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La vie à 5 #9 – Le projet !

Je vous passerai le détail des soirées en tout genre pour mettre l’accent sur la soirée où le projet très sérieux a été évoqué.

J’étais tranquillement dans mon lit, mon chat allongé sur ma tête, comme à son habitude, elle tentait de m’asphyxier en patonnant délicatement dans les cheveux. Je lisais les potins de mes « amis », « connaissances », « amis très proches » ou simplement « OK », selon le groupe dans lequel je les ai classés sur mon compte de réseau social fétiche du moment.

C’est en arrivant sur un potin d’une « Amie très proche », qui n’est autre que Ninou, que j’ai eu connaissance de son intension de se casser tout loin tout là-bas, de l’autre coté de l’océan dans le pays où vivent les caribous, les bucherons, les patins à glace et si on a la chance d’en apercevoir, les Willy Waller toussaouzandessix et les pop’tarts !

Première impression : Le choc… « Elle se fout de ma gueule !! Elle ne m’a rien dit et elle placarde ça sur son mur, au vu et au su de tous ! J’apprends la nouvelle en même temps que ses simples connaissances, sans autre forme de procès… »

Deuxième impression : « Attends que je l’aie au bout du fil, ça va tatanner sa gueule grave ! »

Troisième impression : au téléphone avec la responsable de mon insomnie ce soir là. Je vous résume l’échange parce qu’on a parlé un peu de cul aussi et ça ne regarde que nous cette partie là mon bon lecteur.

Poisson : Allo, Ninou ?? C’est quoi ce délire ??

Ninou : Ben j’en ai marre, c’est décidé je pars…

P : … ? … !… Mouiiic ? Partir ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

N : Je pars oui. Au Canada. Dans l’année qui vient. Je me renseigne sur les formalités mais il semble que l’avion est le plus judicieux que le vélo ou le tractopelle pour s‘y rendre. Parce que j’ai besoin d’ailleurs, et je dois partir pour vivre ma vie !

P : Mouiiiiccc ? Ben ok, mais alors je pars avec toi ! Enfin… Si je n’ai pas de boulot d’ici là, si ma grand-mère le veut bien, si je n’ai pas de furoncle au pied, si je…

N : Dis, tu ne chercherais pas des excuses là ?

P : Heu… Si ! Mais avoue qu’il fout grave les glandes ton projet là ! Tu ne pouvais pas plutôt organiser, je ne sais pas moi ? Une tombola pour les albinos daltoniens du Pérou du sud de la Corée ?

N : Déjà fait Poisson…

P : Merde, rien pour reculer alors ?

N : Non, rien… C’est toi et moi, life is life, nanani, nananin !

P : Vache ! Moi qui ai froid à 17°…

Arrête, tu dis ça mais dès qu’elle dépasse 5° la bière, t’es méga chaude !

P : Mouais, c’est vr… Hé ! C’est pas vrai !

N : …

P : Bon ok, tu as la vidéo, je m’incline…

N : Oui, ça aussi je l’ai en vidéo !

Je me rends compte que je suis en train de glisser dangereusement dans le sujet que je souhaitais éviter. Donc revenons à nos caribous.

Résultat des courses, un sujet très chaud évoqué, un sujet très hot abordé, un sujet très lourd cogité…

Une nuit blanche, et même si elle n’est pas la première, cette fois, elle est différente : Ce n’est ni la faute de mon chat, ni celle du prince charmant, ni même une gastro ou une migraine de lendemain de fête.

C’est la faute au Y de la vie. De ce genre de chemin en Y que tu sais que tu dois choisir une branche et que, quelle que soit celle que tu choisiras, elle changera le cours de ton existence.

Alors va dormir avec ton destin au téléphone toi ! Vas-y, essaie !

Petit malin !

 
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Publié par le 19 décembre 2011 dans C'est dans l'appart

 

Smells like Team spirit

Ahhh la chambre d’adolescent… Ceux qui ont la chance d’avoir encore accès à cet endroit, savent qu’il s’agit là d’un antre mystique dont on rêve de percer les secrets. Tous ces souvenirs entassés, ces odeurs en boite, sous des tas de poussière, et qui n’attendent qu’une chose : leur exhumation pour pouvoir être analysés à loisir.

Eh oui, surtout nous les filles, on est comme ça, on aime bien remuer le passé un peu, pour le petit frisson que cela procure.

On est toutes comme ça ! Enfin, plus ou moins… Ou pas… Ou bien quelques unes d’entre nous… Bon, OK, ma frangine et moi, on est comme ça ! Et puis quelques copines aussi mais je ne balancerai pas Ninou, ce n’est pas mon genre, d’autant qu’elle n’est pas là pour se défendre et traverser la terre entière pour venir me botter le cul, ça fait un peu cher.

Nos chambres d’ados, pour les déménager, il faudrait au minimum un tractopelle et une grue de levage. Pour être sûr de ne pas se perdre sous un amas de conneries accumulées au fil des ans, il ne faut pas s’y aventurer sans une cordée, maîtriser les bases de l’escalade et de la spéléologie. L’apnée est un plus et si vous parlez une autre langue, ça peut aussi aider, on est toujours en recherche d’un correspondant allemand qu’on a paumé en 1993.

Pour notre défense, on y a passé vingt ans dans ces piaules, forcément, ça crée des liens… Et des décharges à ciel ouvert de trucs plus farfelus et hétéroclites les uns que les autres.

On peut dater certains objets au carbone 14, d’autres à l’odeur… Ce parfum par exemple, c’est un quinze ans d’âge. Il est aujourd’hui meilleur à boire qu’à sentir. Et cette poupée, au vu des craquelures de sécheresse de sa peau plastifiée, elle peut être datée des années 1990 après Jésus Christ.

Sans compter les cadavres par centaines, ou plutôt les mues par centaines, de mites. Oui, des mites ! J’en ai vu de mes yeux vu ma bonne dame ! Il faut dire que pour ces petites bestioles, le sac de peluches au fond de l’armoire, c’est un peu comme un super self-service ! Il y a un petit videur à l’entrée du domaine, derrière ce petit trou dans le plastique. L’endroit est select ! Seuls les plus riches ont le droit de passer le barrage et de se régaler de tendre et douce moumoute. Les pauvres mitounettes qui n’ont pas de quoi se payer le festin devront se contenter de l’étage du dessous, le tiroir dans lequel on trouve une vieille couverture, qui ne servira certainement plus jamais, remplacée par de chouettes couettes en doudoune légère. Alors si ça peut dépanner, qu’elles mangent à leur faim ces petiotes.

Ah oui, il y a aussi les restos du cœur des mites. Celles là, elles lèchent la moquette. Rien à voir avec brouter le gazon, non, elles dévorent réellement la moquette. Les pauvres, décidément, c’est la crise partout.

Et puis il y a des cartes des grands parents, des tas de petits mots, de copines, de flirts, d’amoureux, de petits copains, de fiancés, d’amants et peut être même pour les plus chanceuses, de leur futur mari.

Pour moi, c’est un peu râpé, ça voudrait dire ressortir avec un ex et je fais rarement deux fois la même connerie. Sauf laisser mes doigts dans le chambranle de la porte quand je mets mes chaussures, pour ne pas perdre l’équilibre, jusqu’à se que quelqu’un décide de la fermer et me coince les doigts. Cette connerie là, je l’ai faite plusieurs fois. Toujours pas retenu la leçon !

Ah, tiens, une autre connerie que j’ai faite mais pour une fois ce n’est pas moi qui ai morflé. Nous étions alors ma cœur et moi, toujours pensionnaires de nos piaules d’ado. Celle de ma sœur est au bout d’un couloir et dans ce couloir il y a un placard. Il y avait deux consignes à respecter : ne pas allumer la lumière en se levant la nuit pour ne pas réveiller tout le monde ET ne jamais laisser la porte du placard ouverte. Ma sœur a bien respecté la première consigne, elle n’a pas allumé la lumière. Par contre je n’ai pas respecté la deuxième, et ça lui a permis de dire bonjour à la tranche de la porte avec le nez et le front. Ça m’a valu un réveil en fanfare, j’en tremble encore !

Il y a aussi les photos, triées, en vrac ou dans des cadres, elles passent devant nos yeux en un éclair et déversent dans notre cerveau des flots de souvenirs. C’est comme si la photo s’animait pour nous rappeler ce moment passé.

L’art le plus délicat étant de ne pas sortir à l’improviste les gros dossiers…

Pourquoi cette réflexion sur les chambres d’ados ? Tout est venu d’une constatation : si un petit ami parvient à intégrer la famille, il a droit quasi systématiquement à son baptême de remuage de bordel.

Alors là, faites gaffe ! On est super tentées de faire des commentaires, mais parfois, il vaut mieux s’abstenir. Quelques exemples de trucs du type « ferme ton clapet », le silence est d’or.

« Ah ça c’est mon lit, j’peux t’dire qu’celui là, il en a vu passer ! »

« Ohhhh, c’est ma peluche de quand j’avais 4 ans, on était tombé dans la boue un jour chez mamie et… »

« Regarde !!! C’est une photo de moi et mon ex aux sports d’hiver »

« Tiens ma première capote ! J’avais oublié que j’aimais bien la banane à l’époque ! »

« Ça c’est quand j’ai raté le permis de conduire pour la quinzième fois, le moniteur a voulu faire une photo avec moi pour l’encadrer, j’étais sa meilleure cliente depuis l’ouverture de son auto école. »

« Tiens, tu m’aides à ranger ? »

« Ça me rappelle trop de trucs cet endroit pas toi ? »

A l’inverse, vous monsieur, qui êtes en cet instant précis l’hôte de ces bois, ne soyez pas tenté de faire des commentaires que vous regretteriez amèrement aussitôt.

Quelques exemples :

« Oh la vache t’étais trop moche quand t’étais ado ! »

« T’avais l’air vachement vieille sur celle-ci…Ah c’est ta mère pardon, ben au moins je sais à quoi m’attendre. »

« T’as toujours ton premier soutif ? Fais voir ! »

« C’est toi qui avais choisi ta déco ou on t’avait forcée ? »

« Sympa tes tenues Waikiki ! »

« Je veux sortir !!! »

C’est l’art délicat de faire entrer un individu dans son intimité sans pour autant que cette intimité soit piétinée. C’est se mettre en danger, de tendre le flanc à une critique qui peut être blessante.

Car avant tout, avant même d’être un gros chantier jamais achevé, avant d’être un fourre tout magistral une caverne d’Ali baba, un fantastique aide-mémoire, c’est le lieu qui a fait de nous l’adulte que nous sommes aujourd’hui.

Alors brûlons le cierge de notre première communion, ou le restant de la bougie de notre cinquième anniversaire et refermons doucement la porte sur celle qui gardera, quelques années encore, nos secrets les plus intimes.

 
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Publié par le 17 octobre 2011 dans C'est dans l'appart

 

La vie à 5 #8 – De l’arche de Noë à la maison des sept naines

Vous avez donc une vision de l’intérieur du Bocal pour ses principales résidentes, alors laissez moi vous présenter maintenant ses environs et celles et ceux qui font que le Bocal est ce qu’il est, parce que nous le valons bien.

Le Bocal a vu son environnement évoluer de mois en mois et un microcosme de copines s’est formé. Il s’est solidarisé et solidifié, comme des petits coquillages sur un rocher en pleine mer.

Contre vents et marées, les Bocalitas, ont su se créer leur univers bien à elles.

Entre les salsas, les sorties en boite, les journées playa, le surf sur le Net à la recherche de la perle rare, en passant par les visites de musées… Enfin une seule fois, parce qu’on était bourrées, qu’on avait des entrées gratuites et que le videur plaisait à la majorité unanime.

Loin de moi l’envie de nous faire passer pour des nymphomanes, alcooliques, qui n’ont aucun avenir et finiront dans la déchéance la plus totale, ou pire, droguées joueuses de poker invertébrées.

Mais l’idée est là, on est super culturées pour le boulot, on a toutes un vrai métier avec des vraies grosses responsabilités, de vrais chefs sur le dos, qui nous donnent de vrais objectifs…

Mais quand on sort du travail, nous ne sommes plus rémunérées et laissons toute forme de cervelle, sens de logique ou de droiture au placard pour devenir de parfaites City Girls PoWaa avec leurs qualités, mais surtout leurs défauts !

Parce que la vie, ce n’est pas gaufrette et qu’il faut bien se lâcher de temps en temps !

Alors avec les Bocalitas, on danse le Toupidou à tout va et on passe de nombreuses bonnes soirées.

Nombreuses ? Oui, je pense qu’on peut dire ça. Petites statistiques de l’année 2010 :

La vie dans le Bocal fleurait bon la fiesta, la vanille diluée dans le rhum et le genfoutisme doublé d’un ordre et d’une précision dans le rangement à faire pâlir de jalousie les nanas d’une bien célèbre émission de nettoyage, d’une bien célèbre chaine télévisée dont je ne citerai pas le nom.

A raison :

  • d’une soirée tous les 4 jours (soient 82 noubas)
  • d’une moyenne de 5 invités par soirée (soient 10 pieds)
  •  d’un rendez vous galant tous les quinze jours (Soient…heu au moins tout ça de câlins et autres pirouettes !). Je précise que c’est une moyenne en jours de passage, pas en heures et pondéré sur les 23 dernières années avec un rabais au prorata de 5,7% par rapport au taux d’inflation du prix de la boite de capotes. Alors ne cherchez pas à calculer le nombre de partenaire que j’ai pu avoir au cours de ce dernier quart de siècle, il vous manquerait une donnée importante pour résoudre cette complexe équation, c’est ma pointure. Et loin de moi l’idée de vous balancer que je chauffe du 40. Oups ! Je suis démasquée !
  • d’un quart de litre… Bon OK, de quatre litres d’alcool par convive et par soirée…

Cela nous donne un total de 3987 éclats de rires, 56 cuites, 3 comas éthyliques, 6 384 123 parties de jambes en l’air (Oui, je sais je sais !… Vous êtes jaloux mais on en fait des trucs sous l’emprise de l’alcool !), 27 discussions sérieuses, 25 films vus et 76 revus, un projet très sérieux et une proposition de collocation, très sérieuse elle aussi.

Oui, un projet et une proposition. Que c’est terre à terre. Mais vous allez voir bien tôt que pour cette proposition, il va falloir accepter de s’envoyer en l’air !

Soyez patient jeune murloc, le temps viendra bientôt où vous saurez tout, tout, tout vous saurez tout sur le projet !

 
 

La vie à 5 #7 – Ratatouille d’animaux de compagnie !

Suite à l’épisode « Oh mon dieu, y’a un chat dans l’salon », Cléo a décidé de faire la grève de toute forme de complicité avec sa copine de Bocal, c’est-à-dire moi.

Depuis l’arrivée de Kiwi, elle reste prostrée dans son coin, ne cricrite plus, ne pfffppffffte plus, ne se cache plus dans mes habits, ne fait plus pipi sur mes épaules. Sa vie est devenue bien morose.

Je décide donc de prendre le taureau par les cornes et le rat par la queue. Je me rends dans l’animalerie où j’ai acheté ma petite compagne et je lui trouve une copine.

Celle-ci sera rousse, parce qu’il faut arrêter avec les clichés selon lesquels, les roux ça sent mauvais, patati, patata… C’est faux ! Un rat, ça ne sent pas mauvais, si la cage est nettoyée régulièrement !

Mais le choix est difficile car je ne peux en sauver qu’une d’une mort certaine, engloutie par un reptile.

Quoique, tout bien considéré, le choix est en définitive vite fait : je ne veux pas en faire un élevage, j’ai déjà une femelle, alors c’est un peu comme jouer à « Qui suis-je » pour ceux qui connaissent et qui comme moi, avaient plus de 6 ans en 1990.

Ce n’est donc pas un mâle.

Elle est bicolore

Elle a des poils courts

Elle est encore en vie

Elle a des moustaches

Elle ne porte pas de lunettes

Elle a une longue queue

Elle ne mord pas

Ce sera donc toi, petite coquine, planquée sous tes petits camarades !

Et comme j’ai déjà Cléo et Kiwi à la maison et que j’aime bien la règle des trois « C » (café, cloppe caca… Bien que depuis trois ans que je ne fume plus, c’est plutôt café-caramel, caca), et bien ce sera Cookie !

Emballez-moi ça dans une petite boite avec des trous, et s’il y en a 34 grammes de plus, laissez-les. A quatre euros la bête, on ne va pas chipoter.

Une fois rentrée dans le Bocal, je démoule la boite de carton dans la caisse de Cléo et j’observe le comportement des deux protagonistes.

Mais là, horreur ! La pauvre ratoune a eu la queue cassée pendant le transport ! Je panique, m’interroge, remets en doute ma capacité à être une bonne mère pour cette petite, m’apprête à aller me dénoncer à la police pour mauvais traitements…

Quand tout à coup, l’illumination ! Je regarde attentivement les photos que j’ai faites d’elle dans l’animalerie et je vois un petit angle à 75° au bout de sa queue. Je ne suis donc pas une mauvaise propriétaire, elle était déjà toute abîmée avant que je ne la prenne.

Promis Cookie, je ne ferai pas marcher la garantie, je t’ai, je te garde !

Enfin si tu veux bien rester… Parce que Cléo a l’air bien décidée à tester ta patience et ta capacité à te laisser dominer. Alors tu vas avoir une autre ratte sur le dos pendant encore quelques jours.

Au sens littéral du terme.

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées à trois gonzesses dans le Bocal.

 
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Publié par le 30 avril 2011 dans C'est dans l'appart

 

La vie à 5 #6 – Trop de la chatte !

Je suis vulgaire ? Non, pas du tout, c’est ce que j’ai trouvé de mieux comme introduction à l’introduction d’un nouveau petit porteur de poils dans mon chez moi. Et plus précisément une nouvelle porteuse puisque cette fois encore ce sera une femelle. Mais ça, je ne le sais pas encore.

