances pour que, vous aussi, vous ayez un mot du médecin, mais à posteriori, et ce n’est pas jamais très bon signe.

 

Savoir se comporter en présence d’une échelle :

Ça ne porte pas malheur de croiser une échelle si vous lui dites « Bonjour » au passage. Il faut savoir que les échelles attaquent rarement sans raison. Si elle se jette sur vous, n’attribuez pas cela à votre guigne mais plutôt à votre manque de savoir vivre.

De même qu’avec les demoiselles, n’essayez pas de grimper une échelle sans avoir d’abord été présenté et avoir eu un début de conversation. Les échelles ne sont pas des filles faciles et ne se laissent que très rarement monter dès le premier soir. A bon entendeur !

 

Utiliser les béquilles de quelqu’un qui en a réellement besoin

Il paraîtrait que ça peut vous faire subir la même destinée. Mouais, je doute… Mais par contre, vous pourrez vous marrer en voyant votre pote sauter à cloche pieds en tentant de vous rattraper. S’il a un peu d’imagination, il tentera même de vous jeter des petits objets (une trompette, un doliprane, une tronçonneuse…) en travers de la figure pour se venger de votre bassesse.

Alors profitez de cet instant de franche camaraderie pour lui retourner un kick du bout de ladite béquille, vous verrez c’est drôle et en plus ça crée des liens indéfectibles.

Indéfectible = qu’on ne peut pas défaire, rien à voir avec déféquer, ou une quelconque scatologie !

 

Ouvrir un parapluie sous un toit

Ca ne porte pas spécialement malheur en temps normal. Mais ça risque de ne pas porter bonheur à votre voisin immédiat si vous êtes situé dans un ascenseur ou un petit espace confiné et que, au moment de l’ouverture du bouzin, ses yeux se retrouvent négligemment accroché à l’un des picots qui marquent la fin de votre protection de toile.

Là, oui, on peut dire que ça porte malheur.

 

Poser le pain à l’envers

Poser le pain à l’envers est vachement moins dangereux que :

  • Poser Lapin à l’envers,
  • Me la faire à l’envers en me posant un lapin
  • Poser le pain en travers de la tronche du boulanger
  • Poser le pain sur une table de mixage (Lou Dabass Remix !)

On peut en déduire que le pain n’est pas le fautif dans cette enquête mesdames et messieurs le juré ! le coupable c’est l’envers et son complice la table ! Oui mesdames et messieurs les jurés ! Je demande l’acquittement du pain !

Voilà, de 1 à 5, j’aurais pu appeler ça le top 5 des trucs qui ne portent pas malheur, s’ils sont bien réalisés. Mais le problème c’est que j’en aurais fait quoi, moi, des 5 autres qui arrivent dans le prochain épisode ??? Et bien non messieurs dames, je ne changerai pas mon titre et vous patienterez jusqu’à la prochaine parution pour avoir les 5 autres merveilleuses idées reçues de superstitieux.

 
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Publié par le 13 octobre 2010 dans C'est dans la tête

 

Article scientifique – L’alcoolisme croissant chez les Tipules − du latin tippula « araignée d’eau »

Une fois n’est pas coutume, je vais vous soumettre un article (pseudo) scientifique.

Il y a des sujets qui ne sont pas assez abordés sur ce blog et je vais tenter de remédier à ce problème de discrimination de thèmes abordés, en permettant à des sujets, comme la science, de faire leur apparition des mes pages.

Alors mettez vos lunettes pour avoir l’air instruit et intelligent et asseyez vous, on va commencer !

Je vais vous parler aujourd’hui d’un fâcheux problème : Celui de l’alcoolisme sans cesse croissant chez les Tipules. Ce phénomène s’observe surtout dans les discothèques et dans les campings nudistes. Pour le deuxième cas, elles ont très certainement leurs raisons, donc nous évoqueront le premier : les soirées dancefloor.

Tout d’abord, commençons par citer notre ami Wikipédia pour savoir "Mais quoi donc que c’est que ça une Tipule ?"

Définition – Wiki dit :

La tipule est un insecte diptère de la famille des tipulidés dont l’aspect rappelle celui d’un moustique de très grande taille. Cependant, ce n’est pas un insecte piqueur.

Il est fréquent d’en voir à la fin du printemps ou pendant l’été au Canada et en France. On voit la tipule au début de l’automne lorsqu’elle cherche à entrer dans les habitations pour se protéger des premiers frimas.

En France et en Belgique, on l’appelle aussi cousin (à savoir cousin des moustiques) mais ce terme est aussi réservé à d’autres moustiques : « cousin commun » (Culex pipiens), « cousin annelé » (Culiseta annulata).

Analyse de la définition :

Bon, Wiki, il se la pète un peu. Il explique un mot qu’on comprend pas, en recasant plein d’autres mots qu’on comprend encore moins, alors il faut aller voir d’autres définitions, toujours plus compliquées, qu’on capte encore moins… Alors pour toi, qui, comme la plupart d’entre nous, ne parle pas la langue des scientifugeologistes : voici une petite traduction simplifiée de la définition de Wikipédia.

Une sorte de gros moustique dont voici la photo en haut de l’article. On y voit clairement la partie de la têtête, du cucul, des papattes et des zézailes. On en conclu donc que la bestiole, marche, vole et chie, le tout sous le contrôle d’un micro cerveau.

Merveille de la nature !

Observation :

Maintenant que l’insecte a été très précisément décrit, venons en au cœur de la problématique qui nous lie aujourd’hui : On observe que le niveau d’alcoolémie chez les Tipules ne cesse d’augmenter. Ce phénomène est particulièrement inquiétant et représente un fait de société que nous nous devons d’évoquer et de dénoncer.

Ce qui me permet de vous affirmer cet état de fait, c’est que nos deux reporters on pu observer un cas navrant de bourritude extrême de Tipule il n’y a pas plus tard qu’il n’y a pas très longtemps.

Reporter Ninou et reporter Poisson : le Témoignage :

N – Ben, il est arrivé à se poser sur notre table, mais le vol était plutôt chahuté et chaotique.

P – Oui et l’atterrissage merdique ! Si on peut parler d’atterrissage ! C’était plutôt un largage…

N – Ouais, il s’est laissé tomber comme une grosse merde de 20 cm de dessus de la table. Et ça l’a bien sonné, il est resté immobile quoi ? Bien, 10 bonnes secondes, hein ?

P – Oui, et il a repris ses esprits, a lâché un gros rot.

N – Enorme ! On a d’abord cru que Pimouss venait d’arriver…

P – Mais non, c’était bien la Tipule ! Après il a commencé à lécher et aspirer la moindre goutte d’alcool qu’il rencontrait sur son (trajet) zigzagage.

N – Et il ne devait pas être à sa première piste d’alcooterrissage, vue son attitude, somme toute inexpressive, mais éloquente de maladresse…

P – Il rampait en buvant, pathétique !

N – On l’a vu s’approcher dangereusement du rebord de la table, on n’a rien pu faire…

P – Oui, on a juste eu le temps de penser "Il ne va pas faire ça ce con la ?!?"

N – Mais si ! Il l’a fait ! Il a sauté ! Il s’est tentative-de-suicidé !

P – Sauf qu’il a oublié qu’il savait voler…

N – Alors après s’être écrasé comme une bouse au sol, il est repartit chancelant-volant vers une nouvelle table d’alcooterrissage.

P – On suppose que, s’il ne s’est pas fait écraser, il a du continuer de picoler toute la soirée.

N & P – Et c’est une honte !

N – Il est peut être aller vomir dans les toilettes, c’est par là qu’on l’a vu se diriger en dernier, dans un battement d’ailes frénétique.

Conclusion :

En conclusion, on peut dire que :

- Heureusement que ça ne conduit pas une tipule, parce que ça ne passerait pas le cap de l’alcootest.

- Avant de sauter de la table : T’y là… Après avoir sauté : Tippula !

- Les pistes d’alcooterrissage, ils devraient mettre des chaises dessus, ça éviterait que nos amis moustiques géants ne soient obligés de ramper… Bien que, dans certains cas, je crains que ça ne change pas fondamentalement le résultat.

- Les "stabilisateurs" que l’on observe sur la reproduction, très réaliste, du début d’article, sont plus là pour faire joli que pour être réellement utiles. Du moins c’est ce qu’ont pu constater nos deux reporters sur le spécimen qui traîne en discothèque.

Je pense que cet article nous aura permis de faire la lumière sur cet épineux problème d’alcoolisme des tipules. Demain nous parlerons des flatulences chez nos amis les ornithorynques.

PS : Si un journaliste de Science et Vie Junior Magasine est intéressé par ce reportage, je peux lui céder les droits de publication pour une somme modique. Qu’il n’hésite pas à me contacter par SMS au 3248 "Scientifugeologie, j’écoute !"