Alors ne brûlons pas les étapes, ni les pucelles sur des bûchers : nous sommes en mai et je viens d’emménager. Ma ratte est ma meilleure amie du monde entier des animaux, mais je voudrais avoir un deuxième son de cloche pour prendre les décisions les plus importantes, comme :

-    Quelle marque de croquettes dois-je acheter ?

-    La litière végétale est elle plus douce pour les coussinets ?

-    Oui, mais la litière en calcaire sent-elle vraiment moins fort ?

-    Les rideaux, c’est mieux en bleu ou en orange ?

-    On regarde quoi ce soir à la télé ?

-    Et si Sarkozy était deux fois plus grand, est ce qu’on l’appellerait Sakozyzy ?

-    Si Mimi Matty et Zidane font des enfants, est ce qu’ils seront champions de baby foot ?

Je dois un copy right pour la dernière, elle n’est pas de moi, mais elle me fait bien rire alors je la laisse, quitte à devoir affronter des hordes d’avocats enragés.

Pour avoir une vision plus élargie des choses, j’ai opté pour l’autre bout de la chaine alimentaire.

Donc après l’animal craintif qui se fait bouffer à coup sûr, sauf dans les Walt Disney où les chats sont vraiment trop cons ou trop fleur bleue, et bien je vais prendre un chat pour vérifier si les dessins animés, c’est la vérité vraie ou si c’est juste pour ne pas faire chialer les gamins.

Si ma ratte se fait bouffer, j’entame une procédure contre la firme qui produit ces documentaires mensongers.

Si ma ratte survit à l’épreuve, j’achète l’intégralité des dessins animés où on trouve des matous copains avec des souris pour aider à sponsoriser ces chefs d’œuvres si réalistes.

L’ironie du sort a voulu que la portée de chatons parmi laquelle mon futur adopté devait se trouver, ait été entièrement décimée par un renard affamé.

Le drame de la savane et de la jungle à porté de notre porte. Digne d’un documentaire de la cinquième chaine télévisée du poste… Mais en beaucoup plus triste, parce que, pour une fois, ce n’est pas une conne d’antilope qui se fait bouffer par un lion patachon. Non, mais un con de chaton qui se fait becter par un animal qui, s’il était passé sous les roues d’une voiture, comme il est censé le faire s’il respecte son rôle dans la nature, ne m’aurait pas gâché le plaisir d’avoir un petit minou a dompter.

Dois-je en déduire qu’il faut que je remonte un peu plus dans la chaine alimentaire et que je devienne maître renard ?

J’hésite. Mais je décide finalement de ne pas changer de cap. La mort dans l’âme, je me remets en quête de mon futur colocataire poilu.

Je cherche sur le net et je vois défiler des pages et des pages de minouchoux, tous plus craquants sous la dent les uns que les autres.

Et là… Je la vois ! Cette petite boule de poils blanche avec le bout des pattes et de la queue tout gris. « Petite chatonne blanche cherche famille aimante » dit l’annonce… Si elle ne me bouffe pas les arpions dès le réveil et qu’elle ne fait pas ses griffes sur mon canapé, il n’y a pas de raison pour que je ne l’étripe adore pas !

J’appelle. La dame me dit « Vous passez la voir alors ? », ce à quoi je réponds, sans l’ombre d’une hésitation « Non, je passe la prendre, elle est dores et déjà adoptée ! »

Et j’ai su, en la prenant la toute première fois dans mes bras, que c’était elle, que c’était moi, que c’étaient nous…

Comment j’ai su ? À peine en mains elle a commencé à se débattre, a tenté de sauter à maintes reprises, m’a arraché l’avant bras à coup de griffes, a commencé à mâchouiller ma veste en simili cuir, a miaulé tant qu’elle a pu tout le trajet du retour, a tenté de s’échapper, a fuir à mon approche.

Et moi j’aime les indépendants, qui ont du caractère, avec qui rien n’est jamais acquis, et qui me font ramer pour montrer leurs sentiments. Oui, comme les garçons oui !

Et finalement, une fois arrivée devant chez moi, le moteur de ma voiture arrêté, elle s’est couchée, roulée en boule sur mes genoux et a commencé à ronronner…

En quatre secondes et demie, nous étions sur la même longueur d’ondes elle et moi.

Mais son nom… Comment pourrais-je l’appeler ? Facile ! « T’es tout p’tit, t’es tout Kiwi ! » et « t’es tel’ment p’tit qu’tu touches pas par terre » Ok ! Ce sera Kiwi !

C’est une femelle, je sais et alors ? Elle s’en contrefout, elle ne sait pas ce qu’est un kiwi et encore moins la différence entre féminin et masculin. Quand à un nom, je l’aurais appelé Carlos qu’elle n’aurait pas cherché à comprendre alors qu’il en soit ainsi Amenluïa !

Voici donc Kiwi arrivée dans le Bocal, et aussitôt présentée à Cléo, qui n’a pas des masses d’humour en ce qui concerne les félins. Elle n’a apprécié que moyennement la présence de la nouvelle arrivante. Même si, pour le moment, elles font presque la même taille.

J’ai comme l’impression qu’elle se doute que leur relation est impossible… Les Roméo et Juliette de la papille et de l’appétit… Malgré tous mes efforts pour les rapprocher, il y aura toujours un obstacle à leur amour…

La faim du chat.

 
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Publié par le 27 avril 2011 dans C'est dans l'appart

 

La vie à 5 #5 – La première boule de poils… très ratée

Première arrivée, première servie : la ratte

L’arrivée

Après avoir analysé tous les sites internet qui parlent des us et coutumes des rongeurs à longue queue, je me suis mise en recherche de LA future colocataire de bocal à quatre pattes.

Mais comme je suis quelqu’un de superficiel, je ne l’ai choisi que pour le physique, comme les garçons !

Elle avait les yeux qui pétillent dans sa petite cage. Comme les garçons !

Elle me faisait comprendre qu’elle aimerait bien être adoptée dorlotée et couverte de bisous. Comme les garçons !

Elle se lovait dans sa longue queue. Comme les garçons !

Elle ne voulait pas finir dans le ventre d’un serpent ou bouffée par un tigre d’appartement. Comme ma tante Berthe, qui n’a jamais pu voir un reptile en peinture.

Alors quand j’ai vu ses p’tits poils gris et blanc et sa petite moustache, j’ai craqué. Comme avec les garçons !

Et j’ai craqué ! J’ai eu Cléo, un beau bébé de 150 grammes toute mouillée. Et là, le bonheur !

Elle dort avec moi. Ou plus exactement elle mange mes draps, ma couette et tout ce qui recouvre mon lit pendant que moi, par contre, je dors.

Elle est douce comme un slip en satin.

Elle est un peu farouche et quand elle stresse, elle tremblote. D’où son nom… Car ma Clio aussi tremble quand elle est à l’arrêt, au ralenti ou quand je la caresse.

Elle m’accompagne sur les chantiers, il faut la voir escalader l’escabeau de trois mètres comme un singe qui monte aux arbres…

Elle se faufile entre les bacs de rinçage des pinceaux.

Elle se planque dans les placards pas encore accrochés au mur.

Et elle se repose tranquillement sous le meuble de l’évier, pendant qu’on la cherche désespérément.

Cette cachette m’a d’ailleurs beaucoup amusée et j’ai voulu en faire profiter ma copine Ninou, parce que pour faire l’andouille, elle n’est pas la dernière non plus.

Donc fatalement je me suis dit qu’elle se pisserait dessus aussi à voir la bestiole se carapater sous les planches d’aggloméré pour reparaître, deux minutes après, déguisée en berger, suivie et recouverte du troupeau de moutons de poussière qu’elle aura délogé.

Oui, il faut savoir que les proprios d’animaux, c’est aussi con et chiant que les jeunes parents : ça pense que son rejeton est le plus exceptionnel du monde et que « Agagagaaagah », avec trois « A » au milieu et un « H » à la fin et ben, à deux ans, y’a que le leur qui sait le faire…

Le (faux) départ

Et bien moi je suis persuadée que j’ai la seule rate au monde qui participe activement aux aménagements d’intérieur. Et surtout, c’est la plus intelligente parce qu’elle trouve des lieux super rigolo et futés où faire sa marmotte.

Alors nous la regardons entrer dans le trou du meuble. Nous nous marrons.

Nous la regardons longer le fond en contreplaqué. Nous nous esclaffons.

Nous la regardons ressortir par l’autre coté. Nous nous bidonnons.

Nous la regardons passer derrière un énorme tube d’évacuation. Nous nous pissons dessus.

Nous la regardons… Rien faire, parce que là, en fait… Nous ne la voyons plus.

Nous nous rapprochons. Nous scrutons l’angle du mur derrière le tube.

Pas de ratte. Par contre, le trou de cinq centimètres de diamètre, il est bien là, lui.

Nous nous affolons. Nous écoutons.

« Crouic, crouic, crouicccc, pffffpfpffffpfffpff ». Elle est bien dans le mur.

« Scriiit, scrit, scritttt, scritt ». Elle galope le long du mur et semble toute disposée à visiter ses nouveaux locaux.

Et nous : Cléo ? Cléo ?? Reviens Cléo, on a les mêmes à la maison !

Et elle : Allez vous faire cuire un grain de maïs ! J’y suis, j’y reste !

Moi : Ouiiiinnn, elle est partie dans le trou pour toute la viiiiie ! Pis même qu’elle ne reviendra jamaiiiiis…

Ninou : Ben on n’a qu’à tenter de l’appâter avec le peu de bouffe qu’il nous reste de notre dernier repas gastronomique… File-moi un bout de cheeseburger, je vais te la faire sortir moi ta bestiole !

Moi : Mouiiii (snif)… iiiii

Ninou : Pis arrête de chialer, tu mouilles mon genou avec ton nez qui coule ! »

Et Ninou avait raison. La galopine est tombée sous le charme d’une feuille de salade enrobée de sauce à 890kcal au millilitre.

Elle a pointé le bout de son nez. Ninou a chopé tout ce qui dépassait, en l’occurrence une moustache et une patte et a tiré de toute sa patate. Elle a tenu bon et a sorti le rongeur totalement flippé de son trou.

Je vais pouvoir l’aimer pour toute la vie ! Et je n’aurai pas besoin de parler au mur chaque fois que je me sentirai seule, la boule de poils sera là.

Merci Ronald !

 
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Publié par le 13 avril 2011 dans C'est dans l'appart

 

La vie à 5 #4 – Mon appart c’est le plus beau de l’univers !

La décoration

Le moment est venu de penser à investir dans de beaux objets et de belles babioles tant chères qu’encombrantes, inutiles et attrape poussière. Oui, le temps est à l’achat de décorations pour le Bocal.

Et je peux vous dire que je vais me lâcher sur les achats, les allers retours sur les sites internet, dans les magasins spécialisés, sur les sites de vente d’objets d’occasion…

Tout y passe.

La décoration retenue sera celle qui se rapprochera le plus des émissions de télévision qui vous hypnotisent et vous laissent dubitatif, un filet de bave au coin de la bouche, avachi dans votre sofa fraîchement péché dans la boutique de meuble la plus proche.

Je veux mettre dans mon appart tout plein d’objets insolites pour que les gens demandent à quoi ça sert en scrutant l’objet sous tous les angles et pouvoir leur répondre « c’est une glunturbergeur, c’est hollandais et ça servait autrefois à récurer les toilettes ça fait sympa dans le salon non ? ». Pour les voir ensuite le poser au sol avec dégoût.

Ou encore pouvoir répondre « J’en sais rien mais ça fait sympa dans le salon non ? »

Oui, je ne pourrai dire que « ça fait sympa dans le salon non ? » parce que les autres pièces, niveau déco… Comment dire ?

Le bureau, je n’y vais jamais, alors la déco… M’en fout !

La chambre, je n’y vais que pour dormir, une fois les yeux fermés, la déco… M’en fout !

La chambre, quand je n’y dors pas,… La déco… M’en fout !

La salle de bain, je ne l’utilise qu’une fois par mois donc la déco… M’en fout !

Les WC, je n’y vais que quand je me fais un peu chier donc la déco…

Ah si, dans les toilettes, j’ai fait un effort, j’ai mis une toile blanche et une boite de crayons de couleurs pour que chacun puisse poser sa prose en déposant sa pêche.

Le bilan

Je refais mentalement la check list (heu pardon, la liste de vérification) des différents objectifs que je m’étais fixés pour voir si j’ai bien respecté tous mes engagements personnels. C’est parti mon kiki :

L’appart : J’ai !

Les trucs vitaux (eau, électricité, gaz, …) : J’ai !

Les trucs indispensables (lit, frigo, gazinière, micro ondes…) : J’ai !

Les trucs essentiels (canapé, bureau, table basse) :J’ai !

Les trucs pas nécessaires mais qui font bien plaisir (télévision, ordinateur…) : J’ai !

Les trucs qui te coupent de toute forme de vie sociale si tu ne les as pas et qui te bouffent la vie quand tu les as (téléphone, internet…) : J’ai !

Les trucs bien utiles mais dont on se serait bien passé (aspirateur, centrale vapeur…) : J’ai !

Les trucs qui ne servent a rien et auxquels tu ne prêtes même pas attention une fois que tu les as (bougies, cadres, poissons rouges…) : J’ai !

Ah ! J’ai plus… Deux jours de survie pour les poissons rouges, un record ! Paix à leurs âmes !

C’est tout de même un comble pour deux poissons rouges de ne pas avoir réussi à tenir plus de deux jours dans un appartement surnommé le Bocal… Bon, passons !

Les trucs, j’en ai à la pelle et j’en amasse encore des nouveaux chaque jour. Mais il me manque quelque chose et malgré un encombrement sans cesse croissant, le Bocal est bien vide… De vie.

Alors je cherche un copain… Trop volatile.

Je me dis que je pourrais prendre une petite voiture téléguidée… Trop prévisible.

Si je mettais des poissons rouges… Déjà fait, trop mourable.

Bon, tant qu’à rester sur le thème des animaux de compagnie, je me suis penchée sur la question des rats de compagnie.

Et là, j’ai eu la révélation : JE VEUX ÇA !

 
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Publié par le 10 avril 2011 dans C'est dans l'appart

 

LA VIE A 5 #3 – J’achète sur le net

La table basse

Mon premier achat sur le net et ma première prise de risque en achetant un objet d’occasion : ma table basse. Bon, d’un coté, quand je dis « prise de risque », elle est toute relative puisqu’il y a peu de chances pour que je lui découvre un défaut de fonctionnement ou que cette pièce de bois tombe en panne…

Alors je me lance. Et en plus je négocie le tarif ! Pas peur ! En même temps, la bestiole est mise à prix 100€ alors que dans le commerce, elle est à 400€… Mais qui ne tente rien, n’a rien et puis je dois faire de la route pour la récupérer ça coûte cher l’essence. Le prix est finalement fixé à 60€, une aubaine !

Mais le retour a failli me coûter une table, une voiture, un séjour à l’hôpital et une phobie des cervidés. Tout ça à cause d’un petit con de Bambi qui a décidé d’aller se dégourdir les gambettes sur l’autoroute… Comme s’il n’y avait pas d’autres terrains de jeu ? Je ne sais pas moi… Une piste d’atterrissage, un camp d’entrainement militaire, un site d’essais nucléaires…. Tout mais pas ici quoi !

Le meuble de télévision

Ragaillardie par mon premier achat sur la toile, je décide de répéter l’opération. Je cherche la perle des meubles de télévisions. Un coffret, un écrin, une beauté qui sublimera le petit bijou d’écran plat que je vais lui présenter. Et ils pourront se chevaucher à loisir dans mon salon douillet et chaleureux.

Quoi je suis matérialiste ? Pas du tout ! Par contre j’aime ce qui est beau. Et puis j’ai horreur de revenir sur ce que je viens de faire. Alors j’investi sur le long terme. Si je dois acheter un objet, je veux que ce soit durable, donc il vaut mieux qu’il me plaise à fond !

J’ai trouvé ! Je suis comme une pucelle devant un concombre : super enthousiaste à l’idée de pouvoir le faire rentrer chez moi !

Le couple qui vend cette merveille fait preuve d’un goût exquis en matière de décoration. Et il se trouve qu’en plus, monsieur est très tâtasse. Sa hantise de la soirée : que nous abimions avec Ninou le superbe meuble d’un blanc immaculé et dont les portes sont vitrées.

Il préfère encore venir le livrer avec nous pour pouvoir nous aider à le remonter sur place que de passer le restant de ses jours à s’inquiéter du sort qui a pu être réservé à son petit protégé le soir du drame.

Sous le regard médusé de sa petite amie, il a donc soigneusement démonté le précieux objet. Il l’a ensuite délicatement remonté dans le Bocal.

Jamais vente n’a été si bien conclue !

Le frigo

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous réexpliquer la totalité de l’épisode du frigo, il y a un très bon chapitre intitulé « Chroniques d’une livraison de réfrigérateur » qui le fait très bien. Je me contenterai d’une petite séance de rattrapage pour ceux qui n’auraient pas suivi le premier cours !

Je commandé un frigo géant, ils me livrent un appareil abimé. J’attends un mois que le matériel me soit réexpédié, en relançant sans relâche. Comme le réfrigérateur n’est plus en stock, ils me livrent le haut de gamme.

Mais problème : il n’a pas les mêmes dimensions que celui initialement prévu. Et je dois réorganiser toute l’implantation des meubles de ma cuisine.

Raconté comme cela, c’est vachement moins drôle tiens ! Limite déprimant, on croirait un talk show de 14h00 avec des gens qui viennent raconter leur misère à d’autres gens qui se disent « Ah ouais, quand même, c’est pas de bol ! On est bien heureux nous finalement, avec notre frigo qui marche ! On n’est pas obligé de bouffer des pâtes à tous les repas ! »

- Qu’est ce qui vous a le plus marqué durant cette épreuve ?

- Ben, en fait je ne sais pas, la privation d’aliments frais, les moqueries de mes amis, la grave dépression qui s’en est suivi, ma phobie de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un centre d’appel téléphonique…

- Et vous êtes suivie pour cela ?

- Oui, je suis régulièrement suivie dans tout l’appartement par mon chat qui réclame sans cesse des caresses.

- Ce doit être difficile à vivre…

- Oui, une si petite bestiole ! Je ne sais pas lui résister.

- Voilà pour ce témoignage poignant, la semaine prochaine, notre invité nous parlera de son voyage en Normandie du nord et comment il a réussi à survivre malgré les intempéries et les crises politiques qui sèment la discorde parmi les troupeaux de vaches laitières.

Mais tout est bien qui fini bien, vous voici rassuré j’en suis certaine, ma cuisine a enfin obtenu son brevet réfrigération avec une mention très bien pour la taille du congélateur et une mention passable pour l’ergonomie de l’espace.

Mais comme dirait mon ancien chef « On ne peut pas être bon partout ». Ce à quoi il ajoutait en me regardant d’un air désemparé, désespéré et désabusé : « Mais l’essentiel ce serait tout de même d’être bon quelque part… »

J’ai trouvé mon domaine chef ! Ce sera la déco, l’écriture, le dessin et puis un peu aussi les achats parce que bon, après tout, ça reste mon métier !

 
 

La vie à 5 #2 – Je mets des trucs dans mon appart !

L’ameublement

Alors moi je veux, des gros meubles ! Avec des grosses vitres, des grandes cases de rangement, des grands espaces pour poser nos fesses, une énorme télévision, un frigo géant et plein d’autres trucs de taille gigantesque… Oui, je sais que la taille ne fait pas tout mais je préfère assurer le coup plutôt que de regretter de vivre dans une maison de poupée avec que des minis objets.

Et puis comme ça, c’est moi qui ai l’impression d’être une petite poupée, à coté de tous ces objets hors norme !

Je vais peut être parler à mon psy de cette lubie, ça devrait l’occuper trois ou quatre séances… Par contre avant, il faut que je commence à consulter un psy. Bof…

Les meubles sont choisis et soigneusement inventoriés sur mon compte en banque, sur mon listing de trucs à récupérer et les traits sont tracés à la craie, sur le sol, pour que chaque objet sache précisément où aller se poster dès son entrée dans le Bocal !

Les achats

C’est dans ce genre de situation que Ninou et moi pouvons exercer nos talents d’acheteuses hors pair, puisque c’est notre métier, avec en plus une dimension logistique non négligeable. L’éclate !

Alors on négocie tout ce qu’on touche dans les magasins d’ameublement et on chahute le commercial. On lui met la pression, on le laisse réfléchir à sa commission, on le menace d’aller à la concurrence ! On en profite également pour calculer les coûts de revient de locations de camions, le manque à gagner si on passe par une société extérieure… Quoi mon métier est chiant ? Oh, ça va hein !

Non, en plus, je déconne ! Tout ce qu’on veut acheter est déjà en promo, en soldes, en fin de série ou autre raison pour ne pas nous appliquer la moindre réduction. Ah ! Si quand même ! 10% sur ce petit miroir à 20€ ! Hey ! On est des bêtes de la négo ! Tope là Ninou, tope là ! Give me five ! Danse de la victoire !

Les livraisons

Et puis, pour la partie logistique, on chargera tout sur le toit de la Clio ! A quoi ça sert de rouler en vieille bagnole si on ne peut pas se permettre ce genre de bêtises ! Alors on a décidé de charger ce qui devrait, si tout se passe bien, permettre à mes amis d’être assis confortablement dans le salon.

Je dois tout de même avouer qu’on s’est fait de belles frayeurs en rentrant à la maison, surtout quand il a s’agit de remonter le canapé en deux fois. Il était présenté en deux cartons qui prenaient toute la surface du toit. Et avec les deux pauvres sangles que nous avions, on peut dire qu’il ne tenait que par un grand mystère et deux cordes toutes droites.

Ma voiture ressemblait un peu à celles des parents de mes copines qui chaque été descendaient au bled, chargées de trésors pour la famille, avec des bagnoles tortue. Le principe de la bagnole tortue ? Ce qui est plus volumineux, c’est la carapace, pas ce qui tracte en dessous. Alors tant que ça ne déborde pas trop sur les cotés, on charge. Et ça tient… Sur des centaines et des centaines de kilomètres.

Nous n’avons pas l’art du ficelage avec Ninou, mais malgré notre chargement hasardeux, on a réussi !

On a quand même cru, au dernier moment, que le sofa ne passerait pas la porte du salon… On l’a menacé de le découper au lapidaire, et l’intimidation a porté ses fruits, il est rentré comme papa dans maman !

C’est comme le chargement, seule sur le parking du magasin, d’un miroir tellement grand que j’ai dû, pour pouvoir fermer à grand peine le coffre, conduire la tête collée à la fenêtre et l’angle de vue juste au raz du tableau de bord. A fond de train sur l’autoroute !

On n’est pas là pour mégoter nous !

 
 

La vie à 5 #1 – J’ai mon appart !

La remise des clés

Je coule des jours paisibles dans mon appartement depuis un an bientôt. Enfin, « paisibles » n’est peut être pas le terme le plus approprié puisqu’en définitive, il s’en est passées des choses ici, depuis le 10 avril 2010.

Le 10 avril, c’est date à laquelle la correspondante de l’immeuble, après m’avoir fait signer une montagne de paperasse et établi l’état des lieux, m’a remis solennellement les clés en disant « Bon, ben voilà les clés, allez je vous laisse mademoiselle, je suis garée en double file ! ».

Je me suis créé tout un univers dans cet appartement, communément appelé le Bocal, parce que c’est l’antre du Poisson.

Les travaux

J’ai commencé par faire les travaux indispensables à un emménagement en bonne et due forme dans cet espace de vie qui semble avoir été rénové par un groupe de chimpanzés plutôt que par des professionnels du métiers du bâtiment.

Enfin quand je dis je, je précise que c’est surtout Papa Poisson qui a assuré le gros œuvre et les trucs bien casse-tête ! Alors par « je » traduisez Papa Poisson à la maîtrise d’ouvrage et Poisson en ouvrière assidue…

Après un séjour de quinze jours en Tunisie, je ne pouvais qu’être en forme pour jouer du pinceau et de la truelle !

Oui, je sais, c’est cruel d’avoir laissé mon papa travailler d’arrache pied sans moi pendant deux longues semaines, mais pour ma défense, je n’avais posé qu’une seule semaine initialement. Et le destin a voulu que le volcan islandais Eyjafjöll se réveille deux jours après notre arrivée sur le sol Tunisien.

Bonus : j’offre un bonbon à celui qui parvient à prononcer ce mot parfaitement du premier coup !

Avant l’effort, le réconfort

En effet, les autorités ont décidé que c’était interdit de faire décoller ou atterrir des avions à cause du nuage de cendre qui se baladait peinard à la surface du globe. Donc, pas d’autorisation, pas d’avion, pas d’avion, pas de vol, pas de vol, pas de retour, pas de retour, pas de travaux… CQFD !

J’ai été contrainte de rester picoler et bronzer au bord de la piscine, à faire l’andouille avec les animateurs du club, à faire de longues promenades dans les souks… Mai vraiment par obligation, sinon, je serais rentrée, vous pensez bien !

Un séjour en all inclusive pour 350€ la semaine qui se transforme en 2 semaines et ce, sans surcoût… Je ne suis pas folle, j’aurais refusé ! D’autant que le travail devait s’entasser sur mon bureau pendant mon absence…

Mais en l’occurrence, l’absence est justifiée. Avec mot d’excuses dans le carnet de correspondance et tout et tout !

Les travaux cette fois

Tout le sol est recouvert de parquet par les soins de Papa Poisson, et les murs enduits et poncés avec le soutient de Maman Poisson.

Il me reste à faire la peinture… Et là, c’est le drame ! Je suis une bille en décoration, j’ai un goût déjà plus que douteux pour me vêtir, alors, habiller un mur ma bonne dame ! C’est une autre paire de bas en résille !

Mais qu’à cela ne tienne, je vais demander les conseils avisés de Ninou, ma meilleure amie. Et comme elle est très forte en psychologie, elle réussit à me laisser choisir les couleurs que je veux, toute seule, comme une grande, en parfaite autonomie, en me laissant croire qu’elle m’a aidée, alors qu’elle m’a juste laissé m’exprimer et a simplement validé mes choix… Elle est trop forte Ninou !

Quinze bons jours de peinture plus tard, j’ai un Bocal tout neuf, tout coloré, mais tout vide. Prêt à accueillir les folies que mon porte monnaie m’aura permis d’acquérir.

 
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Publié par le 30 mars 2011 dans C'est dans l'appart

 

Petits déménagements entre amis – 3# La fin !

Ajouter des petits challenges

Vous pouvez vous amuser, une fois que vous avez convenablement avancé votre session d’empaquetage, à bloquer les portes avec du bazar pour que vos amis restent coincés dehors.

Ils devront alors se contorsionner pour rentrer dans les pièces, surtout pour les plus potelés d’entre eux. Si vous avez un caméscope, c’est le moment où jamais d’immortaliser la scène.

Mettez un pschitt désodorisant à déclenchement automatique dans les WC et réglez-le sur la fréquence minimale. Positionnez-le viseur directement pointé sur le déposeur de pêche. A un moment donné, les deux seront prêts à faire feu. L’un à la verticale, directement dans la cuvette, l’autre à l’horizontale, directement dans la cornée…

Là encore, filmez la scène. À la sortie bien sûr… Il y a peu de chances pour que le principal intéressé vous laisse entrer avec lui dans les toilettes une caméra au poing. Il sera peut-être un peu fâché, mais sentira bon de la rétine !

Choisir du matériel qui vous claquera dans les pattes

Si vous avez un ami, que vous ne voyez pas souvent parce qu’il est à la croisée des chemins entre le romantisme et le psychopathisme, mais qu’il a un super camion au top… du déclin de sa vie, missionnez-le ! Avoir un camion au bord de la rupture d’anévrisme motoral est un cadeau du ciel ! Et un cadeau, ça ne se refuse pas !

Le top, mais alors, vraiment le top du top, ce serait que l’embrayage du bouzin vous lâche avant la fin du déménagement, en arrivant au milieu d’une côte, en plein changement de vitesse. C’est faisable ? Cool !!! Alors faites-le ! Vous verrez, vos amis n’en reviendront pas ! Vous vous retrouverez soudés autour d’un projet commun, cela créera des liens forts entre vous : faire monter un camion plein à craquer d’armoires de lits et du piano des enfants en haut de cette colline de 15% de dénivelé et de 800 mètres de long.

Esprit sportif, convivialité, résistance au stress, remue méninge pour trouver des alternatives. Bref, une réelle cohésion de groupe comme on en voit peu ! Et tout cela grâce à vous !

Inviter un pote qui ne sert à rien

Si vous avez un ami qui est un peu flemmard sur les bords, que les bords sont très larges, ne lésinez pas sur les moyens et les solutions pour pourrir votre déménagement : arrangez-vous pour qu’il soit présent ! Quitte à le payer pour qu’il ne refuse pas de participer. Ou plus exactement de venir glandouiller une journée complète avec vous et vos acolytes.

Il ne manquera pas d’arriver en retard, après la phase bien chiante du ficelage des derniers cartons. Et fera remarquer que les autres se sont « levés ‘achement tôt dis don’… Y’a des motivés ! Moi je dormais à 7h00 ! » Bon là il est 11h00, il vient seulement d’arriver sur le chantier : un point de plus dans votre lutte pour mettre le moral des troupes à zéro !

Pour peaufiner le travail, un dernier conseil : veuillez à ce que le glandu reste un glandu ! C’est son job aujourd’hui, qu’il n’aille pas tout faire foirer en voulant se rendre utile, ce n’est pas le moment de fayoter ! Votre pote aux mains palmées ne vous aidera pas d’un pouce, pire il passera son temps libre à critiquer les moindres faits et gestes de ceux qui eux, ont décidé de se sortir les doigts du… nez ! Carnage assuré !

Faire le tri sélectif

Une petite alternative pour faire du tri dans vos objets : l’ami gauche ! Pas l’ami de gauche, on se fout de la politique ! Non, plutôt celui qui a deux mains gauches. Qui est tellement maladroit que vous pouvez lui confier à coup sur le vase de la belle doche que vous ne pouvez plus voir en peinture. Je ne vous ferai pas l’affront de préciser si je parle du vase ou de la vielle bique qui a un jour pondu votre ex mari… Vous lirez entre les lignes.

Quoiqu’il en soit, cet ami moule manchote, sera pour vous un allier précieux dans votre opération de tri sélectif : les merdes, passent par lui, les objets précieux passent par d’autres !

Simple mais efficace.

Conclusion

Voilà, encore quelques trouvailles du genre et plus personne n’aura d’excuse pour louper bien lamentablement son ratage de déménagement.

C’est vrai à la fin, quand on est dans le vif du sujet, on ne peut pas penser à tout pour bien ruiner cette journée. Alors autant bien la préparer et vous êtes assuré de foirer comme il faut.

Suivez bien ces indications, vous verrez, c’est simple comme bonjour… Alors : à vos cartons !

 
 

Petits déménagements entre amis #2 – La suite de la manoeuvre

Choisir un pilote poissard

Vos loustics ont enfin trouvé une méthode infaillible pour se réunir : celui qui conduit passe chercher les autres après avoir récupéré leurs adresses, échafaudé un plan de route précis au mètre près et blindé d’essence le réservoir de son char d’assaut.

Là encore, vous pouvez gagner quelques minutes si le chauffeur en question transporte des granulés pour chat, par exemple, et que le sac se déchire dans l’habitacle au moment de le soulever pour le transférer dans la partie coffrale du véhicule. Les granulés ainsi éparpillés, vous assurent une dizaine de minutes de rallonge sur le planning initial, le temps de réparer la bourde et nettoyer les dégâts.

Ne pas être joignable

Arangez-vous pour mettre hors d’état de nuire tout appareil permettant de vous joindre… Pas d’internet, pas de téléphone, pas de pas de fax, ni de pigeon voyageur ! Ne rechargez pas votre téléphone la veille et donnez à vos convives le N° de votre fille la plus bavarde, celle qui passe des heures à bavarder avec les copines et qui est quasi systématiquement sur répondeur.

Tout ceci est valable pendant toute la semaine qui précède et qui suit le jour J du déménagement D. Cela passe aussi par le jour J, vous pensez bien ! N’allez surtout pas craquer le jour le plus important, sinon de votre vie, au moins de votre année.

Choisir la zenitude de la campagne

Dans un premier temps, fournissez à vos invités le nom du village perdu au milieu des champs dans lequel vous avez décidé de construire votre nid. Si par le plus grand bonheur, aucun des passagers n’a de GPS, l’affaire est dans le sac ! Ils ne manqueront pas de se perdre.

C’est une certitude, cela fait 20 ans bientôt que vous habitez dans le village voisin et vous êtes toujours obligé de marquer votre chemin à l’aide de petits cailloux blancs pour retrouver d’où vous venez et ou vous allez.

Vous pourrez les voir rechercher à l’aide d’une carte, d’une boussole et de chiens fin limiers, la moindre trace de civilisation. Alors, marrez vous encore un peu, car ils sont de plus en plus tendus… Mais c’est bon signe ! S’ils ont des nerfs à passer, ils soulèveront les armoires à une main !

Donner une adresse approximative

L’idéal pour ce qui est de votre situation géographique, c’est qu’elle n’apparaisse pas sur les GPS, même les plus modernes. Dans ce cas, filez leur l’adresse réelle. Sinon, donnez-leur rendez-vous à la mairie ou l’église du village en leur certifiant que vous habitez juste à quelques rues. Ca les rassurera et ils ne se méfieront pas… Et surtout, n’oubliez pas : débranchez votre téléphone pour qu’ils ne puissent pas vous joindre une fois arrivés sur place ! Et là, le piège se referme sur eux … Ils poirotent ! Mouahahaha !

 
 

Petits déménagements entre amis #1 – Le retour

Jadis, dans mon jeune temps de poisson fougueux, je vous avais fait part de mes remarques, pertinentes,  judicieuses et super finement observées, concernant les bonnes pratiques à adopter pour bien foirer votre changement de bocal.

Et bien il se trouve que j’étais encore loin du compte niveau sapage de journée, où tout le monde a déjà bien la tête de travers et les nerfs en pelote.

Alors si malgré l’application à la lettre de mes premières recommandations, vous n’êtes pas satisfait du résultat. Si vous voulez que vos amis se souviennent de votre changement d’eau douce comme de la pire journée de leur vie. Si vous n’avez qu’une hâte c’est de pouvoir organiser une nouvelle soirée pour pouvoir raconter vos mésaventures à tout le monde.

N’hésitez plus une seule seconde, mettez le paquet en organisant (pas) votre (ratage de) déménagement (foireux comme il faut).

Quelques notions à maîtriser pour que tout se passe mal.

Préserver le suspens

Pour être sûr de brouiller les pistes et que votre déménagement commencera sur tout ce qu’il veut, sauf, sur les chapeaux de roues, vous veillerez à ne laisser filtrer aucune information sur le lieu, la date et l’heure du rendez-vous.

Si quelques petits malins de copains gros bras parviennent à avoir l’information ultime : la date choisie, n’hésitez pas à tout annuler au dernier moment pour repousser d’une semaine. Ça leur apprendra à être des fouines malines comme des belettes ces petits curieux !

Ne leur laissez surtout pas le choix dans la date, ce serait une grossière erreur !

En plus en prévenant à la dernière minute, vous ne leur laissez pas le temps de trouver une excuse bidon pour ne pas venir vous aider et le taux d’absentéisme baissera en flèche. Pris au dépourvu, ils n’oseront pas refuser !