 
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Publié par le 6 octobre 2010 dans C'est dans la tête

 

Bilan trimestriel du Bocal du Poisson SARL SA Corp. Ltd. GMBH TM R

Nous voilà, quelques mois après le lancement de mon blog : il est l’heure de faire un bilan trimestriel de la situation de la société du Bocal.

Quand je dis lancement, ce n’est pas vraiment un lancement, puisque je n’ai rien jeté, à part peut être des mots sur un clavier, un regard de travers à ma souris sans fil qui s’entête à refuser de fonctionner, des gros mots quand ma version d’essai du pack office a expiré, un plat de pâtes qui a refroidi parce que j’ai oublié de le manger tant j’étais obsédée par mon dernier article et du temps par les fenêtres.

Bon, OK, on peut donc parler de lancement !

Alors si vous le voulez bien passons au bilan, car ce qu’il y a de bien avec le pass administrateur, c’est que je suis le Dieu Poisson de ce blog ! Je sais tout et je vois tout ! Oui, même toi Martine, qui mets tes doigts dans ton nez, même toi Josseline qui ne porte pas de culotte ! Je sais tout je vous dis !

Donc, pour la troisième fois, le BILAN :

Les visites :

Là, pour la bonne nouvelle, il y en a ! Ouf ! Merci les copaings ! Par contre, c’est qui les autres gens ? parce que, déduction faite de mon chat, qui lui, utilise mon ordinateur pour lire mes articles, donc, ca ne compte pas… Il y aurait une cinquantaine de visiteurs en moyenne par jour… Je pose donc la question : Vous êtes qui les 40 que je ne connais pas ?

Laissez des commentaires sacré Dediou de de d’là ! Comment je nourris ma curiosité moi, si vous passez en mode furtif ? Et si vous ne savez pas quoi écrire, foutez moi trois points de suspension sur un commentaire et je saurai que vous avez fait un effort ! Je vous en remercierai et vous en serai a jamais, de toute ma vie, jusqu’à la fin du monde, reconnaissante.

Les bocalisations :

Pas assez ! Sur 7 abonnés, il y a trois personnes qui se sont inscrites de leur plein gré à la Niouz Laiteur, les autres c’est moi qui ai saisi leurs emails dans l’encadré prévu à cet effet ! Et vous êtes fiers de vous ??? Une société ne peut pas fonctionner basée sur un tel laxisme ! Quand je pense que je me suis fait chier à trouver comment fonctionnait cette saleté d’option… Et quand je vois le peu de gratitude que vous apportez à cette merveille de technologie, doublée de la finesse et du soin du choix du titre, triplé d’un petit message personnel qui apparaît quand vous avez entré votre adresse électronique… Quel gâchis ! Mais vous ne pouvez pas savoir, vous qui n’avez pas bocalisé ! Aie, j’ai mal tiens !

Bon, allez je vous pardonne, mais je suis bien bonne… Allez bocaliser maintenant ! Là, en haut, à droite… Non, l’autre droite, celle où il y a un petit trou pour écrire un truc ! Là, oui ! Merci !!!

Les votes du public :

Encore une super invention ! La possibilité de voter, selon que vous avez aimé ou non ce que vous venez de lire. Avec une personnalisation du vote. J’ai choisi de vous proposer ces différents niveaux d’aimitude :

Une étoile : Aux Chiottes !!!

Deux étoiles : Peut mieux faire

Trois étoiles : Rigolo

Quatre étoiles : J’ai fait pipi

Cinq étoiles : Orgasmique

Alors que vous ayez envie de tirer la chasse sur ce que vous venez de lire ou que vous ayez un petit kleenex rempli d’un fluide corporel, cliquez sur un petite étoile ! N’ayez pas peur, elles sont là pour cela et elles ne vous jugeront pas… Elles…. Mais VOUS, VOUS ! Jugez le Poisson, c’est une occasion rêvée de lui faire bouffer des croquettes pour chat par la racine ! Défoulez vous ! L’essentiel, c’est de participer !

Les mots clés :

Voici la liste des mots clés qui ont été tapés dans les moteurs de recherche et qui ont guidé les brebis égarées vers le bocal bienfaiteur. Quoique bienfaiteur est peut être une notion relative, quand on voit les dégâts que sa lecture peut causer sur le cerveau.

Mais soyons optimiste et disons-nous que les lecteurs n’ont pas trop souffert de leur passage sur ces pages.