Faites les courir

Arrangez-vous pour n’inviter à votre déménagement, que des gens qui ne se connaissent pas ou peu. Donnez à l’un le numéro de téléphone de l’autre et ainsi de suite. Chaque invité aura un seul numéro, et devra contacter son prochain. Faites en sorte que personne ne sache qui doit lancer le premier appel.

Tout ceci vous semble brouillon ? Parfait ! Dites vous que pour vos convives, pris dans le feu de l’action, ce sera pire !

Personne ne saura exactement qui vient, avec qui et comment tant qu’ils n’auront pas passé les appels aux bons contacts et dans le bon ordre…

Ils devraient bien se marrer au jeu de l’appelant mystère !

Préparer un jeu de piste ludique

Dites leur que c’est Intel qui prend sa voiture, quand en définitive, celle-ci est en panne, et laissez les participants à votre moving party gérer la crise ! Ils vont commencer à se contacter frénétiquement, échanger des directives et des contre ordres et leurs nerfs vont commencer à bouillir. Dommage que vous ne soyez pas une petite souris pour profiter du spectacle.

Au lieu de cela, vous êtes seul, en train d’empaqueter soigneusement le 5ème de vos 98 cartons. Mais vous avez largement le temps de finir, le rendez-vous n’est prévu que pour dans une heure, ils vivent à 1h30 de chez vous et ne sont toujours pas organisés pour décoller !

Vous êtes diabolique !

La suite au prochain épisode!

 
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Publié par le 4 mars 2011 dans C'est dans l'appart

 

Une journée de rêve 1 # – Un réveil pas comme les autres


Le réveil sonne, je sursaute.

On est samedi, pourquoi ce maudit bouzin s’active-t-il la boite à dring ? Je n’en ai pas la moindre idée, j’ai dû faire une fausse manip’ en allant me coucher hier soir. Il faut dire qu’on a fait une bonne fiesta avec les copines si j’en juge par le bordel qui règne dans l’appart’.

Bon, je vais lui faire fermer son caquet à celui là parce qu’il me vrille les tympans. On a dû aussi bien picoler, je me sens vaseuse, comme si j’étais encore en train de rêver.

J’étire le bras au maximum pour ne pas avoir à bouger de la position confortable dans laquelle je suis, et dans laquelle je compte bien rester encore une heure ou deux… J’attrape du bout des doigts le téléphone qui me sert de garde fou contre la someillingite aigüe qui me guette chaque matin.

Un message est affiché sur l’alarme : « Bel’Art Coiffure 10h30, 7 rue du Chapelier – Demander Sophie ». Ce n’est pas une simple alarme, c’est un rendez-vous, planifié dans mon agenda.

Je n’ai aucun souvenir d’avoir pris un quelconque rendez-vous chez le coiffeur. Pire, je ne connais pas cette rue, ce salon et cette Sophie…

Je ne comprends rien à ce qu’il se passe ! Ce sera encore une idée farfelue des filles ! Mon anniversaire est dans 15 jours, elles m’ont surement fait une surprise ! Elles sont suffisamment folles pour avoir monté un coup comme ça et me connaissent suffisamment bien pour savoir que ma crinière est le cadet de mes soucis. J’aime mes cheveux longs de sauvageonne et je ne supporte pas l’idée de les faire souffrir avec des ciseaux.

Cela dit, quand il faut, il faut, et là… Elles ont visé juste… C’est le moment, après 8 mois d’abstinence totale de coupe tifs.

Il est 8h04. Je m’étire et décide d’aller à la séance de torture planifiée par les mystérieux subtilisateurs de téléphone mobile.

La sonnette de la porte d’entrée retentit.

Décidément, c’est ma journée ! Je n’attends personne ! Le coupable va peut être se pointer ?

Je me lève, j’enfile ma robe de chambre en satin et me dirige d’un pas cotonneux vers l’entrée. J’ai le corps mou et le simple fait de tourner la clé dans la serrure me coûte. Clencher représente un effort quasi surhumain. Je suis dans un état second.

Il n’y a personne. Je n’ai pourtant pas rêvé ? Je m’avance pour voir si j’aperçois quelqu’un sur le palier et je trébuche sur un paquet au sol auquel je n’avais pas prêté attention.

De plus en plus étrange, un panier garni !

Là, ma curiosité est bien piquée ! Je saisis l’anse surmontée d’un gros ruban orange, je rentre dans mon antre, mon butin à la main.

Une enveloppe surplombe un tas d’objets recouverts d’un papier de soie. Je la fixe du regard. Elle ne bouge pas. Je finis par conclure que si je ne l’ouvre pas, elle ne va pas le faire toute seule…

La missive m’indique que dans le panier, je vais pouvoir trouver un certain nombre de produits et voici ce qu’elle précise :

« Lâche ton téléphone, ne cherche à joindre personne et prépare-toi à passer une journée digne de tes rêves les plus fous…

8h10 – Tu trouveras du pain et des croissants, de la confiture (à la fraise, ta préférée), du beurre, du café aromatisé à la vaille, du jus d’orange pressées ce matin. Prends trente minutes pour te poser et savoure.

Bon petit déjeuner…

8h40 – Tu trouveras des sels de bains relaxants. Fais couler de l’eau bien chaude dans ta baignoire, jettes-y les sels, détend-toi, repose toi et laisse vagabonder tes pensées.

Bon bain…

9h10 – Tu trouveras des huiles essentielles énergisantes. Au sortir du bain, couvre ton corps de cet onguent et hume les effluves qu’il laisse dans son sillage.

Bon massage…

9h30 – Tu trouveras une enveloppe dans le panier, prends là. Habille-toi, dans une tenue simple et décontractée. Ne te maquille pas, tu n’en as pas besoin pour la suite du programme.

10h00 – Il est l’heure d’aller à ton rendez-vous : file, tu vas être en retard ! Et n’oublie pas l’enveloppe ! C’est de réputation notoire que tu es un poisson rouge… »

Je suis de plus en plus bluffée ! Je vais passer quelques heures de pacha ! Il faut absolument que je remercie les filles ! Mais pas avant la fin de la journée, la missive est claire, "pas de téléphone!".

Allez, à table !

 
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Publié par le 15 février 2011 dans C'est dans l'appart

 

Le royaume de Samaki 4 # – Il était une femme

La jeune femme était en pourparlers intérieurs depuis quelques temps. Elle savait qu’elle usait son âme à trop la solliciter. Les habitants du village eux même tentaient de la mettre en garde contre ce danger. Mais elle n’écoutait que son imagination.

Seul le créateur de rêves pouvait décider de la faire redescendre sur Samaki pour la libérer de son emprise. Ils ne vivraient plus dans le rêve mais dans la réalité. Les songes laisseraient place à de vrais sentiments, profonds et sincères, basés sur la réalité et non sur son extrapolation.

Galayelle, était si obnubilée par le centre du songe qu’elle n’avait plus la force d’en détourner le regard. Son corps flottait littéralement dans le tourbillon mortel qui allait finir par avoir raison de son âme.

Du centre du songe, elle aperçut le chaman, qui tentait désespérément de lancer des sorts et des incantations en direction du vortex d’idées.

Tout devint limpide pour la femme. La volonté du créateur de rêves n’était ni de détruire son âme, ni de la faire souffrir, ni de la manipuler. Il avait seulement une peur immense qui lui brouillait les sens et l’entrainait à réaliser des actions punissables par les hautes instances de Samaki.

Il avait une crainte immense au fond du cœur. La peur qu’en la relâchant et en mettant fin au rêve, elle ne se détournât de lui. Il craignait de la perdre à jamais.

La peur du créateur devint tellement intense qu’il en perdit la raison et franchit les barrières de ce qui était admissible en matière d’emprise sur les âmes à Samaki.

Elle venait de comprendre.

Mais elle vit une autre peur, plus grande encore et totalement altruiste. Cette frayeur, elle la lut dans les yeux du chaman. Malgré tous ses efforts pour contenir ses sentiments, les forces qu’il tentait de contrer avaient eu raison de ses années de discipline et d’apprentissage.

Il lançait ses sorts avec une telle conviction et une telle puissance que son regard illuminait chaque atome de poussière.

Contrairement au créateur de rêve, le chaman n’avait pas peur de perdre Galayelle, il avait peur qu’elle ne se perdît elle-même.

Il mettait en œuvre tout ce qu’il avait appris, pendant ces longues années, pour la sortir de l’emprise du rêve. Chaque sort, chaque éclair, chaque mouvement et chaque contraction de muscle était précis et porté à la cible.

Le créateur de rêve prit conscience qu’à vouloir trop jouer avec le feu, il avait fini par perdre de la puissance. Il tentait désespérément d’envoyer de nouvelles idées, de nouveaux songes et rêves à Galayelle.

Mais elle ne pouvait plus détourner le regard des yeux transpercés d’éclairs du chaman.

Elle vit une larme couler sur la joue du puissant. Elle ne comprenait pas… Les chamans ne pleurent pas. Qu’importe la difficulté, la douleur, jamais une goutte ne perle à leurs yeux.

Elle plongea dans un état semi létargique. Elle finit par perdre totalement connaissance.

Le chaman dans un dernier élan l’extirpa du songe. Le tourbillon d’idées disparut à l’instant même où Galayelle en sortit.

Il déposa la jeune femme au sol. Elle était seine et sauve mais très affaiblie par cette épreuve.

Le créateur de rêves comprit qu’il avait mal évalué la capacité de Galayelle à le suivre dans ses idées. Sa vision était trop grande, il avait créé un songe démesuré.

Le chaman avait quant à lui accompli sa mission. La jeune femme était revenue dans la réalité.

Elle dormait paisiblement et ressourçait son âme.

Il s’éloigna et prit le chemin sans but, celui qui se forme sous les pieds du marcheur. Celui dont la destination n’apparait qu’au voyageur assez curieux pour l’emprunter.

Mais alors vous me demanderez : « Oui, et ? Elle finit comment l’histoire ? »

Et bien sur Samaki, les histoires n’ont pas de fin… Elle s’écrivent, jour après jour, nuit après nuit. Elles sont faites de surprises et de rebondissements, tout peut se gommer et se réécrire à loisir. Rien n’est figé, tout est mobile.

Alors la véritable question est : Elle commence comment la fin ?

Et la réponse est : Patience jeunes gens, je suis en train de la construire…

 

 
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Publié par le 13 février 2011 dans C'est dans l'appart

 

Petits déménagements entre amis # 8 – L’article visé par le CHSCT

Je sais : autant les articles scientifiques, ça peut surprendre, autant la sécurité, c’est le lot de tous.  Et il est nécessaire de faire un vrai point sur le sujet, si vous voulez limiter la casse, le nombre de dépôts de plainte, de recours en justice,  de pneus crevés, de maisons brûlées, ou autres dommages et intérêts à verser aux familles des survivants de votre déménagement.

Donc, pour parer à tout risque potentiel, le voici, le voilà : l’article conforme et validé par les plus hautes instances de la protection de l’homme, de sa femme, de son rhododendron et de ses oilles.

(Hey, rhododendron, depuis que je sais l’écrire ce mot, je ne peux plus m’en passer, c’est une drogue !!!)

Déterminez d’abord ce que vous souhaitez faire comme maintenance et le niveau de danger qu’elle représente.  Cela vous permettra ensuite d’aviser et d’anticiper les parades à « Aie, Aie Aie, j’ai mal ! ». Quelques cas concrets :

Changer la cage du lapin (Oui il est revivant ! Magie des contes du Poisson !) : Niveau de risque = 1.

Vous risquez principalement une petite morsure, avoir les doigts qui puent le popo ou une petite griffure. Pour y faire face, il vous suffit d’une paire de gants anti-coupures ou cuir. Enfin, on ne parle pas non plus de dresser un aigle aux serres aiguisées, hein. Une petite paire de mouflounettes peut aussi suffire.

Changer une ampoule nue : Niveau de risque = 2.

Prévoyez un baudrier pour vous accrocher au plafond et éviter ainsi tout risque de chute de la chaise sur laquelle vous êtes grimpé. Évitez par contre l’élastique, vous risqueriez de vous crasher au plafond au lieu de vous écraser au sol. A vous de voir si vous préférez les dents en moins ou la bosse derrière le crâne. La mode automne hiver 2010 est plus aux côtes cassées, aux poignets fêlées et aux entorses des chevilles. Sachez vous fondre dans la masse !

Changer une ampoule recouverte d’un globe de verre de 5 kilos en guise de plafonnier : Niveau de risque = 9 !

Balisez la zone en cas de travaux en hauteur et faites vous accompagner d’un adulte responsable. C’est primordial si vous ne souhaitez pas faire comme le Poisson et les Bocalitos : Passer l’après-midi aux urgences parce que ledit plafonnier vous est tombé sur l’arcade sourcilière et a tenté de s’insinuer dans votre cervelle en passant par un petit trou de 5 mm de long et 3 de profondeur. Notez que les plafonniers savent s’avouer vaincus quand le cas est désespéré. Celui dont je vous mentionne les agissements à reculé face à l’idée de rentrer intégralement dans la cervelle du cobaye et à préféré fuir en se jetant violemment au sol, dans un fracas assourdissant.

Pour baliser  efficacement les zones et travailler en sécurité

mettez à profit votre imagination et la disponibilité de tous vos objets. Réunissez tout ce qui est longiligne pour faire des lignes de sécurité : écharpes, rallonges électriques, pelote de laine, ceinture… Munissez-vous d’équipements adéquats pour protéger votre tête, un cul de poule ou une passoire fera très bien l’affaire en guise de casque de chantier.

Ranger les objets qui vous entourent : Niveau de risque = 7

Oui, c’est vachement dangereux ! Vous risquez un claquage de neurones, une entorse du sens de l’orientation, une crise de flémingite aiguë, une rupture du sens de l’humour, une extinction de voix, à force de pester contre les trucs qui traînent, une baffe du déménagé parce que soit disant, « le rat, si on ne le laisse pas dans sa cage, il se barre pour toute la vie, jusqu’à l’infini dans la nature »… Et j’en passe, mais autant vous dire que le risque est grand et le danger omniprésent. Alors plutôt que d’aider à ranger, ne touchez surtout à RIEN ! Posez vous sagement dans le canapé, allumez la télévision et sifflez vous une bonne brune. Vous pouvez aussi siffler votre bonne amie blonde, si elle a de l’humour, ou que vous lui tapez dans l’œil… Pas au sens propre bien sûr, je veux dire, « si vous lui plaisez ». Parce que si vous lui mettez un œil au beurre noir en sifflant, il y a de fortes chances pour qu’elle ait un bébé rancune à votre égard par la suite.

La faim sur les chantiers de déménagements : Niveau de risque = 9 !

C’est une des pires situations que vous puissiez rencontrer après le plafonnier fou. Une équipe qui a les crocs est pire que Twilight ! Et je ne parle pas des vampires du film, mais des gamines, hystériques à l’idée d’effleurer le caleçon du beau gosse à la peau blanc nacre, qui brille dans le noir comme une luciole Bonux. Si tu connais les cadeaux de la lessive Bonux, c’est que toi aussi tu es de la catégorie des vieux! Moi j’étais fan des lucioles et j’avais une voiture sifflet bleue avec les roues noires.

*NOSTALGIE*

Maintenant j’ai toujours une voiture cadeau Bonux mais qui roule pour du vrai ! Moi, je pollue pas pour de la fausse !

Faire les courses pour ravitailler le chantier : Niveau de risque = 8,5

Mais trêve de tergiversions et galéjades, revenons en à nos affamés. Ils vont vous claquer dans les pattes s’ils ne mangent pas très vite. Envoyez une première équipe faire les courses. Avis au déménagé, "Surtout, reste chez toi !!! Pour empêcher les autres zouaves de foutre le bordel partout!"

Si l’équipe de ravitaillement n’est pas revenu au bout d’une heure, envoyez une première cordée. Ils ont dû se perdre dans la crevasse du rayon boucherie, se faire ensevelir pas une avalanche de promos au niveau des chips, se tordre la cheville sur le terrain glissant des alcools et autres spiritueux, choppé une hypothermie dans les bacs à glaces ou un claquage du portefeuille arrivés à la caisse… Les dangers sont nombreux, ne lésinez pas sur les moyens mis en œuvre pour les retrouver sains et saufs, si ce n’est pas déjà trop tard.

Voilà, je pense qu’après 8 articles détaillés sur le sujet, vous êtes maintenant parfaitement équipé et préparé pour organiser vous même votre prochain déménagement. En bon public, bien averti, que vous êtes, vous saurez comment agir et au bon moment.

Bonne chance pour la suite ! Et n’hésitez surtout pas, à ne PAS m’appeler en cas de pépin, je décline toute responsabilité !

PS : Special thanks to l’équipe technique du déménagement de l’Huitre Piluche, sans qui nous n’aurions pas vécu une journée si intense et chargée en adrénaline… Et testostérone, mais je ne balance pas, ce n’est pas mon genre !

 

 
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Publié par le 1 novembre 2010 dans C'est dans l'appart

 

Petits déménagements entre amis # 7 – Le débarquement

Vous voici arrivé à bon port. Votre camion et le cortège de voitures qui le suivaient sont maintenant amarrés dans la cour de votre nouveau chez vous. Et si le bateau ne coule pas, c’est maintenant la sueur qui va couler sur votre front. Et peut être les larmes le long de vos joues, si tout ne se passe pas comme prévu. Mais pour éviter d’en arriver là, il y a des astuces. En voici quelques exemples.

Petits jeux de déménagement

Le jeu du "C’est quoi donc ?"

Tout le monde a chez lui des objets rares, inutiles, inconnus, même de vous. C’est l’occasion ou jamais de lancer des défis à vos amis. Celui qui devine ce qu’est cet objet gagne le droit de l’utiliser… Dans le respect de l’intégrité d’autrui et dans la mesure où aucun animal ne sera blessé lors de la manipulation du bouzin.