Maintenant je balance : Le mots clés !

Question => Bon, pourquoi pas

abecedaire de poisson => Mamie voulait confectionner un peit cadeau au point de croix, elle n’a pas dû etre déçue du voyage !

poisson d mort lague => Je ne comprends pas ce terme donc je vais moi même faire cette recherche sur Google !

mon plâtre => Un collègue de galère !

dresser chaton => Un optimiste, laissez le rêver !

meuble raie => J’ai bien une ou deux idées qui permettent de meubler une raie, mais vous risquer de trouver ça vulgaire si je les expose ici…

chat => Très précis comme recherche, il avait environ une chance sur un milliard de tomber sur mon blog en tapant cela… Il devrait jouer au loto !

mon chaton grimpe le long de ma jambe => Mon voisin qui a gardé mon chat une demi-journée je suppose

bocal boite a carreaux => Alors là ! Je veux bien visiter son appart, ça doit être trippant sa déco !

bocal chat contrepet => Un copain de jeu de mots !

blog grosseins => Un obsédé ! J’aime !

"traquer la femme" => Un psychopathe ! J’aime moins !

Platre => Encore un maladroit, ou un mec qui fait des travaux, ou un italien mais il est dyslexique et voulait écrire pâtes

viser les etoiles pour ne pas finir comm => Ca doit être une belle chanson, mais je ne pense pas qu’il ait trouvé des textes aussi philosophiques sur mon site…

tricot => Je donne des cours dans les ascenseurs entre 7h45 et 7h53 le matin en jours ouvrés.

homme se mettant un bocal dans le cul => Un joueur ! Et la recherche suivante a dû être « SAMU » mais il a été redirigé vers un autre blog

fille oups caca => Mais comment ils font pour tomber sur mon bocal en tapant ce genre de phrases ??? Je valide, j’aime quand même !

se venger de son voisin => Du pur bon sens

la langue française est belle => Enfin quelqu’un qui a des notions de frensai !

"la femme melon" => C’est un concept

mon chat veut m’empêcher de => J’aurais voulu avoir la suite pour analyser ce lecteur, mais j’imagine qu’il a trouvé des réponses à ses interrogations… Je fais tout pour en tout cas !

vengeances voisins => J’aimerai savoir quelle technique ils ont choisi !

mon chat miaule et veut grimper sur moi => Le mieux c’est de les prendre empaillés, ils sont plus calmes.

adopte un mec => Nooooon, on tombe sur mon blog en tapant ça ???

mettre la main dans un bocal à poisson => Si ce sont des piranhas dans le bocal, je déconseille fortement cette opération…

Voilà pour l’essentiel des recherches qui ont mené à ce blog, c’est édifiant ! Ça fait un peu peur aussi parfois !

Conclusion :

Que vous soyez ami, copain, inconnu, passant de passage, soldat ou star de cinéma, je vous remercie d’avoir posé vos yeux quelques instants sur ces pages.

J’espère de tout cœur que vous avez pris autant de plaisir à lire que moi à écrire ces de mots.

Je vous souhaite une bonne thérapie suite à cela !

Je pense que le bilan de ce trimestre peut être considéré comme excellent. Et que les sociétaires seront ravis de savoir que, le vent en poupe, je vais tout mettre en œuvre pour pouvoir leur présenter, trimestre après trimestre, des indicateurs aussi positifs que celui ci.

La société du Bocal du Poisson est une société anonyme qui compte sur ses actionnaires pour lui donner une raison d’être.

C’était le mot du Président Directeur Général Poisson

 
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Publié par le 4 octobre 2010 dans C'est dans la tête

 

C’est bientôt l’hiver, les oiseaux migrent : Le Poisson aussi !

Le Bocal grandit à vue d’oeil. Il se la pète un peu et a décidé de monter encore d’un cran !

Maintenant il joue en autonomie : il a SON site à LUI comme un grand. Et après, promis, il y est, il y reste ! Je vais pas vous faire chier à modifier vos barres de raccourcis tous les 5 jours! :

Mais c’est que sinon, je pouvais pas mettre des jolies couleurs comme M6 déco préconise, et puis là, je vais pouvoir avoir plein de fonctionnalités que je n’avais pas avant… Si ! Le vendeur m’a promis qu’un Gogo danseur viendrait une fois par mois faire la vaisselle chez moi si je souscrivais l’option à 1520€ HT seulement ! Alors vous pensez bien que j’ai sauté sur l’occase !

http://www.lebocaldupoisson.com

C’est pas une tuerie ça ???