C’est une rare opportunité de mettre enfin un nom sur ce bouit qui traîne chez vous, devant la porte d’entrée, depuis 5 ans déjà, sans que vous ayez la moindre idée de sa fonction première. C’est vrai, même pas possible de le revendre sur un site d’enchères, vous ne connaissez pas le nom du biniou! Et allez vendre ça, à part à un non-voyant ou à un mec qui veut prouver qu’il fait tout mieux que tout le monde et qui sait tout sur tout. Celui-ci est un parfait client : il n’admettra jamais qu’il n’a pas la moindre idée de ce qu’il a entre les mains et lui trouvera d’office une utilité plutôt que de passer pour un ignare.

Le jeu du "Devine où je t’ai rangé ça !"

Si vous voulez vous amuser un peu aux dépends du déménagé, (je sais, c’est mal !) vous pouvez vous amuser à ranger les objets dans des endroits totalement improbables. Le gel douche dans le frigo, la brosse à cheveux en lieu et place de la brosse à WC,  le chien dans le placard à balais, le micro ondes dans la douche, les tapettes à souris dans le tiroir à sous-vêtements, les couverts dans la table de chevet, les ampoules dans la boite à oeufs, le fromage dans le placard à apéro, les bouteilles de vins dans la caisse à outils, les kleenex sous le lit… Ah, chez vous les kleenex sont rangés sous le lit ? hmmmm…. Coquin !!!

Par contre, certains échanges peuvent vous coûter votre amitié, ne soyez pas trop méchant. Ranger Panpan dans le four ne ferait rire que le chat, ne le tentez pas.

 

Une fois que vous aurez fini de faire les zouaves avec vos copains de bocal, vous allez devenir le chef d’orchestre, le Dieu incontesté, le Grand Manitou de l’organisation et du débarquement de votre merdier… heu pardon ! précieuse cargaison !

Il va falloir faire preuve d’autorité : "Pose ça ici ! Mets ça là ! Retire tes doigts de ton nez ! Touche à ton cul, sens ton doigt !"

C’est aussi le moment où vous allez remettre en question vos facultés, perdre l’esprit, devenir maboule, et commencer à douter de vos actes…

- Mais… elle est où la pizza ?

- Bah, j’l'ai mangé !

- Mais j’t'avais dit de la ranger !

- C’est c’que j’ai fait !?

- Mais pas dans ton estomac !!!!!

Au boulot!

C’est pas le tout, mais, il faudrait peut-être vous y mettre là ? Non, je dis ça, je ne dis rien mais, le titre de l’article laisse tout de même penser, qu’au bout d’un moment, on le décharge ce camion, qu’on range la maison, et qu’on commence à y vivre dans le calme et la sérénité. Un peu comme la petite maison dans la prairie, avec moins de chevaux, plus de poissons, moins de whisky, plus de Vodka, moins de taureaux, plus de Red Bull. La même mais en mieux.

Alors on pose l’ordinateur et on va aider ses amis ! Allez Poisson, ouste! Au travail.

Et pour pas qu’il y ait trop de blessés lors de la reconstitution du drame, nous verrons ,très prochainement, le message du CHS (Conseil Hygiène et Sécurité).

 
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Publié par le 29 octobre 2010 dans C'est dans l'appart

 

Petits déménagements entre amis # 6 – La géographie pour les nuls

N’appuyez pas trop sur le champignon, vous feriez de la soupe

Si vous, vous avez une vague idée du chemin qu’il vous faudra emprunter pour accéder à votre nouveau terrier, n’oubliez pas que vos amis-poules ne sont pas forcément connectés en direct avec votre vous-intérieur. En plus, si vous les perdez, vous perdez aussi votre précieuse cargaison, alors, faites un effort ! Attendez-les !

Ou assurez-vous qu’ils ont un GPS bien réglé et que votre rue est reconnue par Tom-tom. Au pire, munissez-les d’un mousqueton boussole, dernier cri de la technologie, après, bien sûr, le transport d’un arbre recouvert de mousse pour repérer le nord.

Les outils de géo-localisation

Le mousqueton-boussole est un outil très pratique et ludique. Il pourra, par exemple, vous permettre de repérer le nord si vous perdez votre voiture sur un parking de centre commercial. Attention, je n’ai pas dit qu’il vous aidera à retrouver votre cockpit ! Il n’y a aucun lien entre le nord et votre tas de ferraille, désolée de briser vos rêves, mais je ne vois pas bien quel lien vous établissiez entre les deux !

Cela dit, si vous perdez le nord, la boussole ou la boule dans votre recherche frénétique, votre boussole vous permettra au moins de retrouver un peu d’assurance.

Que faire en cas de perditude ?

Si vous n’avez pas suivi le peloton et que vous avez perdu le cortège, tentez de vous repérer grâce aux monuments ou aux gros objets qui vous entourent. Les trucs à repérer : La Seine, si vous vivez en bordure de Seine, une cathédrale ou grosse église, une mairie, ou tout autre bâtiment qui soit assez volumineux ou significatif pour appeler votre guide et lui dire « Je suis à coté de… ».

Les trucs à ne pas repérer : La Seine si vous vivez près de la Loire, un très gros camion qui circule dans le coin, sous prétexte qu’il est rose fuchsia, une montgolfière qui passe au dessus de vous, votre guide risque de ne pas pouvoir vous situer facilement.

Conclusion

Pour éviter tout facteur de perte d’effectifs dans le convoi, il faudra éviter aux conducteurs toute forme de distraction. Pour cela vous veillerez à :

Ne pas suivre un motard super bien gaulé, sur un Z750, si le poisson célibataire est au volant

Ne pas invitez des filles et des garçons célibataires et les laisser dans une même voiture

Si tel est le cas malgré, votre vigilance, surveillez que les voitures ne se perdent pas comme par hasard sur un parking

Ce ne sont que trois petits exemples, ils y en a beaucoup d’autres qui sont tous plus imprévisibles les uns que les autres. Alors pour faire face à toutes les situations, munissez vous d’un flash ball et dézinguez le pare brise du premier qui s’éloigne du troupeau ! Non mais oh! On n’est pas là pour batifoler ! On a du pain sur la planche… Et je ne parle pas des miches de la demoiselle assise à vos cotés Schumacher !

Dans le prochain épisode, vous saurez organiser un débarquement en bonne et due forme.

 
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Publié par le 27 octobre 2010 dans C'est dans l'appart

 

Petits déménagements entre amis # 5 – Le rallye Dakar… En plus petit !

A la queue Leu Leu

Le convoi exceptionnel que vous avez patiemment chargé va bientôt se mettre en route, telles les caravanes du désert, vos amis, en petits dromadaires dociles, vont vous suivre. Ils défileront, les uns derrière les autres, à travers les oasis urbaines, jusqu’à votre tente berbère de béton et de briques. Comme les Rois Mages en Galilée, ils suivront l’étoile du Berger dessinée sur le cul de votre camion.

Mais en chemin, vous devrez déjouer les pièges tendus sur votre route. Je vous en liste quelques uns mais il y a un vaste panel de petits tracas au gros dégâts qui vous attendent… Soyez vigilant !

Les tunnels

Si vous perdez de vue que vous êtes au volant d’un camion, vous risquez de vous retrouver en décapotable dès votre premier franchissement de tunnel. Soyez attentifs et ne passez sous aucun prétexte dans une zone plus basse que ne vous l’autorise votre bahut. De même, la flaque d’eau : ça passe, la Seine : ça dépasse ! Attendez le passage du bac qui vous autorisera la traversée du fleuve, ne soyez pas impatient, vous risqueriez d’y perdre des plumes, votre fierté et votre boulot pour avoir perdu le véhicule de société.

Les ruelles sombres et étroites

Vous déménagez pile le lendemain du changement de coté de stationnement et tous les véhicules se trouvent garés en quinconce le long de la voie ? Une voiture empêche le passage de votre camion ?

Vos amis se retrouvent coincés derrière vous, avec emprisonné par intermittence un parfait inconnu qui perd patience dans sa boite de conserve motorisée ? Qu’à cela ne tienne, vous avez une parade infaillible ! Elle consiste à ameuter tous les conducteurs et passagers des véhicules bloqués.

Expliquez-leur de manière vive, précise et ne laissant pas place à la négociation que : « Si au lieu de gueuler tu viens nous filer un coup de main, à 8 ou 9, on soulève la voiture qui nous gène et on la déplace de 3 mètres, en la montant sur le trottoir. On se libère ainsi l’espace suffisant pour faire passer le camion et débloquer le bouchon qui est en train de gangrener l’ensemble du quartier ». Sitôt dit, sitôt fait. Voie libérée, passants hystériques, liesse générale et euphorie de la foule. Signature d’autographes, dépôt de brevet sur l’idée, vous serez une star et milliardaire…

Puis vous vous réveillerez, un filet de bave glissant sur votre volant. La voiture gênante est effectivement sur le trottoir… à partir de quand avez-vous commencé à rêver ? Votre portefeuille  n’est pas plus rempli que lors de votre départ, vous n’avez pas pu signer d’autographes car vous n’avez pas de stylo, il est avec vos sextoys… OK, on a juste déplacé le véhicule après le déménagement je prends des congés !

Conclusion

Nous avons fait le tour des principales situations à risque, mais un des plus gros facteurs de perte d’effectifs, c’est le repérage géographique et ses dérivés. Nous ferons un point sur le sujet dès le prochain article pour vous permettre de remédier au problème en l’anticipant.

 
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Publié par le 25 octobre 2010 dans C'est dans l'appart

 

Petits déménagements entre amis #4 – Avant de partir…

Conseil pratique à l’usage du déménagé

Avant de commencer à charger et décharger les colis qui composent votre futur chez les autres et votre futur chez vous, vous devez avoir conscience d’une chose très importante pour la suite : plus il y a de cerveaux pendant un déménagement et plus le QI moyen baisse. Vos amis deviendront des poules automates, qui ne seront plus capables de prendre la moindre décision sans votre pré validation signée. Sachez-le avant d’entamer la mission, vous allez vous transformer en maitresse d’école face à une classe de 2ème année de maternelle. Courage !

Monsieur Météo

La météo est un facteur à prendre en compte également. Si vous ne souhaitez pas dormir sur un matelas détrempé ou transformer votre matériel électronique en aquarium tropical, vous veillerez à ne pas laisser sortir vos amis-poules sous des trombes d’eau normande. Pensez à les surveiller de près, n’oubliez pas le premier conseil.

Le chargement

L’étape du chargement est délicate, c’est une alliance subtile entre répartition des poids, équilibrage des charges, ménagement des susceptibilités et self control.

Pour les plus gros meubles, c’est facile, de bas en haut et du fond vers l’entrée dans le camion. Là ou cela devient délicat, c’est que si le camion est mal chargé, vous allez jouer au « camion russe ». Sur le principe de la roulette russe, il va falloir tirer à la courte paille celui qui ouvrira les portes du camion à l’arrivée. A ses risques et périls. Et plus le chargement sera branlant, plus le perdant sera tremblant.

Sans transition, je vais intégrer, brut de pomme décoffrée, le commentaire très pertinent de Rafifouchou. Oui, Comme ça ! Sans crier gare (toi avec ton tas de ferraille). Et j’espère qu’il ne m’en tiendra pas rigueur, qu’il ne portera pas plainte pour plagia, qu’il ne viendra pas me casser la figure pour m’apprendre les bonnes manières. "M’en fous t’façons t’sais pas où j’habite ! Na !".

Sans plus attendre, le commentaire de Rafifouchou :

"Pour le chargement, il est primordial d’avoir, parmi sa horde d’amis hyper jouasses de s’être levés si tôt un samedi matin, un champion de tetris… 9, 12, 15, 20, 30 mètres cubes c’est bien, mais si c’est pour n’utiliser que le plancher, la surface au sol et ne pas empiler ou alors en laissant un maximum de vide entre la table, le canapé et les portants de fringues, autant emprunter une remorque… et surtout, laisser « tetrisman » et son second, son acolyte, son sous-fifre gérer, organiser, tester, tenter, prévoir, planifier, car là aussi, plus il y a de cerveaux plus cela pose un réel problème : tout le monde à THE idée pour caser la machine à laver sous le clic-clac, le frigo entre la table basse et le bocarnéa ou les chaises dans le vaisselier (sans parler du cul sur la commode, mais ça c’est une autre paire de manches…).

Alors chacun à sa place, les petits bras pour la chaîne dans les 6 étages, les gros bras (ou ceux qui le pensent) pour descendre ce qui est lourd et les plus fragiles du dos (y en a toujours un ou 2 et on se demande ce qu’il font là, d’ailleurs…Mais oui ! Les croissants et le café sont offerts, suis-je bête !) s’occupent des plantes, des oreillers et autres coussins et de taper la discute avec papa maman et la jolie soeur récemment célibataire…."

Voilà qui est bien dit !

Le choix du chauffeur

Le ménagement des susceptibilités, lors d’une migration maisonale, tient au fait que vous aurez forcément un ami, dans le lot, qui a une conduite que nous qualifierons de « sportive ». Vous aurez la délicate mission d’empêcher, à son insu et le plus discrètement possible, le chargement dans son bolide de toute forme d’objet fragile ou cassant.

Si vous échouez dans le chargement et/ou que vous misez sur le mauvais cheval… Chauffeur, dites adieu à votre tirelire Baloo en céramique ! Si, en plus, vous échouez dans la discrétion, attendez vous à ce que votre chauffeur cherche à vous prouver qu’il n’est pas un bourrin et qu’il est cap’ de transporter vos objets fragiles d’abeuuur! Dites adieu à votre lot de 18 verrines en cristal importées de Grèce.

Prudence est mère de sûreté

Pensez à vérifier par deux fois tous les systèmes de fermeture de votre moyen de locomotion. Cela vous évitera la désagréable surprise de voir votre coffre s’ouvrir et la moitié de votre cargaison s’éparpiller au sol. En cas de loupé dans cette étape, vous êtes bon pour courir après les feuilles volantes, ou autres balles rebondissantes, boules de geisha, lapin PanPan, petite amie furieuse de votre négligence… Enfin, plein de trucs chiants et pas facile à rattraper quand ils se font la malle.

Par contre, vous ferez bien marrer les conducteurs derrière vous, et ça ce n’est pas donné tous les jours.

Alors, fermez les portes de votre caisse et ouvrez celles de votre imagination, il vous en faudra pour la suite des évènements.

Conclusion

Votre camion est chargé ? Oui, il semblerait si vous en êtes à cette étape de notre guide pratique. Je tiens à vous féliciter. Oui, car si je ne le fais pas, alors que j’ai pleinement conscience du chemin que vous avez déjà parcouru, qui le fera ? Donc : félicitations !

Vous allez maintenant être confronté à une autre mission périlleuse : le convoi. Tout au long de votre trajet, vous allez devoir faire face à l’imprévu de la jungle urbaine et vous adapter, réagir vite et composer avec votre environnement. Je vais donc vous citer quelques situations que vous risquez de rencontrer et les parades que nous avons trouvées pour y faire face.

 

 
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Publié par le 23 octobre 2010 dans C'est dans l'appart

 

Petits déménagements entre amis #3 – Invitation… Non : convocation des amis !

Pour un déménagement réussi, plus on est de bras, plus on est sûr de s’amuser. On multiplie par autant de présents, les risques de blessures et d’accidents, tout en réduisant le nombre d’allers-retours par participant. Une parfaite synergie et cohésion de groupe fera la force des Jedi du transport de meubles en tout genres.

Les médias de communication

La force sera en vous, alors n’hésitez pas à bombarder votre répertoire téléphonique, email, fax, minitel, etc. de messages d’invitation, d’incitation, de rappel, de menace, de mains courantes, de dépôt de plaintes, de contrat avec des tueurs à gage… Bref, de tout support numérique ou poing-américanique qui vous assurera l’aide dont vous aurez besoin.

L’absentéisme, un problème d’actualité

Pour vous assurer de ne souffrir d’aucun désistement de dernière minute, il y a plusieurs techniques dont je peux vous faire part :

Demandez l’aide d’amis qui vivent loin de chez vous. Ils arriveront la veille pour vous servir et dormiront chez vous. Vous êtes ainsi assuré qu’ils seront présents et à l’heure en plus !

La famille ? Ça va, merci !

Demandez l’aide de votre famille. Vos géniteurs seront ravis de se voir débarrassés du mini fléau que vous êtes depuis vos premiers biberons et vous accompagneront, sourire aux lèvres (mais larmes au cœur, au fond de nous, nous le savons) dans cette aventure.

Vos frangins apprécieront également de vous aider dans votre nouveau départ, et pas seulement parce qu’ils pourront récupérer votre piaule, non, aussi, parce qu’ils récupèreront votre temps de salle de bains du matin et la part de Nutella que vous épuisiez dans le placard ! Du bonheur en perspective, ils vous doivent bien ça !

Les amis de confiance

Demandez l’aide de personnes de confiance. Sauf si vous souhaitez vous débarrasser de votre nouvel écran plat 127cm, LED, Multi-Tech, option Saphir Platinium Delux, évitez de convier au transport de vos affaires de valeur de parfaits inconnus, qui ne manqueraient pas de décamper avec le précieux butin.

Les 6% de travailleurs handicapés

Nous sommes tous particulièrement sensible et sensibilisés à la question de l’embauche de travailleurs handicapés dans les entreprises. Et si dans le cas d’une société, cette loi est d’une réelle importance et constitue un réel progrès, dans le cadre d’un déménagement, la donne est faussée. Je n’aurai dans le cas qui nous concerne, qu’un seul conseil à vous apporter : demandez l’aide de personnes valides. Votre ami plâtré des deux jambes, suite à une bête chute d’un bête trottoir, pourra difficilement vous aider dans le transport de votre frigo. Il risquerait, en plus, de vous en vouloir de l’avoir conduit dans ce traquenard. Il en est de même pour votre ami atteint de flémingite aigüe.

Conclusion

Maintenant que vous avez constitué votre équipe de choc, que vous avez regroupé votre merdier (Bon, OK, votre ROD : Rangement Organisé Différemment), vous êtes paré pour la mission qui consistera, si vous décidez de l’accepter, à téléporter votre maison dans votre autre maison.

Ce sera l’objet de notre prochain rendez-vous littéraire.

 
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Publié par le 21 octobre 2010 dans C'est dans l'appart

 

Petits déménagements entre amis #2 – La veille… Pour les moins bien organisés…

Vous voici arrivés à une date, qui se trouve de plus en plus rapprochée de l’échéance fatidique, qui va vous mener à… Bon, OK, vous êtes dans le caca jusqu’au cou ! Vous avez 24heures pour faire rentrer 45m² de merdier dans 9m² de camion, alors, activez vous !

Les cartons

Il va falloir préparer vos cartons. Hahaha, je me marre rien que d’y penser. Maintenant que vous avez le matériel décrit dans les étapes précédentes, prenez votre courage et la dérouleuse de scotch à deux mains, il faut vous y mettre sérieusement !

Le point hyper important et à ne surtout pas oublier avant de commencer à charger votre bazar dans les cartons : Scotcher le fond dudit carton ! Cela vous évitera toute déconvenue au moment de soulever le paquet. Vous économiserez un temps précieux en ramassage de bordel, en balayage de pièces cassées et en diction de gros mots.

Le tri des objets

Le plus simple est de trier les objets par ordre de présence dans les pièces. Vous pouvez également les trier par ordre alphabétique, mais la mise en carton risque d’être assez chronophage.

Et puis celui qui déballe le carton avec les « stylos », parce qu’il a besoin d’écrire un truc, tombera sur votre « sextoy » car c’est le mot le plus proche avec « serpillère » et « sèche-cheveux ». Pas très facile non plus à ranger à l’arrivée, je vous déconseille cette organisation, tant pour votre intimité que pour votre santé mentale.

Le checkup final

Une fois que vous avez tout enrubanné dans de la cellophane, du papier à bulles ou autre papier journal, n’hésitez pas à inspecter une dernière fois chaque pièce pour vérifier que vous n’oubliez rien. Surtout pas vos animaux de compagnie. Tiens du reste… Quelqu’un a vu PanPan le lapin ??? Il est où PanPan ? Arrrggghhh, on est bon pour tout redéballer, il doit être dans un des cartons et dans une épaisse couche de plastique.

Ce qu’il y a de bien avec le lapin de compagnie, c’est qu’en cas d’incident de ce type, vous pourrez toujours inviter vos amis le soir à manger un bon civet. Il en va de même avec le chat de compagnie si vous vivez en chine.

Conclusion

Jusque ici, tout s’est plutôt bien passé, si ce n’est la chute, fortuitement accidentelle, fruit du hasard, de pas de bol, du vase que votre Belle-Doche vous avait offert et auquel ELLE tenait tant… Quel dommage… Si vraiment, ELLE adorait le voir orner VOTRE cheminée. Ah, oui, et votre lapin PanPan… Prions pour que le Dieu-Des-Petits-Pois-Carottes ait son âme, cette bestiole aura nourri son lot d’affamés et ne sera pas mort en vain, soyons positifs !

C’en est fini pour vous de cheminer seul, lors des prochaines étapes, vous serez entouré d’une fine équipe. Nous allons voir comment la constituer.

 

 
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Publié par le 19 octobre 2010 dans C'est dans l'appart

 

Petits déménagements entre amis #1 – Les préparatifs

Pourquoi déménager ?

Le déménagement : Une opération délicate que tout le monde a vécu ou vivra dans un avenir plus ou moins proche. Et les occasions ne manquent pas de déplacer son merdier accumulé pendant des années : Voisins trop bruyants, conjoint trop soûlant, divorce, mutation, loyer excessif, envie de changement, appart’ trop crado, flemme de faire le ménage et nettoyer ses carreaux, héritage, gain au loto, arrivée de mouffions, pire de triplets de mouffions…

Vous l’aurez compris, tous les moyens et tous les prétextes sont bons pour migrer ses paquetages d’un point A à un point B. Et vous n’allez certainement pas louper une opportunité d’embrigader avec vous votre troupeau d’amis. C’est un excellent moyen pour eux de comprendre toute la subtilité, la complexité et les particularités de cet événement hors du commun.

Les garanties d’un déménagement réussi

Je vais vous présenter ici quelques règles à suivre pour que tout se passe (presque) merveilleusement bien. Si vous suivez ces indications au pied de la lettre, vous pourrez : Perdre la moitié de vos affaires, perdre vos amis, vous brouiller avec votre famille, tourner en bourrique et vous retrouver seul et sans animaux de compagnie dans votre nouveau logement. Mais vous verrez, vous serez bien et aurez réussi votre migration.

Les démarches administratives

Avant toute chose, vous allez devoir traiter une montagne de paperasse. Cette étape vous paraitra interminable, chiante, fastidieuse, vous donnera la nausée rien qu’à l’idée de toucher une feuille de papier et vous fera exècrer les plateformes téléphoniques et autre services clients. Mais c’est la garantie pour vous d’avoir la lumière à tous les étages, si ce n’est dans votre cervelle, au moins dans votre nouveau chez vous. Et puis vous pourrez recevoir votre courrier, avoir du chauffage, une ligne téléphonique pour appeler vos amis et vous la raconter en décrivant, avec force détails, votre nouveau bonheur, Internet pour mettre en ligne vos dernières élucubrations et un peu d’eau pour faire des glaçons en vue de rafraîchir vos prochains apéros.

Le matériel

Il s’agit là d’une étape cruciale d’un déménagement réussi : le matos ! Vous allez d’abord quémander auprès de votre entourage, racketter vos proches, voler dans votre entreprise et ne pas hésiter à réaliser des bassesses en récupérant des déchets devant les boutiques de fringues de votre quartier. Bilan des opérations et butin fraîchement acquis : des boites vides, des cartons, du scotch et des dérouleurs, du papier à bulles, du journal, du cellophane, une boite à outils, un diable (à trois roues, celui qui grimpe tout seul les escaliers, s’il est bien dressé) et le Graal : UN CAMION.

Celui qui n’a jamais déménagé ne peut pas comprendre, mais celui qui a vécu cette étape charnière de sa vie, sait ce qu’est la mendicité et donne une petite pièce dans la rue aux sans abris.

Conclusion

Maintenant que vous avez réuni l’essentiel du matériel du Guide du petit déménageur, vous êtes paré pour la suite des évènements. Mais pas trop d’informations d’un coup, je vous laisse le temps de vous remettre de vos émotions. Vous ne deviez pas vous attendre à tant de complexité ! Dormez sur vos deux oreilles et nous verrons dès demain comment utiliser les précieux ustensiles.

 
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Publié par le 17 octobre 2010 dans C'est dans l'appart

 

Qui n’en veut de la journée de loose ? #5 – La soirée

Si la journée a, jusque là, si mal commencé, tout va changer maintenant, car la soirée s’annonce sous le signe de l’euphorie.

Ce soir, je vais le voir ! Celui qui s’illustre dans mon esprit quand il n’illustre pas tout court. Et ce depuis un temps que l’on peut encore compter en heures. Enfin, si on est patient, qu’on a la volonté de compter jusqu’à l’autre, si l’autre compte pour vous et que vous pouvez compter sur l’autre.

Bon, ça fait beaucoup de choses à compter et personnellement je n’aime pas les maths, mais j’aime conter, ça compte ?

Je m’engage, le cœur en fleur, dans la ruelle qui me mènera à lui. Je l’appellerai Rome, parce qu’après tout, tous les chemins mènent à Rome non ? Et peu importe le chemin, seule compte la destination.

Pour voir Rome, j’ai mis de coté mon attitude défensive. Je suis au sommet de mon art de vamp : en mode nature, sans maquillage et en simple apparat. Je précise que je n’étais pas cul nu petits malicieux ! J’étais habillée simplement ! Quand je vous dis de lire entre les lignes, ce n’est pas valable tout le temps… Sauf si certains mots vous parlent plus que d’autres… Là, c’est différent, c’est peut être que le message vous est adressé… Je sais je crâne, mais, naturelle, si je suis heureuse, je peux être belle. Et ce soir là, j’étais heureuse.

Simple et naturelle donc. Si le bellâtre m’aime ainsi, il ne pourra que plus apprécier la peinture de parade que je ne manquerai pas d’appliquer lors de la bataille tribale qui nous opposera, au cours d’une prochaine rencontre.

Mais ne vendons pas la peau de l’ourson avant qu’il ne soit né.

Je sais, cette expression n’existe pas… Mais l’ours est en voie de disparition, je vous le rappelle, aussi, je vous incite à boycotter cette vilaine, vilaine phrase qui mentionne l’idée de dézinguer un gros bestiau poilu et grognon, au profit de celle que je viens de citer. Ou encore, si elle ne vous plait pas, d’une autre de votre choix. Je peux vous donner quelques idées au hasard et vous sélectionnerez celle que vous voulez pour cet article :

Il ne faut pas fumer avant d’avoir allumé sa clope

Il ne faut pas tuer papi avant d’avoir encaissé sa pension

Il ne faut pas jouer à « c’est qui le plus brise couilles » avant d’avoir mis sa coquille

Il ne faut pas pousser mémé dans les orties avant d’arriver dans le jardin

Il ne faut pas laisser entrer Papa Guyver avant d’avoir fini son gâteau

Il ne faut pas sauter d’un avion avant d’avoir pris son parachute

Il ne faut pas crier famine avant d’arriver chez la fourmi sa voisine

Il ne faut pas utiliser de gomme avant d’avoir décidé qu’il en était temps

Il ne faut pas sauver Willy avant le soldat Ryan

Il ne faut pas rouler un patin avant d’avoir des petites roulettes

Il ne faut pas parler à un inconnu avant qu’il ait ouvert son imper

Il ne faut pas vendre la peau d’un blaireau avant d’être allé en discothèque

Il ne faut pas envoyer un SMS avant d’envoyer un pigeon voyageur… Ben oui vous économisez un envoi de pigeon du coup ! Au prix que ça coûte ! Et depuis Harry Potter, c’est le cours de la chouette qui a pris un sérieux coup dans l’aile… Sans mauvais jeu de mot, ce n’est pas mon genre !

Il ne faut pas [ Saisissez ici votre texte si vous voulez participer ] avant de [ Saisissez ici votre steak si vous le voulez juste à point ]

Il ne faut pas piquer un fard avant d’avoir esquivé le vigile de Séphora…

Je vous laisse mouliner sur la dernière, elle n’est pas évidente !

… *Fard à paupière, fard à joue*

Bon, c’est bon, votre choix est fait ? Je peux reprendre ?

La soirée se passe sans anicroche, avec une bonne accroche. Tout est beau et sans bobo. Une bonne approche, sans être trop proche. Sans accro, en mode accro. Regards enflammés, corps affamés. J’ai faim, il a faim, quand l’appétit va, tout va !

Punaise, je suis inspirée ! Je devrais poster pour les revendeurs de rêves en format SMS « 3245 diluiktulkiffgrav », 58€ HT hors coût du SMS, selon opérateur, selon zone géographique, selon date de naissance, selon position du thème astral au moment du passage du nombril dans le col du fémur… Voir conditions au recto de votre téléphone.

La suite de la soirée ? Après un chinois, tu viens chez moi ?

Chose promise chose due, il est aux portes du bocal. Je cherche fébrilement le trou. De la serrure, chaque chose en son temps ! Je tourne la clef et, comme à son habitude, mon maintenant célèbre chaton jailli de l’appart comme un diable de sa boite.

Elle est suivie par une effluve qui hume bon la fleur des champs, le paic citron, mélangé à de la lessive, du gel douche et du détergeant. Bref, tout sauf une odeur naturelle de chaton de son âge qui n’aurait pas fait une grosse connerie !

J’ai peur de ce que je vais découvrir !

Pas ce soir !

Pas maintenant !

Pas avec Rome !

Pas de piège Kiwi par pitié !

Pas « ceci », pas « cela » n’est PAS valable avec un chaton comme le mien !

Alors, si ! Rien que pour t’emmerder et me venger du fait que tu n’as pas reparu ces dernières 24 heures, je vais te coller la honte et en plus te filer un petit taf bien sympa qui te permettra de bien réfléchir à ma condition de félin, un peu trop solitaire à mon goût !

La maudite bestiole a escaladé une étagère et renversé et cassé un flacon de 500ml (un demi litre pour les blonds) de gel douche à l’odeur très entêtante quand le dosage dépasse la noisette normalement conseillée.

Cendrillon était bien conne. Plutôt que de chercher à paraître ce qu’elle n’est pas (ou plus), et tenter de s’élever au rang du Prince, elle pouvait tout aussi bien encourager le Prince à se mettre à son niveau.

Bon comme je n’ai pas le talent de perdre mes pompes dans les escaliers (Ce qui chez moi reviendrait à du suicide vu l’état des escaliers !), j’ai pris l’option : « Je suis dans la merde Prince, m’aiderais tu un instant, que l’on puisse rapidement oublier ce qui va se passer, et reprendre une activité normale pour un premier rendez vous ? ».

Solidaires face à l’adversité mais morte de honte et de rage, nous venons à bout du lessivage forcé.

Mon couloir est reluisant.

Il reste juste un peu de gel douche sous la paroi de bois… Celle que je viens de décaler d’un centimètre pour récupérer les dernières gouttes de produit. Celle qui justement retenait les 6 étagères qui se cassent maintenant la gueule et que je tente désespérément de retenir pendant que Rome tente de mettre en place la foutue paroi.

Je peste contre ma malchance.

La paroi en place je refais un dernier check up et déplace un ou deux trucs. Cette action a un effet domino sur les objets situés dans le placard et je me prends alors le domino balayette sur le front et le domino balai sur la tête.

J’ai mal à l’amour propre.

L’odeur de gel douche s’amenuise maintenant et laisse place à une autre odeur, non moins forte et particulièrement désagréable.

Kiwi a pourri ses chiottes pour parler poliment. Vous retrouverez les détails de cette situation en consultant cet article : J’ai chié dans ton Pick-Up

Trente minutes après notre entrée sur les lieux du drame, j’entame le nettoyage de la caisse du matou. C’est alors qu’elle décide de me faire un remake d’un autre article écrit précédemment…

Je prends un bon bain… Sans autorisation parentale ! Avec une petite variante dans le final : elle courre cette fois se réfugier dans les bras de mon précieux invité. Qui porte une chemise blanche. Qui a l’air de plus en plus décontenancé. Qui reste là ? Oui il semblerait…

Sur un nettoyage de couloir, de caisse de chat, de salle de bains, de WC, cette escapade ménagère s’achève. Et cette journée merdique aussi.

Il va être minuit, la femme de ménage va bientôt se transformer, en princesse, le temps d’une valse. Et passé cette heure, gageons que la journée commencera… sur un bon pied.

PS : Merci à Rome pour ces moments sympathiques et pour ce qu’il reconnaîtra sur cette page.

 
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Publié par le 2 octobre 2010 dans C'est dans l'appart

 

Qui n’en veut de la journée de loose ? #4 – La journée

Le jour où j’ai compris à quoi servent les calmants, c’était il y a une semaine :

Ce matin, ma voiture se traine péniblement sur la route. Elle fume de plus en plus et je frémis à l’idée qu’elle ne passe la bielle à gauche. Elle parvient, contre toute attente, à pousser sa carcasse jusque sur les lieux de ce qu’on a pour habitude d’appeler « le boulot ».

J’arrive donc au boulot, rien à voir avec l’arbre, c’est beaucoup moins reposant à regarder. Par contre, en parlant d’arbre, je ne travaille pas dans une forêt, mais qu’est ce qu’on peut compter comme glands dans les couloirs ! Phénoménal…

Je m’attèle à la tâche. Je travaille d’arrache pied. Je bois du café. Je fulmine et peste contre mes fournisseurs. Je bois du café. Je tape et retape des contrats. Je bois du café. Je fais des macros sur Excel et je revérifie mes formules. Je bois du café. Je passe des coups de fil aux collègues pour savoir si eux aussi, ils sont aussi charrette que moi, et s’ils auraient le temps de prendre un café. Je bois du café.

Trois heures et sept cafés plus tard, je vais réchauffer ma gamelle. Oui, comme celle de Kiwi, sauf que je la fais réchauffer pour tromper mon monde. Ce midi, ce sera « Quenelles de Brochet » du chef Picard. Je m’en lèche la vitrine du boulanger d’en face, tant je suis dépitée. Je me laisse hypnotiser par le plateau tournant tel un manège de fête foraine et les boules de pâtes blanches en sauce rougeâtres qui le surplombent. Les boules tournoient jusqu’au moment où un PLOP franc et sans appel se fait entendre. Les boulettes n’ont plus de quenelle que le nom. Suite à leur implosion, leur forme ovoïde n’est plus qu’un lointain souvenir et le micro-onde tout entier est tapissé d’un fin moucheté orange. C’est d’un goût exquis !

10 minutes de nettoyage intensif. Ma pause dèj fond comme neige au soleil.

Je me résous à manger ma purée de brochet dans mon bureau, à l’abri des regards moqueurs de mes voisins de cantine.

Pause échue, je me remets en selle. Un dossier super hyper ultra méga giga important à remettre à mon chef avant la fin de journée pour sa réunion de demain… Avec présentation à la direction… La pression est grande en cet instant.  Et j’ai hâte de la faire descendre ce soir  m’en en enfilant une bonne bien brune de pression !

Mais l’heure n’est pas à la beuverie ! J’ai un cheval à ferrer et des vaches à traire… Heu pardon, je repense au dernier épisode de la petite maison dans la prairie.

Je passe donc le restant de l’après midi à étudier, analyser, compiler des données, paufiner mes calculs, vérifier mes infos, éplucher les contrats pour enfin obtenir LE fichier. Celui qui va me permettre de faire naitre une étoile de reconnaissance et de soulagement dans l’oeil de mon supérieur hiérarchique.