Mouahahahaha!!! Heu Blobloooobleeuuuuublop!

A tout de suite pour de nouvelles aventures !

Signé Vous Savez Qui…

 
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Publié par le 3 octobre 2010 dans C'est dans la tête

 

Petit guide pratique d’une vengeance bien menée #3 – Votre famille

Alors là en famille, tout est question de dosage. Pour la famille proche, il y a peu de chance de brouille, pour la famille plus éloignée, c’est relatif. Bien sûr, tout dépend de votre niveau de relation avec votre patrimoine génétique, de votre âge, des raisons de la dispute. Bref, c’est comme toutes les chamailleries, de toutes façons, c’est jamais notre faute, c’est celle de l’autre!

Sur cette idée, nous allons apprendre à nous dédouaner d’une responsabilité d’engueulade avec sa famille.

LA RAISON : Votre sœur vous a piqué votre T-Shirt préféré et l’a fait rétrécir au lavage : Sa réaction "C’est pas moi, tu n’avais qu’à faire gaffe à tes affaires"

LA SOLUTION : Planquez tous ses slips dans la bannette de linge sale et une fois qu’elle aura bien cherché, elle sera blasée de voir qu’ils sont tous bons à relaver, du coup, deux jours sans culotte (temps de lavage et de séchage) ça devrait la calmer. Cela n’est pas applicable pour la sœur de Paris Hilton… Ni pour un bien célèbre DJ de Dieppe.

LA RAISON : Votre mère vous a interdit de sortir alors que vous aviez un super rancard avec votre meilleure amie ce soir pour voir Twilight.

LA SOLUTION : Dites lui qu’il n’y a rien à craindre, que de toute façon, si elle a peur que vous alliez voir votre petit copain en cachette, vous avez déjà couché avec, que vous avez fait les tests HIV et que tout est positif, il n’y a rien à craindre. La frayeur passée, elle relativisera et vous encouragera à aller voir un bon film.

LA RAISON : Votre papa vous demande de chercher du boulot et de faire quelque chose de votre vie, enfin !

LA SOLUTION : Lancez vous en auto entrepreneur comme dératiseur et faites le tour des animaleries. Ces endroits regorgent de rongeurs et vous justifierez ainsi d’un formidable salaire qui ravira votre géniteur. Je vous déconseille de mettre en œuvre votre talent dans le bocal, mon papa à moi est particulièrement attentionné pour mes petites bestioles.

LA RAISON : Votre tante Astrid pense que vous avez toujours 5 ans et vous fait de gros bisous qui bavent et qui piquent avec son poil sur le menton.

LA SOLUTION : Une smart box avec le livret auquel vous aurez arraché toutes les pages, sauf celle avec l’institut qui réalise l’épilation intégrale.

LA RAISON : Votre oncle a trompé votre tante, vous l’avez pris en flagrant délit et il vous menace si vous parlez de vous pourrir la vie.

LA SOLUTION : Payez à votre tante une séance de relooking, rendez la merveilleuse, puis présentez  lui votre plus adorable et célibataire collègue, ainsi que tout homme sur lequel elle pourrait jeter son dévolu si elle avait été célibataire. Elle finira bien par craquer et votre tonton s’en mordra les doigts!

LA RAISON : Votre cousine convoite votre Jules.

LA SOLUTION : Grillez la auprès de votre amoureux comme auprès de tous ses amis, parlez de son herpès, de ses verrues plantaires, de la fois ou elle a attrapé un virus qui crée des dérèglements hormonaux qui font pousser ses poils de manière yétiesque. Allez y avec une multitude de détails croustillants, ils vont adorer.

LA RAISON : Votre grand mère refuse de vous tricoter ce super gilet dont vous rêvez.

LA SOLUTION : Tricotez le vous même ! Les mamies, on ne touche pas ! C’est sacré les mamies, et dites vous bien, petit merdeux, que sans elle, vous ne seriez pas là !

LA RAISON : Votre papi vous recrache la fumée de son cigare dans les narines depuis 20 ans déjà.

LA SOLUTION : Soyez patient, la nature reprendra ses droits, un petit poumon bien noirci et le tour est joué !

Oui je sais, c’est salaud, mais c’est pas vous, ce sont eux qui ont commencé ! N’est ce pas ???

 
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Publié par le 14 septembre 2010 dans C'est dans la tête

 
 
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