Encore une dernière mise en forme. Encore un dernier tri. Je sauvegarde. Je re-contrôle. Et là… Abomination ! Tous mes chiffres sont mélangés. Le tri n’a pas pris en compte l’ensemble de mon fichier. Mes savants calculs et mes efforts réduits à néant.

Mon cerveau se met en veille. Mes oreilles bourdonnent. Je bous. Je suis une cocotte minute qui n’a pas de soupape. Je vais péter à la gueule du premier qui approchera.

Je vais devoir admettre mon impuissance et mon incapacité à rectifier le tir. Une journée de travail perdue. Un chef compréhensif mais dégouté. Une petite envie de pendaison de derrière les fagots.

Je quitte le bureau, anéantie. Définitivement, ce soir, je picole !

La soirée a intérêt d’être exceptionnelle !

Elle va l’être… Exceptionnelle… Bien plus que je ne pouvais l’imaginer !

 
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Publié par le 30 septembre 2010 dans C'est dans l'appart

 

Qui n’en veut de la journée de loose ? #3 – Le trajet

Le jour où j’ai compris à quoi servent les calmants, c’était il y a une semaine :

J’ai toujours aimé avoir de belles choses, du bon matériel et prendre un soin extrême de ce qui m’appartient. Cette tendance est démultipliée avec ce qui ne m’appartient pas. Je n’achète pas, j’investis. Je ne revends pas, je rentabilise. Je ne perds pas, je recycle.

Ceci est valable pour tout, même si je ne suis pas matérialiste, à l’exception des voitures. Oui, je suis de la catégorie des gens qui pensent qu’une voiture, c’est un outil permettant d’aller d’un point A à un point B sans trop se fatiguer, et, potentiellement, en gagnant du temps.

Pour moi, une voiture n’est pas un outil de parade. Pour parader, j’ai ma moto, un collier, un super maquillage et une robe à poids surnommée « l’arme » car « elle tue cette robe, la vache ! ».

Ma voiture quant à elle, est plus du type repoussoir : une vieille caisse qui a fait son temps, et qui n’a rien à envier aux petites bombes, jeunettes de 5 ans. Elle a parcouru nombre de kilomètres que ses congénères midinettes ne verront jamais s’afficher au compteur.

Elle a cet avantage certain que, sur sa vieille carcasse, tout se répare, tout se remplace, tout s’échange et tout se trouve pour lui permettre, jour après jour, d’avaler quelques bornes de plus. Elle est fiable, mais capricieuse, elle est sure mais c’est une boite de conserve. En bref, tout va bien tant qu’elle n’est pas sur le dos et que la batterie est chargée.

Pourquoi je vous raconte tout cela ? Pour planter le décor de ce qui m’est arrivé, ensuite, lors de cette superbe journée.

Je sors donc, haletante, de l’immeuble après avoir déjà pratiqué 30 minutes de sport depuis mon réveil. Je coure, dans un dernier élan de courage, vers mon cheval blanc à quatre roues. Je tourne la clé dans le contact et la mécanique s’anime. C’est la fête des bougies, le grands huit des fluides dans les durites, le catapultage des gaz échappement et le bobsleigh des roulements. Le char d’assaut se meut, dans un bouquant de tous les diables. Bon j’ai un gros diesel fumant, j’assume et rassurez vous, c’est pire quand je sors ma moto !

Ce matin, j’ai les yeux qui voient trouble, la faute au reveil brutal. J’ai le cerveau qui marche au ralenti, la faute à une mauvaise conception. Mais malgré tout, j’apperçois une fumée au niveau du capot… Les yeux fonctionnent. Et la fumée, normalement, elle vient plutôt du cucul de la voiture, que de la têtête… Le cerveau aussi. J’en conclu qu’on a un problème Houston !

J’ouvre le capot.

Pour ceux et celles qui ne savent pas ouvrir un capot : Prenez le bus ! Heu, pardon, il y a une tirette à cheviller et la bobinette chérera. En général, elle est située sous le volant. Pour les blondes et les crétins (Je dissocie les deux catégories, je ne veux pas de problèmes avec la justice), je précise qu’elle peut être légèrement à droite ou à gauche du volant, alors ne paniquez pas. Si vous actionnez la manette et que le capot ne s’ouvre pas, allez refermer votre clapet d’essence et continuez votre investigation, elle ne peut pas avoir disparu pendant la nuit, et une équipe d’ingénieurs chevronnés n’a très certainement pas oublié un détail aussi flagrant.

Bon, je fais la maline, mais l’ouverture du capot, sans intervention de Papa Gyver, revient pour moi à :

  • Observer d’un air passionné les enfilades de tubes, durites, vasques, parties métalliques, plastiques et huileuses,
  • Tripoter, au hasard, ce qui se trouve à ma porté, avec un air grave,
  • Remarquer qu’il y en a un paquet que je n’avais jamais vu, c’est une vraie partouse de spaghettis là dedans !
  • Dire « Ah tiens c’est chaud ça ! Ah oui ch’uis conne, c’est le radiateur »
  • Constater que ça fume grave, en effet
  • Regarder ma montre d’un air dépité
  • Refermer le bousin de désespoir,
  • Remonter à bord et redémarrer
  • Dire « Faut que je montre ça à papa ce soir ! »

C’est officiel, les prochains jours, je serai pédestriée. Et même pas le droit de prendre ma moto, sous prétexte que je suis en rémission et qu’un poignet droit en cours de rééducation, ça supporte mal les accélérations… Mais je ne roule pas moi ! Ca compte quand même ?

Bon, tant pis, je pars en voiture-cheminée–atomique-nucléaire ! Ca fera de l’animation dans le quartier et un sujet de discussion au bureau !

 
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Publié par le 28 septembre 2010 dans C'est dans l'appart

 

Qui n’en veut de la journée de loose ? #2 – Le (faux) départ

Le jour où j’ai compris à quoi servent les calmants, c’était il y a une semaine :

Suite à mon réveil houleux, je saute dans mes fringues et enfile mon manteau. Ma chatte est à mes trousses, ou plus exactement pile partout où je dois poser les pieds. Elle veut son câlin du matin. Je tente de lui expliquer qu’elle en sera privée à cause du méchant, méchant, très méchant Monsieur Réveil. Mais elle ne veut rien entendre. Elle miaule son désarroi. Et me menace de représailles.

Je ne me fie pas à ses menaces et, clés de voiture en mains, je fonds sur la porte du bocal. Kiwi aussi. Plus rapide qu’un lézard du désert qui sprinte pour ne pas brûler ses petites pattes sur le sable bouillant, elle jaillit hors de l’appartement.

Et me voilà, en talons, courant derrière le fauve, bien décidé à ne pas se laisser rattraper. Elle longe le couloir, fonce, ralenti, se faufile entre mes jambes échassées sur 5 centimètres. Pas bien impressionnant ? Mais dites-moi ? Vous avez déjà vu Bambi lorsqu’il tente de marcher sur la glace ? Et bien, lui, il avait la grâce de Kennedy à coté de moi. Et je parle de Madame, pas de Monsieur !

Après une séance de 4 minutes 67 de footing imposé, la diablesse finit par se laisser amadouer. Elle réintègre ses pénates, grâce à un magnifique lancer de chaton qui m’aurait, très certainement, valu un 18.5/20 au concours du lancer de nains auvergnats, si ma chatte avait été naine, ou auvergnate.

Je claque la porte d’un geste rapide et assuré. Je vérifie, après coup, que mon chat n’est pas sectionné en deux dans l’encadrement… Non… Ouf ! Et je saute dans l’escali…, ascenseur pour gagner du temps. Il se met en branle… Les secondes s’égrènent avec une lenteur folle. Qu’à cela ne tienne, j’ai un tricot à terminer, je vais mettre à profit cette attente pour effectuer cette tâche.

La cabine arrive à bon port. Moi, moins. La sonnette indiquant l’ouverture imminente de la porte a retenti. Le concept d’imminence m’a échappé, un bref instant, mais il m’est subitement réapparu quand j’ai fait volte face pour m’extraire de l’appareil et que mon front a heurté la paroi de métal.

Le choc aidant parfois la réflexion, j’ai pris une dizaine de secondes pour penser à ce qui venait de se produire, prier pour ne pas garder, en guise de séquelle, une bosse digne du bossu de Notre Dame sur la partie frontale de mon crâne et me féliciter que personne ne m’ait vue. Souhaits presque exhaussés : J’ai le front rouge, mais pas de bosse, et les gens ne m’ont pas vue… Simplement entendue. Il faut dire que « BONG ! – Aie ! Putain de Bordel de Merde !!! » Ce n’est pas ce qui a été inventé de plus discret depuis la création de l’Univers par l’équipe de deux Jourtèques.

Mais rien n’entachera plus que cela, pensais-je, cette journée qui promet d’être somme toute, très sereine et reposante.

Sauf si…

 
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Publié par le 26 septembre 2010 dans C'est dans l'appart

 

Qui n’en veut de la journée de loose ? #1 – Le Réveil

Le jour où j’ai compris à quoi servent les calmants, c’était il y a une semaine :

Tout avait bien commencé puisque je dormais paisiblement. D’une manière générale, lorsque je dors seule, tout se passe plutôt bien. Pas d’accident, pas de coup de poing, pas de coups de boule, pas de coup de gueule… Et pas de coup tout court… Bon je sais, ce n’est pas très classe, mais ça n’en reste pas moins une vérité universelle, pas de bras, pas de chocolat !

Et puis tout a basculé, à commencer par mon réveil. Il était là, tranquillement installé sur la table de chevet, paisible et sans aucune trace de méchanceté. Mais c’est sans compter que les réveils sont en réalité de fourbes et sournoises petites créatures. Le mien est de la race des "Attends je vais te faire une bonne blague, tu en riras encore dans 15 jours", mention spéciale "T’es sûre que tu as un rendez-vous super important ce matin ? Oh non, pour rien, juste comme ça…"

Sa dernière trouvaille ? Me réveiller une heure avant l’heure fatidique à laquelle je devrais poser le pied à terre et quitter le monde des songes. Me laisser me rendormir bien profondément, et, une heure après, afficher un menaçant « Alarme Réveil » sur son petit écran de petit teigneux de réveil, mais sans émettre le moindre son, sans faire vibrer son petit corps pour me signaler qu’il est temps de me secouer.

Je me suis donc éveillée, comme une fleur, avec 45 minutes de retard, pour le voir se marrer de ma situation plus que critique. La mention « Alarme réveil » placardée sur sa face de fouine du matin. Et il m’a regardé, posé peinard sur le plumard, courir frénétiquement pendant mes 20 minutes de préparation top chrono.

Douche ? Déo sous les bras !

Crème sur le visage ? Heu, oui, parce que la sensation lifting toute la journée, je ne suis pas certaine de supporter !

Make Up ? Tu es belle au naturel !

Pipi ? Ca attendra que… Non ! Pipi !

Chat ? Elle a à bouffer !

Rats ? Si elles ont faim, la plus forte survivra ! L’autre lui servira de p’tit dèj !

P’tit Dèj ? Ramadan surprise !

Chaussures ? Pic et Pic et Colégramme, Bourre et Bourre et… Arrrgh oui ! Je suis à la bourre, et je tombe sur "Baskets de moto" alors que je suis en robe… Je recommence : Ham, Stram, Gram… Bon, OK, "chaussures marron" avec "robe marron", élémentaire mon cher Lagarfield ! (Mélange savant entre un célèbre créateur de mode et un chat je-m’en-foutiste qui se fout de sa dégaine comme de sa première molaire)

Sac à main, dans le dos… Pas très logique ce nom du reste, mais je me poserai la question une autre fois !

Je file !

 
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Publié par le 24 septembre 2010 dans C'est dans l'appart

 

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Et le froid fût – Chroniques d’une commande de réfrigérateur #7

Il est des noootres, il a fait son trou comme les aaaauuuutres!
 
J’adore le Tetris, vous savez, le jeu électronique inventé par Nintendo, à l’âge où les dinausores vivaient encore sur notre belle planète? Et bien j’adore ce jeu, enfin "j’adorais", parce que le décès clinique et attesté de ma Game Boy (Le Dieu des Consôles ait son âme) a marqué la fin de mes prouesses en assemblage.
 
Et puis j’ai du trouver d’autres centres d’intérets, il fallait bien s’occuper… Alors il y a eu l’arrivée des garçons, qui a sonné le retour de mes prouesses en assemblage.
 
Ensuite j’ai trouvé LE garçon, celui avec lequel tu veux tester d’autres techniques d’assemblage, de celles que l’on appelle "concessions". C’est ni plus ni moins de l’assemblage de caractères.
 
Bon OK la vie à deux c’est aussi de l’assemblage de merdier individuel, qu’on entasse dans une piaule d’ado pendant des années et qu’on cherche desespérément à faire entrer dans son appart d’adulte. Pas parce qu’on en a besoin!! Noooonnn!!! Juste parceque "si toi tu apportes ton merdier, ya pas de raisons pour que je n’amène pas le mien". Du coup : Assemblage.
 
Mais quel est le rapport entre le Tetris et mon Ariston tout juste entré dans la cuisine me direz vous?
 
Et bien si vous aussi vous avez pratiqué l’une ou l’autres de ces techniques d’assemblage (ou même toutes), vous comprendrez sans mal ce qui va suivre.
 
Papa Guyver, très prévoyant, a installé les meubles de cuisine au mur. Je vous passe les détails, en gros : trous faits à la perceuse à percution  (oui un con de stagiaire est allé nous foutre de la brique dans un mur de placo), pose des chevilles à placo jaunes diametre 3 et 4 cm de long + les vis correspondantes, le tout, calculé au MILIMETRE près (+ 10 cm, pour le cas où on aurait merdé dans nos calculs).
 
Je traduis pour les gonzesses qui ne connaissent rien au bricolage (C’est bien les gonzesses ça tiens) : Il a fait des troutrous dans le mumur. Voilà, allez va repasser, tu sers à rien, t’es nulle. On va pas se laisser emmerder par des gens qui n’y comnnaissent rien non mais!
 
Préparation OK, la pose maintenant.
 
Pour 70 cm de largeur du frigo, on a laissé un espace libre de 80 cm. Pile poil. On glisse le frigo dans sa niche douillette… et là, c’est la révélation! Le 1+1=2 des cuisines! La perfection du positionement, doublé de l’élégance de la présentation, pour un résultat final harmonieux à couper le souffle! Je suis en extase! Bon il est gros quand même, mais ne lui parlez pas de son tour de coffre, il est très susceptible.
 
Il ne me reste qu’à le brancher et à vérifier que tous les scotchs ont été retirés du congélateur. J’ouvre… J’ouv’… Haaaaaaaaa horreur!!! C’est un roc, c’est un pic, c’est un cap! Que dis-je c’est un cap? C’est une péninsule de métal, qui s’entrechoque contre la croute terrestre métalique de la gazinière juste en face. La porte est trop grande!
 
C’est le choc des titans. Les deux machines se jaugent et se menacent pour savoir qui aura droit d’ouverture de porte. Aucune ne veut céder. Papa Guyver et Poisson Guyver vont devoir départager les adversaires.
 
Trop de stress et de pression, la tension monte. Non je déconne! En fait c’est vite vu, il n’y a qu’une seule arrivée de gaz alors que, des prises électriques, il y en a partout dans l’appartement. Alors le Ariston, il va finir dans les chiottes s’il le faut, mais la gazinière elle reste là! Elle est déclarée vainqueur par KO!
 
Le bilan est désastreux, c’est la panique en cuisine, tous les meubles ont peur, la gazinière est sauvée, mais que va t’il advenir des autres? Le réfrigérateur doit trouver sa place, mais d’espace libre il n’y a plus. La machine à laver est raccordée à l’eau, elle profite de son immunité déplacementale pour adresser un hublot d’honneur à l’intrus.
 
Toutes les combinaisons son testées les unes après les autres. Sans succès. Nous demandons un joker et faisons appel à un ami : Maman Guyver! Et puis on mange un Tobleron pour se redonner du courage!
 
En deux coups d’oeil, Maman Guyver trouve la seule et unique solution envisageable : Séparer les meubles accrochés au mur et mettre le réfrigérateur entre les deux. C’est d’une simplicité enfantine. Si ce n’est qu’il faut se repastiller les trous dans les murs. Mais c’était simple comme bonjour.
 
J’ai honte, j’ai 26 ans et je me rends compte que ma mère est bien meilleure que moi au Tetris! Ne me demandez surtout pas comment elle est devenue si bonne en assemblage! Je ne veux rien savoir!!!
 
Mais tout est un putain de gros bordel, qui finit bien!
THE END
 
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Publié par le 30 juillet 2010 dans C'est dans l'appart

 

Et le froid fût – Chroniques d’une commande de réfrigérateur #6

Le monde merveilleux d’Hulk Hogan. Heu… de Mac Guyver!

Vous en rêviez, Vivi l’a fait! LE frigo, pas en kit, mais à monter quand même soi-même!

Il est grand : Tellement grand qu’il ne passe pas dans les portes d’un appartement standard.

Il est beau : Tellement beau qu’on peut se brûler la rétine en le regardant. Là encore je ne suis pas sure de mes sources. Mais dans le doute, perso, je ne le regarde qu’avec un masque à soudure sur les yeux, on ne sait jamais.

La dernière source connue est une copine qui, à l’alcotest, plafonnait à 3,08g/l. Elle peut faire mieux, mais n’était pas en forme cette quinzaine là, la faute à la grève des dockers qui faisait rage dans nos ports… Sordide !

Il est profond : tellement profond que Paris Hilton le jalouse à mort, et que, si elle ne l’a pas encore pulvérisé, c’est seulement parce qu’il n’est pas blond, mais qu’il permet de rafraichir une bonne blonde bien ambrée (et je n’ai pas dit cambrée!).  

Il est silencieux : tellement silencieux que, s’il n’était pas si grand, j’oublierais qu’il est là.  

Il est spacieux : Tellement spacieux que je suis en train de calculer ce qui me couterait moins cher : installer la clim’ dans l’appart ou m’installer directement dans le frigo.  

Il a une énorme capacité de stockage : Tellement énorme que, si je trouve un job sur Paris, j’ai déjà le studio, j’y installe mon clic clac et il ne me restera qu’à trouver l’emplacement où le poser.  

Voilà, tout ça pour dire que mon Ariston, c’est comme mon papa : C’est le plus beau et le plus fort du monde!!!

Il n’en reste pas moins qu’à ce jour, il est bloqué dans mon couloir et que ça me pète bien les… Pardon, j’allais être vulgaire! Donc, ça m’exaspère bien les couilles! 

C’est là qu’intervient Mac Guyver, enfin là finalement, il a eu un empêchement de dernière minute. Chuck Norris lui donne des cours sur l’utilisation d’un couteau suisse, en poirier, en milieu subaquatique, sans gants anti-coupure et en chantant God Save The Queen. Il est PicPic dans sa tête!  

Comme on ne peut compter que sur les siens, je vais compter mon papa : Un. Voilà qui est fait. J’ai eu la trouille de me planter, mais je suis fière d’avoir réussi à compter jusqu’à lui.   

Avec Papa Guyver, nous étudions la situation. Nous retournons le problème et le frigo sous tous les angles. Nous ouvrons et fermons les portes du frigo et de notre imagination débordante. C’est alors que me vient une idée de génie :

"Dis Papa-Guyver?

- Oui Poisson-Guyver?

- Je peux pèter le mur avec une pioche et on fait un brûlot au milieu du salon avec les restes des montants de porte Papa-Guyver?

- Non, Poisson Guyver, il y a plus simple, prends cette scie circulaire et défonce ce bloc de placo, nous aurons ainsi plus d’espace!

- Hahahahaha!!!

Nous rions ensemble de notre finesse d’esprit, mangeons un Tobleron et nous réattaquons à notre réflexion.

- …

- …

- Et avec un tournevis, si on défait le bouit ici et qu’on pouille ça comme ça avec le truc qui monte comme ça et en rabattant le machin là, par dessus le bordel qui dépasse du trou d’en face?

- Oui en bourrinant le bitognot qui se trouve ici ça devrait passer.

Le Dieu des réfrigérateurs existe : ça passe.

Voilà mon Ariston, nu comme un verre et manchot comme un manchot, dépouillé de sa parure.

Les portes nous précèdent dans le salon en gambadant joyeusement et s’installent sur le canapé pour mieux nous observer.

Le corps nu et vierge (Ah, non, pas vierge, le simple fait d’avoir mentionné le nom de Paris Hilton lui a fait perdre son pucellage). Le corps nu et dévirginisé de mon Ariston fait une entrée moins triomphale que prévue dans le salon.

Il regarde timidement la machine à laver et la gazinière qui se foutent bien de sa gueule parce qu’il n’a même pas un paréo pour cacher sa nudité. Les portes le regardent se débattre avec le peu d’amour propre qu’il lui reste.

Nous décidons avec Papa-Guyver d’abréger ses souffrances et de les lui réinstaller (Les portes hein, pas les souffrances, ça ne voudrait rien dire… "Réinstaller les souffrances", non mais ça va pas mieux vous vraiment!)

Sitôt dit, sitôt fait! Clic clac, portes en place.

Pour ceux qui ne sauraient pas réinstaller des portes d’Ariston, (Je ne m’engage pas pour les autres marques, vous n’aviez qu’à pas acheter de la merde! Bon je ne parle pas pour les marques allemandes, c’est lapin qui a dit que c’était de la bonne qualité. Même si je reste intimement persuadée qu’ils sont meilleurs pour les éléments de cuisson… LOL, PTDR XXL, Humour noir, Ya Volt!).

Alors je disais, (Rrrooooo, c’est vache quand même ce qu’elle vient d’écrire, elle est conne un peu non?) Bon, oui! Je suis conne, voilà, alors faites pas chier, taisez vous et laisser moi finir ma phrase!

Je disais que si vous ne savez pas remonter les portes, il vous suffit de lire notre mode d’emploi en commençant pas la fin, " en bourrinant le bitognot qui se trouve ici ". Puis remontez progressivement le texte au fur et à mesure que vous remontez vos portes. Fastoche!

Le réfrigérateur est dans la place! Ouais, ouais, Yo! Wesh cousin, bien, ou bien?!! Enfin plus exactement, il est dans le salon… Nous verrons dans le prochain (et dernier) épisode, qu’il n’est pas encore à proprement parler à sa place finale…

Le dernier mètre cinquante de parcours frigorifical va me conduire à une toute petite dépression et à une légère tentative de suicide. Vous allez voir il est super drôle le dernier épisode! Alors restez un peu, s’il vous plait!!! Je vous paye!!! 

 
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Publié par le 29 juillet 2010 dans C'est dans l'appart

 

Et le froid fût – Chroniques d’une commande de réfrigérateur #5

Il rentre dans ma vie…Mais pas dans mon appart !

Il arrive ! Le téléphone sonne, le livreur cherche son contact. La cible est dans l’immeuble, à deux étages de là. Je programme la rencontre, le contact montera de deux étages, le livreur de 4. Le lieu de livraison => le bocal ! La livraison : mon Ariston ! Enfin ! Comme promis.

L’échange est bref, la livraison s’effectue dans un couloir sombre et encombré de cellophane et de polystyrène. Le livreur est pressé, le contact est imperturbable. Il observe et traque les défauts de l’Ariston. Rien, OK, Validé.

Il n’y a plus qu’à le positionner dans la cuisine. Passage obligatoire par la porte du salon…

« Ah… Heu… elle fait combien votre porte Madame, demande le livreur au contact ?

– 70 cm

– Et le frigo ?

- Il fait 73×70, je crains que ça ne passe pas 

- On va tout de même tenter ! lance le livreur à la cantonade (La cantonade est présentement composée du contact, de ma ratte en pleine tentative d’évasion et de mon félin assoupi et totalement indifférent.)

Après deux brèves tentatives, qui ont eu pour effet de ruiner la peinture du couloir, les deux intervenants ont pu vérifier que Smoby conçoit ses jouets avec un bon sens hors du commun !

Vous voyez la petite maison en plastique ? Celle avec des trous aux formes géométriques dans le toit ? Et bien, des ingénieurs chevronnés ont prévu un espace d’un millimètre entre le cylindre et le trou circulaire! Astucieux ! Eh oui, les rusés renards ont compris que sans cet écart, ça ne rentre pas… Elémentaire…

Après avoir contacté les concepteurs Smoby (Je vous communiquerai leur coordonnées, si vous avez des travaux à effectuer, cela pourra vous être utile !), le contact et le livreur ont conclu que 70cm et 70 cm tout pile, ça ne rentrera pas dans le bocal Smoby.

Face à l’évidence, il faut savoir se résigner, je ne mangerai jamais frais dans mon bocal. Ou alors je vais lancer un concept d’ameublement (J’emmerde M6 Déco, sauf pour le taupe, ils ont un gout très fin en matière de couleurs !).

Dorénavant, je vous encourage à faire comme moi et de mettre votre réfrigérateur dans votre couloir. Vous verrez, ça épatera vos amis et vous passerez pour un innovateur, un peu rebelle qui refuse le conformisme, qui vit selon ses envies, sans crainte des préjugés, qui craque un peu parfois, qui se drogue, dont les enfants rateront leurs études, qui finira par vivre dehors, sous un pont, ou pire à l’Intérieur, au ministère (de l’intérieur) !

Bon finalement, je suis quelqu’un de raisonnable, qui ne fait pas de vagues et pour ne pas attirer l’attention, je vais trouver une solution pour le faire parvenir jusqu’à l’emplacement qui lui est réservé depuis un mois déjà. Et puis surtout parce que sinon je ne peux plus rentrer chez moi.

Lors du prochain épisode, nous assisterons à une interview privée de Mac Guyver qui a accepté de répondre à nos questions et nous aider à trouver une solution. Pensez à vous munir de vos couteaux suisses et de deux mètres de ficelle à rôti. Nous rappelons que ces conseils sont réalisés par des professionnels, n’essayez pas de les reproduire chez vous sans la présence de vos parents (mais n’essayez pas de vous reproduire chez vous en présence de vos parents).

A demain Mac!

 
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Publié par le 28 juillet 2010 dans C'est dans l'appart

 

Et le froid fût – Chroniques d’une commande de réfrigérateur #4

Dans la tente Dans la tante – Dans l’attente !

Jésus transforme l’eau en vin, Vivi quant à lui transforme les Indesit en Ariston. Appelez ça l’inflation : le cout de la vie a pris une bonne claque depuis les années 0. Il y a d’abord eu la crise de la crevette en 149, en la chute du mur d’Arcay (79) en 914, Marignan en 1515, la guerre des boutons (1961), la chute du cours du Benoit, ah non je confonds avec la chute de Benoit dans la cour en 1992. (Fanny l’a poussé je l’ai vu m’dame !)

Tous ces événements passés font qu’aujourd’hui (où plutôt il y a un mois, VDM), je devais recevoir une Laguna des réfrigérateurs et que je vais finalement me faire livrer la Mégane TDI Hightech des Combinés ! Quelle ascension fulgurante !!

Bon c’est aussi, et surtout, le fait du capotage de la première livraison. Et aussi la rupture de stock, chez Indesit, de tout ce qui touche, de près ou de loin, au froid. Il n’y a qu’à observer leur catalogue de manteaux, d’écharpes et de gants hiver … Il est vierge, c’est in scandale !

Ariston donc ? Oui pourquoi pas ? Les délais ? Ahhhh sous 10 jours ! (Petite sensation de « Déjà Vu »…) Parfait, dix jours, dis-je avec un empressement moindre que lors de ma première tentative de réception frigorifique.

Heureusement que ma réception téléphonique est meilleure, car, grâce à elle j’ai pu suivre et observer la vie dans le microcosme d’un magasin de pièces détachées Indesit : Passionnant, mais je ne vous raconterai rien à ce sujet. Ce sont des petits êtres discrets et ils ont droit à leur intimité. 

Et un beau jour, ou peut être une nuit, l’oiseau noir… Arf maudit copier/coller ! Et un beau jour : l’Appel. Il sera la demain… Demain…Main… Un…nnn.

Le mot résonne dans ma tête – Notez que je retranscris vachement bien la résonnance – Ca tient peut être au fait que ma tête est creuse (pas vide hein, mais super creuse, et bourrée de conneries).

Et demain… Matin… Il sera Làààààà… Enfin j’espère !

 
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Publié par le 27 juillet 2010 dans C'est dans l'appart

 

Et le froid fût – Chroniques d’une commande de réfrigérateur #3

La livraison ! Ah, non… Ah si ? Non ?

10 jours… Les secondent s’égrainent comme un chapelet de boules de pâte fimo sur un collier de fête des mères. Mon cœur bat la chamade.

L’heure approche où un camion fumant et grinçant, ouvrira une gueule béante sur l’objet de mon impatience. Paraitra alors le dompteur de diables à trois roues qui délivrera Mon Précieux de la bête de ferraille.

S’il n’est pas trop idiot, le dompteur sonnera à la bonne porte. Ah mais l’interphone ne marche plus, il y a des travaux ! Que va-t-il pouvoir faire ??? Ce suspens est insoutenable et je vais raccourcir le temps pour que vous ne stressiez pas trop.

Il a trouvé, il est devant mon appartement. De l’autre coté de la porte, tel le lion dans sa cage, le Chinois attend. Bien qu’il ne soit pas réellement chinois, ou pas encore, il est français, il va partir, le temps de deux enfants. 18 mois, pour ceux qui ne sont pas très bon en zoologie, la gestion de la femelle humaine est de 9 mois + 9 mois = 18 mois. Mais avant son départ, il est passé faire la fête avec ses copines une dernière fois !

Mais revenons à notre livreur de rafraîchisseur de salades.

Le chinois lui ouvre et ils se trouvent nez à nez, seules les séparent les plaques de polystyrène, défendant leur précieuse cargaison. Ces derniers remparts de protection tombent sous des assauts répétés des mains pleines de doigts des deux protagonistes. Ils sont bien décidés à en découdre avec la bête. Ils la mettent à nu pour mieux l’acculer, la rendre docile et pouvoir, ainsi, l’observer à loisir.

Là, l’horreur s’offre à leurs yeux. La bête est blessée au flanc, la bataille a dû être terrible,  l’entaille est profonde et le diagnostique est sans appel : REFUSE LORS DE LA LIVRAISON.

Le lion chinois, furieux, jette hors de l’appartement le dresseur de diables. Mon Précieux repart avec lui. Il a perdu de sa superbe. Lui, jadis fier, robuste et intact, s’éloigne, les portes fermées, le thermostat baissé, blessé et seul.

Le chinois crie à l‘imposture ! Le dresseur n’est pas celui que l’on croyait, c’est un semple montreur d’ours à la retraite.

 
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Publié par le 26 juillet 2010 dans C'est dans l'appart

 

Et le froid fût – Chroniques d’une commande de réfrigérateur #2

 

Le choix est Coréen… La marque maintenant

Alors là, il y a matière à dépression, internet ou grande surface, petite boutique ou particulier, neuf ou reconditionné ? Je tourne en bourrique !

Après sondage, il se trouve que tout peut se combiner pour acheter son combiné : prenez un ami, de longue date, de confiance et surtout COMMERCIAL en électroménager.

Vous avez, bien sûr, le droit d’avoir des amis commerciaux dans d’autres domaines, ou encore vétérinaires, marins d’eau douce, ou plombiers, mais dans le cas qui nous occupe, c’est moins approprié.

Et puis je retire, plombier c’est chiant comme métier, ne prenez pas de potes plombiers. Ils se baladent fréquemment torse nu sous leur combinaison, ont une caméra au poing et vous incitent à faire des choses que la morale réprouve.

Je ne parle pas de mon expérience personnelle, mais d’une source sûre : une amie qui, à l’alcotest, plafonnait à 2,66g/l. Elle peut faire mieux, mais n’était pas en forme cette semaine là, la faute à la grève pour la retraite qui faisait rage dans nos cités… Sordide !

Donc mettez votre ami commercial en électroménager au bout d’un téléphone, avec ou sans fil, ça ne fait pas de grande différence. Pour ne pas avoir à répéter « ami commercial en électroménager » à tout bout de champ, je propose de le nommer : « représentant de commerce BtoB en gros électroménager » quoique je ne suis pas sûre que ce soit un gain de temps.

Moyennant son autorisation signée, nous l’appellerons Vivi (c’est lui qui a insisté !).

Après une bonne troizaine de minutes à négocier et une bonne heure à parler de la complexité des relations entre la Croatie et la Laponie, le deal est fait : cahier des charges respecté, la marque, ce sera Indesit. Parce que j’ind’ hésite pas une seule seconde face à la supeuuuur garantie de 5 ans pièces et main d’œuvre sur site ! (Vous pouvez virer votre pote réparateur, il ne vous est désormais plus d’aucune utilité et ne fera jamais le poids face au géant de l’électroménager !)

Et puis surtout, parce que c’est la marque que Vivi fournit.

Le choix est fait, la commande est passée, je commence à rêver :

Dans 10 jours il partagera ma vie pour au moins 5 ans (garantiiieeee !!!)

Nous serons heureux, il me fera plein de petits glaçons, je lui mettrai de la chantilly dans l’intérieur des portes, nous partagerons des pizzas surgelées par ses soins et il soufflera de l’air frais et assaini.

Oui j’aime avoir des objets avec plein d’options à la con, qui claquent quand tu dis que tu les as, mais qui ne sont absolument pas palpables (à part au niveau du positionnement de la virgule sur le chèque de règlement).

La vie rêvée : Poisson + Frigo = Love Fovever… 10 jours… Ah il me tarde !


 
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Publié par le 25 juillet 2010 dans C'est dans l'appart

 

Et le froid fût – Chroniques d’une commande de réfrigérateur #1

Le choix est Cornélien… le type de bestiole

Les marques se battent, se défendent, s’entrechoquent et se pressent pour être l’objet de ma prochaine acquisition… Le Graal des salades, le refuge des cannettes de sodas, la grotte des fromages (qui ne puent pas, parce que je n’aime pas ça), la destinée des morceaux de dindes et autres steaks de cheval (nan, je déconne !), le Jérusalem des Mont Blanc, et le Mont Blanc (comprenez « le sommet ») des Ben & Jerry’s, j’ai nommé :

LE REFRIGERATEUR CONGELATEUR !

Celui avec la partie congélation en bas et énoooorme comme çà : entre là et là, à peu près, parce que je HAIS faire les courses, donc je fais ce que les écureuils appellent couramment, « les provisions pré-hivernales » !

Le cahier des charges est précis et rapide : un frigo d’anorexique et un congélateur de maman ours boulimique qui aurait une tripotée de moufflets à sa seule charge parce que papa ours, cet enfoiré, s’est barré avec Boucles d’Or, cette grognasse qui bosse à mi-temps à l’Hyper U de Loches…

Magnifique bourgade située dans le 37. Pour ceux qui se poseraient la question, la réponse est « Oui », il y a aussi une élection de Miss dans cette belle ville. La belle aura le privilège d’être élue Miss Loches et portera fièrement son titre une année durant !

… Pour financer sa manucure à 27€60 (bon tarif, merci à sa belle sœur qui bosse dans l’immobilier et a une cliente qui…

Mais trop de détail, tue le détail, revenons à nos glaçons :

Donc en gros, un gros bousin ! Voilà, le choix est fait pour la taille (Même si, on sait, qu’il n’y a pas que ça qui compte, messieurs, vous nous le répétez assez souvent pour qu’on ne l’oublie pas… Cela dit mon voisin il… non rien !).

Après cette dure première réflexion, demain on passe à la marque !

 
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Publié par le 23 juillet 2010 dans C'est dans l'appart

 
 
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